REPLAY - Emmanuel Macron dénonce les violences du 17 octobre et annonce des mesures • FRANCE 24
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« il y a eu plusieurs milliers de de gardes à vue. Évidemment plusieurs centaines de personnes incarcérées »
- 1:25Invité politiqueFait
« des actes politiques et même séditieux qui ont été conduits par des groupes organisés d'ultra-gauche qui visent à faire tomber la République »
- 3:26Invité politiquePromesse
« un conseil de défense sera réuni demain sous mon autorité et nous prendrons des décisions supplémentaires »
- 9:21Invité politiqueFait
« seules les manifestations organisées à la demande de syndicats seront autorisées samedi »
Temps de parole
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Et priorité au direct, je vous invite à rejoindre l'Élysée d'où nous parviennent ces images, Emmanuel Macron qui prend la parole à l'issue de ce conseil de sécurité, on va écouter le chef de l'État. Il est évident que il y a eu des défauts d'anticipation et des éléments de surprise samedi dernier mais j'ai pu m'exprimer dimanche soir pour commencer à en tirer les conséquences et depuis le gouvernement est à la tâche avec l'ensemble des services compétents. Comme annoncé, les préfets ont déjà pris partout où c'était nécessaire plusieurs dispositions pour interdire des rassemblements, manifestations, décider de couvre-feu, ils sont tenus. La nuit dernière là encore montré.
Et donc le ce dispositif se fait dans le cadre de notre droit et permet de rétablir l'ordre. Suite à ce qui s'est passé samedi dernier, la justice est aussi au travail, mobilisée, il y a eu plusieurs milliers de de gardes à vue.
Évidemment plusieurs centaines de personnes incarcérées, tout ça se poursuit et le travail va se poursuivre et en temps voulu les détails seront donnés à la fois sur les les profils et les suites mais c'est la plus grande sévérité qui a été demandée à juste titre par le garde des sceaux au parquet et chacun mesure évidemment l'importance de la réponse car cela et des enquêtes plus approfondies sont menées pour les actions les plus sophistiquées qui ont été conduites parce que nous avons eu samedi dernier tout à la fois des actes politiques et même séditieux qui ont été conduits par des groupes organisés d'ultra-gauche qui visent à faire tomber la République, soyons clairs et c'est ce qui est assumé par ces derniers avec une extrême dangerosité, une très grande violence et une planification et à côté de ça des actes de délinquance sur lesquels nous devons aussi avoir la plus grande dureté mais qui ne sont pas de la même nature.
Face à ça, vous l'avez compris, la détermination est complète et nous avons un travail qui est conduit, comme je l'ai dit dimanche soir, qui est à la fois le retour à l'ordre, les couvre-feux, les interdictions et ce qu'on va faire pour la suite, je vais y revenir, et aussi le travail qui est mené avec les forces politiques et les forces syndicales comme il se doit. Hier, le Premier ministre, accompagné des ministres compétents, a pu voir les organisations syndicales. Il y aura à voir les forces politiques cet après-midi et plusieurs maires. On va se rendre d'ailleurs demain avec des membres du gouvernement aussi sur le terrain.
Et donc ce travail de concertation se poursuit pour que chacun prenne ses responsabilités. Lundi prochain, conformément à ce qui a été dit dimanche soir, le Premier ministre et le gouvernement réuniront les organisations lycéennes, étudiantes, les enseignants, les organisations syndicales, les organisations patronales, les collectivités territoriales et les parlementaires pour aussi que le dialogue et le travail se poursuivent sur les demandes et les revendications légitimes, en particulier pour notre jeunesse.
Dans ce contexte, pour ce qui est des prochains jours et en particulier de de samedi, la doctrine qui a été arrêtée, de manière très claire, c'est que partout où il y a une volonté de de manifester, de se regrouper, des demandes qui sont faites par des gens qui n'ont aucune légitimité pour cela, elles seront interdites par les préfets. Parce que c'est pas le moment, parce que nous voulons le retour au calme. Partout où des organisations syndicales déposeront ces demandes, elles seront examinées conformément à notre droit par les préfets. Mais on leur proposera des tracés alternatifs pour protéger nos centres-villes et en particulier nos commerces et nos bâtiments publics.
