Blocage lycées : "Le parti qu’on a le plus entendu dans ce mouvement, c’est LFI" (Gilles Bornstein)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 8:09RelanceRéponse directe
Comment réagissez-vous aux propos d'Édouard Philippe sur les lycéens ?
- 8:52OuverteRéponse directe
Est-ce que vous manifestez parce que c'est pas bon à la cantine et parce que 8h30-17h c'est des journées trop longues ?
- 10:20OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous assumez une proximité avec la France insoumise ?
- 11:03OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous des candidats à l'élection présidentielle ?
- 13:09OuverteRéponse directe
Qu'attendez-vous des candidats sur la refonte de l'éducation nationale ?
- 13:53OuverteRéponse directe
La question de l'éducation nationale doit-elle être au cœur de la campagne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:24Fait
« augmenter les frais de scolarité à l'université »
Temps de parole
- ?100 %
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Il faut agir avec précaution, hein. C'est ce qu'a dit Jean-Luc Mélenchon devant les siens jeudi soir. Il est un peu sur une ligne de crête le le candidat de la France insoumise dans cette Absolument. Il est super il y a eu un débat sur savoir est-ce qu'il était logique que le politiques s'emparent de ce mouvement. Il y a pas de séparation dans le monde. Il y a pas de séparation étanche entre la société et la politique. C'est même l'inverse. On a tous décidé que bah voilà, il y a la société et d'une certaine manière, on a décidé collectivement que ceux qui allaient euh décider de la manière qu'on avait de vivre ensemble, qui allaient écrire des lois, c'est des politiques. Donc, il est tout à fait logique que l'un et l'autre se répondent. Que les insoumis participent à des
manifestations quand elles quand ces manifestations ont des mots d'ordre qu'il soutiennent. C'est tout à fait euh normal. qu'il soutiennent les revendications, c'est tout à fait normal. Là où c'est différent évidemment, c'est quand il les encourage et surtout s'ils encouragent ou ne condamne pas la violence. Donc oui, il y a une ligne de crête. Qu'il soit au côté des manifestants pour fabriquer à terme de la sympathie, du vote et les filles, bah c'est normal hein, un jeune qui voit à côté de lui un député et les filles, bon bah il se dit voilà, il partage mes revendications. Donc qu'il participe à ça, c'est normal, mais à aucun moment il ne faut sembler encourager ou banaliser la violence. Et c'est vrai qu'au mot MOTS qu'on a entendu tout à l'heure de la part de
Manuel Bonpard et bien la semaine dernière c'était un petit peu moins net. On entendait beaucoup des bonuses mais dire bah voilà c'est comme ça la violence sociale favorise ou peut peut expliquer la violence physique. On a entendu aussi des élus et les filles nier qu'il y ait des violences. Donc il est effectivement comme vous l'avez dit sur une ligne de crête. Rappelez-vous au début du mouvement des gilets jaunes par exemple lui-même avait mis un gilet jaune avant que le mouvement soit discrété par les violences ou aussi beaucoup d'élus de droite ou du RN au côté des agriculteurs qu' a des manifestations là il n'est pas question de faire payer en cas de dégradation non mais c'est pour rappeler que c'est normal pour un parti je re ce que vous dites he normal pour un parti à gauche à
droite participe à un mouvement social dont il partage les revendication ça me paraît parfaitement normal on se plaint d'avoir des élus des politiques hors sol. Bah s'il sortent du 7e arrondissement de Paris et qu'il participe au mouvement social sans l'encourager et sans banaliser la violence, ça ne me paraît pas choquant en soi. Alors du côté du bloc central, on prend plutôt ces ces distances avec la réaction du du gouvernement qui a été jugée euh un peu tardive aujourd'hui par Priska Tevna euh qui soutient la candidature de Gabriel Atal. Écoutez-la. Il y a un point commun, c'est que tout le monde veut apprendre et enseigner dans de bonnes conditions dans notre pays sur la base d'éléments qui ont déjà
