Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewAurélie Trouvé· 23 octobre 2024 12 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiSantéInstitutions & élections

Mon intervention - "Le Grand Entretien" de BFM Business - Vendredi 18 octobre #économie

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:26OuverteRéponse partielle

    Face à l'offensive chinoise au Salon de l'automobile, faut-il soutenir les entreprises ou taxer davantage ?

  • 2:08RelanceRéponse directe

    Taxer les entreprises réduit-il l'écart de compétitivité avec la Chine ?

  • 3:31OuverteRéponse directe

    Les droits de douane de 35 à 45 % vont-ils permettre des investissements chinois contrôlés en Europe ?

  • 4:10RelanceRéponse directe

    Pourquoi contrôler les entreprises si un environnement favorable suffit ?

  • 4:46OuverteRéponse directe

    Où voyez-vous l'ultralibéralisme en France ?

  • 5:23RelanceRéponse directe

    Le libéralisme économique n'est-il pas l'absence d'intervention de l'État ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Fait
    « mon rôle d'abord et avant tout c'est de faire vivre la démocratie parlementaire et le débat »
  • 1:26Chiffre
    « une balance commerciale qui passe de + 13 à - 15 milliards »
  • 4:46Chiffre
    « en Chine c'est en centaines de milliards d'euros de subvention que ça se compte pas en centaines de millions comme chez nous »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

le grand entretien ce matin à 8h19 sur BFM Business et sur RMC découverte notre invité avec raphaë leende c'est Aurélie trouvet bonjour bonjour député LFI de s saint vous êtes présidente de la commission des affaires économiques depuis le 9 octobre octobre dernier vous êtes vous avez été militante alter mondialist vous avez bossé pour attaque vous êtes aussi ingénieur agronome maître de conférence à agrotech à agroparitetech comment vous voyez votre rôle de présidente de la commission des affaires économiques est-ce que vous dites mon rôle c'est d'être anticapitaliste anti-entreprise anti-business et ben pas du tout d'abord la première chose c'est mon rôle d'abord et avant tout c'est de faire vivre la démocratie parlementaire et le débat voilà euh ça c'est une chose à laquelle

0:43

je tiens parce que ça fait 7 ans de présidence Macron et clairement les le rôle et et les pouvoirs des députés ont été amoindris progressivement et euh vu en plus la configuration de l'Assemblée nationale il est temps de refaire vivre ce débat dans l'Assemblée nationale ça c'est mon premier rôle le deuxième rôle c'est de faire vivre une autre économie de montrer qu'une autre économie est possible et quand je vous dis une autre économie c'est notamment une économie qui soit planifiée voyez hier j'étais au Salon de l'automobile bon il y a un vrai problème il on a une on a un secteur en crise 200000 emplois qui ont disparu en 15 ans une balance commerciale qui passe de + 13 à - 15 milliards un un virage

1:26

vers le vers l'électrique qui n'est pas bien négocié et en fait le rôle de l'État ça ne va pas parce qu'il n'y a pas de cap clair là on est en train de remettre en cause par exemple le bonus écologique donc on a des des injonctions contradictoires de la part du des gouvernements successifs il faut une planification claire une anticipation pour pouvoir ne serait-ce que euh et bien être à la hauteur de la concurrence chinoise ou états-unienne quoiz trouvé justement vous étiez au Salon de l'automobile quand vous voyez cette offensive chinoise absolument massive au Salon de l'automobile et un écart de compéti ité de 25 % entre la Chine et l'Europe est-ce que vous ne vous dites pas qu'il faut tout faire pour soutenir l'entreprise est-ce que ce n'est pas en

2:08

taxant est-ce que vous pensez que c'est en taxant toujours davantage les entreprises qu'on va pouvoir réduire cet écart de compétitivité et faire front à cette compétition mondiale le problème c'est que en France vous avez 170 milliards pardon d'aide aux entreprises par an direct indirect qui ne sont pas ciblés pas planifiés donc et tr fois plus d'impôt les entreprises françaises sont les plus vous dire ce que je veux vous dire c'est que des baisses de charges générales ou des aides sans contrepartie ce n'est pas ça qui fera que on ira dans le bon sens dans l'économie par exemple il faudrait des aides ciblées et quand on verse une aide aussi qu'elle soit conditionnée par exemple au fait de ne pas délocalisé vous savez que vous avez des délocalisations massives nous dans nos

2:48

territoires partout nous avons des usines qui sont en train de fermer des sous-traitants automobiles notamment stantis par exemple mais aussi Renault hein sont dans une logique de de délocalisation massive avec des équipes entiers le CO du travail estop pour ça il y a aussi un vrai problème de politique européenne du du bout des lèvres on a accepté qu'il y ait des droits de douanes de 35 % pour certains segments vis-à-vis de la Chine c'est absolument insisant quand aux États-Unis se protège à 100 % de droit de douan vis-à-vis de la Chine et encore on ne le fait que sur les véhicules les véhicules si vous voulez complets mais on ne le fait pas par exemple sur les composants ce qui est un vrai problème ça veut dire que par contre on av le patron de Valéo hier sur

