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InterviewC à vous (sur YouTube)· 23 mai 2026 13 minComplaisantFond programmatiqueInstitutions & électionsÉducation & rechercheSolidarités & familleJustice

Présidentielle 2027 : quelles sont les 3 priorités du candidat Édouard Philippe ?

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Il y a une chose que le prochain président de la République devra probablement faire, c'est dissoudre.

  • 2:29OuverteRéponse partielle

    Vous en avez d'autres en tête ?

  • 2:34FerméeÉludée

    Retraite, non ? Pas de référendum-retraite ?

  • 2:58OuverteRéponse directe

    Ça veut dire quoi ? Plus de moyens ? Plus de personnel ?

  • 4:07OuverteRéponse directe

    La deuxième priorité, le financement de notre modèle social.

  • 5:28OuverteRéponse directe

    La justice, c'est – Il y a d'autres sujets juste après.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:03Locuteur non identifiéFait
    « La règle d'or, en clair, c'est de limiter à 1% le déficit public à compter de 2032, et de l'inscrire dans la Constitution. »
  • 4:36Invité politiqueFait
    « nous sommes en train de faire financer la totalité de notre modèle social par des actifs qui sont de moins en moins nombreux et qui financent de plus en plus de dépenses pour des gens qui ne sont plus actifs ou qui ne sont pas actifs. »

Temps de parole

  • Édouard Philippe63 %
  • Locuteur non identifié22 %
  • Locuteur non identifié 26 %
  • Locuteur non identifié 32 %
  • Locuteur non identifié 42 %

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur non identifié

Il y a une chose que le prochain président de la République devra probablement faire, c'est dissoudre. Il

0:06
Édouard Philippe

va se trouver, le prochain président de la République, quel qu soit, dans cette situation d'avoir

0:09
Locuteur non identifié

un

0:10
Édouard Philippe

Parlement dans lequel il n pas de majorité et dans lequel

0:12
Locuteur non identifié

il

0:13
Édouard Philippe

n a aucune hypothèse où il aura une majorité, quelle qu'il soit.

0:15
Locuteur non identifié

Bon, donc il va falloir qu'il prononce une dissolution. Et

0:19
Édouard Philippe

donc qu choisisse la date de cette dissolution. Il peut le faire immédiatement élu ou attendre deux à trois semaines,

0:24
Locuteur non identifié

ce qui lui donne un petit peu de temps, notamment

0:27
Édouard Philippe

pour organiser un référendum. – Dès le début de son mandat. Et moi j'ai indiqué, j'ai indiqué l'année dernière, je le dis parce que tout à l'heure vous disiez que je ne faisais pas souvent état de ce que je voulais faire, mais dès l'année dernière j'ai indiqué que le prochain président de la République pouvait avoir à sa disposition la possibilité,

0:42
Locuteur non identifié

très

0:43
Édouard Philippe

tôt dans l'exercice de son mandat, de déclencher un référendum. Combien ? C'est votre volonté ? – Il peut en faire un, il peut en faire plusieurs, vous ne pouvez pas en faire trop parce que vous savez, d'abord matériellement il faut les organiser, faut quand des urnes, faut quand des bureaux de vote, Bon, c'est compliqué, et puis il faut que

0:56
Locuteur non identifié

le débat public soit clair. Mais un référendum sur quoi ? Mais vous pouvez en organiser. Il y un sujet. La règle d 'or ? Par exemple. La règle d'or, en clair, c'est de limiter à 1% le déficit public à compter de 2032, et de l'inscrire dans la Constitution.

1:09
Édouard Philippe

D'abord, je n pas trop de problèmes avec le mot rigueur, mais je préfère le mot sérieux.

1:13
Locuteur non identifié

On peut se fixer comme règle d'être sérieux. Vous arrivez à l'églisez votre programmation vous dire que ça devrait rassurer tout le monde.

1:20
Édouard Philippe

Quelqu'un qui aspire à devenir président de la République dise Ce que je vous propose, c'est de commencer par être sérieux.

1:25
Locuteur non identifié

Moi, je trouve ça plutôt rassurant. En

1:27
Édouard Philippe

tout cas, je pense que ça peut s'entendre. Et le sérieux avec l'argent public, le sérieux avec les comptes de l'État, ce n pas une obsession de comptable.

1:33
Locuteur non identifié

J

1:34
Édouard Philippe

beaucoup de respect pour les comptables. C'est des gens importants. Mais je ne pas comptable dans l'âme.

