Attentat en Belgique • Dominique Bernard • Samuel Paty : N. Dupont-Aignan dans le 20h de Ruquier BFM
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:26OuverteRéponse partielle
Comment ça s'est passé dans votre département en Essonne concernant les hommages à Dominique Bernard et Samuel Paty ?
- 1:39RelanceRéponse directe
C'est quoi les solutions alors ?
- 4:27OuverteRéponse directe
Parmi ces propositions, il y en a une qui aurait empêché Mohamed Mogoushkov d'être sur le territoire français actuellement ?
- 5:36RelanceRéponse directe
Vous faites un lien entre la demande d'asile et les attentats à caractère terroriste ?
- 6:00RelanceRéponse directe
Pourquoi vous faites un lien systématique entre les demandeurs d'asile et les terroristes ?
- 7:21FerméeRéponse partielle
Vous allez vous rallier au projet de loi immigration qui arrive ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Invité politiqueFait
« J'avais été reçu, comme tous les responsables politiques, par François Hollande. Je lui avais laissé un papier avec 25 mesures. »
- 4:58Invité politiqueChiffre
« Sur les 150 000 demandeurs d'asile, il y a eu 50 000 dossiers acceptés en 2022. »
- 5:03Invité politiqueFait
« Les 100 000 refusés, l'État n'arrive pas à les expulser. »
- 6:45Invité politiqueFait
« François Hollande, au lendemain des attentats, avait demandé qu'on supprime la nationalité. »
- 7:05Invité politiquePromesse
« Il faut expulser tous les fichiers S étrangers au titre de la sécurité du territoire. »
- 19:54Invité politiqueFait
« L'école a abandonné une logique d'assimilation républicaine depuis des années. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan37 %
- ?13 %
- Présentateur12 %
- Locuteur 512 %
- Locuteur 77 %
- Locuteur 35 %
- Locuteur 64 %
- Locuteur 103 %
- Locuteur 23 %
- Locuteur 12 %
≈ 32,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Nous
allons maintenant évoquer la menace terroriste, les difficultés pour expulser en France. On a hors de France surtout et on a sur notre plateau Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, président de Debout la France. Et M. Dupont-Aignan, évidemment, vous avez souvent abordé ces sujets sur les différents plateaux. Je voudrais commencer par vous demander comment ça s'est passé dans votre département en Essonne, puisque vous êtes député de l'Essonne, en ce qui concerne les hommages. Est-ce que vous avez eu des retours aujourd'hui sur la façon dont ces hommages se sont passés dans les différentes classes, hommage à Dominique Bernard et Samuel Paty ?
Je n
'ai
pas de retour particulier. Les hommages,
c
'est important. Mais je crois que les Français en ont assez que les hommages en restent là. Le meilleur hommage qu'on puisse rendre, c'est d'agir. Moi, j'ai retrouvé 2016, après Charlie Hebdo et après le Bataclan, j'avais été reçu, comme tous les responsables politiques, par François Hollande. Je lui avais laissé un papier avec 25 mesures. Il m'avait d'ailleurs remercié en me disant que vous êtes un des rares à m'apporter des propositions écrites. J'ai relu,
après
Annecy, après Arras, j'ai relu ce papier. Rien n'a été mis en œuvre, quasiment rien. Donc le problème de fond, ce n
'est
pas les hommages. On est tous émus.
Le
problème de fond, c'est quand est-ce qu'on va passer des discours aux actes. Et contrairement à ce qu'on veut faire croire aux Français, il y a des solutions possibles qui n'empêcheront jamais un acte.
Ce
serait mensonger de dire, si on prenait toutes les mesures, on empêche un acte. Mais en revanche, on a eu plusieurs centaines de victimes et c'est souvent le même dispositif.
C'est quoi les solutions alors ? C'est quoi
les solutions ?
D'abord,
il y
a
trois types de solutions pour moi. D'abord,
il
y a les frontières. Tant qu'on ne contrôlera pas nos frontières nationales, qu'on n'examinera pas les demandes d'asile aux frontières, qu'on ne fera pas revenir de Syrie
des
femmes de djihadistes, dont 50 sont revenues cette année. Ce gouvernement a fait revenir des femmes de djihadistes qui sont en prison. Il y en a 50 en prison.