3:31

ce plateau même qui nous disait qu'effectivement il fallait protéger l'ensemble de la filière pe-re en attirant des usines sur le sol européen c'est ce que c'estes droits de douane de 35 à 45 % le mois prochain vont permettre c'estàd que les Chinois d'ors et déjà annonce des constructions d'entreprises sur le sol européen donc ça c'est plutôt positif non bah écoutez qu'il ait des investissements du moment qui sont bien contrôler moi ce qui m'intéresse c'est que on maintienne l'emploi mais aussi la valeur ajoutée donc je veux dire il faut aussi S ir particulièrement les entreprises françaises qui à la fois jouent le maintien de l'emploi joue la relocalisation de la production ça ça veut dire des aides conditionnées or ça n'est pas le cas aujourd'hui mais

4:10

pourquoi contrôler est-ce que vous ne faites pas vous ne voulez pas faire confiance aux entreprises ou simplement si un environnement est favorable aux affaires elles s'y installeront bien s mais vous voyez bien que l'ultralibéralisme économique ça ne fonctionne pas dans lesutobilees regardez cette filière est en crise à l'inverse les États-Unis et la Chine où est-ce que vous voyez l'ultralibéralisme en France main ben regardez euh ce qui se passe par exemple aux États-Unis ou en Chine en France en France je vous parle de la France oui mais je du coup je vous je vous compare avec d'autres pays qui au contraire planifie et régule fortement d'accord en Chine c'est en centaines de milliards d'euros de subvention que ça se compte pas en centaines de millions comme chez nous et où tout est

4:46

cbler vers la transition vers l'électrique notamment aux États-Unis ils ont une protection à plus de 100 % de droit de doine quand on est à 10 20 30 % selon les selon les composants voyez bien que ça ne va pas et en fait ça nous amène justement à être en crise vous voyez bien que ça ne fonctionne pas quand on a une suppression de 200000 emplois et une filière qui est en gros déficit commercial alors qu'elle était exportatrice net c'est qu'il y a un problème mais je repose la question où est-ce que vous voyez l'ultralibéralisme en France dans le pays où il y a les prélèvements obligatoires al les plus élevés dans un pays où on a fait le quoi qu'il en coûte où on a subventionné les bientés où on dépense il est où le l'AL alors justement c'est c'est intéressant

5:23

c'est qu'en fait le le le libéralisme économique ça n'est pas le retrait total de l'État c'est le fait d'abord de ne pas intervenir de manière ciblée planifiée sur les échanges sur les prix sur la production et cetera mais on peut avoir quand même des aides massives mais qui ne sont pas ciblé voilà c'est le cas ici on a des des baisses de charges pour les entreprises mais qui ne sont pas j'ai envie de dire réfléchi réfléchi sur plusieurs années pour faire en sorte que notre industrie d'abord soit au service des salariés au service de la transition écologique au service du du maintien de l'emploi et de l'investissement productif et moi je vais vous dire un problème un problème on cré 2 millions et demi d'emplois avec les allègements de charge est-ce que vous mettez en

6:04

cause par exemple les allègements de chargge autour du SMIC c'est un sujet de ce budget du PS al voyez vous me disiez vous êtes anti-entreprise je suis pas du tout anti-entreprise d'accord je je pense qu'une autre entreprise est possible une entreprise des grandes entreprises qui fassent en sorte de mieux servir les salariés deieux serv de mieux servir les salariés de mieux servir l'investissement productif qui est en berne et peut-être un peu moins les grands dividendes des actionnaires et entreprise au service de la société sur le salaire des salariés l'État et euh euh les cotisations sociales pèsent beaucoup beaucoup beaucoup plus que les dividendes parce que c'est pas ça qui pèse sur le pouvoir d'achat des Français finalement vous savez quoi à force à

6:48

force d'avoir fait des exonérations de cotisation sociale nous avons une caisse de la sécurité sociale une ce des retraite en très gros déficit vous savez un modèle social à boutsou 28 milliards de déficit l'année prochaine peut-être alors le le déficit parlons-en parce que vous c'est pas un problème de dépenses publiqu aujourd'hui on est à peu près à 56 % de dépenses publiques dans le PIB dans la richesse totale depuis 15 an et à 6,1 % de déficit ouais oui mais donc à quoi c'est dû ce déficit de 6 et quelques pourent d'accord à quoi c'est dû on a des dépenses publiques qui restent à 15 % du PIB depuis 15 ans par contre on a des recettes publiques qui ont plus 50 % du PIB pas 15 ouais oui pardon des dépenses publiques à plus de 50 % du PIB depuis 15 an ou oui oui 15

