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interviewPublic Sénat· 8 décembre 2025 24 min

Budget de la sécu : Lecornu toujours en quête de voix

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il était samedi face aux députés dans le cadre des discussions sur le budget de la sécurité sociale. Sébastien Lecornu sait qu'il doit trouver une majorité pour le vote de demain. Le Premier ministre a même fait une publication sur Facebook samedi à l'aube pour annoncer qu'il continuerait à faire des propositions d'amendement et ce jusqu'au dernier moment.

Mardi se tiendra encore un dernier débat essentiel, le budget de nos hôpitaux. Le gouvernement fera une dernière proposition transparente et responsable. qui devra être financé par des mesures structurelles.

Des doutes commencent même à émerger au sein du bloc central. Et chez les Républicains, le président du parti Bruno Retaillot appelle ses députés à ne pas voter en faveur du budget. C'est un des pires PFSS depuis des années.

Toujours plus de déficit, plus d'impôts et c'est une politique aussi antilibérale. Je pense notamment aux médecins libéraux. Donc pour moi, ce texte n'est pas votable.

De leur côté, la France insoumise et le Rassemblement national restent sur leur position en mettant en cause la méthode du gouvernement et en espérant sa chute sur l'article 53, un amendement du gouvernement qui a été défendu. On ne sait même pas comment a été quelle que soit notre position, on sait même pas ce qu'il y avait dans cet article, pourquoi le gouvernement le dépose. Sérieusement, c'est pas responsable quoi.

Al pourquoi il faut une dissolution ? qu'il faut vraiment un autre plan politique pour faire des économies, pour rétablir les comptes et relancer. Vous souhaitez toujours aujourd'hui cette dissolution mais plus que jamais parce que les débats budgétaires que nous avons montrent que la Macronie est complètement agonisante, non seulement politiquement mais intellectuellement.

Il y a plus de ressort, il y a plus d'idées. En cas d'échec du vote du projet de loi de finance de la sécurité sociale, ce serait un désaveu pour Sébastien Lecornu. Une absence de texte sur cette partie pourrait entraîner un déficit de 30 milliards d'euros l'année prochaine selon le ministère de l'économie.

Et pour parler de ce débat budgétaire à suspense à l'Assemblée nationale, j'accueille sur ce plateau Aurore Malval. Bonjour. Bonjour.

Vous êtes grand reporter au service politique du magazine Marianne et j'accueille également comme chaque lundi Tréard. Bonjour. Bonjour. directeur adjoint de la rédaction du Figaro.

Aurore Malval, est-ce que Sébastien Lecnu peut réussir son paris et faire passer sans majorité ce budget de la sécurité sociale ? Alors en tout cas, il s'y emploie. Bon au moins il mouille la chemise Sébastien Lecornu et c'est vrai qu'il en tout cas il semble avoir réussi des petits pas là où on ne donnait pas grand cher de sa peau il y a encore quelques semaines.

Alors tout est possible. C'est-à-dire qu'on a quand même un suspense, une dramaturgie qui est soigneusement entretenue d'ailleurs par tous les acteurs qui participent à cette c'est un petit peu ce pantomime du budget. Mais en fait, on pourrait en rire mais c'est pas très drôle parce que c'est l'avenir aussi des Français qui est qui est concerné.

Est-ce que ça va passer ou pas mardi ? C'est difficile de le dire puisque tous je dirais tous les tous les groupes politiques n'ont pas encore arrêté leur position. On voit que le budget, enfin ce vote du projet de loi de financement de la sécurité sociale, il est menacé à la fois sur sa gauche et sur sa droite.

Et lorsqu'on fait un geste, lorsque Sébastien Lecnu fait un geste pour ramener un peu à gauche, et bien mathématiquement, il perd aussi ce qu'il y a à droite. Donc va-t-il réussir ou pas ? Et c'est très compliqué de le dire aujourd'hui.