1:38
Locuteur non identifié

Le

1:38
Édouard Philippe

souci de l'argent public, c'est très exactement ce qu disait tout à'heure. C'est la capacité à financer les efforts dont on a besoin. C'est la capacité à

1:45
Locuteur non identifié

créer

1:46
Édouard Philippe

les marges de manœuvre dont on va avoir besoin un jour. Et c'est aussi la capacité à être libre.

1:51
Locuteur non identifié

Parce que vous connaissez tous ça, tous les Français savent ça dans leur vie. Quand vous êtes soumis financièrement à quelqu'un, vous

2:01
Édouard Philippe

n'êtes pas libre. Donc être endetté, c'est possible. Mais ne plus pouvoir contrôler votre endettement, rentrer dans une spirale où vous n'êtes plus libre de vous-même, pour un État, c'est dangereux. Il y a des gens bien plus intelligents que moi, bien plus glorieux que moi, qui l'ont dit avant moi, mais je m'en inspire. Pierre Mendès France disait ça, il le disait plutôt à gauche. Le général de Gaulle disait ça, il le disait plutôt à droite. Dans les deux cas, ça me va bien. Parce que dans les deux cas, c'est vrai.

2:22
Locuteur non identifié

Votre première décision, on a compris, c'est de dissoudre l'Assemblée nationale, si vous êtes élu président de la République, de faire un référendum, inscrire pourquoi pas à la règle d'or. Vous en avez d'autres en tête ? De

2:30
Édouard Philippe

référendum ? Non, je pense que celui-là peut être utile. On verra s'il en faut d'autres. Et ensuite, j'aurai des priorités.

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Locuteur non identifié

Retraite, non ? Pas de référendum-retraite ? On

2:37
Édouard Philippe

verra. Mais ensuite, j'aurai des priorités. Les priorités de mon mandat, elles sont aujourd'hui au nombre de trois. et elle concerne d'abord l'école

2:45
Locuteur non identifié

qui,

2:46
Édouard Philippe

mon avis, le problème

2:48
Locuteur non identifié

qui,

2:50
Édouard Philippe

s'il n'est pas réglé, nous interdira de régler tous les autres

2:54
Locuteur non identifié

et notamment de les régler durablement. J

2:56
Édouard Philippe

'aurai, pendant la campagne, l'occasion de faire beaucoup de propositions.

2:58
Locuteur non identifié

Ça veut dire quoi ? Plus de moyens ? Plus de personnel ?

3:01
Édouard Philippe

Ça voudra dire probablement plus de moyens consacrés à l'école. Vous savez, aujourd'hui, le budget de l'éducation nationale augmente. Une bonne partie de la dépense intérieure d'éducation, c'est-à-dire l'ensemble des dépenses publiques des collectivités territoriales de l'État et des privés restent stables en pourcentage du PIB, mais au prix d'une part croissante accordée aux pensions.

3:19
Locuteur non identifié

Et on ferme des classes, par exemple. Enfin, ça,'est très concret pour ceux qui nous écoutent. On a un nombre d'élèves

3:23
Édouard Philippe

qui diminue. Il peut arriver qu'on ferme des classes, il peut arriver qu ferme des écoles. Mais à la fin de la fin, notre système éducatif,

3:31
Locuteur non identifié

il n'est plus... Je

3:34
Édouard Philippe

ne pas comment il faut le dire, parce qu'on n'est pas dans une compétition.

3:37
Locuteur non identifié

Il n'est plus compétitif par rapport aux autres. Il

3:40
Édouard Philippe

accroît les inégalités sociales plutôt qu'il ne les réduit. C'est quand même gênant quand vous dites que l'école, c'est l'école de la République. La vérité, c'est qu'il n'y pas un système éducatif dans tous les pays de l'OCDE

3:49
Locuteur non identifié

qui

3:49
Édouard Philippe

soit à ce point inégalitaire socialement.'est quand même un truc, on devrait en avoir honte collectivement. Bon, vous voyez bien que le niveau,

3:55
Locuteur non identifié

c

3:55
Édouard Philippe

'est compliqué de regarder la question du niveau, c'est difficile. Vous avez toujours les vieux schnocks qui vous expliquent que le niveau baisse. enfin, peut-être que moi aussi, suis en train de basculer vers les vieux schnocks. C'est ça aussi, avoir un peu d'expérience. Mais enfin, n'empêche que, vous voyez bien,

4:05
Locuteur non identifié

'est parler d'orthographe. Première priorité, l

4:07
Édouard Philippe

'école, Edor Philippe. Deuxième priorité, le financement de notre modèle social.

