"Qu’est-ce qui vous empêche d’évoluer sur la GPA ?" : Neïla Latrous face à Édouard Philippe
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 10 %Défensif 60 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43OuverteRéponse directe
Est-ce que vous-même vous vous êtes déjà rendu dans une marche des fierté ?
- 1:54OuverteRéponse directe
Est-ce que l'une des conditions de l'égalité, c'est notamment des nouveaux droits dans ces cortèges, comme la GPA ?
- 2:34RelanceRéponse partielle
Il m'est impossible d'évoluer sur la GPA ?
- 3:12RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce qui vous empêche d'évoluer sur la GPA comme vous l'avez fait sur la PMA ?
- 3:53RelanceRéponse directe
Vous pouvez aussi évoluer sur la GPA ?
- 4:31OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut autoriser la GPA par la loi pour simplifier les démarches des pères ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:54Édouard PhilippeFait
« Moi, je suis contre la GPA. »
- 3:12Édouard PhilippePromesse
« Je pense que je vais l'être encore assez longtemps. »
- 3:53Édouard PhilippeFait
« J'ai évolué sur un certain nombre de questions. »
- 4:31Édouard PhilippeFait
« Je suis opposé à la GPA et j'ai pas changé d'avis sur la GPA depuis que la question m'a été posée. »
- 5:08Édouard PhilippeFait
« On ne peut pas faire reposer sur un enfant les conditions dans lesquelles il est arrivé. »
- 9:20Édouard PhilippeFait
« J'ai été heureux d'aller voir ce film. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Vous allez accueillir maintenant Neila la trousse Neil rédactrice en chef politique de France Télévision Nea elle a des image à vous montrer. Édouard Philippe, on appelle ça un moment de vérité. Vous entendez Édouard Philippe parler avec ferveur il y a quelques instants de République et de France. Dans le triptique, on va parler d'égalité et je voulais vous montrer ces images des marches de fierté. Il y a eu celle samedi à Paris mais en fait depuis l'été, il y en a un peu partout sur tout le territoire et donc j'ai choisi un extrait plus précisément d'un reportage de France tris pays de la Loire. Regardez au M, le local de l'association homogène a été vandalisé à trois reprises cette année. Pour sa présidente, la vigilance est de rigueur entre la création de l'association il y
a 30 ans et aujourd'hui, heureusement, on a fait du progrès mais on commence à voir que si on reste sur nos acquis, on peut le perdre. de harcèlement envers toute la communauté LGBTQ a plus, c'est toujours d'actualité. Enfin, le fait qu'on ait besoin de cette journée-là montre que c'est encore vraiment une nécessité, quoi. C'est encore un problème aujourd'hui pour plein de gens de ne pas être hétérosexuel. Est-ce que vous êtes le Question toute simple pour commencer. Est-ce que vous-même vous vous êtes déjà rendu dans une marche d' fierté ? Euh, je me suis jamais rendu dans une marge des fierté, mais je suis absolument convaincu que se battre pour l'égalité des droits et pour la lutte contre les discriminations, quel qu'elle soit est un combat juste, légitime et
indispensable dans une République. En tant que maire du Havre, par exemple, il y a des marches des fierté au Havre, vous jamais rendu il y a pas vraiment de marge de fierté, mais moi je j'ai un rassemblement. Oui, mais j'ai surtout moi l'occasion de de travailler avec un certain nombre d'associations qui accompagnent celles et ceux euh parce qu'ils ont révélé leur homosexualité, que leur famille l'a très mal pris, ne l'a pas compris, où les ont rejetés, comment est-ce qu'on fait pour les accompagner, pour les aider ? Donc, je considère que encore une fois l'égalité des droits c'est pas un 20 mot dans une République, que la lutte contre les discriminations, quelle qu'elle soit, ça n'est pas un 20 mot dans une République et que c'est une des conditions du pacte
social, que c'est une des conditions de notre identité. Est-ce que l'une des conditions de l'égalité, c'est pas notamment des nouveaux droits dans ces cortèges, on entend une revendication qui est portée pour les pères qui veulent devenir parents de pouvoir utiliser une mère porteuse en somme la gestation pour autrui. Vous président, est-ce que la GPA est autorisée ? Moi, je suis contre la GPA. Je peux entendre parfaitement qu'il y a des gens qui vient de mettre ce sujet sur la table pendant la campagne, mais je suis contre. Euh je suis contre parce que je pense qu'elle euh est un élément qui amène assez immanquablement, c'est d'ailleurs assez intéressant parce que j'entends cet argument à droite et à gauche qu'elle emmène assez immanquablement à une forme de
marchandisation euh à laquelle moi je je suis opposé. Alors que certains proposent une GPA éthique en disant précisément évite la marchandisation des cor des femmes. Écoutez, moi vous me posez la question euh euh il est jamais impossible d'évoluer. Il m'est arrivé d'évoluer dans le passé sur un certain nombre de sujets comme d'ailleurs beaucoup de Français mais sur la question de la GPA, ça fait longtemps que je suis contre et je le suis encore et je pense que je vais l'être encore assez longtemps. Et vous avez raison de dire que vous avez évolué sur un certain nombre de sujets puisque si l'on prend toujours dans l'égalité des droits pour les personnes euh homosexuel, le mariage pour tous 2013, vous faites partie des députés de droite qui s'abstiennent à ce moment-là.
