Jadot/Rousseau : une semaine de débats - Reportage #cdanslair 24.09.2021
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Dernier meeting hier pour convaincre. Yannick Jadot, finaliste de la primaire écologiste, revendique lui aussi une radicalité, mais à sa façon.
« La vraie radicalité, c'est de rassembler aujourd'hui. La vraie radicalité, c'est d'additionner les différences. La vraie radicalité, c'est d'aller chercher les Françaises et les Français là où ils sont, avec leurs doutes, y compris leurs doutes sur l'écologie. »
Les autres candidats déçus de la primaire, Éric Piolle ou Delphine Bateau, n'ont donné aucune consigne de vote. Qu'à cela ne tienne, pour Jadot, il faut mettre en scène le rassemblement.
« Bonsoir à tous. J'ai soutenu Éric Piolle. »
Intervention vidéo de soutien et invité surprise. L'ancienne ministre Dominique Voinet, plutôt Yannick Jadot que Sandrine Rousseau.
« Bonsoir à tous. Sandrine défrige des terrains qui ont rarement été labourés par les écologistes en ce moment. Est-ce que la campagne, c'est le bon moment pour ça ? Peut-être pas. Peut-être qu'il y a des moments où on travaille de façon intellectuelle, où on argumente, qu'il y a des moments où on rassemble toute une mouvance pour peser sur les grands choix de son pays. Je fais le pari que celui qui peut aujourd'hui élargir le plus la base sociale, sans perdre en exigence, sans perdre en radicalité, sans jamais perdre de vue son cap, c'est Yannick. »
Ce dernier meeting sonne presque comme un coup d'après-second tour. Déjà se projeter vers la présidentielle.
« Je le suis comme ça, on discute, on échange. » « Ça a été une primaire de l'intelligence, ça a été une primaire du rassemblement, y compris finalement les candidats et les candidats se sont rapprochés à travers cette primaire. Et je crois que nous construisons aujourd'hui un très beau collectif qui va nous permettre de rassembler très largement. »
La famille écologiste a beaucoup confronté ses idées pendant la primaire. Deux débats ont eu lieu cette semaine entre Jadot et Rousseau. « Tu n'as pas très bien lu le programme, tu ne l'as pas lu à fond, ni sur l'euro, ni sur l'euro, ni sur l'euro, ni sur l'euro, ni sur l'euro, ni sur l'euro. » L'un serait pragmatique, la seconde plus radicale. Sandrine Rousseau veut par exemple augmenter de 6 à 10 centimes le prix de l'essence.
« Je sais que ça n'est pas facile à entendre et je voudrais dire aux Français et Françaises qui m'écoutent et qui entendent ça et qui s'inquiètent de cette mesure, je leur dis que c'est précisément la raison pour laquelle on met en place, je mets en place, un revenu d'existence. C'est précisément la raison pour laquelle il nous faut aussi avoir une politique de démobilité, de changement de voiture et que pour tout ça, je m'engage à vous accompagner. »
Sandrine Rousseau a créé la surprise en arrivant juste derrière Yannick Jadot à la primaire. Dimanche dernier, elle appelait les partisans de Delphine Bateau et Éric Piolle à la rejoindre.
« Il y a quand même près de 75% des gens qui ont voté pour une écologie de rupture radicale, qui sortent du champ de l'analyse économique classique, qui sortent du champ d'une forme d'incarnation classique. Et venez, je vous assure qu'on va faire quelque chose d'incroyable. »
Avec plus de 120 000 votants, les Verts ont réussi leur primaire. Mais pour réussir la présidentielle, il faudra rassembler. Et chez ces militants de Sandrine Rousseau, on est partagé. « On ne va pas retomber dans les travers. En tout cas, il ne faut pas. Et qui que ce soit qui gagne, il faut qu'on soit groupé et ça, c'est important. »
« Moi, je ne ferai pas campagne pour Yannick Jadot. Mais ce n'est pas ma ligne politique, ce n'est pas les valeurs que je représente. Et son équipe de campagne ne me représente pas. Il y a un souci de représentation. Je ne peux pas me reconnaître dans cette écologie-là.
Le vote du second tour commence demain. Qui de Sandrine Rousseau ou de Yannick Jadot va l'emporter ? Résultat mardi prochain.
Sandrine Rousseau