"Amazon a gagné des parts de marché hallucinantes avec la crise" - Commission d’enquête Covid-19
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
bonjour à vous un immense merci d'avoir accepté cette audition un samedi après midi donc on est avec trois personnes des amis de la terre donc alma dufour qui est chargée de campagne surproduction aux amis de la terre laurette philippot chargé de campagne finance privée et anne-laure sable est chargée de campagne agriculture donc merci encore je vais vous laisser d'abord toutes les trois ont offert un premier état des lieux et puis après avec manuel bompard qui est aussi présent on vous posera quelques questions je sais pas qui veut commencer bon bah je vais mais je me lance bah du coup oui moi c'est bonjour alma dufour chargée de campagne surproduction vos amis de l'attak donc avec mes collègues ici présentes sont à la fois sur des pans ensemble tout en conservant le suivi de ce qui se passe en ce moment et les propositions qu'on a pour la reconstruction économique et environnemental on est on est à la fois sur le suivi de mesures très large comme un lieu soutien ou dans d'autres crises polluantes etc puis des mesures peut-être plus sectorielles sur nos champs d'expertisé respectifs mois notamment où je travaille beaucoup sur la question la question du modèle commercial et de la relocalisation d'une autre économie fausse crise et notamment voilà quel modèle commercial on peut pour demain soit durable et qui protège le maximum d'emplois dans le secteur est donc à ce titre là on travaille beaucoup sur les questions de e-commerce place de marché vente directe et notamment comme symbole amazon qui est la première plateforme de e-commerce en france aujourd'hui donc en fait là pendant cette crise on a eu à la fois à gérer des choses qui étaient vraiment purement de l'ordre sanitaire puisqu'on a dû se battre contre l'entreprise qui ne respectaient pas les normes sanitaires dans ses entrepôts et donc il est en danger scala et en france et dans le monde et donc on a notamment contribué à la plainte de solidaires qui aboutit à l'interdît par l'arrêt de l'activité en fait cette semaine et jusqu'à nouvel ordre des entrepôts d'amazon en france mais plus globalement on travaille on travaille en fait sur l'arrêt des neiges projets en cours d'amazon et d'ali baba en france a fait onze avec ali baba en cours pour 2020 2021 et on travaille notamment de très fortement en lien avec la confédération des commerces de france qui représente les commerces de proximité à plus d'un million d'emplois 450 mille entreprises et qu'ils sont conscients comme donc il faut que le modèle commercial bouge vachement l'arbre où plus de durabilité et qui sont très opposés à l'implantation du modèle du commerce qui est en train de détruire deux fois plus d'emplois qu'il n'en crée la merci allemand j'enchaîne du bon donc oui mort est donc machination des banques commerciales et je représente aussi humble aujourd'hui ça marche en mâconnais qui travaillent sur finances publiques qui a été de se mobiliser dans les dernières 24 heures / donc en fait nous coûter de grands matches nanterre en oeuvre dans l'objectif final des plus financés publiques et privées qui part de la france notamment vers les énergies fossiles et la manière dont ça dans la crise campagne basse et notamment avec séquences que sa une sur la chine et du gaz est donc à la fois d'un côté 10 mo force de l'activité économique sur secteur là donc avec un des divisions très forte sur les investissements des pétroliers gaziers dans les secteurs etc par contre côté financier c'est aussi très importante parce que côté khendek l'export de manière très proche il y avait là des progrès c'est complètement un outil qui est complètement inscrits dans le plan de relance comme comme une manière de pouvoir aider l'industrie française et de manière générale par des plans de sauvetage financement public la sas entreprise a donc c'est une grosse grosse menace de justement plus financier public massif non conditionnés à six entreprises là et donc en fait c'est bon ménage en ce sens par est par ailleurs le fait finalement le l'impact de la crise sur des secteurs des énergies fossiles en traîne une surendettement dit un autre de ses entreprises et donc qu'ils vont chercher détruit financier de la part des acteurs je vais et bing des banques et donc à un moment où il ya un chute d'activité réelle et d'augmentation de la dette est en fait dans kong climatique et d'un point de vue prudentielles c'est très très le crin vachement quoi parce que justement on va voir on va voir aussi des banques y vont parce que surexposé des fossiles venir massivement aidé des entreprises qui ont un besoin énorme de capitaux et donc sur le long terme ça veut dire une potentielle à la relance à plein pot sans aucun changement de modèle est par ailleurs les risques de surexposition encore plus fort et donc voilà le prochain choc important pour l'année financière française et donc bas côté à finance privée on pense que justement étant donné c'est george wallace était complètement le moment de poser une régulation et un encadrement des flux financiers qui partent de la place de paris vers les énergies fossiles donc ça c'est une demande qu'on a depuis bien moment mais justement étant donné l'enjeu il faut vraiment que ce soit poussé le calendrier politique jusque là c'était là leur rappelle beaucoup la maman de la place de paris pour que les acteurs financiers adoptent des stratégies sortie du charbon disney 2020 donc ça le premier enjeu c'est que cette échéance politique le reste mais ce qu'on voit en même temps c'est que les critiques ont fusé maintenant sur le fait que j'en dis non pas avec du charbon c'est pas suffisant il faut décrypter à l'explicité sont plus que jamais important quoi côté financement public c'est pareil il y avait donc un agenda politique avec avec du coup un plan de chant des crédits export aux énergies possibles qui était encore d'actualité et donc il faut que développer à l'avenir ça suit son cours et donc nous on demande des subventions via les crédits export au faux style de 22 et en parallèle donc ça c'est un sujet qu'une autre association qui a filé nous a mis la taxe appelée reach and i'm not suis particulièrement c'est l'enjeu de la comédie monétaire et donc la sueur vraiment de pan sur vraiment le banc l'enjeu de la dette et toutes les conséquences en termes de ce texte dont les vêtements favorable à ce que justement l'enjeu de la dette ne soit pas gérée à travers les marchés financiers et qui puisse y avoir une création monétaire qui a ouvert directement aux citoyens et aux entreprises j'ai pas à celles qui polluent et qui profitait à la crise et que ce soit si possible d'avoir des soutiens via du refinancement et des prêts non pas seulement aux grandes entreprises mais nés aux états et donc justement de pouvoir penser une sortie de crise est une leçon de la dette qui comme on l'a vu depuis 2008 où c'est ça c'est ça juste du coup c'est une augmentation des inégalités en même temps que des dividendes exponentielle des actionnaires des grandes entreprises et des banques commerciales est par ailleurs choix absolument que ces êtres de la banque centrale européenne soit ce s'il ya des des conditions écologiques et donc ça en fait ce qu'on demande c'est ce qu'on demande aussi aux banques commerciales françaises c'est une exclusion des soutiens aux entreprises qui continuent à s'étendre dans les énergies fossiles c'est la première étape j'ai gardé ne permet pas de construire donc ça ne m ce qui s'applique aux militaires et par ailleurs sont tous les victimes et par ailleurs du coup pouvoir travailler sur des coussins écologique pour que le risque prudentielles liées au climat soient intégrés en terme de l'édition de fonds propres et bien sûr que l'élection de fonds propres est même remise en question mais bon donc c'est un peu des trois sujets ponceuse merci bonjour merci j'espère que mon micro de grésille pas trop parce qu'on me dit souvent que ghazi ok super donc côté agriculture un secteur qui est en première ligne clairement de cette crise coronavirus aux amis de la terre on se bat pour une transformation profonde du modèle agricole pour sortir de l'agriculture industrielle et soutenir une agriculture paysanne basé sur l'agroécologie donc ça c'est vraiment le le combat de fond des amis de la terre avec une attention aussi particulière à la question des intrants chimiques notamment on a une campagne qui se bat contre les engrais chimiques en particulier clairement durant cette crise du coronavirus la priorité on travaille de façon assez étroite avec la confédération paysanne je pense que vous les avez déjà auditionné que je n'ai peut-être pas répéter des choses qu'ils ont certainement mis en avant mais on va soutenir cet objectif de pas un paysan de moins pendant cette crise ça c'est clairement un objectif prioritaire on a soutenu par exemple la réouverture des marchés ou encore la transparence des prix de vente et des prix d'achat de la grande distribution ou encore le fait que des règles sanitaires similaire soit appliquée dans tous les lieux de distribution alimentaire à la fois de la ferme jusqu'à la grande distribution pour ne pas créer non plus des cartes distorsion et puis surtout respecter les règles de distanciation sociales qui sont nécessaires à