Alors, il y a une grande partie quand même des députés qui votent contre. On est 5 sur 200. Il y en a quelques-uns qui votent pour Fran Grister pour ne pas le citer et vous faites partie de ceux qui s'abstiennent. Et ce qui est intéressant, c'est ce que vous écrivez à ce moment-là. Vous dites voter oui viendrait encourager le gouvernement à poursuivre sur une voie dont il a déjà indiqué qu'elle le conduirait jusqu'à la PMA la procréation médicalement assistée. Vous êtes le premier ministre qui dans la loi bioéthique en 2019 amène la PMA. Qu'est-ce qui vous empêche d'évoluer sur la GPA comme vous l'avez fait sur la PMA ? C'est très exactement ce que je disais en disant que j'ai évolué sur un certain nombre de questions. G pas opposé au mariage entre personnes de même sexe. Absolument
pas opposé. J'ai d'ailleurs célébré le premier qui s'est fait Wavre et j'en conserve un excellent souvenir et et et j'étais à l'époque très réservé sur la PMA. Oui. Cet article que vous citez, cette déclaration, c'est le texte que j'ai écrit avec Nathalie Cochusco Morisé. C'est une position commune que nous avons ministre à l'époque. Absolument. Euh non, pas du tout. C'était en 2013. C'était en 2013, vous avez raison. Elle n'était plus ministre. Absolument. Et euh et à l'époque, je considérais que euh la PMA euh était quelque chose qui me paraissait être une étape euh quelque chose qui était j'étais opposé à ça. Mais donc ça veut dire que vous pouvez aussi évoluer sur la gestation pour autrui. C'est ce que je crois c'est ce que j'entends. B oui mais enfin vous m'avez aussi entendu
vous dire que j'ai évolué sur la PMA, je sais très bien l'expliquer d'ailleurs et que la GPA ne me paraît pas devoir rentrer en vigueur. Je suis opposé à la GPA et j'ai pas changé d'avis sur la GPA depuis que la question m'a été posée et depuis la première fois que j'ai réfléchi à cette question il y a 10 ans. Je pense que c'est une étape à laquelle je n'ai pas envie d'accéder. Je n'en veux pas. Voilà, j'ai le droit de le dire. Vous avez le droit de le dire et vous avez le droit d'évoquer ce texte où vous écrivez également "Un enfant peut être élevé et bien élevé par un couple homosexuel." Vous l'écrivez aussi dans cette phrase là. On sait aujourd'hui qu'il y a un certain nombre de pères qui font des GPA à l'étranger et qui lorsqu'ils reviennent en France peuvent faire reconnaître leur
enfant mais en passant par un parcours juridique. Est-ce qu'il faut l'autoriser par la loi ? Est-ce qu'il faut leur simplifier en quelque sorte les démarches lorsqu'ils reviennent avec un enfant, avec leurs compagnons depuis l'étranger et qu'ils sont parents ? Il y a une règle très simple, c'est qu'on ne peut pas faire reposer sur un enfant les conditions dans lesquelles il est arrivé. Ouais, ça ça vraiment c'est inacceptable. les gens qui me disent "Bah, il y a qu'à faire en sorte qu'il puisse pas être connu, c'est pas possible. L'enfant, il est là." Bon, euh après, moi je considère que le droit français ne doit pas faire une place à la possibilité en France de pratiquer la GPA. Il y a des gens qui sont pas d'accord. Je dis pas que ça fait pas un bon débat public, mais vous
voulez ma position, je vous la donne et je vous la donne clairement. Je crois très bien. Il peut y avoir des Français qui décident de procéder à une GPA à l'extérieur. Je considère que s'ils ont le droit de le faire à l'extérieur, qu'il le fassent. Mais mais je peux pas leur interdire. On peut pas leur interdire mais je ne crois pas que compte tenu de ce que j'ai compris de la GPA, elle est sa place dans notre droit. Je pense que elle représente quelque chose qui va trop loin, quelque chose qui représente une marchandisation du corps, quelque chose qui qui me paraît euh contraire à un certain nombre de valeurs qui sont, je crois pas, des valeurs qui sont des valeurs humanistes. Je je je ne je ne je ne vois pas
favoriser l'installation d'un régime juridique qui organiserait la grossesse et le don nécessaire et parfois pas simplement le don nécessaire de l'enfant d'une femme qui vient d'accoucher. Et vous avez été très clair sur ce point. Je continue de tirer ce fil de l'égalité des droits nouveaux, Édouard Philippe, puisqu'il y a en ce moment ce texte sur les violences sexistes et sexuelles qui est examiné à l'Assemblée nationale. Il s'accompagne d'un certain nombre de manifestations là aussi dans toute la France. Je vous propose d'écouter cette femme dans l'un des cortèges. Témoignage assez fort. Moi, je suis musicienne, je vous joue à l'étranger beaucoup et j'ai honte de la France depuis tellement longtemps sur ce sujet. C'est pas possible quoi. Voilà, les miens, ils sont grands, ils ont 20