été faits, un certain nombre de rénovation fait par fait par les régions mais aussi de moyens mis par l'État, le gouvernement. L'enjeu que nous avons, c'est créer un canal de discussion et c'est vrai que ce canal de discussion, je le dis assez simplement, sans jetier la pierre à qui que ce soit, a été ouvert assez tardivement la semaine dernière, fin de semaine dernière. Qu' a eu un retard à l'allumage de la part du gouvernement. Ça fait une dizaine de jours hein que ce mouvement il y a sûrement eu un retard à l'allumage. Voilà, elle veut jeter la pierre à qui que ce soit mais il y a quand même eu un retard à l'allumage du côté du gouvernement. Quand on entend ce genre de déclaration, on se dit bon bah voilà, on est en campagne présidentielle et tout le monde essaie de se de se
positionner. On est en campagne présidentielle et on peut pas dire que Gabriel Atal en ce moment d'une manière générale soutienne énormément le gouvernement. D'ailleurs, on peut pas dire qu'Edouard Philippe soutienne non plus énormément le gouvernement. Pour chacun, c'est assez compliqué. Et Gabriel Atal, il voit bien que tout le monde est parent et que tout le monde, tous les gens dont il veut les scrut dont il veut les suffrages sont parents et que encore une fois ben les parents il trouve compliqué par tour parcours supdon. Les parents trouvent aussi compliqué qu'il n'y ait pas de remplaçant. Les parents ne sont pas contents quand leurs enfants doivent composer sous 40°gr l'été au moment des examens et qu'ils fassent 10°grés dans les salles de classe euh l'hiver. Donc
là aussi, c'est un jeu. Donc même s'il ne vote pas, même si les lycéens évidemment a priori ne votent pas, il y a un intérêt électoral à se présenter aujourd'hui devant les Français comme étant le défenseur de de ces jeunes qui manifestent pour réclamer davantage de moyens. En tout cas, les angoisses que manifestent les lycéens aujourd'hui sont aussi celles des parents et donc d'une voilà de quel que soit son bord politique et plus la société se durcit, plus elle est difficile, plus on investit dans les études, quel que soit son bord politique, on veut que ces enfants étudient dans de bonnes On veut que ces enfants étudient dans de bonnes conditions. Donc c'est assez compliqué pour les politiques, y compris de la majorité d'aller expliquer que bah que ces revendications que ces
revendications sont infondé. Alors évidemment quand on est au pouvoir depuis 10 ans et que de surcroix on a été ministre de l'éducation nationale et premier ministre donc je vous rappelle que c'est le cas de Gabriel Atal, ça donne un équilibre compliqué à trouver. Alors, il a un argument peut-être Gabriel Atal, c'est sa jeunesse par rapport à à l'ensemble du du corps des des candidats, si vous me permettez cette expression. Il a accordé une interview à nos confrères du Parisien ce dimanche, Gabriel Atal. Il a estimé qu'il y avait urgence à rétablir l'ordre mais aussi urgence à renouer un dialogue avec la avec la jeunesse. J'aurais probablement fait différemment. C'est ce qu'il dit euh Gabriel Atal et il ajoute qu'en 2027, il faudra un président qui
comprenne la jeunesse. Ce qui est intéressant, c'est que euh vous dites que le Bloc central doit considérer que les revendications sont infodées et même pire que ça, parfois il y a des réformes qui vont à l'inverse des revendications. Par exemple, ce qui tourne un petit peu à droite et dans le bloc central, c'est de revenir sur sur le baccalaurat, de plus faire une condition pour accéder à l'université. C'est-à-dire que c'est pas parce qu'on aura le bac qu'on pourra aller à l'université. Il y a aussi une autre réforme qui est issue d'une commission d'enquête du Sénat de la droite sénatoriale puisque la gauche s'est désolidarisé mais ça a été quand même soutenu par le ministre de l'enseignement supérieur qui consiste à augmenter les frais de scolarité à l'université. Donc c'est pas du tout