4:11
Locuteur non identifié

C

4:11
Édouard Philippe

'est là que le bas blesse. Il ne pas du tout se séparer du modèle social. On a besoin d'un modèle social français. On est fiers de notre modèle social. La sécurité sociale, c'est une des grandes œuvres du XXe siècle. On doit en être fiers, on a envie de la défendre. On a envie de faire en sorte que les retraités puissent vivre dignement. On a envie que lorsque vous êtes confrontés à la maladie, à la souffrance ou à des accidents de la vie, il y ait

4:29
Locuteur non identifié

collectivement

4:31
Édouard Philippe

un organisme qui vous accompagne, évidemment.

4:34
Locuteur non identifié

Mais nous sommes en train de

4:36
Édouard Philippe

faire financer la totalité de notre modèle social

4:38
Locuteur non identifié

par

4:39
Édouard Philippe

des actifs qui sont de moins en moins nombreux et qui financent de plus en plus de dépenses pour des gens qui ne sont plus actifs ou qui ne sont pas actifs, qui sont de plus en plus nombreux. Le truc, pardon,

4:48
Locuteur non identifié

c'est

4:50
Édouard Philippe

vrai pour les retraites, c'est vrai pour tous les autres domaines.

4:52
Locuteur non identifié

Ça ne tient pas. Et comme

4:55
Édouard Philippe

ça ne tient pas, on le finance par de la dette.

4:57
Locuteur non identifié

Et cette dette, elle s'accumule. Et au fur et à mesure qu'elle s'accumule et que les taux d'intérêt augmentent, On doit la rembourser. Et

5:05
Édouard Philippe

ça, ça se fait en taxant de plus en plus les actifs, en nous rendant de moins en moins compétitifs par rapport à d'autres économies. Mais je ne parle même pas de la Chine, je ne parle pas du Vietnam, je vous parle de l'Allemagne, de l'Espagne, de l'Italie.

5:16
Locuteur non identifié

Donc

5:17
Édouard Philippe

si on ne règle pas cette question de l'organisation et du financement de notre modèle social,

5:21
Locuteur non identifié

on

5:21
Édouard Philippe

va au-devant de très grandes déconvenues. Et puis la troisième priorité, c'est la justice.

5:28
Locuteur non identifié

La justice, c'est – Il y d'autres sujets juste après, Edor Philippe. Excusez-moi,

5:31
Édouard Philippe

je suis un peu long, mais en même temps, si je commence à expliquer ce que je veux faire, on me dit « t'es gentil, mais t'es long ». Et si je ne le dis pas, on me dit « t'es gentil, mais tu ne dis rien ». Il y un moment où j'ai bien compris que j'étais gentil, mais je vais quand même dire ce que j'ai envie de dire. Donc, troisième sujet, troisième priorité, la justice. La justice parce que c'est le maillon faible de l'autorité de l'État, c'est le maillon faible de notre système qui doit garantir l'ordre à nos concitoyens. Non pas du tout parce que les magistrats seraient incompétents ou probablement parce que pendant très longtemps, ils n'ont pas eu assez de moyens.

Et il faut saluer tout ce qui a été fait depuis 10 ans pour l'augmentation massive des moyens en matière de justice, mais pour plein d'autres raisons encore. Des raisons de carrière, des raisons de formation peut-être, des raisons d'organisation, ça c'est certain. Aujourd'hui, on a une justice, pas simplement une justice pénale. On a un outil carcéral qui est devenu presque inutilisable tellement il est soumis à une pression démographique.

6:21
Locuteur non identifié

Mais on

6:22
Édouard Philippe

a une justice qui est trop lente, justice commerciale, justice familiale, justice civile qui est trop lente et

6:30
Locuteur non identifié

qui devient donc, encore une fois, sans que les magistrats ne le souhaitent, un facteur de désordre plutôt

6:36
Édouard Philippe

qu'un élément d'ordre. Donc il faut que sur ces trois points, on agisse massivement. Sur d'autres aussi. Permettez-moi de dire,

6:42
Locuteur non identifié

peut

6:42
Édouard Philippe

-être qu'en disant ça, je m'avance. Si véritablement, dans les 5 ans qui viennent,