Vous savez que la majorité des attentats
en France
ont été commis par des
Français. Mais bien évidemment, il y a un plan global. Ce que j'ai toujours dit, celui qui vous dira,
j
'ai une mesure et ça va tout régler, vous ment. En revanche, il y
a
un certain nombre de mesures migratoires. Premièrement, ne pas faire revenir des djihadistes de Syrie, on l'a dit. On nous a accusé de tous les mots. On n
'en
avait pas de cœur. Bref, il y a des mesures en termes migratoires.
Mais quand on dit ça, pardon, mais réagissez à ce que je vous demande.
La majorité des attentats en France sont commis par des Français. Oui.
En attendant,
Français. Ce n'est pas par des
revenants. Ce
n'est pas par des revenants de Syrie.
À chaque fois qu
'on
cite un déjeuner, excusez-moi, si vous reprenez l'ensemble des attentats, beaucoup ont été commis par des étrangers en situation d'OQTF non exécutés.
Ce n
'est
pas des
gens qui sont de Syrie. Ce n'est pas des étrangers ou des Français
d'origine étrangère.
Et
où, on le voit comme dans cette affaire du Tchétchène, où ils auraient dû être hors de
France. Donc, il y a le problème migratoire. Mais il n'y a pas que le problème migratoire. Justement. Il y en a d'autres. Ce n'est pas des
revenants. Mais non, mais qu'on ne dise pas quand même n'importe quoi. Excusez-moi. Je ne dis pas que vous dites n'importe quoi, mais ce n
'est
pas le problème de faire revenir des djihadistes de Syrie. Ah
bon, ce n'est
pas un problème pour vous. Mais ce
n'est pas ça. Ce n'est pas un problème. Ce n'est pas un problème. Arrêtez avec ce
cinéma.
Je ne dis pas
que les spectateurs comprennent
bien. Je ne dis pas que les spectateurs comprennent bien. C'est vous-même. Ils ont choisi leurs parents.
Charles,
s
'il vous plaît. D'abord, je voudrais présenter monsieur, parce qu
'on
ne l'a pas fait encore, monsieur Asiem. Elle dit Fraouille, politologue spécialiste du monde arabe, du djihadisme, et plus particulièrement même du djihadisme sur les réseaux sociaux, enfin sur Internet plus particulièrement. Et comme vous réagissez à ce que vient de dire Nicolas Dupont-Aignan, c'est quand
même
normal qu'on vous présente
et
qu'on vous situe. Charles, d'abord
et vous, ensuite.
Et surtout pas tout le monde en même temps.
Alors,
je dis juste que les gens qui reviennent de Syrie, d'Irak, etc., sont rapatriés, entre guillemets, par l'institution judiciaire qui les judiciarise. C'est-à
-dire
qu'ils reviennent, ils sont incarcérés et ils permettent aux magistrats français d'enquêter sur le terrorisme. Donc, ce n
'est
pas vrai de dire qu'on laisserait revenir je ne sais quel djihadiste qui serait dans la nature et qui ensuite commettrait des attentats. C'est juste la précision que je voulais... Alors,
je voudrais répondre.
Petite question supplémentaire.
Très bien, si je peux répondre. Oui, bien sûr, vous allez
répondre, Nicolas Dupont-Aignan, mais je reviens aux propositions que vous aviez faites à l'époque. Parmi ces propositions, il y en a une qui aurait empêché Mohamed Mogoushkov d'être sur le territoire français actuellement.
C'est clair qu'avec la primauté du droit national que je demande en matière migratoire, et je me réjouis d'ailleurs que beaucoup de partis politiques me rejoignent alors qu'à l'époque ils étaient contre, je pense aux Républicains, il n'y aurait pas d'obéissance au jugement de la CEDH, de la Cour de justice de l'Union européenne, et nous aurions pu beaucoup plus expulser de gens qui sont restés sur notre sol. Vous savez très bien que sur les 150 000 demandeurs d'asile, il y
a
eu 50 000 dossiers acceptés en 2022.
Et
les 100 000 qui ont été refusés,
et
c'était le cas de ce Tchétchène à l'époque, en 2014, les 100 000 refusés, l'État n'arrive pas à les expulser. Il ne les expulse pas parce qu'à chaque fois, il y a des recours. On l'a vu dans l'affaire du Tchétchène, les associations, les belles âmes comme vous tous, c'est pas bien, il y a des enfants, ceci, cela.