dans le sens des revendications qui qu'on entend justement qui sont notamment angoissés parcours sup. Là là on propose encore plus c'est de c'est de faire que le bac même si vous allez bac vous êtes pas forcé d'aller à l'université. Je voulais rajouter ce qui ressort aussi de de ce mouvement finalement, même si on a des accusations de retard à l'allumage euh contre le gouvernement, tout le monde se renvoie la balle. Mais finalement ce qui ressort c'est qu'il y a un gros problème de communication aujourd'hui entre les lycéens, le monde étudiant et l'ensemble de la classe politique. Le gouvernement compris évidemment. Donc c'est c'est aussi ce qui ressort de de ce mouvement où il y a aussi énormément de solidarité. On entend justement des lycéens qui sont
qui se revendient ouvertement, des jeunes en marche qui se mettent en grève euh pour soutenir leurs camarades de département où les établissements scolaires sont moins bien lottis. Donc aujourd'hui, ce qu'il ressort, c'est que il y a plus de communication entre cette jeunesse et la classe politique qui est pourtant euh en campagne. Et pour avoir échangé tout à l'heure avec le ministre de l'éducation nationale, et bien lui ce qu'il concède à demi-mot c'est que oui, il veut bien sûr renouer le dialogue, trouver des solutions au cas par cas, établissement par établissement. Mais ce qu'il concède bien évidemment, c'est que mettre à plat l'ensemble du système éducatif français, refonder l'ensemble
de l'éducation nationale puisque c'est ce que demandent aujourd'hui les lycéens sur les rythmes scolaires notamment avec des vacances qui peut-être seraient raccourci l'été mais cela impacte bien évidemment aussi les transports, l'économie. Donc ce n'est pas quelque chose que le ministre de l'éducation peut faire tout seul et surtout ce sera bien évidemment le futur gouvernement qui découlera de la prochaine élection présidentielle qui pourra régler ce problème. Donc il va falloir qu'il y ait des propositions beaucoup plus précises, beaucoup plus marquées dans les programmes de chaque candidat pour cette campagne 2027. Alors, en attendant les les propositions pour le pour le lycée du côté de la droite, puisqu'on a parlé
de la gauche et du bloc central, du côté de la de la droite, on est plutôt sur une ligne d'ordre. On a euh Bruno Retaillot qui est même jusqu'à aller jusqu'à proposer d'interdire euh la France insoumise après les les images dont on a parlé tout à l'heure et puis a cette déclaration de d'Edouard d'Edouard Philippe. Alors pour la droite ou pour le bloc central, je sais pas c'est c'est selon il m'est arrivé de passer devant des lycées avec des pancartes 8h30 17h c'est trop au lycée. Moi je ne crois pas. J'ai aussi vu la cantine c'est pas bon. Je ne suis pas sûr que des revendications de cette nature justifient qu'on brûle un lycée. Je crois même l'inverse. C'est ce qu'a déclaré Édouard Philippe. Comment vous réagissez à ces propos ? Zoéchbergiller, je rappelle que vous êtes csecrétaire
général de l'Union syndicale lycéenne. Est-ce que vous manifestez parce que c'est pas bon à la cantine et [raclement de gorge] parce que 8h30 17h c'est des journées trop longues ? Alors non, nous nous ne manifestons pas parce que à la cantine ce n'est pas bon. Euh alors tout d'abord, nos revendications, c'est surtout pour les moyens, pour avoir aussi des conditions de travail, d'apprentissage et d'études en fait tout simplement digne. On demande pas le luxe, hein, on demande pas d'avoir un restaurant 5 étoiles à la cantine. On sait que c'est pas possible et c'est pas forcément ce qu'on veut. Euh le 8h17h euh le 8h17h euh on en a ça a beaucoup fait débat notamment avec certaines personnes qui disaient que euh
oh comment vont faire ces jeunes dans la vie active et cetera. Euh nous ne sommes pas encore dans la vie active pour commencer et du 8h17 8h 18h la plupart des élèves se lèvent bien avant 8h. Donc on a certains élèves qui vont se lever par exemple à 5h pour commencer à 8h et il y en a qui vont rentrer à 19h 19h30. Donc oui, je pense que déjà se manifester pour un 8h 18h, c'est totalement juste et on en a totalement le droit. Après la cantine, c'est abusé et il faut aussi différencier les gens qui enfin les lycéens qui se battent pour leurs droits et leurs revendications et les lycéens qui sont qui sont plus là pour voilà pour être fun. Puisqu'on parle de la campagne présidentielle et de la manière dont ce