Les règles sont simples et je crois que c'est du simple bon sens. La recommandation générale, c'est qu'il y ait pas de manifestation dans les jours à venir. Les gens qui veulent continuer à manifester, quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs. Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira pour que le calme soit là, pour qu'on puisse protéger les commerces, pour qu'on puisse aussi protéger les bâtiments publics. Évidemment, je remercie le ministre de l'Intérieur pour cela. Les forces mobiles sont très fortement sollicitées dans ce contexte pour que la réponse soit à la hauteur.
Suite à la réunion d'aujourd'hui, pour bien préparer les choses, un conseil de défense sera réuni demain sous mon autorité et nous prendrons des décisions supplémentaires. Je vous remercie beaucoup.
Voilà pour cette brève prise de de parole du chef de l'État français qui a pris le temps quand même d'expliquer les choix interdictions autorisations des des manifestations dans plein dans Rosine parce qu'il y a cette grande mobilisation annoncée à l'appel des des gilets jaunes pour samedi à laquelle certains syndicats, je pense notamment à la CGT vont se vont se rallier mais avant cela, il y a d'autres manifestations dont une cet après-midi convoquée cet après-midi interdite par par la préfecture de de police. Donc le chef de l'État a expliqué longuement pourquoi ces manifestations étaient autorisées ou pas. L'enjeu dit-il c'est de de protéger les les zones des des commerces.
Ce que j'ai compris, c'est que peut-être que samedi bah soit avec les gilets jaunes, il y a des syndicats et à ce moment-là, on leur proposera des tracés alternatifs effectivement pour éviter que les centres-villes soient attaqués et les commerces dégradés. Donc sans doute que cette manifestation des gilets jaunes sera refusée en tout cas dans le centre de Paris. Alors est-ce que là ça Alors on apprend à l'instant qu'il y a un parcours de manifestation qui a été validé entre Bastille et Nation interdit vers Opéra.
Donc ce qu'on ne sait pas c'est que si c'est la manifestation de samedi ou celle de cet après-midi parce qu'il y a des étudiants qui entendent manifester cet après-midi malgré l'interdiction. On vous montrera tout à l'heure ce ce tract qui a été diffusé malgré l'interdiction. Les jeunes entendent donner de la voix dès dès aujourd'hui. Le problème c'est que plus le gouvernement plus les plus les autorités vont interdire, plus ça va donner envie aux uns et aux autres de manifester et d'en découdre. Ça c'est évident. Maintenant c'est effectivement la grosse manifestation de de de samedi et ça c'est c'est dans le fond ce qui inquiète Lyon a déjà dit il n'y aura pas de manifestation à Lyon.
L'interdiction est tombée ce matin. Oui à Lyon, pas de manifestation. Donc là on a un Emmanuel Macron assez court, il fait pas dans la dentelle, voilà. euh l'image quand même de cette table ronde des ministres, l'idée c'est ? C'est de dire "Bah, je je je suis là après les 5 jours Oui, c'est je suis là et puis vous allez voir ce que vous vous allez voir. Euh, il a fait aucun mea culpa, il a laissé Sébastien Lecornu et Laurent Nunez euh, se dépatouiller avec en se flagel- en s'auto-flagellant.
Et lui, le le chef de l'État, alors on lui reproche d'être allé dans le golf, de ne pas avoir été été là, mais je pense qu'il suffit pas qu'un un président soit présent je pense que c'est pas un bon procès euh, on en avait déjà parlé Élisabeth, mais euh, il me semble que il va là euh, à essayer de de de d'aller au au centre du nœud gordien de de de du problème de carburant. Euh, donc d'aller euh, dans le golf et de dans d'enfiler son son costume de diplomate, c'est pas non plus délirant. Donc là-dessus, c'est pas un très très bon procès.
On le voit, il est là et de toute façon, un président de la République qui est absent, il y a le téléphone, hein, je veux dire on n'est plus au moment des des pigeons voyageurs, donc s'il a envie de donner des ordres, il les donne. Donc, vous savez, ces ces grands dispositifs en vérité, euh, c'est je dis pas que c'est du théâtre, mais tout est décidé de toute manière euh, ce sont des gens qui communiquent entre eux.
Donc, donner le sentiment qu'il y a une grande réunion avec tous les services de renseignement, c'est sans doute pour valider ce qui a déjà été euh, décidé, ça s'appelle de la com, c'est pour montrer que voilà, euh, le gouvernement est à la tâche et qu'il va protéger euh, les les Français dans toutes leurs dimensions, dans les centres-villes, les commerçants, et cetera. Voilà, la réunion du jour, mais celles aussi qui vont suivre parce qu'il y a un conseil de défense qui est annoncé pour euh, pour demain par le chef de l'État à l'instant.
