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Podcast / conversationC dans l'air (sur YouTube)· 7 novembre 2018 8 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieTransportsÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Macron a-t-il peur des gilets jaunes ? - Les questions SMS #cdanslair 06.11.2018

Source d'origine 2 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 38 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:47OuverteÉludée

    Pour apaiser la grogne qui monte, pourquoi ne pas simplement diminuer les taxes sur le carburant ?

  • 5:00OuverteÉludée

    Qu'est-ce qu'on répond à la femme de l'Oise qui fait 40 km tous les jours pour aller travailler ?

  • 6:02OuverteRéponse directe

    Pourquoi n'entend-on pas les chauffeurs routiers d'ordinaire si véhéments manifester ?

  • 7:16OuverteRéponse partielle

    Pour inciter à moins prendre la voiture, pourquoi ne pas baisser les prix des transports en commun ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:46InvitéFait
    « les gens ont envie d'être entendus sur ce point-là, mais sur d'autres points qui se sentent plus représentés »
  • 1:04InvitéFait
    « la classe politique est un petit peu déliquescente, pour l'instant »
  • 1:31InvitéFait
    « les députés qui ont été élus lors de la vague à la suite de l'élection d'Emmanuel Macron ne sont pas des gens qui sont ancrés dans les territoires »
  • 1:57InvitéFait
    « Ce serait reculer. Ce serait ne pas arriver à boucler le budget et à respecter les critères de Maastricht »
  • 2:56InvitéFait
    « écologie punitive, fiscalité… »
  • 4:18InvitéFait
    « Bien sûr qu'il a raison. Il est sur le temps long »
  • 4:29InvitéFait
    « Nicolas Hulot a quitté le gouvernement »
  • 5:19InvitéFait
    « C'est beaucoup pour les gens. Mais c'est peu vis-à-vis de l'immensité des enjeux »
  • 5:34PrésentateurFait
    « certains, au lieu de mettre le bazar, pourraient aller regarder un travail à 140 kilomètres »
  • 6:45InvitéChiffre
    « Le petit saupoudrage que promet Emmanuel Macron, pourra-t-il calmer la colère ? »
  • 6:58InvitéFait
    « il dit, libérez-vous si vous avez besoin, mais ne bloquez pas le pays »
  • 7:23InvitéFait
    « Non, mais les deux, c'est-à-dire qu'il faudrait les baisser, mettait toute une partie du territoire aujourd'hui »
  • 7:38InvitéFait
    « Il y a un problème de lisibilité, justement, de cet engagement écologique »
  • 7:47InvitéFait
    « On a pourtant le seul ministre d'État aujourd'hui, qui est M. de Rugy, qui est chargé de l'environnement »

Temps de parole

  • Invité32 %
  • Présentateur17 %
  • Invité 216 %
  • Invité 314 %
  • Invité 413 %
  • ?8 %

≈ 29,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:03
Locuteur

Est

0:04
Invité

-ce les mêmes qui étaient contre la limitation à 80 km heure, qui sont contre ces nouvelles taxes sur le carburant ? Il y avait plus d'élus qui étaient contre la limitation à 80 km heure. Mais s

0:14
Locuteur

'il

0:14
Invité

y avait quand même tout un mouvement populaire qui peut être similaire à celui d'aujourd'hui, beaucoup plus large aujourd'hui, moi je ferais une différence.

0:23
Locuteur

C

0:23
Invité

'est que lors de l'épisode 80 km heure, les gens étaient réellement contre les 80 km heure. Là, j'ai le sentiment, lorsqu'on écoute vos reportages, lorsqu'on écoute les gens parler, qu'on est sur la taxe du gazole, mais qu'on est sur des choses

0:37
Locuteur

beaucoup

0:37
Invité

plus larges. Et qu'en fait, les gens ont envie d'être entendus sur ce point-là, mais sur d'autres points qui se sentent plus représentés, qui ont l'impression qu'on ne les laisse plus parler. Et que quand Emmanuel Macron dit qu

0:48
Locuteur

'ils

0:48
Invité

veulent bloquer le pays, on est bien loin de là. En revanche, qu'ils veulent être entendus par Paris,

