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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 4 mai 2026 43 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleEurope & international

Mélenchon 2027 : une longueur d'avance à gauche ?

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Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:26OuverteRéponse partielle

    Jean-Luc Mélenchon a-t-il une longueur d'avance à gauche ?

  • 4:07OuverteRéponse directe

    Pourquoi Mélenchon accélère-t-il sa candidature maintenant ?

  • 5:29OuverteRéponse directe

    Quel est le socle électoral de Mélenchon ?

  • 8:21OuverteRéponse directe

    Sur la forme, Mélenchon est-il moins conflictuel ?

  • 10:50RelanceÉludée

    Le niveau de rejet de Mélenchon est-il rédhibitoire ?

  • 11:27OuverteRéponse directe

    Cette stratégie d'apaisement vaut-elle pour les députés insoumis ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:07Fait
    « « Jean-Luc Mélenchon est aujourd'hui celui qui s'est présenté peut-être pour la quatrième fois certainement, mais trois présentations concrètes et à chaque fois il y a une progression importante. » »
  • 2:48Fait
    « « C'est l'idée que des électeurs de gauche voient qu'au fond ces C'est Jean-Luc Mélenchon qui est le mieux placé dans les sondages. » »
  • 3:40Fait
    « « Jean-Luc Mélenchon a construit la France insoumise autour de la conflictualisation permanente. » »
  • 6:03Fait
    « « il fait exactement la même chose qu'il y a 4 ans, il y a 5 ans. C'est exactement le même genre de lancement, c'est de se dire de faire le pari de plus en plus risqué, certes, mais néanmoins un pari qu'à un moment donné, le vote utile va l'emporter comme il l'a emporté en 2017. » »
  • 7:48Fait
    « « Quand on regarde les candidatures du temps du septennat, c'est vrai que François Mitterrand comme Jacques Chirac ont fait trois campagnes avant d'avoir une campagne victorieuse, dirons-nous. » »
  • 9:04Fait
    « « C'est pas nouveau là aussi, mais moins conflictuel, un peu plus souriant. Plus présidentiable tout simplement, tout bêtement j'ai envie de dire. » »
  • 10:14Chiffre
    « « la gauche est historiquement très basse, le total de tous les candidats de gauche dans les sondages. » »
  • 13:34Fait
    « « grâce à Jean-Luc Mélenchon précisément vous avez aujourd'hui à la France Insoumise une équipe en mesure de gouverner avec des visages connus qui vont entourer Jean-Luc Mélenchon dans cette campagne » »
  • 14:15Fait
    « « force est de constater qu'à gauche et au centre droit ça fait, alors pour la gauche ça fait sans doute depuis Lionel Jospin qu'il n'y a pas de mesure véritablement structurelle qui est proposé » »
  • 16:04Fait
    « « L'imaginaire insoumis marque les débats. Regardez même la Nouvelle-France ou la France Nouvelle. » »
  • 18:32Fait
    « « la Nouvelle France représentée par un mâle blanc de bientôt 75 ans. » »
  • 20:35Fait
    « « Notre mouvement est gazeux, je sers deux clés de voûte. Gazeux, mais quand même, il semblerait-il de plus en plus inflammable » »
  • 23:10Fait
    « « Pourquoi c'est toujours Mélenchon qui se porte candidat à la présidentielle ? Il n'y avait pas d'alternative. » »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:08

Bonsoir à toutes et à tous, heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de sens public, débats, chroniques, reportages, expertise de nos invités, c'est ce que l'on vous propose tous les jours du lundi au jeudi à 18h et 22h sur Public Sénat. Et de 4 pour Jean-Luc Mélenchon, le chef insoumis se lance dans dans une nouvelle campagne présidentielle, il lui avait manqué un peu moins de 430 000 voix en 2022 pour figurer au second tour. Peut-il faire mieux ? Est-ce la campagne de trop ? A-t-il une longueur d'avance à gauche ? Sa cote de Roger ? Dans l'opinion, est-elle rédhibitoire ? On en débat dans une minute. Et puis dans la seconde partie de notre émission, cette question comment protéger les artistes

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face au pillage de leur voix, de leurs images, de leurs idées par l'intelligence artificielle. Léa Drucker en appelle aux parlementaires. On peut demander aux parlementaires de s'activer pour encadrer, protéger les droits humains, les droits artistiques. Encore une fois, c'est pas que les actrices et les acteurs, même si notre travail est à pied là-dessus. Mais c'est aussi toutes les personnes qui travaillent sur un tournage. Une proposition de loi a été votée au Sénat il y a un mois pour obliger les géants de l'IA à prouver s'ils utilisent ou non des contenus créés par des artistes. Mais le gouvernement veut-il vraiment de cette réforme ? Peut-on l'imposer sans fragiliser ? Mistralahi qui est le champion français du secteur.

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Comment protéger efficacement les comédiens, les chanteurs, les créateurs ? Ne ratez pas l'analyse et la confrontation de nos experts. Ce sera dans trois quarts d'heure. Et posez comme tous les jours vos questions à nos invités en en scannant notre QR code. Tiens, par exemple, si vous avez voté Mélenchon en 2022, êtes-vous prêt à recommencer ? Le leader insoumis en fait le pari Audrey Vettaz. Pour la quatrième fois, Jean-Luc Mélenchon revêt son costume de

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en leur disant de faire mieux, Jean-Luc Mélenchon semblait tirer sa révérence. « Jean-Luc Mélenchon est aujourd'hui celui qui s'est présenté peut-être pour la quatrième fois certainement, mais trois présentations concrètes et à chaque fois il y a une progression importante. Ce n'est pas le problème, c'est plutôt la solution. Une position, loin de faire l'unanimité à gauche. Beaucoup jugent Jean-Luc Mélenchon trop clivant. » « Jean-Luc Mélenchon a construit la France insoumise autour de la conflictualisation permanente. C'est une candidature qui est aujourd'hui avec un tel effet repoussoir pour un certain nombre d'habitants de notre pays qu'elle ne peut absolument pas mener à la victoire. Elle mène à la défaite, inéluctablement. » Et c'est peut-être parce qu'il a conscience de ses critiques

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que le tribun se déclare maintenant. Il court-circuit une éventuelle primaire pour tenter d'incarner comme en 2017 et 2022 le vote utile à gauche. « C'est l'idée que des électeurs de gauche voient qu'au fond ces C'est Jean-Luc Mélenchon qui est le mieux placé dans les sondages. Et ils veulent sauver l'honneur de la gauche en lui donnant le meilleur score possible. Mais bien évidemment, tout dépendra de comment Jean-Luc Mélenchon lui-même va-t-il s'adresser au peuple de la gauche. Comment Jean-Luc Mélenchon lui-même va -t-il s'adresser au peuple de la gauche Est-ce qu'il va en tenir une campagne électorale très axée sur l'idée d'une pluralité de la gauche et d'une unité qui est nécessaire ? Jean-Luc Mélenchon le sait, il doit rapidement créer une dynamique.