ans mais on peut pas avoir peur aller à l'école. On peut pas avoir peur quand on sort à 22h. Je peux pas dire à ma fille t'habilles pas comme ça. Je peux pas lui dire ne bois pas un verre avec des copains. Nein, on est arrivé à un truc là, c'est pas possible. Je crois savoir Édouard Philippe que vous êtes vous-même papa d'une jeune fille qui est peut-être aujourd'hui en âge de sortir et de vivre le vécu que décrit cette maman. Est-ce que vous avez peur pour elle comme le décrit cette cette femme que l'on vient d'entendre ? Je vous le confirme, je suis en effet père de deux garçons et d'une fille et comme tous les parents, je suis inquiet pour mes enfants. Et si vous arriver à me montrer des parents qui ne sont pas inquiets fondamentalement pour leurs enfants,
mais plus particulièement pour votre fille, pour mes garçons et pour ma fille, est-ce que vous faites vutre par exemple ? Et évidemment, je sais le risque que peut représenter Je sais parfaitement madame le risque que peut représenter pour une jeune fille une soirée où il y a de l'alcool où des gens peuvent s'inviter. Je je le sais parfaitement et je prends pas du tout ça à la légère. Oui, pas du tout. Ça vous a rendu féministe d'avoir une une fille qui peut être confrontée à ce genre de de danger aujourd'hui ? On gagne toujours à écouter ses proches. Ouais. Sa femme, sa mère. sa fille et de ce point de vue-là, j'ai beaucoup appris. Oui, beaucoupis. Vous dites "J'ai la foi du nouveau couverture". Je vous disais, je vous disais tout à l'heure que sur les sujets
de société, on peut on peut évoluer. Bah moi, sur cette question que je que je que je ne que je ne prenais pas suffisamment au sérieux lorsque j'étais adolescent ou lorsque j'étais jeune adulte et peut-être même un peu après, et ben je me suis rendu compte mais c'est aussi à ça que sert le débat public, c'est aussi à ça que servent les échanges que en effet il y avait des discriminations, qu'en effet il y avait des menaces, qu'en effet il y avait des des charges mentales, qu'en effet c'était très compliqué de concilier des violences sexuelles. C'est même changé plus récemment. Je vous entendais dire en en mai dernier que par exemple au moment des plaintes contre Patrick Bruel, vous vous seriez gêné d'aller à l'un de ces concerts. Euh là encore, j'ai replongé dans les archives
et sur le cinéaste Roman Polanski qui était à peu près dans la même situation au parallélisme des formes, lui aussi accusé par plusieurs femmes en 2019 premier ministre, vous avez dit bon mais il y a pas de problème aller voir. Vous avez pas dit il y a pas de problème, vous avez dit j'irai voir le film j'accuse et j'irai avec mes enfants et j'y étais. Et c'était une erreur ? Non, j'ai choisi de le faire. Et pourquoi ? Attendez, est-ce qu'on peut accepter la liberté individuelle ? Non, mais quand on évolue, on peut dire "Je me suis trompé à un moment". Et ben je Et ben écoutez, j'ai été heureux d'aller voir ce film. J'ai trouvé que c'était un beau film. Ça veut pas dire que parce que j'ai été voir ce film qui est un beau film, je dis qu'il y a pas de problème dans le
comportement de tel ou tel. Il m'arrive de lire Céline Ouais. Et de trouver que c'est un romancier extraordinaire. Ça n'empêche pas que humainement le type est un abominable type. Mais mais est-ce qu'il faut arrêter de lire Céline ? Non mais vous concer vous jamais non mais attendez c'est vous qui avez dit les concerts de Patrice Noël pas question je n'irai pas voilà mais encore une fois les Français ils sont responsables. Ils peuvent très bien décider euh h individuellement ce qu'ils font et ce qu'ils ne font pas. Voilà. Et et j'ai la même liberté que tous les Français en la matière. Est-ce que il y a une avancée pour la cause des femmes que vous souhaitez porter comme président ? Moi je pense si vous êtes élu. Je pense que tout ce qui tout ce qui permet cette lutte
contre les violences, tout ce qui permet euh la meilleure orientation, tout ce qui permet l'émancipation, tout ce qui permet à ces jeunes femmes euh qui veulent réussir à l'école, qui veulent réussir par leur travail, tout ce qui leur permet d'oser de ne pas être écrasé par des conventions, par des regards suspicieux, par des pressions. des autolimitations. Tout ça est incroyablement utile.
Édouard Philippe