Et à chaque
fois,
c
'est la même histoire.
Reprenez ces jeunes filles qui ont été assassinées à la gare de
Saint
-Charles-de-Marseille. Vous faites un lien entre la demande d'asile
et les attentats à caractère terroriste. Mohamed Merah, les frères Kouachi, Amédi Koulibaly, Brahim Awisaoui, Ismaël Mostefaï, il ne
faut
pas tous les faire. Il n
'y
en a aucun qui est demandeur d'asile. Vous prenez les trois qui étaient au Bataclan, aucun n'était demandeur d'asile. Pourquoi vous faites un lien systématique
entre les demandeurs d
'asile et les terroristes ? Il n
'y
a pas de lien à faire, ce sont deux sujets distincts. Vous voulez prémunir les Français contre le terrorisme, très bien, mais pourquoi vous arc-boutez sur l'asile ?
Je m'arc-boute là-dessus parce qu'on sait très bien que les demandes d'asile, et Gérald Darmanin l'a dit, ne serait-ce qu'aujourd'hui, les demandes d'asile ne sont pas, sont un moyen détourné de maintien sur le sol, et que l'État n'arrive pas à expulser ceux qui sont déboutés comme la famille du Tchétchène. Donc, il y a une
quantité de cas. 183 cas sur 20 000, 120 inscrits. Il y en a d
'autres, mais
peut-être ça
vous fait sourire, mais moi
ça ne fait pas sourire
que Dominique Bernard, que cet homme enseignant soit égorgé. On
a eu l'affaire de pas dire, mais à chaque
fois qu'on propose quelque chose, à chaque fois qu'on dit, si on avait fait ça, on aurait pu éviter ça, à ce moment-là, c'est jamais le cas. Vous avez raison, il y en a d'autres qui étaient double nationalité. François Hollande, au lendemain des attentats, avait demandé qu'on supprime la nationalité, c'est-à-dire déchéance de nationalité. Tout le monde a hurlé. Il faut la déchéance de nationalité pour ceux qui ont une double nationalité. Il faut expulser tous les fichiers S étrangers au titre de la sécurité du territoire. Il n'y
a
pas d'autre issue.
Si les
Français... Non mais je veux être très clair. On en est au combien dième d'attentats
?
À chaque attentat, les petites bougies, les hommages, on ne peut rien faire. Eh bien maintenant, ça suffit. Il y
a
un ensemble de mesures, je disais, sur le plan
des migrations. Et il y a le projet
de loi immigration qui
arrive. Vous allez vous rallier au projet de loi
immigration qui
va justement faire en sorte
que les clandestins qui sont inexpulsables parce qu'ils sont rentrés en France avant
l'âge de 13 ans... Il
va falloir durcir ce projet de loi. Il y aura des amendements importants. Et il faudra que le gouvernement change de politique. J'ai lu dans Le Monde de ce soir que le président de la
République voulait être
impitoyable. Eh bien moi j'attends qu'il soit impitoyable dans les actes, pas dans les discours. Et pour ça, ça veut dire rétablir nos frontières, créer les places de prison, expulser les étrangers d'élinquants. Bref,
prendre
des mesures.
On laisse
parler votre voisin. C
'est
gentil, c'est gentil. Moi je prends ça comme compliment de belles âmes. Mais de belles âmes peuvent être très réalistes. Donc une des raisons pour la radicalisation de plein de jeunes français, c'est un sentiment d'exclusion. Et un discours polarisé comme le vôtre. Donc à la place, c
'est
travailler vraiment à une cohésion nationale. Éviter ce genre de factures dans la société qui s'aggravent avec des moments très difficiles au niveau de la géopolitique. Donc une montée d'antisémitisme, une montée de l'islamophobie qui mène de jeunes vers l'extrême. Donc là, il faut vraiment travailler sur une politique préventive pour reprendre une responsabilité internationale. et pas fermer les petits pays de Goulois qui de toute façon sera moins capable de contrôler les frontières extérieures que l'Europe ensemble. C'est ça qui est important, qu'une coopération européenne, une démarche ensemble contre les extrémismes et tout ça, et pas revenir vers une politique rétrograde. Je n
'ai
pas entendu une mesure concrète expulser quelques Tchétchènes. Il
y a
combien de Tchétchènes en France ? Pas beaucoup réellement.