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Il bénéficie déjà d'un socle solide. Un récent sondage réalisé avant l'officialisation de sa candidature lui donne entre 12 et 13 % d'intention de vote, au coude à coude à gauche avec Raphaël Glucksmann. Jean-Luc Mélenchon a-t-il une longueur d'avance à gauche ? Est-ce la campagne de trop ? On en débat avec Sandrine Cassini, bonsoir, bienvenue. Vous êtes journaliste au Monde en charge de la gauche. Stéphane Zumstek, bonsoir et et bienvenue. Vous êtes directeur du département politique et opinion à l'Institut de sondage Ipsos BVA. John-Christopher Rolland, bonsoir et bienvenue. Vous êtes constitutionnaliste, maître de conférences à l'université Paris-Lanterre et coauteur de Standard contre Standard aux éditions L'Armatant. Jean-Sébastien Ferjoux, bonsoir.

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Bienvenue, directeur du site Atlantico, éditorialiste pour Sens Public. Alors on va évidemment chapitrer notre débat, on va parler de temporalité pour commencer. Pourquoi maintenant ? C'est pas une surprise cette candidature Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi maintenant ? Non, il est candidat depuis très longtemps. Donc il fallait choisir le moment. Dites qu'il a un petit peu accéléré. Pourquoi il a accéléré Alors, eux ne le disent pas, mais en l'occurrence, le moment paraît propice à gauche, en tout cas, puisque le reste des candidatures apparaît dans la NAS. Quand même, on primaire, pas primaire, les candidatures se multiplient de jour en jour, on avance en plein brouillard.

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Donc lui, il arrive avec un discours, il est carré, il y a un candidat, il y a un programme. Chez nous, c'est clair. Chez nous c'est clair, c'est carré, regardez, on est en ordre de bataille et c'est vrai que le dispositif, la mise en œuvre, en tout cas l'exécution, elle est assez impressionnante en réalité. Donc c'est vrai que c c'est un bon moment. D'autres disent, c'est aussi une manière de couper l'herbe sous le pied des autres et c'est-à-dire de ne pas avoir de débat qui monte sur le thème « est-ce que ce ne serait pas la candidature de trop ? » Au moins là, les débats n'auront pas Oui, j'ai posé cette question. A la rigueur, on peut considérer qu'elle intervient un peu trop tard parce que de toute façon, il est candidat.

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Le socle de sympathisant de Jean-Luc Mélenchon à Stéphane Zubstek, c'est quoi ? Que pèse ce noyau de finale qui est quand même important Parle-t-on de Jean-Luc Mélenchon ou parle-t-on de la France insoumise ? Parce que Jean-Luc Mélenchon, le dernier score en date, ce sont les 22%. Très très belle performance de sa part en 2022. Vous l'avez dit tout à l'heure, il échoue de peu au pied de... Enfin, à la troisième place et il ne peut pas se qualifier. Et il y a le score de Manon Aubry, la dernière fois qu'on a pu compter les Insoumis en tant que tels lors des élections européennes de 2024, là c'est 10%. C'est ça qui est très intéressant parce que le pari de Jean-Luc Mélenchon, finalement, j'observe que pour son premier jour de campagne,

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il Il fait exactement la même chose qu'il y a 4 ans, il y a 5 ans. C'est exactement le même genre de lancement, c'est de se dire de faire le pari de plus en plus risqué, certes, mais néanmoins un pari qu'à un moment donné, le vote utile va l'emporter comme il l'a emporté en 2017. Qu'est-ce qui se passe en 2017 ? 22%, 9 % si l'on cumule le score des candidats communistes, écologistes et socialistes. Donc il a été servi, ce vote utile dont il a pu bénéficier en 2022, il Il le doit d'abord peut-être à des autres candidats de gauche qui n'étaient pas au même niveau que lui, très clairement, qui ont fait des campagnes décevantes. Et aussi une observation très importante qu'il a dû faire, j'imagine, et ses stratèges avec lui, de ce qui s'est passé dans l'entre -doutour des élections municipale.

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Rappelez-vous, fusion des listes insoumises et reste de la gauche. Le commentaire avant le soir du second tour, c'était de se dire que le reste de l'électorat de gauche ne va pas suivre. L'image des insoumis, l'image de Jean-Luc Mélenchon est trop abîmée, ça ne marchera pas. Alors, ça n'a pas marcher dans les faits. Pourquoi ? Parce que le centre, la droite et l'extrême droite et les abstentionnistes se sont mobilisés et ont fait barrage à ces listes de gauche un peu recomposées unies. Mais quand on voit ce qu'ont fait des électeurs de gauche, notamment je pense à ceux qui avaient voté pour des listes écologiques, écologistes ou socialistes au premier tour, cet électorat a joué le jeu. Ce que je veux dire par là, c'est que c'est aussi

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le second pari de Jean-Luc Mélenchon, c'est de se dire finalement à la fin, l'électorat de gauche qui ne m'aime pas, qui ne me considère pas comme le candidat idéale pour l'élection présidentielle, se ralliera malgré tout à ma candidature. Parce que ce que veut un sympathisant de gauche, c'est qu'un candidat de gauche soit élu président de la République. C'est un pari de plus en plus risqué parce que son image, évidemment, est de plus en plus écornée. Mais malgré tout, c'est la même chose – Donc ça, c'est vraiment la lecture des dernières municipales et de l'entre-deux-tours. Et puis il y a aussi, alors on l'a dit, quatrième candidature pour Jean-Luc Mélenchon, John Christopher Hollande, le quinquennat est passé par là. Il y a un raccourcissement du temps politique. – Oui, Oui, absolument.

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Quand on regarde les candidatures du temps du septennat, c'est vrai que François Mitterrand comme Jacques Chirac ont fait trois campagnes avant d'avoir une campagne victorieuse, dirons-nous. Et c'est vrai que le quinquennat finalement rapproche le temps et je dirais même plus en réalité de toutes les manières ce qui pourrait aussi rajouter un argument dans la balance de dire qu'il est candidat en réalité depuis depuis la dernière élection présidentielle quand il dit faites mieux je crois que dès ce moment là il sait déjà qu'il va être candidat tout simplement parce Parce qu'il n'a pas un âge encore canonique, il est encore en forme et que pour lui c'est compliqué. Et il y a un autre phénomène aussi mais ça c'est présent dans toute la 5ème République

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et plus je vieillis plus je m'en rends compte. C'est que le fait de faire campagne et d'être candidat à l'élection présidentielle, c'est un moment qui polarise les appétits et ça rend les choses extrêmement difficiles pour prendre sa place. On se souvient en 2007, c'était du coup 2006, juste avant 2007, Michel Rocard qui avait demandé à Céguen Royal, déjà la vue des sondages qui s'écornaient petit à petit, de prendre sa place. Il y a vraiment quelque chose de siphonnant dans l'élection présidentielle. Alors on va analyser un petit peu la forme puis on va passer beaucoup de temps sur le Le Fond. On écoute un extrait du journal de 20h de TF1 hier soir, Jean-Luc Mélenchon qui officialise donc cette entrée en campagne. Alors sur la forme, un mot de la forme Stéphane Zumsteg à

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Jean-Luc Mélenchon. C'est pas nouveau là aussi, mais moins conflictuel, un peu plus souriant. Plus présidentiable tout simplement, tout bêtement j'ai envie de dire. Évidemment oui, Jean-Luc Mélenchon il a bien compris que ce qui fait son succès mais qui est aussi son handicap c'est parfois bien sa radicalité mais peut-être aussi parfois sa brutalité dans le discours. Là l'objectif c'est d'abord de rassembler à gauche et ce n'est pas, encore c'est ce que je disais tout à l'heure, ce n'est pas à jouer et à un moment donné s'il accède au second tour, s'il accédait au second tour, de de rassembler le maximum de Français. Ce n'est pas quand vous avez une image trop agressive, trop clivante sur un certain nombre de sujets que vous y arrivez.