6:48
Locuteur non identifié

on a réglé la question de l'école,

6:51
Édouard Philippe

on a réglé la question du financement et du modèle social, on a réglé la question de la justice, moi je fais confiance aux Français pour inventer la vie qui va avec. Ils sont pleins de talents, ils sont pleins d'énergie. Partout où vous allez en France, partout, vous voyez des initiatives qui sont exceptionnelles, des compétences, des talents, des enthousiasmes, des solidarités exceptionnelles. Mais les Français, vont inventer la vie qui va avec. Mais simplement,

7:12
Locuteur non identifié

il faut régler ça. Parce que si on ne le règle pas, on va continuer à pédaler dans la smoule. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle en 2027. Vous êtes candidat depuis septembre 2024. On vous reproche d'ailleurs un certain attentisme, un rythme trop poussif. Aujourd'hui, c Gabriel Attal qui a annoncé qu'il était candidat à l'élection présidentielle. Apaiser, élever, s'élever, grandir, conquérir, renouer avec un optimisme, parce que moi je n'en peux plus de cette politique française où c'est 50 nuances de gestion du déclin.

C'est parce que j'aime profondément la France et que j'aime profondément les Français que oui, cher Pierre, j'ai décidé d'être candidat à la présidence de la République. Vous l'entendez cette petite musique chez vos opposants ? Certains comparent votre duel à celui entre Jacques Chirac et Édouard Balladur de 1995. vous seriez édouard balladur on avance dans les sondages mais lui est moins bon en campagne et il est conventionnel alors je

8:08
Édouard Philippe

crois que je crois pas que gabriel dit ça mais je sais que ses équipes dit ça

8:11
Locuteur non identifié

je

8:13
Édouard Philippe

vous dire moi j'ai été chiracien

8:15
Locuteur non identifié

voilà

8:16
Édouard Philippe

une différence avec gabriel moi j'ai été chiracien

8:18
Locuteur non identifié

en

8:18
Édouard Philippe

bon chiracien je vous dirais assez volontiers que ça m'entouche une somme remue l'autre

8:21
Locuteur non identifié

moi

8:24
Édouard Philippe

j'aime les campagnes je gabriel et candidats très bien

8:26
Locuteur non identifié

bruno retailleau candidat très bien une

8:29
Édouard Philippe

campagne ça se prend au sérieux. C'est un bon moment, une campagne. Moi, je fais partie des gens qui pensent que les campagnes électorales, ça sert à quelque chose.

8:34
Locuteur non identifié

Ça

8:34
Édouard Philippe

sert à dire ce qu veut faire, ça sert à dire qui on est et ce qu'on veut faire. On sert toujours à ça, une campagne. Moi, j'adore ça.

8:39
Locuteur non identifié

Des campagnes, j'en ai fait beaucoup depuis 2002. J'en ai perdu quelques-unes. Puis

8:45
Édouard Philippe

j'en ai gagné quelques autres. J'adore ça. Et j'en ai gagné des difficiles.

8:48
Locuteur non identifié

Parce que gagner au Havre, quand on s'inscrit dans ma lignée politique, quand

8:55
Édouard Philippe

on dit des choses qui sont parfois impopulaires, c'est difficile. Donc j'adore les campagnes Moi, vois ça avec beaucoup, beaucoup de sérénité. Et je vais à mon rythme. Et

9:04
Locuteur non identifié

peut-être qu'il des gens qui trouvent que je vais trop lentement. Vous affirmez encore une fois ce soir que vous êtes contre la primaire du socle commun ? La primaire, elle n'aura pas lieu.

9:12
Édouard Philippe

Et j'ai dit pourquoi pas du tout, parce que je serais contre par principe les primaires. En 2016, j'ai participé,

9:18
Locuteur non identifié

plus

9:18
Édouard Philippe

exactement, j'ai participé à l'organisation d'une primaire et j'ai accompagné un candidat dans une primaire. Je ne suis pas contre le principe des rires. Je dis juste qu'aujourd'hui, dans

9:26
Locuteur non identifié

le

9:27
Édouard Philippe

spectre politique tel qu'il existe aujourd'hui, il n pas de place pour cette primaire parce que

9:32
Locuteur non identifié

le champ politique est beaucoup trop large et

9:34
Édouard Philippe

la confiance entre les partis est beaucoup trop faible. Et donc si Gabriel Attal gagnait cette primaire, je ne crois pas du tout que M. Zemmour ou que M. Lysnard ou que M. Retailleau

9:46
Locuteur non identifié

considéraient

9:47
Édouard Philippe

qu'il a gagné, donc on va le soutenir. Et inversement d'ailleurs. Donc je pense qu'il faut

9:51
Locuteur non identifié

dire des choses aux Français, conserver

9:55
Édouard Philippe

le principe de réalité, le principe de responsabilité en tête. Parce que pour le coup, je pense qu'il énormément de gens qui considèrent qu'un second tour de l'élection présidentielle,

10:03
Locuteur non identifié

où

10:03
Édouard Philippe

il faudrait choisir entre la France insoumise et le Rassemblement national, c un cauchemar.

