Aller au contenu
Tous les transcripts
Interviewyoutube.com· 23 juillet 2026 17 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesBudget & impôtsSolidarités & famille

ALAIN DUHAMEL ACCULÉ PAR BOMPARD ? Sa réponse choque tout le monde en direct !

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que le Parti socialiste fait avancer les causes de la gauche plus que la France insoumise ?

  • 1:23OuverteRéponse directe

    Le Parti socialiste a-t-il obtenu la suspension de la réforme des retraites ?

  • 2:04RelanceRéponse directe

    La suspension de la réforme des retraites est-elle une réalité ou un décalage d'une génération ?

  • 2:43OuverteRéponse directe

    Quelles mesures du budget de la Sécu sont critiquées dans ce projet ?

  • 3:20OuverteRéponse directe

    Le projet de loi de financement de la Sécu sera-t-il modifié par les parlementaires ?

  • 4:03RelanceRéponse directe

    Les parlementaires ont-ils davantage de pouvoir avec cette réforme ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Fait
    « il faut qu'ils se mettent d'accord sur une mesure qui ne soit pas trop idiote et qui ne soit pas simplement symbolique »
  • 1:23Fait
    « l'âge de départ à la retraite reste à 64 ans, mais qui sera atteint pour une génération plus tard »
  • 2:43Fait
    « dans le budget de la sécurité sociale, vous avez la sous-indexation pendant 4 ans des pensions de retraite »
  • 3:20Fait
    « ce projet de loi de financement de la sécurité sociale, il va faire l'objet de discussions, de votes, de compromis, d'évolution »
  • 4:03Fait
    « pour la première fois les parlementaires vont pouvoir jouer un rôle »
  • 6:32Fait
    « les malades de longue durée, je connais bien le problème »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Monsieur Hamel, est-ce qu'on peut dire finalement que c'est le Parti socialiste plus que la France insoumise qui fait avancer les causes de la ? Mais euh en en l'occurrence, il y a il n'a cessé d'y avoir des discussions et des négociations entre le gouvernement et le Parti socialiste, ça c'est une réalité. Euh il y a des gens qui l'ont nié au début, mais ça de depuis le depuis la naissance ça ça s'est passé comme ça. Bon, est-ce que c'est le Parti socialiste qui est arrivé à arracher la suspension en ce qui concerne les ? Bah oui, il se trouve que c'est lui et tant mieux pour ceux qui vont en bénéficier qui sont quand même assez nombreux. Bon, est-ce que c'est le Parti socialiste qui maintenant essaie d'arracher quelque chose en ce qui concerne une forme d'imposition sur les grandes

0:43

fortunes d'une manière ou d'une ? Ils vont faire ce qu'ils pourront. Je pense que de ce point de vue il faut qu'ils se mettent d'accord sur une mesure qui ne soit pas trop idiote et qui ne soit pas simplement symbolique. Il faut une mesure qui soit substantielle, que ça veuille dire quelque chose, que ça veuille dire que on fait contribuer dans une période budgétaire épouvantable pour la France, on fait contribuer chacun en fonction de ses ressources. Bon bah ça c'est un quand on est à gauche, comme les Emmanuel Bompart, je pense que c'est assez logique de dire ça. Et et que les socialistes s'y mettent, je pense que là-dessus il y aura une union de la gauche. En tout cas, le jour où il y aura une mesure à condition je le répète, qu'elle ne soit pas purement

1:23

symbolique, que ça soit pas décoratif, que ça soit une nouveauté parce qu'après tout ça serait une nouveauté. Manuel Bompart, vous dites "tant mieux" comme dirait Laurent Du Hamel, chic. Mais j'aimerais bien pouvoir dire "tant mieux". J'aimerais bien pouvoir dire que le Parti socialiste ou la gauche a arraché Abonnez-vous, mettez un like et regardez la vidéo jusqu'à la fin. la suspension de la réforme des retraites ou qu'elle va arracher demain une mise à contribution des plus riches. Sauf que je suis obligé de constater que c'est pas la réalité. Vous ? Par exemple, parlons des retraites un instant. Indépendamment du débat linguistique, s'il vous plaît. Oui oui oui. Ce qui est dans le le texte de le de ce qu'on a appelé la lettre rectificative qui a été publiée hier sur le projet de

2:04

loi de finances de la sécurité sociale, c'est le fait que l'âge de départ à la retraite reste à 64 ans, mais qui sera atteint pour une génération plus tard, c'est-à-dire que normalement c'était les gens nés en 1968 et qui devraient partir à la retraite à 64 ans et ce serait les gens qui sont nés en 1969 finalement qui partiront à la retraite à 64 ans. Vous pouvez appeler ça suspension si vous voulez. La réalité c'est que c'est vraiment un décalage d'une génération. Mais surtout à la limite, le problème, c'est pas cette mesure. Le problème, c'est qu'est-ce qui va ? C'est-à-dire que si vous voulez que cette mesure elle voit le jour demain, et ben vous devez voter le budget de la sécurité sociale. Et dans le budget de la sécurité sociale aujourd'hui, vous avez le doublement des franchises