0:54
Locuteur

par les métropoles, par les politiques. C'est compliqué, mais ça veut dire peut

0:59
Invité

-être avoir des gens qui les représentent. Aujourd'hui, ils ne sont pas entendus parce qu

1:02
Locuteur

'ils

1:02
Invité

ne sont plus représentés. Parce que la classe politique est un petit peu déliquescente, pour l'instant. Et que les corps intermédiaires ont été écartés par le pouvoir d'Emmanuel Macron. Donc les syndicats, ce n

1:15
Locuteur

'est

1:15
Invité

pas uniquement par Emmanuel Macron. Les syndicats étaient déjà en perte de vitesse depuis quelque temps. Mais aujourd'hui, cette population, les Français, n'ont plus ces corps intermédiaires pour les représenter. N'ont plus d'âmes politiques pour les représenter. Et je rajouterai une dernière chose. Au Parlement, les députés qui ont été élus lors de la vague à la suite de l'élection d'Emmanuel Macron ne sont pas des gens qui sont ancrés dans les territoires. C'est des députés à qui l'on demande de rester à Paris, qui n'ont pas d'ancrage local. Et eux-mêmes ne peuvent pas porter la parole des gens dans les territoires.

1:47
Locuteur

Pour

1:47
Invité

apaiser la grogne qui monte, pourquoi ne pas simplement diminuer les taxes sur le carburant ? Cécile Cornédès,

1:52
Locuteur

ce

1:52
Invité

serait

1:52
Locuteur

reculer. Ce

1:53
Invité

n

1:53
Locuteur

'est

1:53
Invité

pas si grave. D 'autres ont fait avant lui.

1:54
Locuteur

Oui,

1:55
Invité

ce serait reculer. Ce serait ne pas arriver à boucler le budget et à respecter les critères de Maastricht. Et ce serait peut-être quelque chose d'illisible si le prix du baril baisse. Parce que c

2:08
Locuteur

'est

2:08
Invité

ça qui ferait vraiment… Donc le gouvernement, pour l'instant, tient, en tout cas, en se disant, voilà, cette équation-là, en espérant que l'argument écologique finira par l'emporter. Justement, je trouve curieux que les écologistes restent plongés dans le silence. Ils pourraient soutenir le gouvernement, non

2:27
Locuteur

? Ils

2:28
Invité

sont où,

2:29
Locuteur

les

2:29
Invité

grandes voix de

2:30
Locuteur

l'écologie ? Ils préparent les Européennes.

2:32
Présentateur

Ils préparent les Européennes. Et on peut remonter aussi pas très loin en arrière. Nicolas Hulot a été à l'initiative aussi de cette fiscalité, cet alignement du…

2:43
Locuteur

Mais il ne l'a

2:43
Invité

jamais défendu. Et

2:44
Locuteur

le

2:44
Invité

gouvernement lui a beaucoup reproché.

2:46
Locuteur

Voilà,

2:46
Présentateur

mais il ne

2:46
Locuteur

l'a

2:46
Présentateur

jamais défendu.

2:47
Locuteur

Et

2:47
Présentateur

donc je pense que ses proches, ou en tout cas ceux qui s'en revendiquent politiquement, aujourd'hui sont aussi pressés de ne pas trop prendre de coups

2:56
Locuteur

sur cette affaire.

2:56
Invité

Pourquoi ? Parce qu'écologie punitive, fiscalité…

3:00
Présentateur

Voilà, parce qu

3:01
Locuteur

'il

3:01
Présentateur

y a tout un raisonnement en disant, mais bien sûr qu'il faut aller dans cette direction-là, mais il faut accompagner. Et puis ils sont déjà dans la préparation des Européennes. Ils voient dans les sondages qui sont devant le Parti Socialiste qu'en Allemagne, en Belgique, les Verts ont fait des scores. Ils se disent que ce n

3:15
Locuteur

'est

3:15
Présentateur

pas le moment de casser le début de dynamique.

3:17
Locuteur

Oui,

3:17
Invité

mais Yannick Jadot a dit ce week-end qu'il n'irait pas et qu

3:19
Locuteur

'il

3:19
Invité

ne soutiendrait pas le mouvement du 17 novembre, qui est dans le climat actuel très courageux. Ça

3:24
Locuteur

aurait été quand même compliqué. Oui, au moins il l'a dit.