Oh
si,
il
y
en
a des milliers. Combien ? Dites-moi, des milliers. Vous aurez le chiffre. De
milliers, donc regardez le chiffre, c'est
un groupe tellement
minuscule. C'est eux qui ont quand même commis des attentats graves. Encore une fois, bien sûr qu'il faut de la prévention. On déverse en France des milliards pour la prévention.
Non, c'est complètement
faux.
Ce n'est
pas complètement faux, si vous me permettez.
On a investi des milliards
dans
l
'innovation urbaine.
Mais ça, ce n'est pas la prévention. On a investi des milliards dans l'apprentissage. Ça, c'est du social qui
est nécessaire.
Oui,
mais ça, c'est normal. C'est normal ?
Oui, l
'apprentissage n
'est
pas important. Il
n'y a pas un pays
qui accueille autant. Cette année, en 2022, nous avons accueilli près de 500 000 étrangers. C'est complètement
faux. Et je ne parle pas des clandestins. C'est complètement faux. 320 000 réguliers. 320 000 réguliers.
L'Allemagne, elle a accueilli. Moi, je suis allemand. Beaucoup plus.
Eh bien, l'Allemagne a beaucoup
de résultats. Tant mieux.
Moi, je m'occupe de la France. Je parle de chiffres. Je m'occupe de la France. Mais en attendant,
il y a un drame. Des drames réguliers sur notre sol. Des égorgements. Et notre rôle, c'est de prendre des mesures. Faisons un référendum sur l'immigration. Disons aux Français les mesures qu'on peut prendre. Rétablissement
des frontières nationales. Avec quelle
question
?
Rétablissement, j'avais proposé. D'autres ont proposé des mesures. Avec cinq mesures. Rétablissement des frontières nationales. Suppression du droit du sol. Suspension du regroupement familial. Ça, ce sont des mesures
concrètes. Droits
d'asile. Droits d'asile aux frontières. Droits d'asile aux frontières. Examen. Pour être sûr qu'il n
'y
en
ait
pas 100 000 déboutés qui restent. Et puis, il y a aussi, bien évidemment...
Guillaume dit, quel rapport avec le terrorisme ?
Écoutez, si vous ne
voyez
pas le rapport avec le terrorisme,
je
pourrais bien le
faire pour vous.
Tous les Français le voient.
Louison. Louison. Moi, je suis
français. Je vous redonne la parole après.
Louison.
Le ministre de
l
'Intérieur lui-même dit que 75% des attentats qui ont eu lieu dans les cinq dernières années, donc on est dans du concret, on a tous vécu dans notre chair il y a quelques années, sont à 75% commis par des gens qui ont la nationalité française. Peut-être la double, si vous voulez, mais qui ont la nationalité française. Donc, tout ce que vous venez de dire...
Ça
fait déjà 25%.
Oui, mais ce n
'est
pas la majeure.
Mais je peux vous répondre. Vous êtes en train de
faire comme si c'était 95, 98,
99... Je vais vous répondre sur un
point.
J'ai ma
question.
Pardon, je vous en prie.
C'est que si les mesures que vous avez proposées au président sortant, et peut-être à celui qui est actuellement en place,
étaient
dans votre programme, j'imagine, peut-être en 2022, est-ce que le fait d'avoir eu un score de 2% à l'exprésidentiel montre bien que le pays n
'est
peut-être pas derrière vous sur ce point ?
Et
qu'on n
'est
peut-être pas, en fait, dans un tout fermé...
Ce qui me
réjouit, chère madame, c'est que quand vous additionnez les scores de Marine Le Pen, d'Éric Zemmour, même de Valérie Pécresse sur ce sujet,
et
de Nicolas Dupont-Aignan, ça fait quand même beaucoup de monde. Ça fait près de 45%
des voix. Vous aurez
toujours deux. Et donc, là-dessus, je crois que vous pêchez un peu par... Comment dire ? Critique facile. Moi, je vais vous dire, il y a d'autres sujets dont on pourrait parler.
C'est le fonctionnement
des prisons. Avant qu'on aborde d
'autres sujets, le fonctionnement des prisons.
Blanche Méridot qui veut vous répondre... Monsieur Consigny, je veux répondre à monsieur Consigny sur
un point. Et
qui vous a écouté. Chacun s'entoure.