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Je rappelle juste une chose, la gauche unie est à un niveau historiquement bas. Ça pèse quoi ? Ça pèse 30-31 % des voix lors des derniers scrutin. Donc, il faudra aller chercher des voies ailleurs. La marche est encore haute pour Jean-Luc Mélenchon, mais on sent déjà une inflexion sur le ton. Cette interview n'a pas été totalement dénuée d'agressivité, on va dire, à l'égard de la journaliste, bien sûr, mais malgré et tout, ça n'a rien à voir avec le Jean-Luc Mélenchon que vous pouvez encore entendre il y a quelques jours, quelques semaines ou quelques mois. C'est une nécessité. L'urgence pour lui, c'est de gommer les principales aspérités de son image, des choses qui existaient déjà en 2017, mais pas avec la même intensité qu'à partir de 2022. Jean-Sébastien ?

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La marche est quand même très haute si on regarde tous les gens qui sont prêts à voter contre Jean-Luc Mélenchon, parce qu'il y a effectivement ceux qui pourraient voter pour Jean-Luc Mélenchon, qui peut-être pourraient malgré tout encore une une fois considéré qu'il est l'incarnation du vote utile à gauche. Mais Stéphane Zumstek l'a rappelé, la gauche est historiquement très basse, le total de tous les candidats de gauche dans les sondages. Après il peut y avoir une dynamique de campagne, on le sait bien, mais ce qui a changé par rapport aux campagnes présidentielles précédentes de Jean-Luc Mélenchon, c'est quand même le niveau de rejet. Il est devenu de très loin celui qui inquiète le plus les Français et la France insoumise est aussi le mouvement qui paraît le plus dangereux

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aux yeux d'une majorité de Français. Donc ce qui s'est passé en 2022, j'ai tendance à croire que les mêmes causes produisent les mêmes effets. C'est-à-dire que vous avez eu des tas d'électeurs qui, dès le premier tour, sont allés à leur vote utile. Il n'y a pas eu que la question du vote utile vers Jean-Luc Mélenchon. Il y a eu ceux qui sont allés vers celui dont il voulait à coup sûr qu'il soit qualifié. Et ça a beaucoup servi Emmanuel Macron, parce que le potentiel naturel de LR, ce n'était pas 4 ,73. Le potentiel naturel du PS, même si Anne Hidalgo était une mauvaise candidate, c'est des parrains quelque chose. même chose pour Yannick Jadot, etc. – Je reviens sur la forme quand même, Sandrine Cassini, est-ce que cette stratégie d'un Mélenchon un peu plus apaisé ou souriant,

11:27

elle vaut aussi pour les députés insoumis à l'Assemblée Est-ce que c'est tout le mouvement qui va un peu gommer les aspérités ? C'est difficile à dire parce qu'ils n'étaient pas aussi nombreux en 2022 et que depuis il y a eu des personnalités plutôt clivantes qui ont été élus mais de fait par exemple Manuel Bompard ce matin sur France Inter était très posé alors il est assez posé mais lui aussi de toute façon il le théorise aussi il dit il y a différents moments pour différents registres il y a des moments pour être dur il y a des moments pour être moins dur donc tout ça c'est des tonalités sur lesquelles ils jouent et sur lesquelles ils ont une véritable stratégie mais quand même je trouve

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que les municipales ont montré un enseignement qui peut être un peu inquiétant pour eux et qui de fait inquiète un peu au sein du mouvement même si évidemment la parole n'est pas vraiment libre c'est qu'il y a eu une surmobilisation de la droite et de l'extrême droite pour faire battre les candidats insoumis enfin en tout cas la gauche et qui a aussi débordé sur la gauche alors c'est vrai que la gauche elle a voté pour les Elle est allée vers les mères de gauche, en réalité. Mais le reste, cette surmobilisation-là, elle est nouvelle. C'est ça qui a été... Qui est très nouveau. Et c'est ça qui pourrait empêcher Jean-Luc Mélenchon s'il accédait au second tour d'être véritablement président de la République

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et ça, ce n'est pas quelque chose qui est résolu Oui, effectivement Vous posiez, vous évoquiez j'y arrive L'interview ce matin sur France Inter Du coordinateur de la France insoumise Manuel Bompard On va écouter un extrait tout de suite On est dans un contexte qui a un contexte particulier Et la candidature de Jean-Luc Mélenchon est le résultat d'une discussion collective à l'intérieur du mouvement insoumis où on a cherché à mettre sur la table la candidature qui est la mieux à même, la plus préparée pour faire face à cette situation. Et c'est Jean-Luc Mélenchon qui aujourd'hui remplit cet objectif mais après je vous laisse poser votre question je vous fais remarquer que grâce à Jean-Luc Mélenchon précisément vous avez aujourd'hui à la France

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Insoumise une équipe en mesure de gouverner avec des visages connus qui vont entourer Jean-Luc Mélenchon dans cette campagne et donc je pense que c'est la seule formation politique aujourd'hui à la France insoumise qui s'avance groupée, unie, soudée avec une équipe apte à gouverner ce pays. Alors je veux bien vous entendre sur cette question du programme John Christopher Holland, est-ce que les insoumis ont plus travaillé que les autres ? Alors ça devient un lieu commun de le dire aujourd'hui, il suffit d'aller regarder sur la page Mélenchon 2027, on a les 18 items et il faut bien le dire, alors là attention c'est pas du tout un point de vue, un parti pris sur l'opportunité ou la pertinence de telle ou telle mesure. Mais force est de constater qu'à gauche et au centre droit ça fait,

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alors pour la gauche ça fait sans doute depuis Lionel Jospin qu'il n'y a pas de mesure véritablement structurelle qui est proposé, alors j'ai pas dit une mesure utopique mais quelque chose qui soit même si vous voulez d'attirer enfin de donner un peu d'espérance dans un contexte, d'ailleurs on parle de contexte Manuel Bompard qui est relativement tendu et à droite si vous voulez au centre entre droit, ce qui est quand même frappant toujours dans le contexte c'est qu'on a l'impression que les arguments quel que soit la candidature il y en a 25 entre Mélenchon et Le Pen c'est de dire nous à droite on veut un budget de rigueur on est sérieux, on va baisser drastiquement le nombre de fonctionnaires pour faire rêver les électeurs, il y a mieux.