la lutte contre contre cette crise pour autant pour nous pas un pied en moins ça doit pas venir servir le maintien d'une agriculture qui serait destructrice de la santé des citoyens et citoyennes pendant cette crise est là on a un deuxième focus sur les situations une situation d'urgence qui est la pollution aux particules fines qui est générée par l'agriculture industrielle très gourmande en intrants chimiques je ne sais pas si vous avez vu mais à la fin du mois de mars on a eu un pic de pollution aux particules fines dans certaines régions de france ile de france bretagne nord de la france c'est assez étonnant parce qu'on voyait tous les indicateurs de pollution plutôt diminué en france du fait du ralentissement les activités économiques sauf un c'était les particules fines il faut savoir comme chaque année au moment du printemps on a les épandages d'engrais qui viennent être appliquée sur les terres agricoles donc à la fois du lisier qui vient des élevages industriels et qui est produit en trop grande quantité par exemple comme des régions comme la bretagne ou alors des engrais chimiques qui sont apportés directement par les agriculteurs cette pollution aux particules fines elle va venir aggraver les maladies respiratoires donc c'est une pathologie qui est particulièrement grave en cette période de coronavirus puisqu'on sait que les moyens santé publique sont limitées pour ces pathologies là et ensuite on a une étude italienne qui montre qu'il y aurait une probablement une plus grande dissémination du coronavirus via les particules fines et enfin une dernière étude d'harvard qui montre qu'il ya un taux de mortalité qui est beaucoup plus élevé dans les zones où les la pollution de l'air est plus accrue dans certains territoires donc pour nous il ya vraiment aussi un enjeu majeur aujourd'hui à prendre ces questions-là en compte de façon urgente il ya un référé liberté qui a été déposé devant le conseil d'état par une association qui s'appelle respire la réponse viendra lundi pour limiter les épandages agricoles allait demander aux préfets en tout cas de d'appliquer les règles comme en cas de petits bleus pollution pour limiter ces épandages ya beau avoir eu un pic de pollution fin mars mme cantin confinement pour l'instant car aucun préfet qui a pris des mesures me prononcer à s'inquiéter après évidemment l'agriculture c'est un sujet aussi assez majeur sur la question du plan de relance donc on est aussi sur des considérations de plus moyen long terme on a entendu parler d'indépendance alimentaire par le président on a entendu parler beaucoup de négatif autour de la résilience de la relocalisation de l'agriculture nous pour nous il ya à mon avis une grande vigilance à notre avis une grande vigilance à avoir autour de la question des accords de commerce a priori c'est quand même le premier enjeu est à prendre en compte dans cette question de relocalisation évidemment les négociations de la pac puisqu'on en pleine renégociation de la future pac qui est un enjeu majeur et sur lequel on voit un ministère de la transition écologique et solidaire très en retrait ce qui nous inquiète énormément sur la capacité à avoir une pac qui soit réellement vecteur de transformation et après à une vigilance particulière sur un plan de relance qui placerait secteur agroalimentaire comme un marché clé dans les futurs investissements de la france on sait que c'est un marché clé pour bruno le maire au moment du pacte productif ce pacte productif qui pourrait advenir être réinjectés dans un plan de relance et il s'avère que c'est un modèle à l'école qui se base sur la culture de précisions pour rappel la culture de précisions c'est une agriculture qui cherchent à venir gérer des problèmes de façon très symptomatique au niveau de la plante avec des technologies assez coûteuse et et et qui ont un cycle de vie qui est assez peu aujourd'hui connue en termes d'impact environnemental qui peut aussi mener à l'endettement des paysans et des paysannes cet avis trop de pression elle va complètement à rebours d'une transition agro écologique qui soit résiliente pour nous c'est un gros point d'attention dans les semaines à venir puisque c'est que pour l'instant on voit pas le secteur à l'école comme un secteur dans des mesures de gens qui équipent perçu comme un secteur qui a besoin de mesures de sauvetage puisque c'est un secteur qui est jugé essentiel et qui continuent d'être exercées même si on a quand même vu des mesures de sauvetage notamment sur l'exportation de porc ce qui est quand même assez étonnant quand justement ce même système industriel de production porcine en bretagne est à l'origine de pollutions majeures qu'elle me contradictions là dessus mais d'une façon générale on va plutôt regarder ce secteur de l'agriculture sur le plan de relance et avec une attention particulière au niveau européen évidemment puisqu'il ya aussi la question du green deal comment est-ce que le green deal pourrait être impliqué ou non dans la réforme de la pac il ya une stratégie qui est particulière à la lecture qui s'appelle la stratégie de la fourche à la fourchette et cette stratégie elle peut être à la fois comporté des dangers et des opportunités des opportunités en termes de réduction des intrants chimiques mais aussi des dangers sur la promotion d'une culture très technologique tourner vers le digital et avec une place très importante qui seraient données notamment aux géants du numérique voilà après pour nous il ya un enjeu a assez on est en 2020 on est au mois d'avril c'est le projet de loi de finances de la france à la fin de l'année il ya vraiment une opportunité à notre sens pour développer une fiscalité environnementale plus juste qui prenne en compte les externalités négatives de la culture industrielle est clairement on va avoir besoin d'un budget pour financer la transformation de notre agriculture donc à notre sens il faudrait pas louper le coche d'un projet de loi de finances pour pour pouvoir compenser des pertes budgétaires notamment liée à la crise mais aussi à la baisse du budget de la prochaine pac voilà on va dire rapidement pour brosser un peu le paysage court moyen long terme merci beaucoup pour ses états des lieux qui lance plein de pistes on va en explorer plusieurs mais peut-être avant vous demander si les amis de la terre alors je sais sur un jeu je le sais mais deux réactions peut-être la première c'est ce qui a été voté à l'assemblée hier qui à notre sens c'est un scandale et sur lequel on a on a voté contre qui sont ces 20 milliards qui vont être offerts à des grandes entreprises notamment air france avec pour seule condition de lier ça aux objectifs de responsabilité sociale des entreprises donc peut-être votre réaction sur cette question et puis une deuxième chose je sais pas si vous avez vu il ya une tribune qui a circulé il ya quelques jours sur le monde d'après qui a été signé par là aussi des grandes transnationales et notamment la ministre de la transition écologique et solidaire elisabeth bornes voilà peut-être vos réactions sur ces deux événements et puis après on ira plus spécifiquement sur des sujets que vous avez abordé moi j'ai bien répondre sur le premier point mais mon tir mêmes conclusions de ce qui s'est passé dans les dernières derniers jours à l'assemblée nationale on avait peur comment dire on craignait qu'elles que l'on craignait de ne pas avoir de conditionnement mais que des contreparties mais là c'est vraiment un haut niveau où il ya aucune exigence ballack ou de conditions environnementales sociales et par ailleurs votre c'est que on n'a aucune visibilité sur justement la liste d'entreprises qui pourraient qui pourrait vous pouvez être soutenu et donc pour disons les prochaines des prochaines d'étape on avait un peu ce questionnement la 2è ce que est ce que c'est la possibilité d'activer un mécanisme de contrôle au niveau du parlement sur l'utilisation cet argent parce que là encore être attribués donc c'est vraiment urgent de pouvoir de pouvoir continuer en tout cas le le combat pour pas qu'ils soient attribuées de manière inconditionnelle à tous les grands pollueurs donc je pense que c'était assez rapidement merci sur la tribune peut-être effectivement pour nous c'est assez problématique de voir à quel point les lobbys aujourd'hui peuvent s'afficher clairement et de façon un peu éventé avec les décideurs politiques sur un soutien donc cette politique du green deal on se trouve quand même face un peu un paradoxe est qu à la fois on a des lobbys qui en interne et c'est de réduire l'ambition d'un éventuel bendine et en même temps tout un pan de 2,2 du monde économique qui est à l'origine de la crise environnementale qui se trouve à faire du greenwashing en s'affichant dans un soutien pour pour derrière aussi amoindrir des règles ou juste on va dire peindre de verre certaine mesure sans changer en profondeur et radicalement leurs paradigmes donc pour nous c'est assez problématique cette tribune qui a été qui a été avancé signés par les plus grands tous lieux et dates pour pour rajouter way sur cet aspect par exemple qu'on a vu des grosses entreprises comme un hlm typiquement qui se sont illustrés sur le green deal bon c'est une entrevue sur lequel mieux qu on a pas mal suivis et en fait ce qui est intéressant c'est de même c'était vraiment sincère même si soit disant ils ont pas participer aux