3:29
Invité

Allez, j'affiche mon gilet jaune, mais je ne suis pas encartée. A aucun parti. Suis-je le seul ? Non,

3:35
Locuteur

vous

3:35
Invité

êtes

3:35
Locuteur

la grande majorité. C'est la grande majorité,

3:37
Présentateur

je

3:37
Locuteur

pense.

3:37
Invité

Et c'est pourquoi d'ailleurs, à mon sens, cette crise-là, on l'a tous dit, que c'est une cristallisation de quelque chose de plus profond. Et je pense que ça va encore plus loin que l'impression de ne

3:47
Locuteur

pas

3:47
Invité

être entendu, etc. C'est une vraie crise d'identité de nos démocraties. On le voit partout, surtout dans tous les pays européens. Mais si vous voulez, il y a une vraie crise de confiance des Français envers leurs gouvernants. Et je crois qu'ils ont attendu beaucoup d'Emmanuel Macron, comme ils avaient attendu des précédents d'ailleurs. Et là, on arrive au moment où tout ça se cristallise. Le président n'a-t-il pas raison quand il parle des dettes écologiques et financières que l'on va laisser à nos enfants

4:17
Locuteur

?

4:18
Invité

Bien sûr qu'il a raison. Il est sur le temps long. Mais est-ce qu'il est audible ? C'est ça la question. C'est-à-dire que pour être audible, il aurait fallu préparer le terrain. Là, cette mesure, elle arrive un peu sans préparation. Nicolas Hulot a quitté le gouvernement. François de Rugy, pour l'instant, prend connaissance des dossiers. Il est présent sur le terrain, mais pas très audible sur le fond, on va dire. Et donc, cette mesure, elle aurait dû être expliquée pendant des mois, quitte à peut-être dramatiser un peu la situation, qu'il n

4:46
Locuteur

'y a

4:46
Invité

pas besoin de l'être, parce qu'elle est déjà très inquiétante. On sent bien que les Français entendent cette problématique. Ils sont inquiets pour le réchauffement climatique. Ils

4:55
Locuteur

entendent tous les ongages. Oui, mais

4:57
Présentateur

comme ce qu'il vient de dire, c'est qu'est-ce qu'on répond à la femme de l'Oise qui fait 40 kilomètres tous les jours pour aller travailler ? Elle n

5:04
Locuteur

'a

5:04
Présentateur

pas d'autre alternative aujourd'hui. Donc, les politiques

5:06
Invité

publiques...

5:07
Locuteur

Non plus,

5:07
Invité

je

5:07
Locuteur

pense

5:07
Invité

que la mesure semble dérisoire à l'aune de l'enjeu. Donc, les gens se disent, mais au fond, c'est une excuse.

5:12
Locuteur

C'est un prétexte. Dérisoire, c'est un taxe

5:13
Invité

et le carburant

5:14
Locuteur

?

5:14
Invité

Aussi peu. Enfin, ce n

5:17
Locuteur

'est

5:17
Invité

pas énorme, finalement. C'est beaucoup pour les gens. Mais c'est peu vis-à-vis de l'immensité des enjeux. Donc, c'est un plan global aujourd'hui qu'il faudrait présenter pour que les gens y adhèrent. Pour trouver du travail, il faut être mobile. Mais Macron taxe la mobilité alors que faire

5:31
Locuteur

? Là,

5:32
Invité

c'est le boomerang.

5:33
Présentateur

Là, c'est ce qu

5:34
Locuteur

'on

5:34
Présentateur

disait. Vous vous souvenez de sa sortie à la souterraine dans le massif central quand il avait dit que certains, au lieu de mettre le bazar, pourraient aller regarder un travail à 140 kilomètres. Bon, ben là, on est en plein dedans.

5:44
Locuteur

On prend sa voiture. Et

5:45
Présentateur

voilà. Et alors, bon, sans jeu de mots, une de ses premières initiatives, qu'ils l

5:49
Locuteur

'ont

5:49
Présentateur

fait connaître, c

5:50
Locuteur

'est

5:50
Présentateur

les cars Macron, les fameux. Mais c'était pour le loisir. Il faudrait, justement, je reviens sur l'autopartage ou autre, c'est développer des modes de transport alternatifs pour les transports du quotidien.