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Or, le programme de la France insoumise va être construit petit à petit, on peut aller sélectionner les onglets avec des experts, ils vont auditionner des universitaires, des experts de chaque domaine. Et là, il faut dire quand même que c'est quelque chose qui, qu'on soit pour ou contre le programme, est quand même nettement plus travaillé que leurs camarades de gauche. – C'est la force de Jean-Luc Mélenchon et ça a été sa force dans les campagnes précédentes. Dans les moments où il ne s'abandonne pas à son agressivité, il peut être sur le fond. On se souvient de lui parlant des océans, on se souvient de lui... Là, maintenant, il parle de l'intelligence artificielle et c'est vrai qu'il y a une – Et il y a eu une réflexion autour de ce thème-là, c'est notre second démarre.

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– Non mais exactement, là où parfois on a l'impression que les autres candidats s'adressent finalement à des électeurs atomisés, vis-à-vis desquels ils font juste un peu de marketing en espérant qu qu'à l'émotionnel, dans les 48 heures qui précèderont le scrutin, ils réussiront à les convaincre. Jean-Luc Mélenchon fait de la politique à l'ancienne. Il construit un bloc sociologique, la France insoumise, il y a l'Institut de la Boétie, c'est le seul mouvement qui forme Mais effectivement, ces militants maintenant, ils impriment, ils marquent les esprits. L'imaginaire insoumis marque les débats. Regardez même la Nouvelle-France ou la France Nouvelle. – On y vient ça. – Comment il dit ? – Ah ne cannibalisez pas – Non, mais sans le cannibaliser,

16:04

ça montre sa capacité à imposer des mots et des concepts. – C'est rentré, ça y est, dans nos débats régulièrement et on va continuer d'en parler d'ailleurs de la Nouvelle-France. Sur les forces en présence, c'est combien de militants la France insoumise, c'est quoi ? 100 000, un peu plus, un peu moins ? C'est variable. On parle du programme. Le dernier chiffre que j'ai entendu, c'est 360 000. Mais comme il n'y a pas d'adhérents véritablement s'inscrire sur un système Internet. C'est très compliqué à vérifier. Il y a pas mal de flux et de reflux. C'est vrai, parce que dans les campagnes, ils arrivent à attirer quand même beaucoup de gens. C'est vrai qu'il y a beaucoup de gens sur le terrain. Mais avoir un un chiffre véritablement représentatif, ce n'est pas évident.

16:47

Mais ils ont quand même du monde sur le terrain. C'est vrai que dans les campagnes, on le voit. Oui, et donc ça pose une question aussi, je reviens à la temporalité, c'est-à-dire qu'on se pose notre titre, c'est est-ce que ça donne une longueur d'avance à Jean-Luc Mélenchon ? C'est vrai que pendant que les autres ne sont pas encore en campagne ou alors trop nombreux à gauche pour être peut-être efficaces, eux ils sont encore C'est un ordre de bataille, ça c'est indéniable et d'ailleurs le reste il y en a un socialiste qui me disait cet après-midi du coup j'espère que ça va nous obliger à nous mettre en branle pour enfin choisir notre candidat, se mettre derrière et puis avancer comme à l'armée. Alors chapitre sur cette nouvelle France, d'abord un premier mot là-dessus Stéphane

17:27

Zubstek, est-ce que ça imprime déjà dans l'opinion cette formule la nouvelle France ? Oui alors je ne sais pas si cette forme, alors un flux oui parce qu'on en a beaucoup parlé évidemment, est-ce que pour autant elle est susceptible d'être un levier de vote en faveur de Jean-Luc Mélenchon, d'autres termes, d'attirer des électeurs ? Pas forcément parce que c'est quelque chose qui sans être Trapscon est un petit peu vague, je pense, pour l'électorat. Mais là encore, idéologiquement, on parle beaucoup, on parlait tout à l'heure de la nécessité pour Jean-Luc Mélenchon de rassurer le reste de la gauche. Ça, c'est une réalité, c'est son premier défi. Mais on le voit bien à l'aune de son discours de son interview d'hier soir il se tourne

18:00

essentiellement aussi vers les classes populaires c'est-à-dire des gens partie de la population qui s'est égayée dans la nature qu'ils ne voient plus à gauche y compris pour la france insoumise qui s'est égayé vers l'abstention, vers parfois la droite radicale ou l'extrême droite. Là encore, l'un des objectifs, à mon sens, à court terme de Jean-Luc Monachon, c'est de rappeler aussi que le vrai parti de gauche ou de la vraie gauche, on peut l'appeler comme on veut, c'est la France insoumise, un peu comme l'était le Parti communiste il y a 30 ou il y a 40 ans parce que des réserves c'est pas juste les sociodémocrates ou les écologistes ce sont aussi des médias populaires qui ne votent plus du tout à gauche pas plus d'ailleurs pour les insoumis que pour les socialistes

18:32

Alors question de Marc qui nous écrit d'Annecy, lui Lui qui prône la Nouvelle-France, pourquoi Jean-Luc Mélenchon n'applique pas cet adage à lui-même ? Ça m'offre une transition vers votre éditorial. Jean-Sébastien Ferjoux, on dit que les images parlent plus que les discours. Il y a une image, une photo qui a retenu votre attention. Oui, celle de l intergroupe qui s'est réuni pour désigner Jean-Luc Mélenchon candidat à la présidentielle 2027. Cette photo, elle n'a pas uniquement retenu mon attention, elle a aussi retenu l'attention d'un certain nombre d'autres intervenants. Abdullahi Kante, par exemple, policier et élu pour la au conseil de Paris qui dit qu'il y a plus de diversité dans les commissariats qu'il semble y en avoir dans les instants dirigeantes de la France insoumise.

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Ou encore Karim Bouamran, maire socialiste de Saint-Ouen. de la politique pour LFI, les Arabes, les Noirs et les Asiatiques des quartiers au Masterpoulet. Et pendant ce temps-là, les Blancs intellectuels de Paris pensent, se réunissent et agissent pour parler des choses sérieuses. Mais nous, on veut, je continue à le citer, une reproduction des élites réelle pour servir le peuple, pas un groupe politique qui s'en sert du peuple pour l'assigner à résidence politique. Ce sont quand même des mots qui claquent et qui font mal parce que Karim Bouanran, il est né dans une famille qui qui vivait justement dans une cité de Seine-Saint-Denis

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de ces députés sont issus

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au Parti socialiste, je me souviens de Rima Hassan qui, de manière cinglante, avait dit devant

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est fait contre nous. Autrement dit, nous ne voulons plus être ni vos fers-valoirs, ni vos produits d'appel. Nous voulons le pouvoir.