mouvement euh lycéen peut ou pas rebattre les cartes ou en tout cas avantager certains candidats par rapport à d'autres, est-ce que euh vous euh à l'Union syndicale lycéenne vous euh vous assumez une certaine proximité, voir une proximité tout court avec la France insoumise ? Alors, nous avons déjà répondu à ça dans un communiqué. Euh donc en fait nous sommes un syndicat qui est à partisan. Donc nous sommes partisans à aucun parti politique que ce soit la France insoumise ou autres partis politiques. Euh nos revendications, elles naissent de nos lycéens, de nos lycées et dans nos établissements qui que voilà et nous ne sommes pas
instrumentalisés par la France assoumise ou aucun autre parti politique. J'ai pas dit instrumentalisé. J'ai je vous interrogeais sur votre proximité et sur vos liens avec eux. Bah, je trouve que ça revient un petit peu au même maison. Nous n'avons pas forcément eu de lienulier avec la France pour ce cette mobilisation. Euh à aucun moment euh la France assoumise nous a dit de faire quoi que ce soit ou voilà, nous n'avons pas forcément de lien très particulier avec la France insoumise. Donc euh c'est tout en fait. D'accord. Et qu'est-ce que vous attendez des Est-ce que vous qu'est-ce que vous attendez des candidats euh à l'élection présidentielle de manière générale ? Est-ce que est-ce que vous vous dites on est en train de mettre la question de la
jeunesse dans la campagne présidentielle et on espère qu'ils vont se se positionner, faire des propositions. Bah en fait euh nos nous tout ce qu'on veut c'est que nos revendications elles soient écoutées et que on nous propose enfin qu'on nous mette des propositions euh donc d'action pour pouvoir euh avoir donc du coup une éducation digne euh pour que nos profs euh aient plus de moyens pour euh voilà qui nous écoutera euh bah qui nous écoutera sera gagnant j'ai envie de dire. En fait, ce qui est étonnant, c'est que de fait les différents candidats à l'élection présidentielle ont mis dans les programmes, pour ce qu'on sait déjà des programmes, ils n'ont pas des programmes officiels, mais enfin on a des bribes de programmes qu'il dévoilent au compte goutte. Ils ont tous parlé de la
jeunesse en disant que ça devait être la priorité avec de véritables propositions. Édouard Philippe propose d'augmenter assez massivement les profs. Euh Gabriel Atal aussi veut faire du ministre de l'éducation nationale, un ministre qui ne bougera pas pendant euh 5 ans et qui soit pour montrer à quel point il considère que c'est une cause prioritaire. Bruno Retaillot de la même manière. Tous les candidats en parlent avec des propositions. Alors on peut leur faire confiance ou pas. On peut considérer qu'ils n'auront jamais l'argent pour faire ça. Chacun a le droit de se de se positionner comme il veut. Ce qui est terrible, c'est on voit à quel point il parlent dans le désert parce qu'ils en ont parlé et personne ne les croit. Mais mais en revanche dans aucun programme en
tout cas pour le moment, il y a une refonte de l'éducation nationale en France dans aucun programme. Dire quoi ? Une refonte de l'éducation. Une refonte c'est tout remettre à plat. Tout remettre à plat. la façon de faire cours, les horaires, les les programmes, le planning des des vacances, euh voir comment ça se passe éventuellement à l'étranger. C'est vrai qu'on cite beaucoup en exemple le système allemand ou le système suisse. Euh pour l'instant en tout cas, aucun euh candidat n'a proposé euh quoi que ce soit dans ce sens-là. Sophie Vinédit, si vous êtes encore avec nous, d'abord merci. Je rappelle, vous êtes professeur et secrétaire général du SNES FSU. Je vois que oui. Euh est-ce que en tant que que syndicaliste euh vous attendez de manière euh particulière que euh le
sujet que vous portez euh vous euh euh toute l'année euh et depuis des années euh et bien s'invite dans la campagne présidentielle et euh fasse bouger les choses et et force les les candidats à faire des propositions. Oui, bien sûr. Il est essentiel que la question de l'éducation nationale soit au cœur de la de l'élection présidentielle, des projets des différents candidats, mais j'ai envie de dire soit vraiment au cœur des propositions et pas juste à la rentrée quand il s'agissait de parler d'éducation nationale parce que c'est ce qui s'est passé pendant la rentrée alors que tous les projecteurs étaient braqués sur l'école, tous les candidats se sont précipités pour parler de l'école. Depuis, on les entend assez peu et les propositions qu'ils ont pu faire, voilà,