En tout cas, il est arrivé à un point où beaucoup n'auraient pas n'auraient même pas réussi à à aller. En tout cas, vendredi dernier, le premier ministre a réussi à faire passer la première partie de ce budget de la sécurité sociale sur les recettes, notamment après un compromis entre la gauche et la droite sur une hausse de la CSG sur le capital. Y est-ce que Sébastien Lecornu quand même maîtrise cet artis ?

Est-ce que ça pourrait le faire réussir ? Oui oui, il maîtrise. Bah, il est assez fort là-dessus hein.

On peut dire que il s'y prend, il y met beaucoup d'énergie mais il est malin. Il est rusé comme un un vieux briscard alors qu'il est quand même plutôt jeune. C'est un jeune premier ministre et il est assez assez doué.

Alors après, si vous voulez, il y a l'exercice de la politique, l'art de la négociation, du compromis, ce qui maîtrise parfaitement. Et puis il y a le résultat de la copie. Et on va pas se mentir, la copie elle est nulle.

Euh c'est une copie qui est dépensière, c'est une copie euh qui qui a pas tellement de logique non plus puisque c'est un budget de compromis avec la gauche. Un budget de compromis entre la gauche, la droite. Enfin bon, c'est quand même un équilibre qui qui est très très précaire et c'est pas comme ça, je veux dire, qu'on va redresser notre pays.

Simplement, bon, je pense que c'est le vote demain, il est assez essentiel parce que il conditionne tout le reste. C'estd que si demain ça passe, bon, il y a des chances pour que le budget de l'État aussi passe, enfin de projet de loi de finance passe dans la foulé. Ça ça voudra dire beaucoup de choses.

Donc c'est vrai que l'expression est très galvodée, mais on est vraiment c'est l'heure de vérité là pour le coup. C'est c'est pas galvodé du tout. C'est vrai.

L'heure de vérité pour Sébastien Lecornu d'autant qu'il n'est pas vraiment aidé par son propre camp. Quand on entend les déclarations d'Édouard Philippe, des députés Horizon qui estiment que ce budget est invotable, tout comme celle des LR et de Bruno Rotaillot, pareil qu'il ne veut pas que les députés LR votent ce budget, c'est compliqué pour le premier ministre. Oui, c'est compliqué mais en fait c'est compliqué de par la période et en fait chaque chaque semaine qui passe, chaque jour qui passe nous amène encore plus près d'échéance électorale.

Les premières ce sont les municipales et évidemment il y a aussi la présidentielle de 2027 qui est dans toutes les têtes. Mais ça on le répète à peu près depuis la la dissolution de juillet enfin de juin 2024. ce qui se passe avec Horizon et d'ailleurs là Sébastien Lecornu a quand même tapé du point sur la table parce que Édouard Philippe qui veut se présenter un petit peu comme le candidat de ce bloc central tout d'un coup fait défaut et et Sébastien Lecnu a dit enfin entre les lignes il aura quand même du mal à être notre candidat si là il ne nous accompagne pas.

C'est vrai que ce ce socle commun, bon déjà il n'existe plus, hein actuellement les les LR, même s'ils sont encore au gouvernement mais presque en dissidence, accompagné de façon relative par les députés à l'Assemblée nationale et effectivement même au sein du bloc central, ça se fissure un petit peu. Et je vais vous donner un exemple simple. par exemple il y a il y a le côté côté droit donc c'est Horizon et les LR qui sont difficiles à convaincre parce qu'ils ont le sentiment que c'est le Parti socialiste qui a tenu la plume de ce budget qui a rédigé toute la copie ce qui est pas franchement exact parce que il y a quand même pas pas de de enfin ce budget n'est pas un budget de gauche et de l'autre côté par exemple les écologistes les écologistes dont le gouvernement espère et puis les leurs alliés socialistes aussi espèrent l'abstention et qui pareil ont dit mais non Sébastien le cornu ne nous écoute pas nous n'avons ont pas pu peser sur ce budget et tout se joue sur l'ondame.