Marie Chester, vous êtes toujours euh, devant euh, devant l'Élysée, euh, plusieurs réunions à l'agenda aujourd'hui et donc a priori, ça va ça va continuer comme ça.
Oui, effectivement, et ce qu'on a pu dire tout de suite, hein, c'est que bien contrairement aux aux jours précédents, le président de la République euh, a montré un ton plus calme, ferme, mais euh, plus calme, il est euh, apparemment apparemment plus apaisé hein suite à ce conseil de défense qui a eu lieu ce matin qui s'est qui a duré très longtemps hein plus de 2h avec les services de renseignement, le Premier ministre, le ministre de l'Intérieur et le garde des Sceaux qui ont pu lui expliquer l'ensemble des dispositifs qui avaient mis été mis en place et bien depuis les débordements de ce weekend, il s'est félicité le président de la République de la réponse judiciaire en particulier qui avait été mise en place, c'est vrai que toute la semaine nous avons vu défiler les uns derrière les autres les personnes qui avaient été interpellées au tribunal à Paris notamment et ces comparutions immédiates qui ont été souvent suivies de mandats de dépôt.
Le président de la République qui s'est également félicité de la mise en place de dispositifs ponctuels localisés d'un certain nombre de couvre-feu qui ont permis à ce que de nouvelles violences n'éclatent pas cette semaine et puis pour samedi et bien le président de la République annonce effectivement l'interdiction de ces manifestations qui ne seront pas organisées par les syndicats.
Pourquoi et bien parce que effectivement depuis le début de de ces manifestations, ce qui était reproché au cortège, c'est qu'il n'y avait pas de service de sécurité et donc l'explication qui en est faite, c'est que les manifestations organisées par les syndicats pourront se tenir si des débordements sont prévisibles et bien effectivement le président de la République explique que des parcours alternatifs pourraient être décidés. Voilà, seules les manifestations organisées à la demande de syndicats seront autorisées samedi hein. Voilà les les mots du chef de l'État il y a il y a quelques instants.
Emmanuel Macron qui dénonce par ailleurs Roselyne une volonté de l'ultra-gauche de je le cite faire tomber la République. Oui, des il parle de d'actes politiques donc de l'ultra-gauche. Euh des c'est séditieux. Donc les mots oui sont forts et selon lui, il y a deux formes de d'attaques. Il y a celle-ci dont on vient de parler, l'ultra-gauche, des actes politiques qui veulent faire tomber la République mais oui mais ça c'est pas c'est pas c'est pas nouveau, on connaît. Euh on l'a vu à Limoges typiquement la mairie où la mairie de Marseille, ça ce sont les actes de de l'ultra-gauche qui est dans le fond l'anarchie, c'est-à-dire tout ce qui est le symbole de l'État, on vient le le détruire.
Donc ça oui, c'est le le c'est ce que fait l'ultra-gauche, c'est ce qu'on ce qu'ils avaient fait également, vous vous souvenez euh à le G8 euh vous vous souvenez à je ça me Je crois que je suis un peu fatigué comme comme tout le monde. À Gênes à Gênes, voilà. Euh les forces de l'ordre qui avaient dû lutter contre une ultra-gauche extrêmement violente. Et puis il y a et pour lui d'autres délinquances qui sont les actes qu'on a vu dans les magasins avec avec les jeunes.
Voilà, avec des conséquences quand même euh assez immédiates et pour les commerçants, j'évoquais tout à l'heure dans le dans le journal ce constat qui qui est fait, il y a une une grande inquiétude des des commerçants français à l'approche de cette rassemblement de cette mobilisation de de samedi et certains ont commencé à à s'armer, à se procurer des armes non létales, des bombes lacrymogènes notamment des des matraques. Ça c'est un constat qui est fait dans les villes qui ont été durement touchées le le weekend dernier. Ça va être quoi un weekend à risque qui nous ?
Il y a plusieurs points sensibles, il y a Paris évidemment mais il y a aussi Orléans, on écoutait tout à l'heure le maire d'Orléans s'exprimer avec un congrès du Rassemblement National, des appels à manifester contre l'extrême droite. Enfin ça fait plusieurs dossiers qui se croisent là. Vous imaginez ce qui se passera si Marine Le Pen dans 6 mois était était élue et qu'elle entrait à l'Élysée, les manifestations Voilà, bah ça ça donne un peu une idée.