10:06
Locuteur non identifié

C'est ce que je pense.

10:08
Édouard Philippe

Donc on va dire des choses aux Français. Les Français vont écouter.

10:11
Locuteur non identifié

Ils vont poser des questions. Il

10:13
Édouard Philippe

va y avoir un débat. Ça me paraît extraordinairement important qu'il y ait ce débat. Moi, je suis un grand frustré de l'élection de 2022, où je trouve qu'il n'y a pas eu de débat.

10:22
Locuteur non identifié

Et

10:22
Édouard Philippe

puis ensuite, il y aura un principe de responsabilité. Chacun prendra ses responsabilités pour savoir qui, à la fin, peut porter des couleurs. Eh bien, ça me paraît très sain.

10:29
Locuteur non identifié

– Eglantine. – Vous avez annoncé une grande consultation des Français via des réunions d'appartement. 1000 réunions en simultané pour rassembler 15 000 Français. C'est une initiative qui forcément rappelle quelque chose. Une voiture anonyme et sans escorte, un coup de sonnette discret à la porte d'entrée, le président et madame Giscard d'Estaing ont répondu à l'invitation des bachous. Le président voulait se rendre compte de ce que pouvait être l'ambiance dans une famille nombreuse. Je crois que maintenant on le voit encore plus simple parce que nous avons pu bavarder très facilement avec lui. On a souvent des amis ici mais c'était pareil pour moi. Qu-ce qui t 'a fait rire ?

Avec ses histoires, oui. Je pourrais dire, mes petits-enfants, si j'en ai, moi j'ai dîné avec le président de République. – C Valéry Giscard d'Estaing qui vous a inspiré. – Vous avez sorti Jacques Chirac,

11:16
Édouard Philippe

Georges Compilé, maintenant Valéry Giscard d'Estaing. – C'est toute une lignée. C'est toute une lignée.

11:21
Locuteur non identifié

– Ils ont fini président. – Oui, ça ne m'a pas échappé. Ces réunions d'appartement, c'est le B.A.B. de la politique locale.

11:30
Édouard Philippe

Parfois, quand on ne regarde que la politique nationale, on l'oublie, parce que la politique nationale, c'est des plateaux de télévision,'est des grands meetings. Très bien, existe, pourquoi pas

11:36
Locuteur non identifié

? Enfin, quand vous êtes maire, et moi je suis maire, vous faites des réunions d'appartement. Et

11:41
Édouard Philippe

vous demandez à des gens que vous ne connaissez pas forcément bien d'ailleurs,

11:45
Locuteur non identifié

de

11:45
Édouard Philippe

réunir chez eux 10, 15, 20 personnes

11:47
Locuteur non identifié

autour d'une bière ou d'un café, ça dépend de ce que vous préférez, parfois les deux, pour discuter, pour

11:53
Édouard Philippe

poser des questions, pour parler d'une certaine façon un peu comme on parle ici.

11:58
Locuteur non identifié

C

11:58
Édouard Philippe

'est extraordinaire. Moi j'ai fait des centaines de réunions d'appartement dans ma vie.

12:01
Locuteur non identifié

Et

12:02
Édouard Philippe

j'ai observé que ces petits formats,

12:04
Locuteur non identifié

très tranquilles,

12:06
Édouard Philippe

permettaient de poser le débat public

12:08
Locuteur non identifié

souvent un peu mieux que les grandes messes, il en faut, ou

12:13
Édouard Philippe

que les plateaux et les débats, il en faut aussi. Donc j'en ai fait beaucoup pendant mes campagnes municipales. Ça m'a plutôt bien réussi, voyez-vous. Donc je considère que ce n pas un instrument inutile dans une campagne présidentielle où il faut réussir

12:27
Locuteur non identifié

à poser

12:29
Édouard Philippe

un certain nombre de constats

12:31
Locuteur non identifié

et

12:31
Édouard Philippe

à discuter un certain nombre de solutions. Je vais le faire avec cet instrument et pas seulement avec celui-là.