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ChroniqueNathalie Arthaud· 23 février 2026 4 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsSolidarités & familleImmigration & asile

Une campagne infecte en faveur de l'extrême droite - édito du 23 février 2026

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 100 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Nathalie ArthaudFait
    « le Rassemblement national, la droite, le gouvernement, une partie du Parti socialiste et la plupart des médias s'est lancé aux trousses de la France insoumise »
  • 2:00Nathalie ArthaudFait
    « le gouvernement a organisé une minute de silence à l'Assemblée nationale et qu'il a autorisé le rassemblement de l'ultra droite à Lyon »
  • 4:00Nathalie ArthaudFait
    « Pour le gouvernement, il s'agit d'isoler Mélenchon du reste de la gauche et de neutraliser un concurrent important pour la présidentielle de 2027 »
  • 5:00Nathalie ArthaudFait
    « Tous ceux qui se disent effarés par la brutalisation de la vie politique y sont-ils opposés ? Pas du tout. Ils ont soutenu cette violence là y compris ils ont combattu ceux qui la qualifiaient pour Gaza de génocide »
  • 6:00Nathalie ArthaudChiffre
    « 70 000 hommes, femmes, enfants ensevelis sous des tonnes de bombes, ne méritaient pas cette qualification »
  • 7:00Nathalie ArthaudChiffre
    « 1000 morts au travail par an »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Le décès du militant royaliste et identitaire Quentin Deranque, frappé à mort dans une rixe opposant l'ultra droite et les antifas de l'autre côté, donne lieu à une campagne réactionnaire aussi écœurante que dangereuse. Une véritable meute réunissant le Rassemblement national, la droite, le gouvernement, une partie du Parti socialiste et la plupart des médias s'est lancé aux trousses de la France insoumise au prétexte qu'elle compte dans ses rangs le fondateur de la Jeune Garde, dont deux ex-membres sont mis en cause. D'un côté, LFI, les antifas et l'extrême gauche dans sa globalité sont accusés de propager la violence en politique et de l'autre côté, le Rassemblement national est blanchi.

Il est réhabilité parmi les grands démocrates et les grands républicains et les idées d'extrême droite sont banalisées. Au point que le gouvernement a organisé une minute de silence à l'Assemblée nationale et qu'il a autorisé le rassemblement de l'ultra droite à Lyon, malgré les chants et les salut nazis attendus. Emporté par son élan, Martine Vassal, la candidate de droite à la mairie de Marseille, a cru bon reprendre à son compte la devise de Pétain, le chef de la collaboration avec l'Allemagne nazie, “travail, famille, patrie”.

Derrière tout cela, il y a de sordides calculs politiciens. Pour le gouvernement, il s'agit d'isoler Mélenchon du reste de la gauche et de neutraliser un concurrent important pour la présidentielle de 2027. Pour la droite, et bien elle vient de trouver un super prétexte pour s'allier enfin à l'extrême droite, dans un espèce de front républicain inversé où il s'agit de mettre un cordon sanitaire contre la France insoumise.

Cette campagne nous mène droit à un gouvernement du genre de celui de Trump. Un gouvernement encore plus hostile aux immigrés, aux travailleurs, aux plus pauvres, un gouvernement encore plus dévoué aux seuls milliardaires. Alors il ne faut pas marcher !

Puisqu'il est question de violence, eh bien, parlons de la vraie violence, c'est-à-dire celle des guerres et celle des bombes. Tous ceux qui se disent effarés par la brutalisation de la vie politique y sont-ils opposés ? Pas du tout.

Ils ont soutenu cette violence là y compris ils ont combattu ceux qui la qualifiaient pour Gaza de génocide, estimant que 70 000 hommes, femmes, enfants ensevelis sous des tonnes de bombes, ne méritaient pas cette qualification. Chaque jour qui passe, ces “non violents” nous expliquent qu'il faut se préparer à faire la guerre et être prêts, comme les Ukrainiens, à mourir pour la patrie. Tout cela, pour eux, ce n'est pas de la violence parce que c'est organisé par l'Etat, c'est organisé par l'armée.

Et de la même façon, pour eux, la guerre sociale qui est menée par les capitalistes contre le monde ouvrier n'est jamais de la violence. Mais alors, qu'est-ce que c'est que cette exploitation quotidienne ? Toutes ces souffrances, ces maladies, ces blessures, ces 1000 morts au travail par an ?

Les bas salaires, la précarité, les licenciements, le fait de priver des millions de femmes et d'hommes de quoi gagner leur vie, ça aussi, c'est de la violence. Et quand il arrive aux travailleurs de se révolter et de manifester, eh bien c'est encore par de la violence qu'ils sont reçus, comme ce fut le cas avec les gilets jaunes. Alors, ne nous laissons pas intimider par cette campagne.

Les travailleurs révoltés par l'ordre social actuel ont raison de le dénoncer et ils ont raison de s'inquiéter de son évolution de plus en plus réactionnaire et raciste. Car la solution ne viendra pas du panier de crabes politiciens, mais des travailleurs eux-mêmes et de leur capacité à s'unir et à reconnaître dans leurs camarades de travail, quelles que soient leur origine, leur couleur de peau ou leurs croyances, des camarades d'exploitation et de combat.