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est sensible de la galaxie insoumise, parce que LFI n'est pas un parti, il n'y a pas de structure de direction ni de mécanisme de décision très claire., Jean-Luc Mélenchon l'a lui-même revendiqué, le but du mouvement n'est pas d'être démocratique mais mais collectif. Notre mouvement est gazeux, je sers deux clés de voûte. Gazeux, mais quand même, il semblerait-il de plus en plus inflammable, même si en l'état, il y a une ossature invisible qui garantit une discipline de fer au sein de la France Insoumise, avec le POI, le le parti ouvriériste indépendant, l'héritier du trotskisme Lambertis qui est celui qui a formé Jean-Luc Mélenchon et le chef de ce parti. Marc Gauquelin gère l'ombre quand Jean-Luc Mélenchon gère la lumière. Il semblerait que ça n'impressionne pas pour autant la galaxie,

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la mouvement La fondatrice des indigènes de la République l'avait dit sans ambiguïté, il y a pour nous un butin de guerre qui s'appelle Mélenchon. Qui purgera qui ? Puisque c'est un mouvement qui est familier des purges. Oui Jean-Luc Mélenchon est en quelque sorte la seule clé de voûte d'un édifice deux avant-gardes, entre guillemets se dispute le gouvernement d'un peuple qui n'a jamais été convié véritablement à leur guerre idéologique. Parce que quand on regarde ce que disent les enquêtes d'opinion, que ce soit l'Institut Montaigne, le baromètre, ses vipofs, Les attentes des électeurs des quartiers, ce n'est pas la révolution, ni le Grand Soir, ni la décolonisation. C'est le pouvoir d'achat, la justice et la sécurité. Merci Jean-Sébastien.

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La Nouvelle-France représentée par un mâle blanc de bientôt 75 ans. Je veux bien vous entendre les uns et les autres là-dessus. Peut-être John Christopher Roland pour commencer. C'est pas nous. Enfin, les candidats à la présidentielle sont pas forcément... Enfin, c'est la rencontre entre le peuple et une personnalité. Ils représentent pas une catégorie. Non, en principe non. Puis là, je vais revenir sur... Désolé, j'utilise l'élément de langage de Manuel Bompard. C'est le contexte. C'est-à-dire qu'ils estiment que dans la période dans laquelle on est, celui qui a le plus d'expérience pour mener cette campagne, cette bataille électorale, c'est Jean-Luc Mélenchon. Maintenant, il est vrai que ce que vient de dire... C'est tout à fait vrai.

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Il n'y a pas sur la vitrine énormément de diversité alors que la Nouvelle France. Moi, je l'avais entendu la première fois, c'était lors de la victoire de Bali Bakayoko à Saint-Denis. Je l'avais interprétée ou analysée plutôt comme, si vous voulez, un rattrapage démographique, sociologique de ce qu'est réellement la France dans sa la diversité. Je note qu'on peut l'entendre de toutes les manières possibles, excepté pour les Canadiens qui le se rassurent, à mon avis c'est pas une volonté de conquête à venir, mais globalement, voilà, on a une classe politique et Jean-Luc Mélenchon fait partie d'une classe politique qui traîne ses guêtres, j'allais dire depuis un peu plus de 40 ans. Quand cette génération-là sera passée, il sera temps d'avoir, espérons-le,

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une meilleure représentativité, mais rien Ça rejoint une question de téléspectateurs. Gérard d'Aix-en-Provence, de nombreuses figures et les filles ont émergé. Pourquoi c'est toujours Mélenchon qui se porte candidat à la présidentielle ? Il n'y avait pas d'alternative. Sandrine Cassini, il n'y a pas vraiment eu d Non, d'autant que les alternatives, on les a purgées. Donc évidemment, du coup, oui, on les a découragés. Il faut se souvenir quand même que tous ceux qui voulaient remettre sur la table la question de la meilleure candidature possible pour la gauche en 2027 et qui pouvaient porter l'union, la victoire, etc. Tous ces gens-là, qu'il s'agisse Alexis Corbière, Daniel Simonnet, Clémentine

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et surtout François Ruffin, qui était quand même un candidat, un rival, le plus grand rival, tous ces gens ont été purgés, dégagés ou alors découragés. Donc ça, évidemment, deux ans plus tard, il ne reste plus que Jean-Luc Mélenchon. Les autres ont émergé, c'est vrai, il a fait émerger une équipe, Emmanuel Bonpark, Clémence Guettet, etc., mais jamais pour qu qu'ils deviennent califes à la place du calife, en fait. Ce sont des gens qui sont là pour porter la parole de Jean-Luc Mélenchon, mais pas pour le remplacer. C'est ça, la réalité. Et cette nouvelle France dont on parle, son émergence des gens comme Bali Bagayoko, elle est très, très récente.

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Il n'a jamais fait partie du premier cercle de Jean-Luc Mélenchon, en réalité. Donc ils sont très contents qu'il ait gagné. Donc ils se sont... Bali Bagayoko, pardon. Lui tient quand même... Enfin rappelle cette réalité que c'est lui qui s'est construit tout seul, que c'est lui qui a gagné Saint-Denis. On ne lui a pas... On ne l'a pas – Il a offert la circonscription, la mairie en l'occurrence. – Voilà, il le dit, on a fait un interview, il le dit dans le journal, c'est moi qui apporte la victoire à LFI, ce n'est pas l'inverse. Donc la nouvelle France, oui mais elle est Elle est récente, elle est aussi limitée parce que justement Karim Bouamran c'est l'incarnation. Si on veut considérer que des gens d'ascendance, le maire de Saint-Ouen,

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le maire socialiste de Saint-Ouen, si on considère que des gens qui auraient des ascendances étrangères en vocation à être cette nouvelle Ça existe quand même depuis très longtemps. Il y a beaucoup d'autres personnalités qui sont ailleurs, des chefs d'entreprise. Regardez Rafi Xmati, qui a déjà aussi voulu être candidat à la présidentielle. Bref, c'est quand même un peu un imbu intellectuel de considérer que la France insoumise représenterait à elle seule cette France issue de la diversité. – C'est une sorte de captation des lecteurs. – À l'accord d'âge, il y a eu… – Et un peu d'assignation au vote aussi. – Exactement. – Il y a tout un débat qu'on a déjà eu en partie sur ce plateau et qu'on aura sans doute de nouveau pendant la campagne présidentielle. Alors, il y a effectivement...