Non, mais effectivement,
c'est très important de ne pas faire d'amalgame. Il y a beaucoup de confusion dans tous les chiffres qu'on vient de donner à nos téléspectateurs. On parle de 100 000 personnes touchées par les OQTF et qui ne seraient pas des OQTF qui ne sont pas exécutées. 100 000 OQTF, ça ne
veut
pas dire 100 000 terroristes, systémistes potentiels.
Il faut être très
énorme. Tout
va bien, madame.
C'est vrai que tout va bien en ce moment. Mais il faut être
très
vigilant sur les amalgames que l'on fait et sur la façon
dont
on envoie tous ces chiffres. Il y a effectivement, au même titre que les fichés S, on a parmi eux un nombre important d'islamistes radicaux, mais il n'y a pas que ça. Et il faut être très attentif à la façon dont on manie ces chiffres-là et à ne pas créer de confusion sur le risque potentiel que représenterait tous ces OQTF. et se rendre compte aussi de ces beaucoup de gens, par exemple, qui sont arrivés sur le territoire en tant qu'étudiants, qui n'ont pas renouvelé leur titre de séjour et qui se retrouvent soumis à cette OQTF. Ça ne fait pas d'eux des terroristes potentiels. Il faut être très vigilant là-dessus à éviter l'amalgame. Charles Conseigné,
et après encore...
Je vais écouter la réponse que Nicolas Dupont-Aignan veut me faire. Je dis juste simplement, je pense qu'il y a beaucoup de Français qui sont aussi un peu fatigués des discours sur le thème pas d'amalgame. On sait qu'il y a même des mèmes qui circulent sur Twitter avec une boîte de médicaments qui s'appelle le pas d'amalgame et on dit, tu reprendras bien un peu de pas d'amalgame. Il ne
faut
pas faire d'amalgame, il
ne
doit pas nous empêcher de regarder
la réalité celle qu'il y a. C'est comme le pas de vague. Pas de vague, pas d'amalgame, on en a un peu là.
Et ça rejoint le pas de vague, puisque à force de dire pas d'amalgame, on se retrouve avec des classes dans lesquelles vous avez des jeunes qui, pour certains, sont en train de basculer dans l'islamisme et on interdit aux profs d'agir parce qu'on leur dit, attention, pas d'amalgame, n'allez pas tout mélanger. Je pense qu'il faut aussi regarder ces sujets-là. Je pense que maintenant, ça fait quand même consensus qu'on accepte de regarder ces sujets-là sans idéologie politiquement correcte. Alors Nicolas
Lippoignan, vous voulez vous répondre ? Non, je voulais vous répondre sur l'affaire de la justice. Il y a un très bon article, ce n
'est
pas de moi, dans le Figaro, du 5 octobre, sur la difficulté pour le système pénitentiaire à gérer le nombre de personnes qui ont été condamnées pour terrorisme, qui sortent, le chiffre est effrayant, 230 sont sortis,
il
y en a 250 qui
sont sortis. 78, la dernière 87 années. Oui, mais si vous additionnez 2, 3 ans de suite, on est à 203.
266 élus, 266 détenus pour terroristes, 230 sortis et surveillés par l'administration pénitentiaire et 250 qui ne sont plus surveillés.
Ça
veut dire, c'est un article d'un de vos confrères, vous pouvez vérifier. Depuis plusieurs années, ça se passe bien. Tout va bien. C'est vrai qu'il n'y a pas d'attentat en France. Vous pouvez en citer un
qui a été commis
par un sortant de prison ? Vous pouvez en citer un seul qui a été commis par un sortant de prison ? Vous ne pouvez pas le faire. Mais répondez non. Ça veut dire que l'administration pénitentiaire... Vous ne pouvez pas répondre à l'affaire. Vous répondez juste non. Il y en a eu.
Reprenez la liste.
Si vous reprenez... Il y en a eu. Il y en a eu.
Un, par exemple.
Ce n'est
pas quelqu'un qui a été condamné
pour le
terrorisme
et qui,
après avoir purgé sa peine, aurait commis un attentat, mais un qui avait été remis en liberté dans une affaire, mais qui n'était peut-être pas terroriste, qui était l'assassin du père Hamel. C
'était quelqu
'un qui avait fait l'objet d'une procédure pénale.