7:29

56 % depuis 15 ans d'accord donc c'est stable par contre on a un problème c'est qu'on a une baisse des recettes publiques liée à quoi liée justement à ces baisses de charges massives non ciblées non planifié qui font que on a effectivement un gros déficit notamment dans les caisses de retraite puisque vous le savez très bien les cotisations sociales ça sert à quoi et ben ça sert notamment à faire rentrer de l'argent dans les caiss des dépenses public pour les retraites allons sur le le dossier Sanofi parce qu'il nous reste très peu de temps là vous vouliez planifier on a justement un un exemple sanof qui veut vendre sa division d'olipran qui sont il y a a y a cette molécule qui est déjà dans le domaine public et puis il y a des compléments alimentaires dans la la

8:07

structure qu'ils veulent vendre ils veulent vendre pour pouvoir investir dans le cancer dans les maladies rares là on est sur des Investissements d'Avenir vous vous dites c'est scandaleux c'est un dossier de souveraineté il faut nationaliser et empêcher la vente là typiquement on n'est pas dans un contreexemple de planification pour l'avenir du pays et pour l'avenir de la santé je peux vous dire que la quasi totalité des groupes parlementaires sont opposé complètement à cette vente d'un actif stratégique il faut d'abord se Rapp stratégquei c'est stratégique ben il faut se rappeler quand même que d'abord on a eu des des soucis de pénuries d'un certain nombre de médicaments dont le paracétamol dans les dernières années que c'est la santé même des gens qui est en jeu hein et que

8:47

par ailleurs cette cette vente clairement peut remettre en cause la production du dolipran et du paracétamol sur le sol français on a des exemples par ailleurs hein qui viennent d'Alstom avec général électrique ou d'autres exemples quand on a une vente d'un actif stratégique à un fond d'investissement américain bah ça se solde malgré des conditions qui seraient mises sur cette vente ça se solldte bien souvent par une délocalisation donc vous préférez ça n fi qui n'investit pas et qui dit cette filiale je sais pas quoi en faire j'ai pas les moyens plutôt qu'un fond américain qui lui dit je vais investir et développer le un il faut que l'État bloque cette vente voilà et je crois qu'il aurait déjà dû le faire et de d's aujourd'hui et je le dis j'ai vu d'ailleurs des

9:31

premiers pas faits parce qu'on a mis la pression par le gouvernement et le ministre de l'Économie et on va continuer voilà un bloquer la vente parce que oui l'État peut le faire quand il s'agit d'actif stratégique et deux je pense qu'aujourd'hui se pose la question d'ailleurs le ministre de l'Économie a ouvert la porte et il a bien raison mais c'est parce qu'on a mis la pression de il y a la question aujourd'hui d'une renationalisation partielle ou complète d'une industrie comme Sanofi qui concerne la vie et la mort des gens tout simplement c'est-à-dire notre capacité notre bah pardon mais derrière il y a tout un tas d'autres médicaments oui complément alimentaires on est d'accord et les deux usines de Lisieux et de compig sont des usines d'emballage grosso modo de conditionnement la

10:14

molécule active VI Chine on va créer avec séquence effectivement on va refilialiser mais on parle d'usine en plus qui vendent à 95 % sur le marché français il y a donc très très peu de risque de délocalisation je vais vous dire de manière globale oui excusez-moi nous avons besoin de paracétamol ça c'est fait non on a eu des problèmes non on a eu des problèmes de pénurie par ailleurs ces dernières années et je vais le dire plus globalement la molécule active je vais vous donner je vais vous donner exactement mais vous voyez bien que c'est contradictoire c'est-à-dire que on a implanter une usine ça n'est pas au P qui produit la molécule AC oui mais regardez comme c'est contradictoire au lieu de relocaliser l'ensemble de la filière enfin on devrait relocaliser

10:53

l'ensemble de la filière là on a on est en train de vouloir faire une usine pour produire le principe actif et en même temps la deè étape qui est bah pardon mais il y a un risque de délocalisation très clair parce qu'on a des exemples vous agitez mais il y a des engagementsah oui général électrique avecst c'est pas une agitation c'est un exemple très concret de ce qui s'est passé d'un active stratégique d'une usine d'une filiale Alstom qui ensuite a pu a vu sa production délocalisée et donc aujourd'hui je le dis et je finis là-dessus oui nous avons un énorme problème de relocalisation de l'industrie nous sommes en train nous sommes pass c'est de d'une destruction d'emploi plus importante que la création d'emploi dans l'industrie vous depuis quelques mois et je le dis si nous

11:36

n'agissons pas si l'état n'agit pas fortement nous allons vers une désindustrialisation d'ampleur dans ce merci beaucoup Aurélie Trouvé vous reviendrez maintenant que vous êtes président de la commission des affaires économiques vous reviendrez régulièrement sur BFM Business dans un instant Marc Fiorentino face face à Jean-Marc Daniel à tout de suite