L'ondame, c'est justement la trajectoire des dépenses prévu pour le budget de la sécurité sociale et notamment pour les moyens alloués aux hôpitaux. Et cette onam, il était d'abord prévu à 2 %, il est 2 % d'augmentation, il est maintenant à 2,5. Les écologistes le souhaiteraient à 3.

Donc on c'est l'objectif national des dépenses d'assurance. C'est ça exactement. Et et donc les écologistes le souhaiteraiient à trois et dans le même temps un amendement, le gouvernement voulait proposer un amendement justement pour le faire passer à 3 et pour essayer de s'allier le vote des écologistes.

Cet amendement n'a pas été déposé. Il a été tout de suite retiré lorsque euh Gabriel Atal a appris euh que euh telle était la volonté du gouvernement. Et là, le bloc central, les macronistes et évidemment Horizon ont dit "Oh là là, mais si cet amendement est déposé par le gouvernement, c'est sans nous, nous allons voter contre." Donc là, on voit bien la situation un petit peu inextricable dans laquelle est Sébastien Lecnu.

Justement, du côté des macronistes, on va écouter leur chef à l'Assemblée nationale, Gabriel Atal, qui contrairement à Édouard Philippe dit quand même il faudrait voter ce budget. dit d'abord qu'on s'est battu et qu'on a travaillé pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois dans l'hémicycle pour défendre nos positions, parfois avec succès. Je vous donne deux exemples.

Le gouvernement dans le budget proposait de taxer les tickets restaurants pour les salariés, les Français qui ont des tickets restaurants. On a réussi à empêcher que cette mesure soit mise en place. Je vous donne un deuxième exemple.

Le gouvernement souhaitait baisser le salaire des apprentis, des jeunes qui sont en apprentissage. En augmentant les charges salariales sur l'apprentissage, on a réussi à faire supprimer cette mesure. Il y a d'autres mesures qu'on a pas réussi à faire supprimer parce que le compromis nécessite que d'autres groupes qui sont aujourd'hui dans l'opposition ai pu défendre un certain nombre de mesures qui leur tiennent à cœur.

Donc évidemment que ce budget n'est pas parfait mais je crois qu'un budget parfait en pareille circonstances ne peut pas exister. Y dans le même camp au sein du bloc central, on a déconté Édouard Philippe qui dit hors de question de voter ce budget et de l'autre Gabriel Atal qui dit faut faire un effort, faut faire le compromis. Comme ils sont rivaux, quand il y en a un qui dit blanc, l'autre dit noir et le contraire quoi.

C'est c'est un peu le principe. C'est c'est assez malheureux d'ailleurs. Bon non mais c'est vrai que je pense que Édouard Philippe a été inspiré par sa chute dans les sondages où il s'est dit il faut que je j'arrive à exister.

Et c'est ça qui est problématique si vous voulez, c'est que dans ce maestrum euh budgétaire euh bah les uns et les autres cherchent à exister par de façon la plus distincte possible et je dirais qu'il a il avait pris cette position qui est une position assez radicale. Je pense que le le problème de d'Edouard Philippe, c'est qu'il veut marquer des points à droite. Je pense que il a compris que c'était là que ça se jouait pour lui politiquement, que il avait rien à gagner sur la gauche, que face au Rassemblement national et bien il fallait qu'il incarne une droite solide, forte où Bruno Rotaillo semble avoir beaucoup de mal hein.

Et et donc et bien je sais pas si vous avez remarqué mais il y a déjà eu l'épisode des retraite où il est allé très loin puisque les retraite il a proposer qu'on aille enfin qu' que le l'âge de départ à la retraite soit repoussé à 67 ans. Il prend des mesures comme ça qui sont des mesures assez radicales pour se distinguer. Mais est-ce que ça va être bénéfique pour lui ?