prises de position du lobby industriel en général de l' afp au delà de la fête sur sur l'a10 sur l'ambition en fait c'est juste que là ils vont pousser pour une relance des investissements verts mais pas rouler des investissements dans les technologies carbonées et c'est cette illusion qu'on peut faire de la relance verte sans réduire les activités polluantes qui semble primer au niveau européen et que effectivement malheureusement elisabeth bord - yannick jadot sont en train de cautionner en signant ce genre de tribunes qui ne parlent que de relance verte mais absolument pas lee fait qu'on a besoin de réduire l'activité la croissance dans des secteurs qui sont extrêmement polluant et c'était aussi ce qu'on reprochait un peu à une coalition parlementaire qui avait proposé en france en un moment sur la relance verte c'est à dire que oui c'était très bien de dire qu'il fallait que la relance soit friche et sur la transition écologique dans les territoires qui est vecteur d'emplois et werther de grosses économies de gaza fait de ça néanmoins nul part n'apparaissait les questions d info sinon on a vu dans le secteur fossiles mais aussi par exemple dans l'aérien ou enfin voilà dans des secteurs en fait il faut faire la différence entre des secteurs locaux comme l'agriculture efficacité énergétique et c'est là qu'ils pourraient en fait en étant relancé entre guillemets en faisant l'objet de gros investissements donc de croissance entre guillemets pourrait à la fois réduire fortement les émissions de gaz à effet de serre tout dépend sur quoi on investit notamment sur l'agroécologie paysanne et c est à la fois des secteurs qui sont donc en fait on ne peut pas on ne peut pas les soutenir ne peut pas soutenir la croissance de ce secteur parce que pour l'instant et au vu des technologies ils sont absolument incompatibles avec l'accord de paris une croissance dans le textile ou une croissance dans l'aérien c'est incompatible avec le scénario 1,5 du giec en fait vu lui bah en fait qu'on a absolument aucune technologie suffisamment propres entre guillemets pour augmenter les niveaux de croissance et réduire de moitié les émissions d'ici 2030 le dit pas même que ce rapprochement monde privé secteur économique et décideurs politiques avaient déjà été testé à la coop 21 avec le foisonnement d'initiatives multi partie prenante avec les whitecaps beat etc on n'a jamais vu l'impact réel sur la diminution des gaz à effet de serre de cette stratégie là aussi juste un point de précisions sur rôle historique aussi c'est important non mais c'est sûr que là la grosse inquiétude laqué qui se fait jour c'est de savoir cette relance comment comment on va faire une relance sous sous réserve caution de préserver des emplois qui ne soit pas une relance qui face à une nouvelle pression sur les ressources naturelles sur les écosystèmes et qui en plus nous relance dans le système dont on voit actuellement la catastrophe dans lequel sa nous-mêmes quoi manuel tu avais une question pour continuer mais peut-être plusieurs questions d'abord bonjour à tout le monde et merci pour vos présentations ma première fiancée une question sur le le tout de suite j'ai envie de dire le maintenant semble avoir des témoignages de gens qui nous disent il ya un problème dû au fait que la grande distribution comme elle se retrouve un petit peu le seul débouché dans la période pour tout ce qui est consommation produits agricoles a là une possibilité aujourd'hui de jouer sur les prix et notamment dans le domaine agricole parce que il ya des formes de surproduction dans le lait mais aussi dans les animaux maintenant et ça conduit en fait à ce que finalement ils peuvent baisser les prix d'achat j'ai vu que la confédération paysanne avait annoncé une opération on retient les animaux à la ferme ou tête essayer d'avoir un peu votre regard sur ceux sur cet aspect là c'était ma première question j'en passe plusieurs mois sera puissant pour le le partage de la parole ma deuxième question c'est sur l'euro où on a parlé de la fin de tout voir quelle est la stratégie européenne la fourche à la fourchette est de 2 des plans de réduction des pesticides j'ai vu passer mais j'aurais bien aimé avoir votre regard voir votre confirmation sur le sujet une information comme quoi dans la période le gouvernement aurait renoncé à la distance sur les épandages de pesticides entre les habitations et les lieux d'épandage de pesticides est ce que vous pouvez confirmer cette information c'était ma deuxième question est ma dernière question plutôt sur les aspects agricole ce jeu suit de manière assez précise sur de la réforme de la pac et commence à aa a tourné des bruits autour du fait que du fait des difficultés budgétaires et aussi du fait maintenant du coronavirus le la prochaine pac rentrer en vigueur en temps assez longtemps et que le règlement de transition alors les gens qui nous écoutent comprennent c'est à dire que en attendant la nouvelle pac roux met en place ce qu'on appelle un triplement de transition qui permet aux agriculteurs de continuent à toucher des aides que le règlement de transition pourrait durer deux ans voire trois ans dans cette hypothèse ce qui faisait consensus initialement de finalement faire un règlement de transition qui prolongeait la pac précédente ça me paraît extrêmement problématique je voudrais bien avoir votre point de vue sur le sujet parce que si c'était un an à la limite on aurait pu dire bon pourquoi pas mais si on repart sur deux ou trois ans du fait de l'urgence comprennent tous séparés quand même extrêmement problématique que l'on renouvelle la pas que préalable exactement de la même manière sans aucune modification et donc est ce que vous avez un point de vue sur les discussions autour de ce règlement de transition que ce soit en cours en ce moment au parlement voilà trois premières questions merci à vous ok je vais les reprendre dans l'or du coup sûr le poids de la grande distribution effectivement on est dans une situation complètement ubuesque mais en fait elle est pas nouvelle c'est qu'on laisse complètement dans la main des producteurs le devoir de créer le rapport de forces alors qu'ils ne l'ont pas façades et des géants qui clairement mais menait la danse donc ce qui se passe là dans le cas de dans le cadre de la crise en fait nous révèle que ce qui se passe depuis qu'on a déréglé les marchés agricoles européens et du coup sa place les politiques d'éducation extrêmement compliqué on l'avait vu aussi sur le cas de lactalis il ya plusieurs années comment lactalis aujourd'hui peut mettre une pression au point que les producteurs n'arrivent pas du tout à témoigner de cette réalité là et sa place encore une fois nyheter la culture dans un rôle de deux fosses des arbitres puisque il se retrouve qu'à commenter finalement l'actualité agricole ou à essayer de trouver des fonds de débloquer des fonds au niveau européen mais c'est clair qu'aujourd'hui il ya une réelle problématique à ce niveau-là et oui bah on soutient effectivement les vagues culteurs pour pukki pour pour essayer de créer ce rapport de force mais la loi ogm a été un échec complet à ce niveau là et savons trop bien en fait qu'elle n'a absolument rien résolu et donc pour nous c'est juste simplement une preuve de l'échec de la politique agricole sous ce quinquennat sur la stratégie femmes to fork et sur le fait de de réduire les distances d'épandage sur les pesticides mois pour le coup je travaille vraiment sur les engrais chimiques et pas souhaité ce type dont je voudrais pas dire de bêtises et m'avancer mais effectivement j'ai vu la même information passée aussi sur le fait qu il y avait des épandages fin que les autres en tout cas qui avait une espèce de moratoire ou de suspension sur 7,7 cette réglementation là après j'ai vu aussi pendant qu'on limite est beaucoup les contrôles aujourd'hui sur les cultures françaises du fait de la crise pourrait aussi laisser passer un peu les choses ça a été le cas aussi sur le cas des travailleurs saisonniers on recherchait normand travailleurs saisonniers actuellement et du coup il ya aussi des directives qui passe sur le fait de faire moins de contrôles dans les fermes donc ça c'est quand même des choses à mon avis socialement à suivre parce que on trouve différentes dérogation assez inquiétantes sur le droit du travail notamment sur l'extension des semaines de travail pour les travailleurs saisonniers et sur les difficultés budgétaires alors oui a priori on s'oriente déjà de façon quasi certaine vers une entrée en vigueur qu'au 1er janvier 2023 de la prochaine pac ce qui pour nous est extrêmement problématique effectivement puisque en fait la radicalité des mesures à prendre on la décade de deux ans face à une crise climatique deux ans c'est juste considérables et donc en fait ce qu'on demande aujourd'hui ne peut pas du tout la même chose que ce qu'on demandera au 1er janvier 2023 donc à une vraie problématique sur le fait de partir d'une proposition de la commission européenne qui date déjà de 2018 donc clairement effectivement ça pose la question centrale est en fait à la question majeure c'est toujours ces aides qu'on octroie en fonction du nombre d'hectares qui sont détenus par les incultes heures au lieu de d'octroyer des aides au nombre de paysans de travailleurs qui sont installés sur ses terres agricoles et qui permettrait de favoriser une