Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
Interviewyoutube.com· 15 février 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsJustice

"LFI brutalise le débat public" : Raphaël Glucksmann invité d'Olivier Boy sur RTL

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 55 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 41 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:38OuverteRéponse directe

    Que dit ce drame d'abord du climat qui règne aujourd'hui en France ?

  • 1:58RelanceRéponse partielle

    Le ministre Darmanin a dit que c'est l'ultra-gauche qui a tué. Vous partagez ce constat ?

  • 3:08RelanceÉludée

    Vous accusez Jean-Luc Mélenchon d'attiser la violence par les mots qu'il emploie ?

  • 3:22RelanceRéponse directe

    Sur les mots en politique que vous venez d'évoquer, lesquels visez-vous ?

  • 4:10RelanceÉludée

    Parlez clairement : que voulez-vous dire exactement ?

  • 4:14RelanceÉludée

    Cela veut-il dire que La France insoumise a une responsabilité dans la mort de Quentin ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:01Invité politiqueFait
    « Vous savez, il y a aussi des morts causées par les milices d'ultra droite. »

Temps de parole

  • Raphaël Glucksmann74 %
  • Présentateur25 %

3,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

RTL Matin, Olivier Bois. L'invité d'RTL Matin est le député européen, co-président du parti Place Publique et peut-être candidat à la présidentielle. Vous nous direz où vous en êtes là-dessus dans un instant. Bonjour Raphaël Glucksmann. Bonjour. La mort de ce jeune militant nationaliste tabassé jeudi à Lyon, en marge d'une conférence de la députée européenne Eléphirima Hassan, provoque une tempête politique. La France insoumise qui conteste toute responsabilité est mise en cause.

Et votre parole là-dessus, elle est attendue ce matin parce que vous êtes-vous à gauche depuis des mois pour une rupture totale avec le parti de Jean-Luc Mélenchon que vous avez déjà accusé par le passé d'électriser le débat public. Première question Raphaël Glucksmann, que dit ce drame d'abord du climat qui règne aujourd'hui et actuellement en France ?

0:44
Raphaël Glucksmann

Permettez-moi d'abord de penser à Quentin, à sa famille, à ses proches. Rien ne justifie la mort pour un engagement politique. Rien. Et quand on voit les images absolument révoltantes de son agression mortelle, quand on voit des gens qui viennent et qui tabassent un homme au sol, un jeune homme au sol, eh bien on est pris par le dégoût, par la révolte, par l'indignation, par la colère. Et moi je vais vous le dire, il n'y a rien d'antifasciste dans ce qui s'est passé. On ne linge pas, on ne tue pas en démocratie. Et ce que cela révèle, c'est une montée des violences qui peut emporter notre République dans l'abîme.

Et donc l'appel que je lance, c'est ayons conscience nous français de la chance que nous avons. Nous vivons dans une démocratie où nous pouvons exprimer nos points de vue, où nous pouvons contester le gouvernement, où nous pouvons accuser le président, où nous pouvons vivre libre. Alors, cela implique une immense responsabilité de chacune et de chacun d'entre nous. La violence politique, c'est la négation de la démocratie et de la République. Cela implique aussi une immense responsabilité des dirigeants politiques, des responsables politiques, qui ne doivent pas brutaliser en permanence le débat public.

1:58
Présentateur

Alors justement, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a dit hier, lors de son grand jury RTL, c'est l'ultra-gauche qui a tué. Vous partagez visiblement ce constat.

2:08
Raphaël Glucksmann

Déjà, laissons l'enquête établir concrètement les responsabilités. Moi, je fais confiance à la justice et à la police de mon pays pour établir clairement qui est responsable de cette agression mortelle inacceptable et insupportable. Mais il y a une responsabilité politique. La responsabilité politique de toutes ces violences, c'est la brutalisation en permanence du débat public. Et cela, il faut y mettre un terme. Vous savez, moi je fais attention à ce que je dis en permanence, parce que je sais à quel point la situation est inflammable. Je sais ce que c'est que vivre en dictature. Je sais ce que c'est que risquer sa vie. Qui brutalise le débat public ?