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C'est pas une surprise qu'il soit candidat et on peut considérer que les têtes qui émergeaient ont été purgées, je reprends votre expression. Et pourtant, c'est – C'est la leur, elle le conteste. – Oui, évidemment, mais on est bien d'accord. Et pourtant, il faut se souvenir 2022, après sa défaite, il appelle ses lieutenants Jean-Luc Mélenchon à prendre la relève. Puis alors plus les mois passent, plus ça l'agace qu'on lui pose la question. Démonstration, on est le 19 janvier 2025 au grand jury, toujours aimable avec les journalistes, Jean-Luc Mélenchon, l'occurrence c'est Périne Tarnot, la directrice de l'information de Public Sénat. La pauvre dame, je vous l'ai déjà dit sur tous les tons, j'ai dit que je voulais être en placé, alors la question est de savoir

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si on peut ou pas, mais elle se pose à moi comme à tout le monde, parce que si vous croyez que c'est une joie d'être candidat permanent à l'élection présidentielle, c'est que vous ne menez pas la vie que je mène, c'est pas votre maison qu'on saccage, c'est pas vous qu'on insulte du matin au soir, c'est pas vous qu'on menace de mort. Donc ne croyez pas que ce soit un rôle agréable, donc je le dis, nous choisirons la candidature qui nous paraîtra la plus adaptée et comme nous sommes des gens qui sommes des amis et sommes dans une ambiance d'équipe, nous n'aurons aucun mal à faire un choix et à nous y tenir tous. Et c'est pas un choix précis. Bon, écoutez, il se sacrifie Jean-Luc Mélenchon. C'est un petit peu désobligeant quand même pour les gens qui l'entourent parce

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que je veux être remplacée et je n'ai pas réussi à l'être. Ça veut dire aussi autour de moi, personne n'est capable. C'est pas forcément triflateur en réalité pour son entourage. Bon, mais il y a eu des personnalités qui ont émergé quand même. Alors on a cité François Ruffin, il y en a quelques autres, mais pour l'opinion qui pouvait incarner une alternative à Jean-Luc Mélenchon, Stéphane Zumsteig ? Non, pour l'opinion comme à mon avis pour les personnes qui votent pour la France insoumise, je pense qu'il y a une réelle, de leur part en tout cas une réelle admiration à l'égard de Jean-Luc Mélenchon, c'est quelque chose. D'abord il y a une réalité, objectif, c'est un homme politique extrêmement habile qu'il a prouvé lors des différentes campagnes qu'il a pu mener,

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qu'il a prouvé en en créant le parti de gauche, puis ensuite la France insoumise et en prenant une sorte de leadership moral un temps. En tout cas c'est fini ça maintenant. Mais sur la gauche, qui c'est qui a rythmé ces dernières années le tempo à gauche dans ses relations avec les socialistes et les écologistes ? Ce sont les insoumis et on On l'a encore vu dans le cadre des débats et des polémiques au soir du premier tour des élections municipales. Donc, en ce qui concerne son socle électoral et je pense son entourage, il y a une vraie admiration. Et pour répondre à votre question, à aucun un moment, d'autres personnalités, quel que soit leur talent. Et il y en a beaucoup, ça aussi c'est une source de richesse pour les insoumis parce qu'on cite Clémence Guéthée,

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on pourrait citer Mathilde Panot, Emmanuel Bompard, mais il y a beaucoup de députés qui ont émergé à un moment donné, comme il y a beaucoup de députés qui ont émergé autour de Jordan Berdelaide, Marine Le Pen ces dernières années. Ce sont quand même les deux partis qui ont fait la démonstration du rajeunissement de leur cadre, ou en tout cas de leur cadre intermédiaire. Je pense que pour cet électorat-là, la candidature de Jean-Luc Mélenchon va totalement de soi, il n'y avait que Jean-Luc Mélenchon qui était capable de porter la voix des insoumis, la voix de la gauche radicale. Je ne pense pas qu'il puisse souffrir à un moment donné de la campagne, de l'année qui nous reste, d'une sorte de procès en ni légitimité ou de quatrième campagne, c'est la campagne de Troyes.

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Si sa campagne se passe très mal, c'est ce qu'on dira, mais a priori, il n'y a pas de raison que ça se passe particulièrement mal. On verra bien au soir du premier tour quel sera son score. On verra si c'est une une réussite ou un échec, mais a priori, ça devrait bien se passer entre les premiers mois. Dans un instant, on compare, on va remonter le temps, on va voir les trois précédentes campagnes présidentielles de Jean-Luc Mélenchon, Jean-Sébastien Ferjou. C'est aussi un peu autoréalisateur, parce que les gens s'intéressent à la politique tout le monde ne suit pas les campagnes présidentielles dans les détails le jeu des petits chevaux qui est candidat pas candidat s'il y avait un candidat qui émergeait mais il y aurait un électorat qui se tournerait vers lui ça n'enlève pas les qualités

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particulières de jean-luc mélenchon son expérience mais quand même il s'est passé le 7 octobre par rapport à ses précédentes campagnes. Un fossé, une fracture majeure, y compris au sein de l'électorat de gauche qui considère que flirter avec l'antisémitisme, c'est insoutenable, que c'est moralement en quelque sorte insoutenable et ça contribue très largement à faire de la France insoumise le parti qui est perçu comme le plus dangereux. Regardez le livre des collègues de Sandrine Cassini, La Meute, quand même il y a un certain nombre d'éléments à accablant pour la personne même de Jean-Luc Mélenchon, pas uniquement d'un point de vue politique mais y compris dans le rapport aux gens, la violence, l'autoritarisme. Alors ça on va y revenir parce qu'effectivement on va d'abord comparer

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avec les trois précédentes campagnes et essayer d'évaluer les différences. Peut-être un mot, je reviens à la temporalité, je trouve ça toujours intéressant quand on analyse une entrée officielle en campagne présidentielle John Christopher Roland. D'abord moins d'un an avant le premier tour c'est assez classique, est-ce qu'on peut dire ça et ensuite est-ce que ça oblige les autres à gauche à accélérer d'une certaine façon ? C'est lui qui dicte le tempo. Tout à fait, d'abord je pense qu'il a court-circuité, ça a été dit, l'éventuelle primaire à gauche, c'était une façon aussi de de dire jamais pour moi. Et deuxièmement, il met un peu les autres camarades de gauche, le Parti socialiste, écologique et le Parti communiste,

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dans une position très bizarre, puisqu'ils en sont eux à jouer les sondages. C'est-à-dire que, pour l'instant, leur programme, c'est de dire « Jean-Luc Mélenchon, c'est une mauvaise candidature parce qu'il ne peut pas gagner au second tour ». Et par conséquent, c'est ce que vous disiez tout à l'heure, on les oblige peut-être à se mettre en branle, mais ils vont être obligés de préparer quelque chose. Alors j'ai entendu parler de la semaine de 4 jours, enfin il y a des idées qui commencent à émerger. – Des annonces et des idées, mais enfin si on veut commencer à parler d'idées et de programme. – Mais il reste un problème, c'est que tout le monde veut y aller, entre François Hollande, Raphaël Glucksmann en passant par... Tout le monde souffre de présidentialité dans le pays.

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Nous aussi peut-être un peu d'ailleurs. Mais eux ont réglé le problème. Ils ont réglé le problème hier. Comme promis, retour en arrière. On reconstitue l'historique des candidatures de Jean-Luc Mélenchon avec Clémentine Louise qui nous rejoint tout de suite. Bienvenue Clémentine, première chronique de la soirée. Heureux de vous accueillir sur ce plateau. Ça fait donc maintenant 15 ans que le leader insoumis est en course pour l'Elysée. Oui tout à fait Jean-Luc Mélenchon dépose sa première candidature le 21 janvier 2011. Il est alors investi comme le candidat du front de gauche qui rassemble des partis antilibérales dont le parti communiste. Quelques semaines avant le scrutin, il se hisse à la troisième place des sondages avec 15 % des intentions de vote au premier tour.