inculture beaucoup plus pourvoyeuses d'emplois et respectueuse de l'environnement et en fait ça on dit depuis 2010 vite que ce n'est pas possible c'est trop tôt ce sera pour la prochaine pac sauf qu'on est en train de décaler une pac de deux voire trois ans ce qui pose vraiment la question effectivement de la radicalité des demandes nous actuellement on y travaille sur avec la plateforme pour une autre pack du coup ci qui est une un regroupement de quarante et une organisation à la fois de producteurs de paysans mais aussi de consommateurs environnementale et de solidarité internationale mais c'est clair que la question est vraiment posée actuellement il ya des amendements qui sont réouverts au parlement européen de la commune phare de la proposition de la commission européenne et c'est vrai que là les un moment sur la conditionnalité donc à quelles conditions d'octroi des aides de la pac clairement où doit renforcer cela et je pense que l'on a un ministère la crise écologique et solidaire qui est beaucoup trop en retrait sur le fait de renforcer les conditionnalités si on ne renforce pas ces conditionnalités déjà aussi on passera à côté d'un gros morceau peut-être pour continuer un peu sur les questions d'agriculture mais pas que tout à l'heure vous avez parlé un peu des traités de libre-échange le 30 mars l'union européenne a donné son accord pour un traité de libre-échange avec le vietnam qu'est ce que ça dit de l'union européenne aujourd'hui qu'est ce que ça dit aussi des leçons qu'on doit tirer de cette crise et qui ne sont apparemment pas tirer qu'est ce que vous défendez vous sur la nécessité de relocaliser notre agriculture et notre production à notre consommation en général d'ailleurs nous déjà on défend des la suspension de toutes les négociations de façon virtuelle pendant la crise du corona virus qui ne l'est pas du tout aux états de négocier la même façon en fonction aussi des des capacités de chaque état ensuite sur l'agriculture c'est sûr qu'on se met des oeillères si on veut parler de tout plan d'investissement dans la culture française une relocalisation d'une souveraineté alimentaire même si ce mot n'est absolument pas prononcé aujourd'hui par le gouvernement que je pense on a très peur alors que la souveraineté alimentaire c'est des choses qu'on défend historiquement avec la via campesina c'est juste le fait de décider des politiques publiques par et pour les peuples donc en fait il ya clairement oui cet enjeu là mais ça sera pas réglée tant qu'on ne fera pas la question des accords de commerce le fait aujourd'hui que l'allemagne fasse une priorité à sa présidence à l'union européenne de réouvrir les négociations merck avec le mercosur pour nous c'est clairement une ligne rouge et il faut absolument que la france s'oppose à toute réouverture des négociations etc au mercosur on l'avait vu au moment des feux en amazonie sur les importations de soja on sait que derrière il ya des enjeux agricoles majeurs le président a répété à multiples reprises qu'il fallait retrouver une forme d'autonomie protéines de produire les protéines pour nourrir nos animaux ou végétalisée notre alimentation sur notre territoire ok c'est un enjeu mais à partir du moment où on continuera de développer ces accords de commerce avec les pays d'amérique latine on n'a absolument aucune chance d'aboutir à une transformation de notre système agricole donc clairement c est une condition sinequanone de départ de mettre fin à ces accords de commerce et puis on a un point d'attention très fort sur le mécanisme est sdf qui est le mécanisme d'arbitrage privé entre état et investisseurs qui aujourd'hui aussi pourrait permettre de nombreux investisseurs dans le domaine agricole d'attaquer les états pour pertes notamment de deux marchés à l'export et c'est parce qu'il va falloir aussi regarder notre agriculture en termes de vocation de marché à l'export est ce que la france a réellement vocation à nourrir et à des structures et des filières agricoles dans d'autres pays on l'a vu avec le lait le le fait d' exporter de la poudre de lait à bas prix avec des taxes et des tarifs douaniers abc qui derrière ne va pas permettre de créer des filières laitière durable dans les pays notamment d'afrique subsaharienne ça c'est un scandale il va falloir aussi regarder ça de notre côté merci peut-être une question pour al manar je voudrais bien que tu reviennes sur la décision de justice qui a contraint amazon a livré sous avec que des produits alimentaires médicaux et d'hygiène avec une contrainte d'un million d'euros par jour peut-être nous raconter un peu comment vous êtes arrivé à cette décision de justice l'a notamment avec solidaires quel est l'enjeu derrière voilà je veux bien que tu reviennes dessus ok avec plaisir du coup donc ce qui s'est passé si on doit reprendre un peu la chronologie et c'est qu'en fait au moment où le gouvernement a annoncé la fermeture de la plupart des commerces de vente de produits non alimentaires par arrêté en fait on n'avait pas trop compris effectivement que savait que ça concernait pas le e-commerce et on s'est rendu compte que non le e-commerce somme il n'était pas considéré effectivement comme des magasins de vente directe consommateurs n'étaient pas concernés par l'arrêté par l'arrêté du gouvernement donc déjà alerté au début franchement nos alertes c'était surtout sur mance ça va laisser les acteurs comme amazon en premier lieu prendre encore plus de parts de marché pendant que j 19 alors que les petits commerces sont déjà à genoux et en fait il ya déjà fait amazon provoque des gens france la destruction de deux fois plus d'emplois qu'elle n'en crée avec les situations de concurrence déloyale qu absolument hallucinante quand on voit que bercy donc merci c'est pas nous c'est bercy a quand même pondu une une meuf elle a fait une à une enquête en fait elle s'est rendue compte en décembre que 98% des vendeurs présents sur les places de marché d'amazon ont cédé seconde frauder la tva on parle d'un manque à gagner pour l'état qui est genre au dessus d'un milliard d'euros 1 on parle vraiment de manque à gagner qui sont colossaux rien que sur l'année 2018 donc en fait et amazon typiquement est responsable de cette fraude à la tva pourquoi parce que c'est pas elle qui le fait directement certes c'est les bandes armées en fait amazon est en train de développer ce système de places de marché en poussant enfin en réduisant la vente directe qui est moins rentable en touchant du coût des commissions de 15% sur les ventes de ses vendeurs qui fraudent d'athéna c'est quasiment comme si elle empocher la tva la place de l'état français aujourd'hui pas on peut le dire clairement donc amazon a une grande responsabilité dans cet état de fait et en fait ça leur permet de faire du dumping sur les prix de que d'être en concurrence avec alibaba notamment toutes les autres places de marché si tu es un peu l'enjeu fils est là et ce que je m'entendais bien que j'ai l'impression sa couche pouvait empêcher de mains ok je suis désolé j'ai la preuve de connexion donc voilà donc on s'est alarmé ont serré l'armée du fait effectivement que le fait qu amazon poursuivre son activité pendant le coc vide à les rendre la reprise pour les petits commerces encore plus difficile vu que en fait là ils ne font que gagner en parts de marché notamment en italie on a très très peur de ce qui s'est passé c'est qu'ils ont donné le l'accès au prime vidéo gratuits à tous les italiens pour qu'ils puissent regarder des séries sauf qu'en fait ce qu'on ne dit pas c'est que le prime vidéo et le prime pour acheter des produits c'est la même chose c'est le même abonnement donc du coup ils vont avoir tout la prime amazon est donc une double incitation à commander chez eux plutôt qu'à aller ailleurs donc c'est un vrai vraie stratégie d'influencé qui s'est mise en place au début ce sac in ouzzal airtel elle et les librairies notamment ont fait des tribunes bruno le maire a une réponse un peu ambigu voire fait plutôt que de fermer l'activité d'amazon il a proposé de rouvrir les librairies mais finalement il n'en a rien été tout est ma mais libre à vous et donc ça c'était le première la première phrase la deuxième fois en fait c'est qu'on a appris qu'en plus effectivement dans les entrepôts les conditions et les normes sanitaires n'étaient pas respectées donc non seulement et gagner en parts de marché ils détruisaient la concurrence mais en plus c'était sur le dos des salariés en france évidemment mais aussi à l'international où il y avait de plus en plus d' alerte sur le fait que les gestes barrières étaient impossibles à respecter dans des entrepôts qui en france peuvent aller jusqu'à 2700 salariés et intérimaires donc c'est quand même c'est ça aussi les gens n'ont pas conscience en quête de la machine que c'est en réalité est donc là c'est entamé un combat très très difficile avec l'entreprise et avec le gouvernement où on a alerté pendant plus de trois semaines en fait un le gouvernement leur envoyer des lettres en leur disant qu'il y avait un problème on a fait des interpellations twitter on a essayé prévenir les médias américains c'est et franchement pas beaucoup de la part des médias jusqu'à ce qu'on gagne la plainte et du coup effectivement les syndicats ont été obligés de saisir la justice et solidaire a demandé l'arrêt de l'activité et ils nous ont proposé de