Donc le congrès oui du Rassemblement National à Orléans, donc une manifestation à laquelle se rendra d'ailleurs visiblement le premier secrétaire du Parti Socialiste Olivier Faure donc qui risque qui va mobiliser beaucoup de de forces de l'ordre et et et et puis c'est ce qu'avait dit aussi Sébastien Le Cornu, on est à l'approche d'une élection présidentielle donc tout va se cristalliser du côté notamment des extrêmes et puis avec les revendications de plusieurs corps.
Alors il y a les les lycéens bien sûr mais il y a des syndicats pour justement se faire entendre des prochains des candidats à la présidentielle si quand ils seront quand enfin il y en aura un d'élu en tout cas qu'ils entendent les revendications. Ils se disent tous c'est pour ça que ça risque de ne pas baisser cette tension parce que ils veulent mettre le paquet sur leurs revendications. C'est le moment en quelque sorte de se faire entendre de tous les candidats.
Emmanuel Macron en quelque sorte c'est comme disent les anglo-saxons le lame duck, c'est le canard boiteux, c'est-à-dire qu'il reste 6 mois voilà à à à à vivre non pas à vivre mais à vivre à l'Élysée qu'en tant que que président de la République. Donc il n'a il n'a pas beaucoup de levier, il a il a pas de majorité, il peut rien faire, il peut rien donner et d'ailleurs Sébastien Lecornu s'il ne s'est pas trompé euh voilà ce sera au prochain de de trancher. C'est le débat présidentiel qui tranchera les grandes questions que ce soit Parcoursup ou tout autre chose.
Euh il y a quand même cette annonce d'Emmanuel Macron ou cette confirmation hier les les organisations syndicales qui à la même heure étaient reçues à Matignon par Sébastien Lecornu déploraient l'absence des des organisations lycéennes et étudiantes. Le chef de l'État vient de confirmer qu'elles seront bien reçues donc lundi, ça c'est l'une des autres annonces du président français il y a quelques instants lundi en plein milieu des des vacances 2 jours après un nouveau rassemblement. Est-ce que là aussi c'est c'est opportun comme comme ? C'est celui qui est fait mais la question peut être posée. On on arrête pas de répéter depuis le le début pourquoi ne les pas les avoir reçus bien plus tôt.
Là ils sont encore une dernière fois là ils sont un peu la la dernière roue du carrosse ceux qui sont reçus en dernier après les maires, après les chefs de partis, après les syndicats. Oui ça a été une erreur franchement il y a eu il y a eu des erreurs de A à Z en vérité mais celle-ci est est assez euh dommageable parce que Sébastien Lecornu pouvait dans un premier temps, au lieu de renvoyer les délégations auprès de son ministre de l'éducation, il pouvait effectivement recevoir une délégation de de lycéens. Euh, j'ai envie de dire que ça ne mangeait pas de pain et que c'était peut-être une façon de dialoguer, de ne pas se sentir méprisé du côté des des lycéens.
Donc oui, beaucoup d'erreurs ont été faites quand Sébastien Le Cornu dit, toujours dans ce langage étonnant pour un Premier ministre, on a merdé. Oui, ils ont merdé pas seulement sur l'autorité et les défaillances de de l'ordre, mais ils ont merdé, pardonnez-moi l'expression qui n'est pas la mienne, merdé sur un la communication, sur quand on voit effectivement que un Emmanuel Macron va la veille d'une d'une manifestation, donc le du 17 octobre, le 16 octobre, il est au concert de Céline Dion avec son épouse Brigitte. Alors, il a le droit d'y aller, mais Brigitte Macron qui enserre dans ses bras euh la Madame Arnault qui est la femme de Bernard Arnault, donc le multimilliardaire.
Bon, vous dites, il y a il y a peut-être un petit décalage, il y a peut-être une erreur de communication qui a été faite, bien évidemment. Donc ça, ça donne un côté complètement à la fois lunaire et déconnecté de de de la société. Et ça, ça coûte pas d'argent, vous voyez. Euh, c'est du bon sens. Merci Rosine. Restez avec nous, on va marquer une courte pause.
Emmanuel Macron