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Finalement, le résultat des urnes lui est un petit peu moins favorable. Il termine à 11 % des voix à la quatrième place, derrière Marine Le Pen et loin derrière François Hollande qui remporte l'élection. Alors deuxième candidature, Jean-Luc Mélenchon, il quitte le front de gauche et se présente sous une nouvelle étiquette oui nouvelle étiquette nouvelle identité il fonde la france insoumise en 2016 avec en ligne de mire la présidentielle de 2017 et dès juin de 2017 et dès juin 2016 des enquêtes d'opinion le donne devant le président sortant, donc devant François Hollande et même devant son Premier ministre Manuel Valls. Le tout nouveau leader de la France insoumise fait une campagne numérique avec, vous vous en souvenez peut-être, ce meeting à Lyon et à à Paris,

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à Lyon en présentiel, à Paris... En hologramme. En hologramme, voilà. Donc un événement qui a marqué les esprits, ce qui a fait qu'un mois avant le scrutin, eh bien Jean-Luc Mélenchon est donné à 20 % des intentions de vote au premier tour, ce qu'il placerait à la troisième place mais encore une fois et bien le podium lui échappe au soir du premier tour il termine avec 19 ,58 % des voix pas assez pour atteindre le podium il arrive encore à la quatrième place au pied du podium donc mais il réalise néanmoins une percée entre 2012 et 2017 et bien le leader de la france insoumise est passé de 11 à 19 ,5 % des voix au premier tour et donc face à cette progression évidemment on a un jean-luc mélenchon qui y croit encore plus pour 2022 oui et en 2022 il avait raison

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d'y croire puisqu'il arrive enfin sur le podium troisième place juste derrière marine le pen et emmanuel macron il réalise un score historique 21 ,95 % des voix et pourtant aucun institut de sondage ne lui donnait plus de 20 % des voix un mois avant l'élection jean-luc mélenchon était même crédité entre 11 et 13 % des intentions de vote au premier tour résultat et bien avec presque 22 % des voix et bien ils frôlent la deuxième place moins de 2 points avec marine le pen moins de 2 points donc pour se qualifier au second tour alors forcément et bien face un tel score jean -luc mélenchon il retourne en 2027 avec pour objectif est bien passé enfin la barre du

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second tour on verra bien effectivement ça fait un peu merci beaucoup clémentine ça fait un peu moins de 430 000 voix des cas. Les Les électeurs de Jean-Luc Mélenchon, vous l'avez dit, c'est compliqué parce qu'ils ne se présentent que tous les 5 ans, mais est-ce qu'ils ont changé en 5 ans ? Ou est-ce que c'est vraiment... On a un peu parlé de ce socle électoral. Est-ce que la sociologie de l'électorat insoumis, fondamentalement, c'est la même ou est-ce qu'elle a évolué en 5 ans ? C'est la même et elle se renforce dans le sens où on voit notamment... Je répondrai sur Jean-Luc Mélenchon mais quand on regarde les élections municipales et surtout les dernières élections législatives, les insoumis disposent de bastions.

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En d'autres termes, là où ils sont très forts, ce sont dans les grandes agglomérations, notamment à la périphérie des agglomérations. On l'a vu lors des élections municipales. Ce n'est évidemment pas dans les zones rurales plus

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qui ont un niveau d'instruction élevé, c'est-à-dire qui ont fait des études supérieures, mais qui ont un niveau de vie, une fonction, un statut social, une profession plutôt défavorisée. En gros, vous avez des gens instruits, mais qui ont du mal à exercer une profession rémunératrice. C'est surtout ça, son cœur de cible que l'on retrouve essentiellement dans les grandes villes et dans les grandes agglomérations. Territorialement, il y a une vraie fracture. Des insoumis à la campagne, ça existe évidemment, mais il y en a infiniment moins. Donc c'est un électorat qui est très typé. Il y a des zones fortes et il y a beaucoup d'angles morts. Et ça, ce n'est pas une bonne chose quand on veut être président de la République. La réussite de François Mitterrand, puis de Jacques Chirac,

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puis de Nicolas Sarkozy, c'était d'être fort pratiquement dans tous les segments de la population. C'est un vrai problème là, c'est une élection présidentielle, ce n'est pas une élection à la proportionnelle, ce n'est pas une élection où il peut y avoir des triangulaires ou des quadrangulaires à à la fin, il faut que vous ayez la moitié des suffrages. Et pour ça, si vous avez trop d'angles morts, là, vous avez une vraie faiblesse. Les angles morts de l'électorat de Jean-Luc Mélenchon sont notamment les seniors, les personnes âgées qui sont très hostiles, en tout cas très hermétiques à son discours et certaines radicalités, une certaine brutalité. – Oui, vous vous demandez s'il n'y a pas des angles morts qui ont un peu grandi en 5 ans ?

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– Bien sûr, mais je le redis, il y a un autre angle mort, mais qui pourrait se corriger parce que la campagne ne fait que commencer en tout cas pour lui et ça va durer un an, ce sont les milieux populaires qui ont Ils ont échappé à la gauche, pas qu'aux Insoumis. Ils ont échappé d'abord aux socialistes, puis à la gauche plus radicale. Là, il y a des vrais réservoirs pour un candidat de gauche totalement affirmé, une vraie gauche avec un vrai programme économique et social de gauche. Le pari de Jean-Luc Mélenchon, c'est d'essayer de récupérer cet électorat. Mais il est évident que s'il veut ne serait-ce que se qualifier pour le second tour, il faudra aller au-delà du rassemblement des autres sympathisants ou des militants de gauche.

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Vous le disiez tout à l'heure, la marche sera encore plus dure au second tour. Ça peut être un bon candidat de premier tour, ce sera beaucoup plus compliqué au second tour. Alors, c'est justement ce que dit Jérôme Guet. Je vous donne la parole tout de suite, Jean-Sébastien, mais vous m'offrez la transition. On avait prévu d'écouter un extrait de la prise de parole ce matin sur TF1 du député socialiste, lui-même candidat, d Il veut être un candidat peut-être bon de premier tour, mais je ne peux que constater qu'il n'est pas en capacité d'être le barrage à l'extrême droite, au deuxième tour. Si Jean-Luc Mélenchon se qualifie au deuxième tour de l'élection présidentielle, alors c'est la certitude de la victoire du Rassemblement National.

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Et c'est donc toute notre responsabilité construire une alternative, pas à Jean-Luc Mélenchon, mais à une offre politique qui est aux antipodes. Moi, c'est pour ça que je suis candidat à l'élection présidentielle. – Voilà, c'est en fait le vote utile utilisé contre Jean-Luc Mélenchon. Jean-Sébastien Ferjoux – Oui, comme s'il y avait un autre barrage républicain, mais je crois que sur son électorat, Jean-Luc Mélenchon a compris quelque chose et on le sentait un peu hier soir, il essayait d'être positif. Regardez l'extrait que vous avez diffusé plus tôt dans l'émission, il me disait « il faut être avec moi, nous, nous voulons être ensemble », parce qu'il joue sur quoi ? Il joue quand même sur un moteur qui est très négatif, Jean-Luc Mélenchon.