nous joindre à la plainte donc du coup elle a pour finir la décision de justice qui a été rendue c'était de dire effectivement de reconnaître que les gestes barrière ne pouvait pas être respectés et que les conditions sanitaires ne pouvait pas être respecté dans un entrepôt qui regroupe en fait autant de salariés qu'il fallait donc réduire l'activité et donc du coup la limiter aux produits essentiels alors que amazon avait une stratégie de faits expliquant qu'il vendait que des produits essentiels qui est absolument faux et qui a été relayée quand même pendant plusieurs jours par les médias et on a eu un gros problème de désinformation du public à coup même de publicité dans les médias pour expliquer tout se passait bien et c'était assez grave en fait qu'en tant en termes de lutte d'influencé voilà donc on a eu cette décision à laquelle amazon a répondu de façon extrêmement agressive on va dire en déjà en allant plus loin et en stoppant toute l'activité oned à réduire et en laissant sous-entendre laissant planer un doute sur le fait qu'ils revoyaient un peu leur maintien en france etc nous on y voit juste une stratégie de chantage vis-à-vis de l'état pour obtenir le remboursement des chômage partiel c'était le dernier poisson car on a essayé d'alerter ses devient effectivement ce que je parlais ce dont je parlais sur la fraude à la tva ou que ce soit l'impôt sur les sociétés en fait on a face à une entreprise qui a raison c'est financière absolument insolente c'est la multinationale qui a le plus gagné d'argent pendant le coït 19 son action a atteint des records historiques l'ajustement pendant l'épidémie donc s'en tenir aux finances et là aucun souci pour qu'ils assument le coût des salaires f1 déchaumage pour tout le monde et en plus il fallait [Musique] si l'état donne de l'argent amazon c'est ça va au delà brenda amazon ça veut et dire que sans bonne raison aucune volonté de changer dit non c'est clair marié qui vont aller à la rescousse et qui vont rien faire d'autre et qu'on va se prendre le retour de manivelle nous en termes de politiques d'austérité à ça rapidement et juste vous avez des chips sur amazon qui est la multinationale qui a le plus gagné d'argent alors je sais pas non on n'a pas des chiffres comparatifs effectivement on sait juste que leur action latin son record historique depuis trois jours consécutifs je vois aujourd'hui mais jusqu'à hier c'était encore le cas et qu est qu que jeff bezos ça gagner personnellement 24 milliards de plus du coup dans la période du copic 19 après effectivement faudrait qu'on a un comparatif faudrait qu'on fasse très comparatif avec le cours en bourse notamment à d autres coentreprises mais on avait cru comprendre que à part les gars femmes et les entreprises du numérique la plupart des entreprises autres connaissent un bon revers on récolte mais je demandais de 550000 en terre rimark parce que là pardon non non non invasif termine non non c'est tout en fait juste ça se traduit effectivement on n'a pas de comparatif mais ça se traduit notamment par des embauches d'intérimaires qui sont hallucinantes on part le elie par pays on a du mal à et on n'a pas encore le chiffre d'affaires consolidé à l'international on a du mal à traduire sa vraie ok non parce que je demandais ça parce que une des choses que quand on commence aussi à discuter dans le groupe parlementaire c'est que souvent on nous dit qu'on est con est en guerre il y en a qui sont clairement en train de profiter de la crise amazon c'est une des entreprises qui en profitent est ce qu'on disait c'est aussi après la guerre il ya eu un impôt sur les profiteurs donc on pourrait aussi très bien pensé après la crise faire un impôt sur ceux qui ont profité d'une crise qui a fait autant de morts donc c'est aussi dans cette idée là que je posais la question puis peut-être deuxième question sur les 11 projets dont tu as parlé tout à l'heure sur lequel vous vous battez parce que amazon s'est pas seulement une entreprise qui se fait énormément d'argent avec des conditions de travail et sociales désastreuses avec donc de la fraude dont on parlait mais il ya aussi tout une question de l'accaparement des terres et notamment de terres agricoles sur la question des entrepôts alma je sais pas si tu nous entends encore je crois qu'elle s'est déconnecté pour se reconnecter non c'est peut-être ok bah du coup on va passer à une autre question en attendant allemagne revenus c'est vraiment désolé que tu as entendu ma question pas non je te l'a refait je te disais je te disais que je te demandais c'est parce que avec le groupe parlementaire on est en train de réfléchir parce que après la guerre il ya eu un impôt sur les profiteurs de bière sur tout ce qui s'était fait des freak sur la guerre là ils font que de dire qui est qu'on est en guerre donc il faudrait aussi imaginer c'est une des choses qu'on pourrait demander un impôt sur les profiteurs de cris sur ce qu'on profitait en fait d'une crise qui a fait autant de morts que celle qui a eu et c'est pour ça que je demandais les chiffres sur amazon et du coup je disais pour aller un peu plus loin tu parlais des onze projets qui ont été sur lequel vous vous battez de l'amazone et d'ali baba parce que je disais ya pas seulement une question de fraude de conditions sociales et de travail qui sont déplorables il ya aussi cette question écologique d'accaparement des terres notamment et voilà je voulais que tu nous en dise a aussi un bon ok bah du coup effectivement sur en fait vraiment la question de ces monstres auger c'est vraiment la question de la durabilité de notre commerce si on veut relocaliser la production clairement ce genre d'entreprises qui font du dumping sur les prix et qui vont s'approvisionner toujours dans les pays les plus pauvres y compris dans des camps de travaux forcés en chine il faut le dire la libaba s'est connecté vraiment sait même pas que les gens sont super c'est que ces connecte à des camps de travail qui font travailler les prisonniers politiques en chine carrément on sait pas pour amazon en tout cas sur la libaba c'est à peu près certain et donc du coup voilà on parle d'entreprises qui justement amène en france des produits qui sont toujours plus bas à leur stratégie celle d'anne king sur les prix donc en fait en terme de relocalisation c'est absolument impossible de faire de la relocalisation avec ce genre d'entreprise qui vous faire la concurrence à la production va dire local il ya de ça il ya les questions de surproduction du cou qui sont liés en fait ode à l'artificialisation des terres le problème d'amazon et d'ali baba c'est surtout le dumping sur les prix et la livraison par avion en fait ça en faisant du dumping sur les prix en tirant les prix à ce moment-là vers le bas en vendant plus de 15 milliards de produits par an pour amazon le triple pour ali baba donc on voit là on parle quand même que c'est les deux réunis ils vous entendu au moins six produits à chaque habitant de la planète en termes de statistiques l'année dernière donc en fait c'est surtout c'est surtout via ce dumping et cette surproduction que c'est un vrai impact environnemental puisqu'en fait notamment par exemple le textile et l'électronique ça représente un quart de notre empreinte carbone en france par exemple donc à ça il ya la livraison ultra rapide sur laquelle les deux géants son concurrent ce qui nécessite pour l'instant la livraison par avion notamment ali baba par exemple il est implanté il entre à implanter une méga plateforme à côté de l'aéroport de liège qui fait 200 millimètres carrés qui est connecté directement à l'aéroport pour acheminer le très rapidement du coup les produits a depuis la chine jusqu'ici et on sait que l'avion ses sept à neuf fois plus polluant que le transport en camion d'un bon bah vous savez ça en gros c'est toute une logique de surproduction et livraison rapide qui est ultra nocives pour le climat il ya effectivement la question d'artificialisation la léonce projets réunissent à peu près un million de mètres carrés d'artificialité du coup hélas cette question du coup effectivement voilà on me disait comment relocaliser la production comment protéger les emplois parce que c'est ça la question de la transition écologique pour qu'elle soit juste pour qu'elle soit pour qu'elles créent des emplois ou qu'elle en protégeant - et en fait on se trouve comment imposer des quotas par exemple sur les produits textiles ou c'est ce qu'on demande en fait des quotas sur les produits textiles notamment parce que les niveaux de production sont beaucoup trop élevés on parle de 40 vêtements par habitant français né sur le marché chaque année alors comment on peut forcer cette décroissance à part avec l'état notamment si en même temps du coup ça va créer des destructions d'emplois dans les secteurs de la vente et du coup si on la sent plus aggravé la construit la concurrence déloyale et la destruction d'emploi provoquée par le e-commerce antennes on se rend compte le sera toujours l'écologie qui sera toujours milite d'ailleurs tout le monde toutes les choses et qu'en fait on est obligé de prendre le problème en amont et de dire pour protéger des emplois et donc pour permettre une politique écologique ultra ambitieuse sur le textile électronique etc on est obligé de dire stop aux modèles e-commerce et donc on est obligé d'une déjà de stopper ces housses projet