Je voudrais qu'il y ait des sous-brassées électroniques. Ce qui n'est pas de cas... Il n'était pas dans la liste des sortants de prison. Pardon
que nos spectateurs sachent, il n'y a pas, pour l'instant, en France, à la connaissance de cas d'un individu qui aurait purgé une peine, une condamnation pour terrorisme et qui, ensuite, surveillé ou non par les services secrets français, et à mon avis, surveillé, aurait commis un attentat. Et
quand il y en aura un, vous direz tous, vous direz
tous, « Ah, qu'est-ce qu'on pouvait
faire
? » Non, mais d'accord. Je suis désolé. Personne ne dit que le risque n'existe pas.
Mais il ne faut pas non plus aller raconter n'importe quoi
aux gens et les effrayer avec des gens. Vous cumulez tous
les
chiffres. À force
d
'avoir ce discours, vous niez tout. Ou dès qu'on propose
une solution,
dès qu'on propose une
solution, vous dites tout ça. Vous niez la réalité. C'est par
d'autres que vous. C'est ça, le problème ? Moi, je regarde concrètement qu'à chaque attentat, il y
a
un cas nouveau, qu'à chaque attentat, on s'aperçoit qu'on aurait pu agir différemment. Et je vous dis que les services pénitentiaires, ce n
'est
pas moi qui le dis, c'est le Figaro, qui est un journal qui travaille sur le terrain, disent qu'ils sont très inquiets, même les responsables des services pénitentiaires, nous l'ont dit à l'Assemblée nationale, en commission d'enquête, ils sont très inquiets, parce que
les condamnations... C'est condamnation à vie, condamnation à vie, peine de mort... C'est l'application... Qu'est-ce que vous proposez là ? Je vous propose des choses sérieuses, cher monsieur. Vous ne proposez rien pour l'instant. L'article 411... Actuellement, c'est faux. Il y a tellement de
choses qu'ils sont factuellement faux.
Si je peux vous répondre...
Alors, que vous proposez
? L
'article 411.4 du code pénal « Intelligence avec l'ennemi » avait été réclamé par François Fillon, candidat à la présidentielle, par Éric Zemmour, par Marine Le Pen, par Éric Ciotti. L'application de cet article du code pénal permettrait, au lieu d'avoir des peines de 10 à 15 ans pour des terroristes, pour des préparations
d'attentats,
de passer à 30 ans. Eh bien, excusez-moi, je préfère voir un terroriste en prison pendant 30 ans que pendant 7 ans et de le voir sortir de prison avec
un risque colossal. Et
si nous en sommes là, si nous en sommes là, c'est parce qu'on n'a pas écouté en 2017, quand nous avons eu ce grand débat sur les peines de prison pour les terroristes, on n'a pas été écouté. Et donc maintenant, on pleure, alors même qu'il y avait des mesures à prendre. J'ajoute qu'il
y a
une dernière mesure à prendre sur l'islam de France, un
serment de
fidélité des imams qui permettrait aussi de créer, de favoriser la création
d'un islam de France
et de supprimer les financements étrangers des lieux de
culte qui
apportent
de la radicalisation. Charles Blanche, il y a des choses à faire en ce domaine. Je vais bien mettre. Mais c'est déjà fait. Si vous voulez, je
crains que le
discours de Nicolas
Dupont-Aignan, moi je suis d'accord pour n'occulter aucun sujet, mais il se trouve que maintenant, on a quelques éléments empiriques sur la commission d'attentats terroristes et on sait à peu près comment ça se passe.
C
'est des gens, en général jeunes, en général, en effet, d'origine étrangère, de confession musulmane, converti ou natif, qui se font embrigader la tête par des chaînes télégrammes, des vidéos ou des prédicateurs qui croisent ici ou là, je parle sous le contrôle de monsieur, et qui en viennent finalement à rentrer dans l'islam radical et à finir par commettre un attentat. Mais donc, par exemple, cette histoire de peine, augmenter les peines, si vous voulez, il se trouve que pour l'instant, je ne
vais
pas redire ce qu'on a dit, il n'y
a
pas de gens qui ont récidivé après avoir purgé une peine, une condamnation pour tout. À mon sens, le sujet, c'est comment ça se fait qu'on ait autant de jeunes en France, en Europe, perméables aux discours islamistes,
perméables aux discours islamistes. Merci, c'est exactement le sujet
que je voulais aborder parce que, justement, ce matin, dans le Figaro, vous citiez ce journal, Nicolas Dupoignant, François-Xavier Bellamy, député européen, posait cette question-là. Et là-dessus, je sais que
c
'est votre concurrent,
mais pardon, je vais
terminer là-dessus, parce que c'est vrai que ce qu'il dit est fort intéressant.