Eh bien, puisque vous avez cité la France insoumise, clairement la France insoumise brutalise le débat public depuis des semaines et des semaines et des mois et des mois. Vous savez, vous ne pouvez pas en permanence utiliser des mots d'une violence extrême sans penser que ces mots se traduiront en actes. Il faut arrêter cela.

3:08
Présentateur

Vous accusez Jean-Luc Mélenchon d'attiser la violence par les mots qu'il emploie en meeting ou devant ses électeurs ?

3:14
Raphaël Glucksmann

Encore une fois, sur cette agression mortelle précise, il faut que la justice et la police établissent les faits. Moi, ce que je dis...

3:22
Présentateur

Mais sur les mots en politique, vous venez de dire j'entends des mots en politique.

3:24
Raphaël Glucksmann

De la part de qui ? Ce que je dis, c'est que quand Jean-Luc Mélenchon, Rima Hassan, Thomas Porte, Raphaël Arnaud, tous ces militants, cadres, députés de la France insoumise, en permanence jettent de l'huile sur le feu, quand ils disent à chaque déclaration du ministre des Affaires étrangères « Le CRIF a demandé ça », quand ils expliquent que les opposants sont des nazis génocidaires, eh bien, ils mettent de l'huile sur le feu et c'est proprement irresponsable. Moi, je vais vous le dire, il ne faut surtout pas que la France sombre dans un choix entre deux violences extrêmes qui s'affrontent.

4:10
Présentateur

Parlez clairement, quand vous dites...

4:12
Raphaël Glucksmann

Je parle, il me semble que je parle toujours extrêmement clairement.

4:14
Présentateur

Oui, mais la conclusion, est-ce qu'elle sera aussi claire ? Quand vous dites ça, ça veut dire, indirectement, la France insoumise a une responsabilité dans l'acte et le drame et la mort de ce jeune militant Quentin ?

4:23
Raphaël Glucksmann

Alors écoutez, moi, j'ai comme principe de base de respecter les enquêtes en cours. On va entendre le procureur de la République, on va entendre les mots de la justice française.

4:34
Présentateur

Vous dites que la violence des mots entraîne la violence extrême.

4:37
Raphaël Glucksmann

Oui, il y a une responsabilité de tous les dirigeants politiques qui attisent la haine, y compris ceux de la France insoumise, dans ce climat de violence délétère qui est en train de gagner la France. Et moi, je suis amoureux de mon pays, de ma patrie, de sa liberté, de sa paix civile. Et donc, il va falloir maintenant qu'on mette un terme à cette brutalisation du débat public. Vous savez, la haine sur les réseaux sociaux, par exemple, qui se déverse à chaque fois et qui prend des cibles, comme ça, de personnalités politiques, de personnalités publiques qui agressent en permanence, à la fin, ce n'est pas virtuel.

5:09
Présentateur

Ça se traduit physiquement, dans la rue. Vous avez cité des noms. Prenons le cas de Raphaël Arnaud. Son nom est beaucoup cité depuis jeudi parce que c'est lui qui avait fondé ce collectif, la Jeune Garde, donc ses activistes de gauche antifa à Lyon. Ce groupe est pointé du doigt par les militants qui ont été attaqués, les militants Némésis. Est-ce que ça vous choque qu'un homme comme ça, Raphaël Arnaud, soit député de la République aujourd'hui et a été élu sous le drapeau La France Insoumise ?

5:38
Raphaël Glucksmann

Ça me choque, je vous le dis, ça me choque. Ça me choque que des députés de la République puissent à ce point être liés à des groupes violents. Ça me choque, oui, ça me choque. Ça me choque que Rima Hassan puisse être députée européenne et répandre le fiel. Ça me choque, je vais vous dire ça me choque. Après, c'est le résultat des votes, donc il y a des élections. Mais ça me choque, oui. Moi, je pense que les députés de la République doivent être exemplaires. Je pense que les députés européens doivent être exemplaires. Et en particulier dans un contexte où les démocraties sont en train de se faire enfoncer absolument partout par des empires autoritaires qui cultivent cette violence.