clairement et après voilà se pose la question du démantèlement du modèle saas est déjà on y va par étapes parce que déjà on n'a pas du tout réussi à stopper ces projets et l'état en a autorisé 5 sur le 4ème sur les onze en cours et on a très très peur qui continue à les autoriser pendant les six prochains mois la proposition du gouvernement est pas du tout plaire c'est à dire qu'on a eu par exemple pour une portion qui nous disait vraiment en phase est incohérente d'interdire europa city et de laisser des nouveaux projets amazon se construire donc on a ce genre de prises de positions qui vont plutôt dans notre sens où elle est effectivement le textile il faut baisser les volumes etc au créneau on à bercy qui nous dit effectivement le e-commerce a détruit des emplois sa fraude n'impose pas possible et puis au final se passe rien et en fait les projets sont continue d'être soutenue donc on se demande qui soutient qui encaisse qui se passe exactement au niveau du gouvernement se demande même si ça vient pas du président lui-même en réalité fin on a vraiment vous commencé à se poser vraiment des questions sur qui en fait est du côté d'amazon dans le gouvernement et chez les députés c'est un peu particulier et donc voilà enfin tout va tout ça pour dire qu'on est engagée dans cette bataille et qu'on aimerait bien notamment proposé un moratoire sur les projets y compris dans la prochaine loi d'urgence économique qui sera pas si vous avez plus d'infos vous là dessus mais delphine batho nous parler du fait qu'il est probablement une nouvelle loi d'urgence économique dans les prochaines semaines ou les prochains mois et ce serait peut-être l'occasion aussi de déposer ce moratoire là et sur la question des impôts d'hier manon serait totalement pour après bonne chance pour aller récupérer les uns pas les bénéfices d'amazon réalisé en france étant donné qu'ils ont tous montés en fait comme un système d'évasion fiscale ultra performant ou en fait les ventes elles sont enregistrés au luxembourg les membres du site en france donc ça nécessiterait un quelque chose d' européen où elle enfin une saisie sur chiffre d'affaires fin sur le site internet français je sais pas exactement comment ça peut ça on serait très intéressé de travailler avec ça ça avec vous mais ça va être un peu complexe du montage financier qu'ils ont mis en place sera d'accord merci beaucoup manuel terville et une question ouais d'abord merci moi je suis très preneur aussi qu qu'on réfléchisse à à 7,7 cette histoire d'identifier les secteurs qui sont les secteurs les plus entre guillemets malheureusement favorisée par la situation actuelle et de voir quels sont les moyens législatifs nationaux européens qui permettent de les mettre davantage à contribution parce que je pense que ça serait un tournoi par tout le monde ma question elle était peut-être pour explorer un peu les aspects ont été introduits tout à l'heure monétaire et économique bon alors il ya eu une réunion de ce qu'on a appelé leur groupe et il ya dix jours de ça maintenant une semaine pourrait toujours avec un beauty sur une réponse moi j'aimerais bien avoir un pauvre gars là dessus en ce qui nous concerne on considère que cette réponse est d'avoir extrêmement insuffisante en termes de volumes eux monétaire qu'elle n'utilise pas les bons outils ça vous avez un petit peu a évoqué le sujet dans votre rapport introductif mais est-ce que vous pouvez préciser quel serait pour vous la bonne manière de faire est ce que la solution telle que nous l envisagent c'est à dire une solution qui consiste à dire bah il faut que la banque centrale européenne alors certes c'est pas dans son mandat est certes c'est pas dans les règles européennes mais on déchire un peu les bouts de papier qui donc je te le faire et décide d'intervenir directement pour acheter des obligations et des titres de dette des pesetas directement est-ce que ça c'est une solution qui vous paraît envisageable est intéressante si oui comment dans cette solution là on peut positionner des conditionnalités écologique pour faire en sorte que cet argent elle ne sera pas utilisée non plus par les états à faire des profits et n'importe comment ça c'est là la deuxième question parce que la solution telle qu'elle a été envisagé pour l'instant et je pense qu'elle a plusieurs effets pervers mais notamment elle maintient des forme de conditionnalité à des prêts aux états et ses conditions hormis des dépenses de santé met donc tout ce dont on parle là c'est à dire des été question de temps craint nécessaires pour financer des politiques de relance elles sont soumises à des conditionnalités et les conditionnalités on sait très bien c'est des politiques d'austérité donc de facto ça veut dire que les pays qui sont le plus frappés aujourd'hui par la crise sanitaire ils vont se retrouver avec la plus de difficultés à financer y compris une transition écologique et plus d'impact pour les citoyens plus de mesures d'austérité et de réduction des modèles sociaux et donc sans doute une transition écologique qui sera encore plus douloureux est au plus bas moi j'aimerais bien avoir votre regard là-dessus pour vous dire un peu les choses franchement politiquement proche un peu dans le désert pour moi c'est le sentiment que j'ai c'est à dire que cette position là elle est aujourd'hui pas trait aux prises pas très entendu on a fait un amendement sur le sujet au parlement européen qui a été voté par à peine sont députés européens donc est-ce que vos du point de vue de vos contacts internationaux vous avez l'impression au moins européen que c'est une solution qui avance un petit peu dans les esprits oui bah déjà pour commencer sur le diagnostic je pense qu'on est d'accord sur beaucoup de choses les outils utilisés dont je parle et c'est notamment du coup les rachats de dette matif sur les marchés financiers qui justement bas favorise énormément les entreprises polluantes les grandes entreprises est très très peu les états et qui du coup l'état est par ailleurs très très peu touché et c'est en plus on on voit la vue là dans les dernières années ces mêmes outils entre entre 2018 ont permis le rachat adultes hier de deux d'obligations d'ordre ok c'est c'est en plus ça permet d'alimenter tiers est de créer un aléa moral de la part d'entreprises qui sont justement à l'origine de la crise et c'est aussi et le bain de même le l'outil de 2 degrés à tous à tous très très bas aux banques commerciales auxquelles elles puissent magiquement après prêter à l'économie réelle déjà ça pose deux questions de deux justement de faire en sorte que ces capitaux da ilha une panne d'inspiration et par ailleurs s'attendre du doigt le fait que la nécessité du recours à ce secteur alors que justement comme vous le dites c'est tout à fait possible de prêter aux états directement et donc nous les pins parasols l'opposition c'est sûr si vraiment les outils c'est premièrement vous aviez pouvoir que la création monétaire cern a donné des idées des capitaux directement aux états aux citoyens et aux entreprises au niveau des citoyennes et des cocktails monétaire et ses pouces est en tout cas en effet il n'ya pas un bon consensus c'est pas c'est pas très visible on va quand même devoir d'experts d'économies qui se lève et des ong pour dire qu'il faut avoir des pratiques et donc ça ça pose pas la question et et pouvoir permettre de prêter directement aux états derrière ça pose même la question de est ce que ça vous a été pris et en fait c'est quelque chose ces dépositions que on a aussi de pouvoir est à la fois prêter directement aux états et à la fois de pouvoir permettre direct ou aux personnes impactées après avec campaient dans les critères de richesse de l'avoir ni l'heure où chacun je pense qu'on est d'accord là-dessus et c'est pour nous faire la seule manière de pouvoir sortir de cette crise là sans répéter les erreurs en créant une dette qui est entre les mains des marchés financiers et du coup évidemment et c'est ce qu'on voit déjà dans le discours de la part badge vnf et qu'ils évoqueraient au sein du gouvernement que la reprise sera faite par en bas en commettant les gens au travail à son nom en coupant tout ce qui relève en fait des acquis sociaux et donc ce travail de deux ans voilà de soutien massif aux marchés financiers et d'endettement ou vis-à-vis des marchés privés et de recul ban fait de notre système social il ya lieu il a lieu en même temps et par contre ces outils des outils vous baigner tout à fait possible de la mettre en place en effet il ya encore des barrières des barrières politiques énormes et la banque de france et la bce se sont complètement sont complètement en voile à manifester en opposition à cette boutique mais je pense qu'il faut le construire et de manière stratégique non moi c'est pas un suis sûr qu'elle fera une prestation dessus et à son jeu je pense que ça peut être aussi intéressant de discuter directement avec mais en tout cas dans l'eure dans leur faim ce qyi ce qu'ils nous disent qu'ils ne peuvent échanger avec nous c'est que en effet c'est le premier enjeu las pour mobiliser au niveau européen cette question là à la fois c'est pouvoir remettre en cause la politique monétaire qui est en train d'être à l'aube ces mamans c'est un peu le panda le critère qui va conditionnalité tout le reste du plan de dépenses de relance au niveau national et au niveau européen