Je ne sais pas. On verra on verra on verra très vite si ça sera bénéfique pour lui ou pas. De toute manière, ce qui est sûr, si vous voulez, c'est que de se poser en héritier de de de d'Emmanuel Macron, je dis pas que Sylvain Atal que Gabriel Atal fasse fasse ça, mais je suis pas sûr que ça soit une bonne une bonne chose non plus, hein.

Alors, autre actualité politique. Ce weekend, dans son dernier livre écrit à la prison de la santé, Nicolas Sarkozy affirme avoir assuré à Marine Le Pen qu'il ne s'associerait pas à un front républicain contre le Rassemblée nationale aux prochaines élections. regarder ce que lui répondent Xavier Bertrand, le président de la région Haut-Fance et Michel Barnier, l'ancien premier ministre.

Je préfère les positions politiques de Nicolas Sarkozy de 2007 parole de campagne à l'époque que les positions politiques de Nicolas Sarkozi en 2025. C'estàdire, c'est-à-dire qu'est-ce qui vous fait dire ça ? À l'époque, combattait le Rassemblement national et par l'action et par des convictions et par une fidélité aussi à ce qu'elle mouvement à l'époque l'UMP, le mouvement de Jacques Chirac.

Aucune collusion avec les extrêmes. Il n'y aura pas d'alliance ni d'association avec les partis d'extrême droite. Je suis sur cette ligne qui a toujours été celle de ma famille politique.

Pas d'alliance, pas de compromission. En revanche, parler aux électeurs qui nous ont quitté. Beaucoup viennent de chez nous.

Tous ces partis sont dans dans dans l'Assemblée nationale. Donc quelque part, ils sont des partis qui participent au travail républicain mais nous n'avons pas la même idée de la République. Aurore Malval, Nicolas SarkoZier essaie d'enterrer un peu plus cette idée du front républicain.

Alors, il l'avait déjà euh attaqué un petit peu, hein, euh déjà en en rencontrant justement Jordan Bardella et euh c'est vrai que Nicolas Sarkozi, bon j'avais le sentiment d'ailleurs à l'époque de de cette rencontre qu'il faisait aussi beaucoup pour embêter un petit peu Bruno Rotaillot. Euh ça ça avait été assez mal vécu en tout cas dans dans le camp de Bruno Rotaillot lorsqu'il avait dit qu'il y avait aucun candidat naturel pour la droite actuellement et qu'effectivement elle devait rassembler plus largement et qu'il était pas question de de ce cordon républicain, de ce cordon sanitaire qui avait été théorisé d'ailleurs par Jacques Chirac après l'élection de 2002 contre Jean-Marie Le Pen. vraiment là où il y a un basculement, je dirais très caractère enfin en bloc de de la droite républicaine vis-à-vis du du Front National à l'époque parce que avant dans les années 80 90 c'était pas du tout aussi clair et cette union des droites, elle existait de façon sporadique justement leur déchéance locale.

Donc effectivement Nicolas SarkoZi, il donne un coup de plus de de canif, il parle de cette conversation qu'il a eu avec Marine Le Pen, il la rassure et et on a le sentiment effectivement alors qu'il enterre un peu plus l'Union des droites mais surtout qu'il dit le républicain, l'union des droites, [rires] excusez-moi, et que et que justement en fait cette union des droites, il continue à à laisser entendre qu'elle doit se faire mais toujours au profit quand même de la droite et il n'entend pas que que la droite se range derrière le rassemblement. national parce qu'en fait c'est c'est un petit peu ce qui se passe dans sa famille politique depuis la victoire de Nicolas SarkoZi en 2007 et puis de surtout depuis sa défaite en 2012 et bien les leaders de droite continuent à penser qu'ils vont pouvoir réaliser la même OPA sur les voies de l'extrême droite qu'a réalisé Nicolas Sarkozi car quand même Yve Nicolas Sarkozi écrit dans ce livre je le cite le chemin de la reconstruction de la droite ne pourra passer que par l'esprit de rassemblement le plus large possible sans exclusive et sans anathème c'est un pas vers l'union des droites Oui, oui, oui, simplement. Bon, comme ça a été dit là, le faut pas se faire d'illusion.