6:02
Locuteur

Pourquoi

6:02
Invité

n'entend-on pas les chauffeurs routiers d'ordinaire si véhément

6:05
Locuteur

manifester

6:06
Invité

?

6:07
Locuteur

On

6:07
Invité

les a un petit peu entendus. C'est une question qui va se poser. Mais en Savoie, la semaine dernière, il y

6:13
Locuteur

a

6:13
Invité

eu un début de ralentissement. Je pense qu'il y

6:16
Locuteur

a

6:16
Invité

des discussions avec le gouvernement aujourd'hui. Parce qu'effectivement, si les routiers se mettent complètement dans le mouvement, là, on va dans quelque chose de

6:25
Locuteur

très compliqué. C'est bien la

6:25
Invité

preuve aussi que ce mouvement est parti de la base, est très spontané, parce qu'il échappe même à ces structurations.

6:32
Locuteur

Qui

6:32
Invité

sont vraiment concernés pour

6:33
Locuteur

le coup. Exactement.

6:34
Présentateur

Rituellement,

6:35
Locuteur

il

6:35
Présentateur

y

6:35
Locuteur

a toujours les transports

6:36
Présentateur

routiers. Et habituellement, c'est eux qui sont à la manœuvre. Quand il

6:39
Locuteur

y a eu

6:39
Présentateur

en 2000, etc.,

6:40
Locuteur

c

6:40
Présentateur

'est eux qui bloquent les routes. Et c'est les principes, les grosses fédérations de transporteurs qui se mettent dans la grève.

6:45
Invité

Le petit saupoudrage que promet Emmanuel Macron, pourra-t-il calmer la colère

6:49
Locuteur

? On

6:50
Présentateur

a répondu tout

6:51
Locuteur

à l'heure. La

6:52
Invité

question, c'est est-ce qu'on va vers une France bloquée ou pas ?

6:55
Locuteur

Ce

6:55
Invité

qu'essaye de jouer aujourd'hui Emmanuel Macron, en disant ce mouvement, c'est un peu de briquet de broc, c'est d'appeler à la responsabilité.

7:03
Locuteur

En

7:03
Invité

fait, il dit, libérez

7:04
Locuteur

-vous

7:05
Invité

si vous avez besoin, mais ne bloquez pas le pays. Et il pense que toute la partie de la droite, par exemple, n'ira pas sur un appel au blocage du pays. Mais bon, c'est un pari.

7:15
Locuteur

Pour

7:16
Invité

inciter à moins prendre la voiture, pourquoi ne pas baisser les prix des transports en commun

7:19
Locuteur

?

7:20
Invité

Alors,

7:20
Locuteur

il y a des endroits où il n'y en a pas. Et créer des transports en commun. Mais les baisser aussi ?

7:23
Invité

Non, mais les deux, c'est-à-dire qu'il faudrait les baisser, mettait toute une partie du territoire aujourd'hui.

7:28
Locuteur

Et

7:28
Invité

ça a été tout le débat sur les petites lignes ferroviaires, qui n'ont plus de transports

7:32
Locuteur

en

7:32
Invité

commun du tout. Je veux bien payer pour la transition énergétique, mais où est le plan du gouvernement ?

7:36
Locuteur

C

7:36
Invité

'est

7:37
Locuteur

ce que vous disiez tout à l'heure. Il y a un problème de

7:38
Invité

lisibilité, justement, de cet engagement écologique. Finalement, on ne nous a pas présenté véritablement un projet écologique. On a pourtant le seul ministre d'État aujourd'hui,

7:49
Locuteur

qui

7:49
Invité

est M. de Rugy, qui est chargé de l'environnement. Et il n'y a pas cette planification écologique qui pourrait justement justifier toutes ces mesures. Ça, c'est un vrai problème, un problème d'explication. Merci à vous tous. C'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h40.

8:05
Locuteur

Je

8:05
Invité

vous rappelle que désormais, vous pouvez écouter C'est dans l'air sur toutes les plateformes de podcast. Tout de suite, c'est à vous. Belle soirée sur France 5.