on a plus eu l'impression d'être une part de marché électoral à leurs yeux qu'autre chose. D'autant plus que parmi les candidats qui ont fait des propositions, il y en a qui ont été en responsabilité. Il y en a même un qui a été ministre de l'éducation nationale et il a pas fait grand-chose quand il était à ce poste-là. Donc il y a deux enjeux. D'abord à à très court terme, il faut pouvoir sortir de la crise dans laquelle on est avec des réponses du gouvernement actuel et puis il faut enfin faire de l'éducation nationale un véritable enjeu de cette campagne. L'éducation nationale est dans un état désastreux après les 10 ans d'Emmanuel Macron. Ça veut dire que il va falloir parler de moyens, il va falloir parler de salaires, mais il va falloir aussi parler de sens euh des euh
de de l'école publique, de l'école de la République. Parce que finalement, ce que disent aussi euh les les lycéennes et les lycéens qui sont mobilisés aujourd'hui, c'est que l'école de la République, elle ne tient plus ses promesses. Elle tient plus ses promesses de permettre à tous les élèves de réussir. C'est ce qu'on dit depuis un moment. Et il serait temps enfin de se poser, d'avoir une réflexion collective sur l'avenir de cette école et comment est-ce qu'on fait pour que oui, elle réponde aux promesses d'ascension sociale pour pour tout le monde et en particulier pour les élèves les plus défavorisés. Hm. On va écouter une autre réaction euh à gauche en dehors de la France insoumise, elles sont plutôt rares les réactions à à gauche. Alors, est-ce que c'est vous faisiez allusion tout à
l'heure le fait qu'on soit en plein débat sur la primaire ? On va écouter une réaction euh de quelqu'un qui n'est pas candidat à la primaire, c'est François Hollande. Quand des jeunes sont dans la rue, on sent dans un mouvement et qu'il y a des violences qui empêche que ce mouvement puisse trouver sa bonne destination, je pense que nous devons tous faire preuve de responsabilité et et la responsabilité aujourd'hui, c'est d'offrir un projet à la France. C'est de lui dire qu'il y a une solution. Voilà, on devine la solution à laquelle pense l'ancien président de de la République, Gill Benstein. Bah oui, mais de toute façon, c'est vrai que ce génétit a dit les profs et
l'éducation nationale, ce sont des parts de marché électoral. C'est ça a été traditionnellement un corps qui votait de manière relativement homogène il y a une vingtaine d'années pour les socialistes. Ils ont grandement contribué à l'accession de François Mitteran et de la gauche au pouvoir. Massivement soutenu Lionel Jospin. Alors maintenant le vote des profs est beaucoup plus euh dispersé. Il y a même des profs qui votent euh qui votent Rassemblement national. Mais bon bah c'est certain, les élections euh sont dans 7 mois et chacun va essayer de nous expliquer qu'il a une meilleure solution que son petit copain pour le système en entendant euh ce que ce que ce qu'on disait tout à l'heure parce que le le le thème de ce de ce débat c'est incident sur la campagne électorale. Alors je ne
sais pas à qui ça bénéficiera mais c'est sûr que pour le bloc central c'est quand même compliqué parce que on l'a dit répété Gabriel Atal a été et premier ministre et ministre de l'éducation nationale. Édouard Philippe a été premier ministre. Bruno Rota qui le veuille ou non a été ministre d'Emmanuel Macron. Après 9 ans et demi vient l'heure du bilan et aujourd'hui tous ces gens-là qui vont faire des propositions seront irrémédiablement invariablement confrontés à la question bah ça fait 10 ans que vous êtes au pouvoir que vous que ne l'avez-vous pas fait surtout quand vous avez eu les manettes en question. Donc pour le bloc central, [grognement] c'est quand même ça ne va déjà ils étaient assez mal en point. C'est sûr que ces événements-l ne vont pas leur faciliter la tâche.