Il
dit non, l'attentat n'avait rien d'inéluctable, mais pas forcément pour les raisons habituelles qu'on avance, simplement parce que ce garçon, Mohamed Mogouchkov, comme je l'ai dit tout à l'heure, c'est ça qui est fou, c'est un élève de l'école de la République. Il a été pendant des années dans nos écoles. Et là, c'est là où on se dit mais alors, pourquoi on n'arrive pas effectivement à enseigner à ces jeunes-là autre chose ? Enfin, je veux dire, je rejoins absolument la phrase que vous avez dit, il
y a eu
une sorte d'imperméabilité au terrorisme, à l'intégrisme religieux. Pourquoi dans nos écoles, on n'arrive pas à ça ? Ça, c'est une vraie question.
C'est une vraie question, mais parce qu'aussi, on a laissé entrer sur notre sol une masse considérable d'étrangers, de religions différentes, que notre société a du mal aussi à assimiler. L'école a abandonné une logique d'assimilation républicaine depuis des années, on le sait très bien. Et obligatoirement, le choc
est
trop fort. Et on le sait très bien, tant que nous ne verrouillerons pas l'immigration dans notre pays, nous n'arriverons pas à assimiler correctement. Nous ne pourrons pas assimiler quand on n'est pas capable de freiner les flux.
François-Xavier Benhamy a des mots très
durs. Il dit, il écrit ce matin dans le Figaro, comment avons-nous pu laisser des esprits à ce point vides, décérébrés et incultes, qu'ils soient si facilement séduits par l'islamisme stupide des réseaux et des quartiers ? Et c'est vrai que celui-là, il sort de nos écoles.
Excusez-moi, quand vous regardez la décision de 2014, de la justice,
des
droits d'asile,
qui
a refusé le droit d'asile pour cette famille avec des enfants, vous savez, pour que la commission bloque le droit d'asile pour une famille avec des enfants, tout était écrit, radicalisé. Qui a fait rester cette famille ? Toutes les associations.
Là, vous revenez
au sujet précédent.
Mais non, mais je ne reviens pas. C'était pas ce dont on parlait. Mais je ne reviens pas. Mais comment voulez-vous qu'un enfant qui est dans une famille radicalisée, va s'intégrer ? Il y
a une actualité brûlante depuis Bruxelles,
je crois. Deux
personnes, on vient de l'apprendre, deux personnes qui ont été tuées par des coups de feu en tout début de soirée, donc à Bruxelles, en plein centre-ville. Le suspect est en fuite. On va tout de suite aller retrouver notre correspondant sur place, Mickaël Donut. Que se passe-t-il sur place ? Racontez-nous un petit peu les éléments dont on dispose.
Oui,
alors très peu d'informations pour le moment, mais la police le confirme. Il y a bien eu des coups de feu à la Kalachnikov en plein Bruxelles. Une vidéo circule. D'ailleurs, plusieurs médias le confirment. Également ce soir, en fait, un suspect qui portait un casque et un gilet fluo qui se déplaçait en scooter, selon nos informations, a tiré sur deux supporters apparemment de football. Il y a Belgique-Suède qui est en cours en ce moment un match de football ici à Bruxelles au stade Roi-Baudouin. L'homme aurait surgi en réalité sur un scooter, aurait tiré sur plusieurs personnes dans la rue, sur deux personnes dans un taxi apparemment.
Ça s'est passé près du petit château, non loin du centre du canal de Bruxelles. Alors
très
peu d'informations pour le moment, mais les motivations pourraient être terroristes. qu'une enquête a été ouverte et bien sûr, de nombreux services de police, de secours sont sur place. On sait donc qu'il y a deux morts, plusieurs blessés ce soir et donc que ce tireur aurait tiré tout azimut à la Kalashnikov. il a ensuite pris la fuite avec son scooter et il n'a pas encore été arrêté, interpellé, retrouvé. On n'en sait pas beaucoup plus. Donc des informations, bien sûr, à suivre ce soir depuis Bruxelles.