mais ça reste vraiment un angle mort est en fait une page blanche politique parce que c'est très très dur de faire bouger ça va des pressions dans ce sens est en effet fort je sais qu'il ya des conditions de magic est sûre sur la question des conditionnalités [Musique] c'est ce qu'on pousse enfin de nous demande c'est vraiment les mêmes que son pousseur vis-à-vis d d d acteurs financiers privés c'est justement bas que le recours au rachad est que le la possibilité d' octroi de prêts etc de la part de banques centrales européennes elle soit possible que que pour des entreprises qui justement on démontre qu'ils sont un modèle qui est compatible de paris et ça ça veut dire tu sais pas favorisé les autres noms des énergies fossiles et ça ne glisse pas favorisé une des acteurs financiers de même qu'ils n'ont pas de condamner les nord de paris et qui ne sont pas surexposer voilà je voulais rebondir avec les choses non ouais c'était juste pour rebondir sur cette question effectivement du plan du medef en fait de justifier l'augmentation du temps de travail alors j'ai lu dans un article apparemment le gouvernement finalement avait un peu retourné sa veste un soutien au début aux quatre questions il fallait allonger le temps de travail et c'était pour revenir sur la scène changement climatique et remboursement de la date qui sont faites pour le dans la tête du medef en fait vu que le gouvernement avec qui il augmenterait pas vraiment l'impôt sur le revenu et c'est dans l'esprit lumena fil des mois la plus qu'une solution pour rembourser cette dette colossale de 100 milliards d'euros en plus en très peu de temps c est basse et la surproduction de tous les biens et les services et donc l'augmentation de l'assiette de la tva tout simplement c'est la tva c'est quand même d'ores et déjà notre notre principale source de finances publiques en france et en fait c'est pas du tout neutre sur le climat s'était aussi pour une asus et que ce qui dit augmenter l'assiette de la tva ça veut dire produire de façon au moins distincts en tout cas dans l'esprit d'une aide à plus de textile et plus de produits plus de voyages en avion plus de tout ce que vous voulez et qu'en fait effectivement ça c'est absolument incompatible avec le fait que la france respecte en tienne ses engagements climatiques et respecte l'accord de paris donc c'était pour faire le lien un peu entre la tête et la surproduction si on ne trouve pas d'autre manière de rembourser la date ça va être la surproduction et la croissance qui vont prendre le relais et c'est hyper dangereux d'un point de vue climatique je vous dis juste mentionné quelque chose que j'ai oublié sauf justement la question des conditionnalités écologique par contre ça lui lie à quelques cette semaine un article de la banque de france qui a été publié et qui pour le coup reconnaît le lien entre climat et crise du vide de manière tout à fait explicites et justement qui appelle à ce que parce qu'avec le plan de relance il ya une prise en compte du risque climatique et que justement emploi tombe donc ce n'est pas se faire entre deux fois c'est à dire avoir un plan de relance d après eux repoussé à plus tard la question climatique donc c'était juste valeur mais bon je les voulais souligner parce que ok alors les mauvaises nouvelles et la mauvaise nouvelle c'est que je sais pas si vous avez suivi que cette semaine au parlement européen il ya un amendement qui a été posé sur le fait de demander que tout plan de relance soit compatible avec le respect des accords de paris et notamment l'objectif de 1,5 degré et que et que malheureusement il a été refusé jusqu'à si vous l'avez vu mais sur les prévu je vous invite à regarder parce qu'à mon avis c'est un moment important la bonne nouvelle c'est que sur ces aspects monétaires qui sont décisifs eux vous le savez mais sur un serveur comme ceux qui nous écoutent de le dire c'est que c'est vrai qu'à la fois et je disais on se sent peut-être un peu isolé sur le champ politique mais vous avez raison de dire payer à des voies sont d'ailleurs pas forcément toujours des voix mais qui participent j'ai envie de dire du même espace politique de la france au sommet et qui disent il faut faire ça vous avez les britanniques qui l'ont fait ou là des américains qui sont le mal est plus loin bref il ya aussi des sources d'inspiration internationale qui démontre que c'est possible donc merci pour cet élément il est fort complexe promet mais à mon avis effectivement aidée il est décisif j'avais une autre question alors elle concerne pas exactement le même sujet mais on a bien dit et que les questions [Musique] de multiplication de ce type d'épidémie et virus était notamment liée à tout ce qui est politique de destruction des habitats naturels politique de déforestation je sais que vous travaillez notamment aussi sur ces questions de forêt est ce que vous pouvez me dire peut-être quelques éléments sur quelques qu'est ce que devrait être aujourd'hui une stratégie forestière avec deux aspects parce que bon il ya la stratégie forestière européenne on peut en parler mais c'est pas forcément sa lecture au coeur de la problématique de des virus en tout cas mais il ya aussi tout ce qui est responsabilité des multinationales européennes dans l'ailé politique de destruction forestière les histoires de responsabilité juridique des multinationales est ce que vous avez un peu travailler sur ces sujets nous en dire quelques quelques mots peut-être effectivement rappelé qu'il ya eu beaucoup de liens qui ont été faits sur destruction des écosystèmes et propagation des virus en général après sur le court à la virus je pense que vous êtes au courant là de la nouvelle polémique sur est-ce que ça sort d'un laboratoire ou est ce que c'est réellement le résultat devient d'un marché illégal d'animaux etc donc je pense que là dessus on sera ne sera pas là pour trancher de toute façon après d'une façon générale c'est clair que 60 % des maladies infectieuses ont pour origine une source animale et donc clairement ça pose la question de notre rapport aux écosystèmes et à la déforestation qui est largement causées par l'industrialisation de l'agriculture sur les mesures comporte du coup c'est c'est notre association affiliée canopée qui a été je pense aussi auditionné hier il me semble voilà sur ces sujets là donc sur le renforcement de notamment de la stratégie nationale contre la déforestation à porter mais c'est vrai que au delà de ça d'une façon générale les amis de la terre sont aussi très très impliquée sur une loi qui s'appelle la loi devoir de vigilance qui était adoptée en 2017 par la france pour pour notamment reconnaître la responsabilité des multinationales tout au long de leur chaîne de valeur pour les dommages à la fois sociaux et environnementaux et c'est clair que cet instrument là doit être mis à contribution pour tout toute responsabilité dans les dents les crimes environnementaux comme une façon générale mais aussi en termes de droits humains c'est souvent lié en plus cette loi pour l'instant lé lé haut niveau français c'est une première mondiale donc c'est clair qu'il ya un enjeu aujourd'hui aussi à la passer à d'autres échelons puisque elle ne couvre déjà elle ne couvre pas toutes les multinationales il ya un seuil de d'employés qui fait que finalement on peut toucher que quelques grandes entreprises donc c'est très important d'élargir à un beaucoup plus grand nombre d'entre eux près d'entreprise et surtout d'élargir cette loi au niveau européen et international et c'est aussi l'objet d'un traité aux nations unies actuellement le binding tweetie pour pour contraindre les entreprises effectivement un rendre des comptes tout au long de la chaîne de valeur et ça c'est un combat qui doit se mener effectivement à ces deux échelons pour ne pas rester bloqué on va dire dans le cadre français même si ça reste une première très intéressante est actuellement en 1re pauvres en france contre total pour un cac en ouganda d'extraction de pétrole mais mais qui pourrait être complètement duplicable sur des questions à de déforestation notamment et et comment vous voyez alors ce qui monte un peu ici en tout cas en europe c'est la question de d'une labellisation dans les produits vous allez trouver au supermarché type e produits issus de déforestation quoi alors moi je trouve ça extrêmement choquant mais ça m'intéresserait d'avoir votre regard sur le sujet sylvain de canopée diarra déjà répondu à ces questions là d'une façon générale les labels en tout cas nous sur dans le secteur agricole c'est un gros une grosse nébuleuse qui nous inquiète énormément parce que déjà boya les labels privés les labels public on a un nouveau label aussi qui s'appelle label bas carbone qui a été développé par la pression écologique et solidaire donc il pose énormément de questions à la fois sur les intermédiaires le nombre d'intermédiaires sur le coût de ces labels mais tout simplement sur les règles de suivi d'une façon générale prouvé son efficacité en tout cas là en terme de lutte contre la crise climatique après tu pense qu'il ya des études en cours aussi pour d'autres organisations notamment jeu il me semble qu'ils sont en train de faire un tout un balayage de l'ensemble des labels qui existent mais les clairement on a beaucoup trop de contre exemple sur sur ces labels là pour moi pour pouvoir les soutenir ou ou ou se