C'est c'est la le le la, je veux dire, c'est le Rassemblement national qui absorbe les LR. C'est dire que si les LR vont dans cette direction, je donne pas cher de leur pot, ils disparaissent très très vite et et monsieur Retaillot peut passer à autre chose, faire autre chose et puis les uns et les autres peuvent dissoudre leur mouvement parce que c'est comme ça que ça va se passer. C'est-à-dire que si jamais il y a cette union qui se profile et bien elle se fera au bénéfice du Rassemblement national.

Est-ce que c'est ça que une partie de la droite française veut ? J'en suis pas persuadé parce que je suis désolé mais il y a une partie de la droite aussi qui regarde quel est le programme du économique du Rassemblement national. Et le programme économique du Rassemblement national, il est quand même pas très fréquentable, hein.

C'est un programme qui est pas très loin de la de de quoi qu'il en dise de la France insoumise par certains aspects. D'ailleurs, ils ont voté euh pour le PLFS, pour le projet de loi de finance, certaines dispositions qui ressemblaient avec des hais des hausses de fiscalité complètement déraisonnable. Donc euh je ne suis pas persuadé si vous voulez à commencer par le l'invité que vous aviez avant nous, je suis pas persuadé que ce soit cette droite là qui euh qui qui les inspire.

Finalement, l'objectif du patron du parti des Républicains Bruno Rotau, c'est d'essayer de capter l'électorat du Rassemble national. Oui. Le dit he faire l'union des droites mais sur le terrain.

Exactement. Euh c'est mais d'ailleurs c'est aussi l'objectif qui est un petit peu au au Rassemblement national également. C'est-à-dire qu'aujourd'hui Marine Le Pen, qu'est-ce qu'elle dit ?

D'ailleurs, elle dit que son parti n'est ni de gauche ni de droite. Donc elle va surtout pas prener une union des droites, à la différence, par exemple des des houristes du parti Reconquête. Euh et elle espère que cette qu'elle va finir de ramasser les derniers électeurs de la droite traditionnelle qui lui manquait pour justement passer au-dessus des des de la barre des des 50 %.

Euh Bruno Rotaillot, lui, il espère aussi euh bien pouvoir ramener dans son giron en fait les électeurs euh LR qui sont partis au Rassemblement national. Et c'est vrai que sur le programme, il y a quand même pas grand-chose qui les différencie aujourd'hui. Il y a beaucoup de de thématiques sur la question de l'immigration, sur la la question aussi de de de du régalien globalement, de la restauration de l'autorité de l'État et cetera où ils sont le Rassemblement national et les LR ont des positions assez similaires.

On finit en parlant de laïcité puisqu'on fêtera demain les 120 ans de la loi de 1905 sur la laïcité qui garantit, je le rappelle, la liberté de conscience, le libre exercice du culte et la neutralité de l'État et hasard du calendrier. Jean-Luc Mélenchon était auditionné ce weekend par la commission d'enquête de l'Assemblée nationale sur les liens supposés entre son parti la France insoumise et l'islamisme radical des accusations qu'il a rejeté en bloc. On l'écoute.

Évidemment que notre mouvement n'acceptera jamais l'entrisme religieux, ni de confier des responsabilités à quelqu'un qui dirait "Je le fais parce que je suis catholique et je vais expliquer les vertus catholiques ou les vertus juives ou les vertus protestantes qui sont des vertus respectables mais qui n'ont rien à faire dans notre organisation ni dans dans nos candidatures. Donc sur ce plan, je ne crois pas que mais si vous avez des difficultés à nous à nous à nous signaler, faites-le." Trard Jean-Luc Mélenchon qui n'a pas été vraiment inquiété par cette commission d'enquête lancée par Laurent Voquier sur de supposé atteintes à la laïcité de la France insoumise pour vous pour vous Jean-Luc Mélenchon fragilise vraiment la laïcité aujourd'hui ?