Il va de soi que vous reviendrez évidemment à l'antenne dès que vous aurez des informations supplémentaires.
Donc, si on fait le point, le ou les éventuels suspects sont donc actuellement recherchés, racontez-nous ce qu'on sait de ce quartier. On est vraiment au plein cœur de Bruxelles ?
Alors,
on se trouve en réalité un petit peu en dehors du centre touristique, etc. de Bruxelles.
C
'est plutôt le quartier dit du Petit Château, c'est-à-dire c'est le quartier où il y a beaucoup de sans-papier près du Petit Château qui viennent demander asile. C'est donc un quartier un petit peu annexe le long du boulevard. Ce n
'est
pas spécialement un quartier fort fréquenté mais ce soir au stade Roboudouin, il y a un match de foot comme je le disais qui se tient ici à Bruxelles et ça se serait passé vers 19h15.
D
'après le journal Le Soir, grand quotidien belge, la piste terroriste serait privilégiée. Merci en tout cas pour ces informations et évidemment on revient vous voir s'il
y
a quelque chose de neuf qui se passe encore et si on a plus d'infos là-dessus. Je voudrais juste revenir sur ce qui se passe en France, ce qui s'est passé ces derniers jours.
Je me permets Laurent, peut
-être une recontextualisation avec Guillaume Fard sur ce
qui
se passe quand même à Bruxelles. Donc la piste terroriste est privilégiée mais on prend encore des pincettes.
Ça, ce sont les informations évidemment des services belges et de la presse belge. Ce que l'on peut dire c'est que le mode opératoire peut correspondre ou pas correspondre d'ailleurs à un mode opératoire terroriste puisque des règlements de compte à la Kalashnikov il y en a aussi beaucoup. Donc il faut quand même évacuer la piste qui serait une piste de droit commun, judiciaire. mais effectivement ça peut être aussi une piste terroriste parce qu'il y a des attentats terroristes commis à la Kalashnikov. Alors on en avait moins vu sur la période récente. En France, il
faut
remonter à 2017. En Europe, c'est Vienne de mémoire en 2020. Donc il faut quand même remonter à quelque temps. Mais ça n'est pas tout à fait exclu. Donc il faut voir ce que les Belges disent mais cet homme est évidemment activement recherché.
Je reviens à la situation des écoles parce que c'est vrai que c'est ce qui nous préoccupe aussi en ce moment, ce qui préoccupe les parents d'élèves, les professeurs. Et je voudrais dire un mot sur ce que Laurent Wauquiez a mis en place dans sa région. Il en a parlé aujourd'hui. Il a tweeté là-dessus. On a vu des images, des photos. Ces portiques de sécurité à l'entrée des écoles.
Est
-ce que vous êtes favorable à ça ? Est-ce que vous pensez que c'est une solution possible pour sécuriser nos établissements scolaires
?
Bien sûr, c'est une solution à court terme. Mais moi, je remarque qu'on a supprimé les frontières nationales et qu'on érige partout des murs. Partout des murs autour de la tour Eiffel, il y
a
un mur. Dans les écoles, il y aura des murs. Partout, il y a des murs. Donc, il serait peut-être temps à un moment de réfléchir. Autour des stades, évidemment.
Autour des stades, des murs, des
contrôles, partout. On n'a jamais été aussi ouvert à tel désordre. Vous parliez des Kalachnikovs. Ce n
'est
pas le terrorisme. Enfin, Marseille, 44 morts quand même. 44 morts, trafic de drogue. Il n'y
a
jamais eu une justice aussi laxiste. Un
pays aussi ouvert. Un pays aussi
plein. Un pays, mais beaucoup moins plein que dans les autres pays du monde. avec des condamnations laxistes. Donc, il
y
a un moment. Est-ce que les Français veulent vivre comme ça ? S'ils veulent vivre comme ça, continuer comme ça, voter pour les mêmes. Soit on change. Et changer, ça veut dire prendre des décisions. Ça ne veut pas dire rejeter les jeunes, tout au contraire, ni les étrangers. Il y a des millions d'étrangers qui respectent nos lois, qui n'attendent qu'une chose, c'est qu'on arrête d'être aussi faibles. Parce qu'on ne leur rend pas service. Et l'unité nationale, ça veut dire être ferme et pas en parole, en actes. Et
il y a une dizaine de dates.
Nicolas Dupont-Aignan