dire que c'est la belle pourrait en fait remplacé des réglementations contraignantes eu beaucoup plus efficace ok merci décoller pour la rue dit euh je sais pas mais je regarderai l'audition canopée avec compliqué mais on refait exactement un teint jeu pour revenir sur la question du textile où il a aussi un label sur le textile qui est en train d'être proposée par dean armements français est exactement la même chose c'est alors qu'en fait les états n'ose pas prendre des politiques dures parce que la liberté d'entreprise en outre en par les marchés européens par la commission européenne et par la propre constitution française et du coup la seule chose qu'ils peuvent faire soit disant c'est mettre en place un label au lieu de mettre en paix des dalles ou non mettre en place d'une meilleure rémunération forcée du travail au long de la chaîne de valeur ce personne ne fait aujourd'hui en patois lui la dalle c'est vraiment pour nous la démission politique la plupart des cas ne soit pas c'est pas du tout un outil adapté face à l'urgence climatique parce qu'en fait là par exemple sur les aliments on est en train de dire à ce serait super d'avoir ce label a b c d e là comme le label une nutrition sur les effets des émissions de gaz à effet de serre et donc d'avoir des aliments ou on ne dirait pas cet aliment il a la note aa ou la note 1 ou la note 5 etc sauf qu'en fait on va à s'écharper pendant cinq ans sur comment définir ce label ces notations et cetera pour ensuite avoir perdu cinq ans est de toute façon en retard sur les mesures à prendre pour réellement aller s'attaquer aux causes structurelles de la crise climatique en fait on les connaît les causes structurelles donc le fait d'aller vous mettre des étiquettes ça n'a juste vous faire perdre du temps enfin c'est juste rentrer dans des processus de consultation infini qui de toute façon en plus où donner la part belle aux organismes qui ont le plus de moyens pour voir s'investir dans ces discussions très technique et est clairement c'est assez pas compatible avec l'urgence ok merci merci à vous merci pour cette audition extrêmement riche bon peut-être peut-être si je sais pas si vous voulez rajouter quelque chose parce que dans ce convoi de deux des choses que vous préconisez il ya les choses qu'on devrait mettre en place dès maintenant en disant bas c'est dès maintenant qu'il faut commencer à changer et à ventre avec le modèle existant et puis après il ya tout à l'heure vous avez dit des erreurs à ne pas reproduire il ya des grosses interrogations autour du plan de relance tout à l'heure je crois que c'est anne me disais qu'il fallait que les relances s'assoit sur des questions de rénovation énergétique et que et que ça soit pas en de nouveau un choc avec une pression sur nos écosystèmes et la relance d'entreprises et que seulement polluantes ont parlé du charbon aussi tout à l'heure est-ce que vous avez des choses à rajouter sur cette question là où sur les attentions au plan de relance peut-être pour conclure chacune ou est-ce que vous nous avez cliqué est-ce que je suis un bel après réfection pas pour résumé de mon côté effectivement c'est ça c'est en fait de dire une relance à la relance à doit être ciblée simplement la doite ciblées sur des sur les territoires et sur des grands secteurs qui permettent de faire des gains de gaz à effet de serre de réduction d'émissions de gaz à effet serre tout en investissant et enfin en produisant plus entre lee m'énerve c'est pas produire pendant plus de bâtiments s'est rénové l'existence c'est pas produire vraiment beaucoup plus d'aliments s'est rénové l'agriculture existantes et est appuyé la psychologie paysage transformé notre agriculture en fait ça ça fait de la croissance entre guillemets fin du pid parce qu'en fait c'est toujours des gens super c'est la richesse produite mais c'est juste pas de la surproduction et alors j'avoue que ça y'a vraiment des gains à faire en terme d'émissions et donc ça c'est compatible avec un plan de relance entre lui même il réinvestit on injecte de l'argent massivement par contre ce qui n'est pas compatible avec injecter massivement de la production c'est tout ce qui va être effectivement de produits importés flexible service aérien parce que c'est extrêmement troublant et il y en a plein d'autres voilà automobile excepté en fait disons que pour 2000 pas foot après je fêterai mes collègues complétait mais c'est à dire la nécessité d'avoir une relance spécialisé ciblées sur certains secteurs clés d'avoir des transition écologique d'emploi dans les secteurs acté la décroissance de l'aérien la décroissance de l'automobile du textile etc ça veut dire préparer aussi la transition des employés dans d'autres secteurs nous c'est toute une logique de planification sur dix ans qu'il faut mettre en place dans l'aérien dans le textile la le textile que j'essaie de la proposition ça va avec à la réduit commerce la relocalisation des petits commerçants car le plus dissolution de certaines chaînes de production textile etc commencent à avoir des les circuits plus résilient ben voilà c'est ça un peu la philosophie hier je suis pas si vous avez vu mes collègues ouais moi je peux compléter sur l'agriculture je pense que les deux points majeurs sur le plan de relance sur lequel on sera attentif c'est le premier c'est pas de sortir de cette crise en n'ayant pas regardé c'est génial finalement l'agriculture on s'en est super bien sorti notre culture elle est saine elle est durable et de qualité point barre basta on revient comme avant et on ne change rien je pense qu'il ya vraiment un enjeu à répondre à cette question qu'ont été posées sur le manque de main d'oeuvre sur le fait de faire venir de la main d'oeuvre étrangère dans des conditions de travail qui sont parfois déplorables sur le fait d'avoir eu recours à des intrants chimiques alors à la fois pesticides du coup mais aussi engrais de synthèse qui ont contribué aux particules fines tout ça en fait c'est pas réglé donc à la sortie de crise il faudra quand même s'attaquer à la transformation d'agriculture et avoir un discours face à une fnsea qui va de toute façon nous vendre le fait que tout s'est très bien passé et le deuxième point d'attention que jaurès c'est le fait que la crise elle a mis en avant l'importance du numérique dans nos vies puisqu'on est là sur un zoom on utilise tous aujourd'hui les les les technologies du numérique et du coup il ya un risque aussi de se tourner vers une société 3 4.0 en disant vous voyez bien dans la face à la crise qu'est ce qui nous a sauvés qu'est ce qui a permis de maintenir le lien social finalement c'était que les technologies et le numérique et donc que ça revienne quelque part servir aussi le développement d'une agriculture ultra numérisés ultra digital avec des investissements très sophistiqué dans des technologies on parle aujourd'hui de la culture 4.0 quand même et c'est vraiment un vrai show d'investissement aujourd'hui thé géant de l'agro industrie des géants des intrants chimiques qui aujourd'hui disent c'est vrai on a mis trop d'intrants chimiques mais il faut les réduire mais il faut pas s'en passer et donc vraiment la traîne tout ce discours là et il ya quand même un vrai risque de voir aussi la place du numérique qui auraient été prises dans cette crise à la voir finalement se développer dans tout un tas de secteurs dont l'agriculture sur le côté finances je reviendrai un petit peu parce que c'est ce que je disais en introduction mais en fait nous on voit sur nos campagnes on a on a faim ce moment là ces prochains mois en fait des menaces majeures parce que c'est vraiment justement parce qu'il ya une espèce de demander un stade de chantage énorme mais l'entreprise sur lesquels on travaille depuis des années a justement les assignés comme étant la sortie problème côté public et privé il ya une attention à avoir au contraire a posé le accéléré en fait là des engagements sur les questions finances au cil et pas seulement finance verte et donc ça c'était quelque chose qui est venu d'ailleurs le maire est en fait c'est complètement à contre-courant avec ce cri ses côtés finances traîné et finances publiques mais donc c'est alors c'est cette menace il y avait deux choses quand même que l'on peut retirer quand même une fin de seconde en poésie dans tout cas c'est d'une part le fait que mine de rien le tas pour être en position de force vis-à-vis des acteurs là pour dire ben finalement en fait vous êtes en train de de voile a donc créé pour qu'on vous donne de l'argent c'est le moment de d'imposer des conditionnalités est en fait assez et deuxièmement on a vu émerger des outils politiques dans chacun d'eux me rendais compte chacune à bercy on nous disait que c'était impossible de mettre en oeuvre parce que contre les toits de la concurrence entre contre les lois de la libre entreprise et donc ces outils là on voit là on nous a dit qu'ils étaient disponibles et donc je pense que ça aussi c'est important de prenant en voici dix ans héritier politique là et en justement [Musique] regardez proposant là le pouvoir de l'état vis-à-vis des grandes crises économiques nationales pouvoir justement prendre des décisions sur vous allez les plus de capitaux et en fait c'est vraiment ça qui va être là merci beaucoup merci d'avoir pris le temps pour cette édition passionnante et puis bon courage à vous
Mathilde Panot