Je sais pas s'il fragilise la laïcité. Ce qui est sûr, c'est que il ne décourage pas, je dirais une certaine forme de militantisme à caractère islamiste qui se s'apparente quand même à une action politique, je dirais, et à un entrisme qui est flagrant. Et on peut pas dire que le la France insoumise s'y oppose de façon claire et nette.

Je veux dire le le discours de de Jean-Luc Mélenchon aujourd'hui est radicalement différent de celui qu'il tenait il y a 10 15 ans. Donc on va pas nous raconter d'histoire, on n'est pas complètement idiot. Et Jean-Luc Pénélchon, bon bah qui est un un politique madré euh c'est manier euh je dirais l'entoureloupe.

Mais en tous les cas, ce qui est sûr c'est que il faut descend défendre la loi de 1905 qui est une loi cathédrale je dirais. pour pour employer un un oxyor, mais qui est une loi tout à fait essentielle euh pas toujours comprise, c'est vrai, dans notamment aux États-Unis, dans beaucoup de pays émergents également, mais qui est une loi tout à fait nécessaire, essentielle et il faut vraiment que la France et bien se fasse respecter à partir aussi de cette loi. Aurore Marlval sur euh la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, je vais peut-être poser même la la question à l'inverse quand on a du côté de la droite des propositions d'interdiction du port de signes religieux euh dans l'espace public notamment pour euh les mineurs de moins de 18 ans, quand la France insoumise s'oppose à ce type de à ce type de proposition au titre de la liberté d'exercice du culte dans l'espace public.

Justement, est-ce que c'est pas une défense de la laïcité ? Alors, je oui, enfin encore une fois, la laïcité, elle est souvent mal comprise et aujourd'hui, elle est aussi euh je dirais sujette à des instrumentalisations euh de part et d'autre. La laïcité euh n'est pas une fin en soi.

Laïcité est la condition euh justement de réalisation de la promesse républicaine française, de la devise liberté, égalité, fraternité. C'est grâce à la laïcité justement qu'on y parvient. c'est parce qu'on enlève on sépare l'état de la religion et des influences que la religion pourrait avoir sur l'État qu'on peut justement faire émerger des citoyens libres et égaux.

Et effectivement lorsqu'il y a des mesures et aujourd'hui une partie de la droite et je pense que Laurent Voquetier se range un petit peu dans cette catégorie lorsqu'il fait ses propositions s'appuie sur la laïcité pour porter des coups systématiques contre la même religion qui est l'islam. Et lorsqu'on propose effectivement d'interdire le voile dans l'espace public, ça n'a pas grand sens au regard de la laïcité parce que la laïcité euh justement protège l'exercice aussi des cultes euh et n'interdit pas les sides religieux dans l'espace public. Il l'interdit pour les représentants de l'État dans les services publics ou dans les lieux qui sont des sanctuaires républicains comme l'école.

Effectivement, c'est hors de propos. Et quand on voit cette loi, si on l'appliquait, je vois mal encore une fois, ce serait peut-être pas une une entorse à la laïcité, mais en tout cas à la promesse républicaine de liberté et des qualités des citoyens. Si des policiers venaient contrôler les papiers d'identité de jeunes femmes dans l'espace public pour savoir si elles sont majeures ou non et si elles ont le droit de porter le voile.

Donc ça ne bénéficierait pas la laïité. Et puis en ce moment, on parle beaucoup de laïité à propos des crèches de Noël dans les mairies Yves dans certaines villes notamment à Béier la ville dirigée par Robert Ménard. C'est un problème de laïcité quand un maire met une crèche de Noël dans sa mai ?

Écoutez, il faut pas quand même non plus être ridicule. On est d'une culture judéo-chrétienne. La France est un pays judéo-chrétien.