2:43

médicales. Dans le budget de la sécurité sociale, vous avez la sous-indexation pendant 4 ans des pensions de retraite. Dans le budget de la sécurité sociale, vous avez des efforts qui sont demandés aux malades. Dans le budget ou dans le budget de la sécurité parlait de musée des horreurs. Il faut qu'on puisse dialoguer. Évidemment, on va dialoguer. Mais évidemment vous devez C'est pas juste obtenir quelque chose, c'est regarder le compromis général. Alors en ce qui est comme ça de l'éclat je vais pas vous dire le contraire sinon que ceux qui en bénéficieront seront contents. Ça voilà, on peut pas dire le contraire non plus. Euh en en ce qui est concerne le fait que tout ça va avec euh un un projet de loi de financement de la sécurité sociale qui comporte énormément

3:20

de mesures, oui, ce que vous dites est vrai, mais vous savez très bien que on est au début, c'est premier jour de la négociation. En réalité, on est au début d'une négociation et que ce projet de loi de financement de la sécurité sociale, il va faire l'objet de discussions, de votes, de compromis, d'évolution et que à l'arrivée, il ne il ne sera pas simplement celui qu'il est aujourd'hui. Il sera différent et ça c'est quelque chose en plus que des quand même assez bien vos thèses depuis le temps. Euh Ça sera le cas notamment à cause du rapport de force actuelle qui n'est pas très typique euh mais aussi parce que pour la première fois les parlementaires vont pouvoir jouer un rôle. Bon, euh ça

4:03

ça ça doit vous plaire puisque c'est dans dans les thèses constitutionnelles que vous défendez en permanence. Ça va être une Je je dis pas que ça va être un succès, je n'en sais rien. Mais ça va être une expérimentation, ça on peut le dire quand même. Franchement monsieur Djamel, vous connaissez très bien la 5e République. Euh je pense que on peut dire ça sur ce plateau. Et même les insoumis, hein. Oui oui, mais sans aucun doute. Mais ce que je veux vous dire c'est que je pense que c'est une erreur de de faire croire aux gens que parce que le gouvernement aurait renoncé à l'article 49-3 de la Constitution, on serait rentré dans une forme de régime parlementaire. Non non, mais je ne dis pas ça. Oui ou en tout cas on donnerait davantage de pouvoir législatif. On donne davantage de pouvoir

4:42

tout à fait. Mais mais mais je je suis d'accord, on donne davantage de pouvoir, je ne suis pas en train de vous dire le gouvernement ne dispose plus d'aucun moyen. Bah précisément c'est ça le problème. parce que je ne suis pas hypocrite. Donc je vous dis il y a quand même une expérimentation. On va voir ce que ça va donner. Mais monsieur Djamel Ça va peut-être rater, ça va peut-être rater. Franchement, vous savez comme moi que si par exemple euh à l'issue de la discussion sur le budget ou le budget de la sécurité sociale à l'Assemblée nationale, vous savez très bien qu'après le texte va partir au Sénat. Oui. Et vous savez très bien qu'ensuite on va réunir ce qu'on appelle une commission mixte paritaire. Dans cette commission mixte paritaire, il y a 14 Absolument.

5:14

Dans ces 14 membres, il y en a huit qui sont de ce qu'on a appelé le socle commun, c'est-à-dire les macronistes. Qui est de moins en moins Mais quand même quand même. Je suis d'accord avec vous. Mais ce que je veux vous dire c'est qu'il est tout à fait possible qu'en 2e lecture à l'Assemblée nationale, le texte revienne expurgé de tous les amendements qui auraient été adoptés à l'Assemblée nationale. Donc c'est une 1re hypothèse. Oui. Vous avez aussi une hypothèse, elle est inédite dans l'histoire de la 5e République. Si la discussion prend du temps et qu'on expire les délais prévus par la Constitution, alors à la fin le gouvernement peut faire passer le budget ou le budget de la sécurité sociale par ordonnance. Parce que là on pourra pas dire que les parlementaires ont eu

5:48

davantage de pouvoir. Vous serez d'accord avec moi, monsieur Juppé. euh je serai pas d'accord sur un point. Ce que dans ce que vous dites, c'est factuellement vrai. Euh que euh la commission mixte euh en l'occurrence ne soit pas l'obstacle que c'est d'habitude ou ne soit pas la solution que c'est souvent, c'est vrai. Que ça puisse se se trouver donc en deuxième lecture sur le texte du gouvernement à l'Assemblée, c'est vrai. Mais euh on n'est pas sûr d'y arriver. Je veux dire, ce qu'on va voir, on expé- là, on va expérimenter quelque chose de différent. Je je vous dis pas, on n'est pas passé d'un régime présidentiel à un régime parlementaire. Je vous dis, les parlementaires, et enfin, en l'occurrence, sur les députés, ont ont un pouvoir Ils vont essayer de voir jusqu'où ils