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Il a quatre électorats, il y a l'électorat, le cœur de trotskisme, c'est quand même pas grand monde en France, il y a les punks millionnaires, la Mathieu Pigasse, ce n'est pas non plus une très grande majorité, et puis Derrière, il y a les déclassés. Il a compris que la massification de l'enseignement supérieur avait produit, et c'est ce que vous évoquiez, une génération de gens qui se trouvent mal intégrés et qui en tirent justement un ressentiment et qui ont tendance à considérer que c'est le système qui est responsables. Jamais eux, et le dernier électorat étant plutôt cette nouvelle France des quartiers où là encore il a tendance à la voir plus large sans doute canner ou en tout cas à vouloir y inclure des gens qui n'ont pas envie d'y être.

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Mais une campagne présidentielle c'est aussi du positif, c'est C'est aussi faire rêver, justement. Ça ne peut pas être joué que sur le ressentiment parce que sinon, il aura de la peine à se distinguer. Justement, dans l'extrait que vous diffusez, il veut se distinguer du Rassemblement national, mais comment s'en distinguer s'il joue finalement sur des moteurs comparables – Oui, effectivement. Alors sur la stratégie, je veux bien vous entendre les analyses autres. Je commence avec vous Sandrine Cassini. On a écouté Jérôme Guedj. C'est vrai que ce discours consiste à dire Jean-Luc Mélenchon, peut-être qu'il peut arriver au second tour, mais il ne pourra jamais battre le Rassemblement d'Assemblée Est-ce que ça, ça peut créer un vote utile à l'envers ?

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C'est-à-dire desservir Jean-Luc Mélenchon. Ça peut créer un vote utile à l'envers. Et d'ailleurs il y a des socialistes aujourd'hui, j'en ai entendu un qui s'appelle Yannick Jadot il n'y a pas si longtemps. Écologiste en l Voilà, écologiste, lui-même ancien candidat à la présidentielle qui se désolait des difficultés du reste de la gauche à se trouver un candidat, etc. Et qui disait, et qui a dit à une tribune, il a dit, moi je n'ai pas envie de devoir être obligé de voter Édouard Philippe au premier tour. C'est ça qu'il a dit. Et ça veut dire que, justement, il y a même des socialistes aujourd'hui qui disent, nous on votera pour éviter ce second tour, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon. Et ça, c'est vrai que c'est quelque chose qui est aujourd'hui un petit peu dans l'air.

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Est-ce qu'ils iront jusqu'au bout ? Est-ce que le jour du vote, ils feront vraiment ça ? On n'en sait rien. Mais effectivement, c'est une question qui se – C'est le meilleur agent électoral de Sébastien Lecornu, quand on raisonne sur le plus petit dénominateur commun, justement des lecteurs de gauche qui pourraient vouloir éviter. – Et c'est un peu ce qu'il s'est passé en 2022 avec Emmanuel Macron, il a profité de ça. – Et c'est vrai qu'il y a un avant et un après cet octobre, Jean-Christophe Rolland, c'est devenu une stratégie à gauche de dire RN et les filles même danger d'une certaine façon. Oui, il y avait dans ce que je viens d'entendre de Jérôme Guedj, que j'ai lu ce matin, il y a quelque chose assez et cocasse, c'est-à-dire qu'il y aurait un bon candidat du 2e tour

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et un mauvais candidat du 2e tour et un bon candidat du 1er tour et un mauvais candidat du 1er tour. Eux, ils n'ont sans doute que des mauvais candidats – c'est l'impression ce qu'ils disent en creux du premier tour, mais ce n'est pas grave. Laissez-nous aller au deuxième tour parce que nous, on pourra battre le Rassemblement national. Et deuxième chose quand on fait ça, c'est qu'on n'a toujours pas de programme d'ailleurs. Il y a déjà qu'il n'y ait pas 10 candidats pour une place. Exactement. Et surtout, qui nous dit... C'est vrai que les sondages sont quand même très hauts pour le Rassemblement National, mais partir du principe le 4 mai, un an avant l'élection présidentielle, que de toute façon il n'y aura qu'un ticket, un ticket pour tous, jusqu'au Rassemblement National,

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c'est quand même partir assez des fétiches. Je trouve ça assez alambiqué comme discours. Une dernière question. Et merci de participer en scannant notre QR code. Aïcha qui nous écrit d'orange, Ruffin ou Glucksmann peuvent-ils faire de l'ombre à Mélenchon ça pose la question d'un candidat hypothétique qui serait mieux placé que lui dans l'hypothèse d'un second tour. Sandrine Cassini ? Ils peuvent lui faire de nombreux au premier tour, plutôt. Oui, mais pour ensuite... Dans cette logique de discours, on serait mieux placés pour battre le Rassemblement National ? Pour l'instant, des derniers sondages montrent que personne n'est mieux placé pour battre Mélenchon, celui qui est le plus bas, mais les autres ne gagnent pas non plus. Donc il y a quand même cette question-là qui est sur la table.

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Après, lui, est-ce que vraiment, aujourd'hui, les Français sont prêts à voter pour le Rassemblement National ? Je pense que c'est une vraie question. Ça dépend déjà du candidat ou de la candidate. Ce sera un – Certainement, et il y a un tel imaginaire autour du RN que c'est une question qui se pose et je pense que Jean-Luc Mélenchon là-dessus, il n'a pas complètement tort. Est-ce que le soir venu, il n'y aura Il n'y aura quand même pas cette mobilisation contre lui. Tout dernier mot là-dessus, c'est que 30 secondes, ça va trop vite. Pour l'instant, c'est virtuel. Oui, c'est virtuel et surtout, on semble tous considérer que si Jean-Luc Mélenchon vire à gauche en tête au premier tour et il est assuré d'être au second tour. Non, il y a aussi le centre et la droite.

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En fait, ils seront quatre images. Prenons l'hypothèse la plus réaliste aujourd'hui, mais les choses peuvent évoluer en un an, que le Rassemblement national soit présent au second tour. Ce qui ne paraît pas totalement improbable actuellement. Mais ils sont 4 ensuite, alors je n'ai pas forcément les noms il y a 2 candidats à droite, il y a 2 candidats à gauche a priori qui seront présents le ticket d'entrée peut être à 15 % Jean-Luc Mélenchon peut y arriver mais un autre peut y arriver et surtout Jean-Luc Mélenchon même s'il écrase le reste de la gauche, on revient à ce que je disais tout à l heure sur le score historiquement bas. Rien ne dit que de toute façon, en dépit d'une belle performance de Jean-Luc Mélenchon, la droite occupera la seconde classe

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et donc privera à nouveau la gauche d'un second tour. Merci beaucoup à tous d'avoir participé et à toutes d'avoir participé à ce débat. Sandrine Cassini, on vous lit évidemment dans les colonnes du Monde et John-Christopher Rolland, votre lire Standard contre Standard aux éditions. L'Armatan à très bientôt sur ce plateau. C'est l'heure du second débat de ce sens public volontairement décalé de