Le fait qu'il y ait des moi, sincèrement, qu'il y a une crèche ici ou là dans une ville ou dans un bâtiment public, sincèrement, ça ne me choque pas du tout. Euh bon euh on sait aussi pourquoi Robert Menard le fait. Euh il a aussi il a il a [rires] aussi son côté son caractère provocateur, on le connaît.

Mais bon, cela dit, il est pas le seul. Il y a d'autres maes j'imagine, qui font ça en toute euh en toute bonne foi. Et mais moi, sincèrement, ça veut pas, je veux dire, faut pas qu'on renie non plus nos origines judéocchrétiennes.

On est un pays judéochrétien, on va pas dire le contraire. Donc faut pas exagérer non plus quoi. Aurore des crèches installées dans les mairies par des maires dans nos communes.

Est-ce que ça vous pose problème en terme de neutralité de l'État ? Ben oui, enfin dans dans je pense que euh aujourd'hui on a du mal à faire comprendre et appliquer cette loi de 1905 et le problème c'est que ces ces initiative prête le flanc euh ensuite euh à euh justement euh et bien un petit peu euh enfin l'expression d'un poids de mesure. Alors effectivement que la région euh la la religion catholique est est enfin est sur le sol français depuis très longtemps et et n'a pas du tout le l'histoire l'historique que qu'à l'islam.

Euh cependant, on voit bien que il y a à chaque fois à la fin de l'année cette espèce de concours de qui fera la plus grosse crèche dans sa collectivité entre certains maire de droite. Et je trouve que c'est dommage parce qu'en fait ça ça jette le discrédit euh et bien sur ensuite tout ce qui peut se passer parce que à ce titre-là c'est une brèche, c'est un petit coup de canif. Alors on dira pas mais c'est quand même c'est quand même important.

Alors, on reste dans le thème de la crèche de Noël euh pour finir avec l'histoire du jour qui d'ailleurs y est racontée euh par le journal Le Figaro à propos de la foire aux centons de Marseille. Les santons, ces petites figurines qui viennent décorer les crèches de Noël et les maisons pendant les fêtes de fin d'année. Et la foire au centon de Marseille, c'est une institution.

Elle s'organise chaque année sur le vieux port depuis plus de 220 ans. 400000 visiteurs, ils sont passés l'an dernier. Cette année, 21 artisans santonniers, ils sont présents pour vendre leur création.

Et il y en a pour tous les goûts. Vous avez les sentons classiques pour la crèche, les santons historiques comme Napoléon, Charles de Gaul, mais aussi les santons originaux. Jean-Claude Dus, le fameux personnage des bronzés fonduski dans sa célèbre comb combinaison orange à son santon.

Le professeur Raoul bien sûr à son senton depuis la période du Covid, mais aussi le senton de Bernard Tapé a beaucoup de succès cette année dans la cité faocéenne. Alors euh Claude, un centonnier interrogé dans le journal de Figaro, l'affirme, je le cite, "To les 100 tons de la foire de Marseille sont faits en Provence. Il faut d'abord les mouler puis les faire cuire.

Avant de les peindre à la main, il faut une journée pour peindre environ 400 tons. Et donc pour les enfants qui voudraient apprendre ce savoir-faire ancestral, tous les mercredis, une centonnière vient à la foire de Marseille et montre comment mouler ses propres santons. La foire des cantons de Marseille, c'est jusqu'au 4 janvier 2026.

Et vous êtes plutôt senton classique ou Jean-Claude Dus ? B plutôt classique. Classique.

Voilà, on reste dans le classicisme pour les Santon. Merci beaucoup d'avoir participé à ce club. C'est la fin de cette émission.

Merci à tous de l'avoir suivi et demain vous retrouvez Orian Manchini au commande de la matinale. Très bonne suite des programmes sur Public Sénat. [musique]

Budget de la sécu : Lecornu toujours en quête de voix — Bruno Retailleau · Pourquijevote