Il y a les difficultés effectivement pour le bloc central mais alors on vient d'entendre François Hollande mais à part lui, on n pas entendu beaucoup de voix à gauche pour s'emparer de de ce de ce mouvement. Comment vous l'expliquez ça ? Ouais, je crois qu'ils sont dans dans la primaire qui veut pas il y a toujours le problème on voit à chaque fin des débats des primaires c'est le c'est le grand sujet les alliances avec la France insoumise. Alors soit on a peur quand on parle de de ça de d'être trop proche du LI soit on a peur d'être trop proche du bloc macronisme donc c'est pour l'instant on est on attend de voir ce qui se passe pour la primaire même si dans historiquement beaucoup de leaders socialistes qui viennent du mouvement étudiant ou lycéens donc ils sont en
train il y a une opéa de les filles qui est en train de se faire sur le parti social. C'est ça la la la gauche or LFI semble complètement absente de cette cette séquence comme on dit lycéenne. Oui, il y a effectivement un effet un effet conjoncturel que en ce moment ils sont sur leur primaire. Alors, c'est vrai que ce qu'on a retenu du débat, c'est essentiellement les positions sur Lfi ou sur Gaza. La vérité est que lors du débat sur France de l'autre jour, ils ont beaucoup parlé d'économie. Mais enfin, il y a eu des désaccords c'était un peu technique à ce moment. C'était un peu technique mais l'économie l'économie c'est technique. Donc on peut pas leur reprocher de d'avoir des solutions techniques. Mais c'est vrai qu'ils sont très embêtés parce qu'à priori ce sont des ce sont
des des domaines que sur qu'ils devraient soutenir à plus de moyens. Après, ils ne sont pas non plus dans des équations budgétaires complètement. Ils ne peuvent pas promettre tout et n'importe quoi parce qu'ils se prétendent parti de gouvernement et qu'il voit bien que le contexte budgétaire que le contexte budgétaire est tendu. Mais c'est vrai qu'on aimerait bien que le le parti qu'on a le plus entendu dans cette dans cette dans ce mouvement, c'est la France insoumise dont eux ont revendiqué mais eux ont aussi beaucoup été attaqués. On a beaucoup la France insoumise à parler et les autres ont beaucoup parlé de la France insoumise. Vous avez raison de dire queon attendrait des socialis qu'il se préoccupe aussi d'éducation nationale. Euh Agath Leberder, vous vous représentez ce
soir le la la CGT sur ce sur ce plateau. Vous en est tout de vos de vos relations avec la France insoumise ? Il y a pu avoir des moments compliqués, d'autres où vous étiez sur des des des positions convergantes. Euh là, vous en êtes où ? Est-ce que les les les événements autour de ce mouvement lycéen fait que il y a des discussions des canaux comme on dit de discussion qui se remettent en place ? Ouais. De toute façon, la CGT discute avec tous les partis hors extrême droite et on va discuter notamment avec tous les partis là dans la séquence budgétaire qui s'est ouvert cette semaine avec des annonces très graves du Premier ministre d'un budget dangereux pour le pays puisque il consiste à prendre à ceux qui n'ont pas beaucoup pour laisser ceux qui ont beaucoup
garder leur leur argent par rapport aux élections présidentielles. Elles ont lu en mai. L'urgence sociale, elle est quand même maintenant et tout de suite. Ce qu'il faut, c'est que le gouvernement apporte des réponses politiques à la mobilisation lycéenne qui est légitime et il faut apporter des réponses sociale. On a eu cette semaine les chiffres provisoires de l'inflation par l'INC. On est à + 3 % d'inflation en 1 an avec des prix du carburant qui explosent, le gaz qui va encore qui a encore augmenté au 1er octobre, les prix de l'alimentation qui explose. Le gouvernement n'apporte pas de réponse sur le plan des salaires alors qu'il pourrait augmenter le SMIC, indexer l'ensemble des salaires sur les prix. Mais aussi le patronat se garde bien de rouvrir des négociations salariales
maintenant, de rouvrir des négociations de branches maintenant pour augmenter l'ensemble des niveaux de salaires. Nous ce qu'on constate à la CGT, c'est une situation très grave. Euh aujourd'hui, les salariés doivent arbitrer entre faire le plein et remplir leur frigo. Euh et on a vu du côté euh des ingénieurs qu techniciens que je représente aussi euh pour la première fois en 10 ans de sondage la question du salaire est devenue la première priorité des professions intermédiaires et des cadres. ça n'était jamais arrivé parce que le déclassement que les salariés, que les travailleurs subissent dans ce pays est énorme. Les salaires n'ont pas suivi le niveau de l'inflation et tout le monde a perdu en pouvoir d'achat singulièrement les fonctionnaires qui se
sont mobilisés le 29 pour la hausse du point d'indice que le gouvernement souhaite à nouveau geler dans son budget dangereux pour le pays. Je vais répondre à votre question en 10 secondes parce que vous n'y avez pas répondu. Les relations entre Sophi Binet et Jean-Luc Mélenchon ne sont pas au beau fix. Ce fibinet n'aime pas quand Jean-Luc Mélenchon entend, prétend mener le mouvement social. Elle considère que c'est au syndicat de mener le mouvement social et que c'est pas au partis politiques, même si évidemment il peut y avoir des convergences de même s'il peut y avoir des convergences de revendication. C le cas de Philippe Martinez aussi pendant la réforme c'était le cas c'était ça c'est sûr que c'est une constante. Merci beaucoup merci à Gat Leberder merci à Zoé Mber Guiller et merci à
Sophie Vinedita d'avoir été avec nous ce soir dans ce débat. faire bloc, c'est la str
Jean-Luc Mélenchon