Et donc nous, on a en notre sein, mais disons les choses clairement, on a en notre sein, au sein de la démocratie française, des groupes politiques qui reprennent les méthodes de ces empires autoritaires qui menacent nos démocraties, qui attisent le feu de la division la plus extrême au sein même de nos républiques. Donc maintenant, en fait, il va falloir que chacune et chacun en prenne nos responsabilités. Il est impensable, je vous le dis, impensable, qu'à gauche, nous continuons à cultiver le moindre doute sur une possible alliance électorale avec la France insoumise.

6:52
Présentateur

Et c'est impensable. La France insoumise, par les comportements que vous décrivez, vous estimez qu'elle est plus dangereuse que le Rassemblement national, que l'extrême droite aujourd'hui.

7:01
Raphaël Glucksmann

Vous savez, il y a aussi des morts causées par les milices d'ultra droite. D'accord ? Donc, votre question, elle n'est pas la bonne. Parce qu'en réalité, qui menace aujourd'hui de prendre le pouvoir en France ? C'est le Rassemblement national. Qui est aux portes du pouvoir en France ? C'est le Rassemblement national. Qui menace de faire basculer la France dans le camp trumpiste et dans le camp poutinien ? C'est le Rassemblement national.

Donc moi, ce que je vais vous dire, c'est que je serai la digue, nous serons collectivement la digue contre la prise du pouvoir par le Rassemblement national et nous serons cette digue de défense de la démocratie précisément parce que nous ne ferons aucune alliance, aucune alliance avec des mouvements qui mettent à mal la démocratie, dont la France insoumise.

7:41
Présentateur

Vous voulez être la digue à quel poste aujourd'hui ? Vous avez parlé très clairement depuis le début de l'interview. Est-ce que vous êtes candidat à la présidentielle pour incarner cette digue et contrer ce choix que vous jugez mortifère entre l'extrême-rauche et l'extrême-droite ?

7:54
Raphaël Glucksmann

C'est trop tôt pour le dire. Moi, ce que je veux, c'est que la personne qui sera capable d'aller au deuxième tour et de battre le Rassemblement national soit choisie. Ça viendra. Ça viendra dans quelques semaines et dans quelques mois. Ça viendra dans quelques semaines et dans quelques mois. Et ce n'est pas ce matin qu'on va décider de cela. Par contre, ce que je vous dis, c'est que nous devrons aller aux élections en 2027 pour les gagner. Pas pour jouer placé pour la suite. Pas pour être premier à gauche. Tout cela m'importe fort peu.

8:23
Présentateur

Comment vous allez vous mettre d'accord ? Il y a déjà, si on fait les comptes, neuf candidats à gauche. Peut-être vous, à terme. Comment vous allez décider qui va représenter la gauche ?

8:32
Raphaël Glucksmann

Laissez-moi finir ce que je vous disais juste avant. C'est parce que c'est fondamental. La situation est tellement grave, à la fois internationalement et à l'intérieur de notre pays, que c'est impossible de se dire qu'on va aller aux élections pour faire une candidature de témoignage. Moi, je veux que mon camp, la gauche démocratique, gagne les élections en 2027. Qu'elle soit la force politique qui empêche la bascule de la France à l'extrême droite. Et je pense sincèrement que nous avons conscience, j'espère que nous avons tous conscience de l'immensité de notre responsabilité et que donc nous ferons le meilleur choix pour gagner.

Merci beaucoup Raphaël Glussman d'avoir été avec nous sur RTL.

9:12
Présentateur

Vous restez avec nous d'ailleurs. Merci.

9:14
Locuteur

Merci. Merci. Merci.