6:32

arrivent à les mener, peut-être à rien, vous aurez peut-être raison, peut-être à rien à l'arrivée. Mais moi, je crois peut-être à quelque chose. Et et et je suis persuadé qu'il y aura une évolution substantielle du texte. Et que euh je prends Enfin, je prends le pari euh euh en ce qui me concerne, les les malades de longue durée, je connais bien le problème. Euh euh ça m'étonnerait que ça aille au bout de ce qui était prévu. Et je pense qu'il y a pas mal d'exemples de ce genre. La la la loi de financement de la sécurité sociale, elle va être j'allais dire, parce que en même temps, il faut pas être hypocrite, on est dans une période budgétaire terrible et dangereuse pour nous et dangereuse pour nous. Non non non, mais Ah, voilà, où on fait les économies. non non, mais d'accord, je suis

7:15

Je je vous dis pas le contraire, mais je vous dis, on est dans une situation difficile. Donc, il il va y avoir des tentatives de faire des économies, y compris dans ce domaine, mais je suis persuadé que sur ce qui au fond nous touche le plus, c'est-à-dire pour les gens qui ont une maladie grave, de longue durée, et cetera, euh ça va être modifié. Évidemment, ça va être modifié. il y a tellement de dispositifs qui reposent sur l'ensemble des Françaises et des Français dans ce budget. Et c'est là le problème, parce que après, moi je pourrais vous dire, bon, euh moi, j'ai l'expérience de ce qui s'est passé cette semaine en commission des finances à la commission des finances à l'Assemblée nationale sur le budget sur le ce qu'on appelle le projet de loi de finances la

7:51

la partie des recettes a été rejetée si dans l'hémicycle de l'Assemblée la partie des recettes est rejetée l'Assemblée ne discutera même pas des dépenses donc c'est-à-dire que y compris les éléments dont on est en train de parler, on pourra même pas les retirer. C'est pour ça que ça ne se passera pas comme ça. Ah bah on verra ça après ça c'est on n'est pas là pour faire des pronostics. Le risque je vous écoute. pour prendre de la hauteur sur le débat parce que c'est ça qui est important. Le problème c'est que si sur les recettes de du du budget ou du budget de la sécurité sociale vous ne permettez pas de dégager de nouvelles recettes, c'est-à-dire que vous ne permettez pas de mettre à contribution davantage les plus riches, les plus hauts patrimoines, les plus

8:25

grandes entreprises à la fin la vérité c'est que vous ne pourrez rien enlever en terme de de de dépenses de qui repose sur sur les malades qui repose parce que vous aurez plus les marges de manœuvre et qu'à la fin votre budget il doit être à l'équilibre. Mais alors à l'équilibre malheureusement ça sera pas le cas. Que le déficit doit être contenu disons que ça moins en déséquilibre en déséquilibre que cette année donc l'année précédente. Bon c'est bien pour ça qu'il va y avoir des modifications dans la fiscalité évidemment et c'est bien pour ça que ça Pour l'instant il y en a pas. Non mais je suis d'accord avec vous mais vous êtes d'accord vous êtes d'accord avec moi que c'est le premier jour de discussion aussi en public et donc on on on a quand même quelques semaines

9:05

pas tellement d'ailleurs pas tellement Non mais en commission Non mais il y a autre chose oui c'est ça voilà exactement. Là ça va être en séance publique et on va voir si oui ou non il y a des transformations y compris fiscales suffisantes pour permettre d'éviter un certain nombre de mesures que au fond dont personne n'a envie en ce qui concerne la sécurité sociale on on va voir et on on peut pas dire ça ne va pas marcher on on peut dire on peut dire non mais je vais pas parier mais je peux dire c'est la première fois qu'on essaie de faire quelque chose d'une manière un peu différente pour arriver à des résultats. Bon ben Je crois pas mais Non mais on on verra. Alors si ça échoue, si ça échoue, on sait que ce soir et bien la la 3e agence

9:48

de notation Moody's va rendre la note pour la France et c'est quand même la descente aux enfers. Aujourd'hui la France emprunte au même taux que que l'Italie que l'Italie à l'an. Est-ce que Légèrement plus même. Légèrement plus. Est-ce que c'est pas une ? Est-ce que ça serait une catastrophe pour vous si on n'arrivait pas à se mettre ? S'il y avait pas de ? Non. Alors est-ce que ça c'est une catastrophe pour la ? Ça n'est pas la fin du monde. Bon et on va pas se trouver dans l'impossibilité de vendre des bons du Trésor français à l'étranger. Il y a un marché qui existe et qui continuera. Vous avez vu son sourire là là il Mais parce que c'est la vérité. Quand on met un titre de dette, on a trois acheteurs aujourd'hui. Bon, mais c'est vrai que ça risque de provoquer d'une part une

10:30

augmentation des taux d'intérêt qui sont déjà très élevés. Quand on dit les taux d'intérêt, c'est pas simplement sur les bons du Trésor de l'État, c'est aussi pour les gens qui veulent acheter quelque chose à crédit. Donc ça concerne tout le monde. Donc c'est vrai que ça risque de les faire monter et surtout ce Mais mais ça je vous disais en disant un mot tout à l'heure. L'effet économique alors pour le coup un peu inévitable, c'est que entre les mesures fiscales qui vont être prises, notamment sur les fortunes importantes, les grandes entreprises et cetera. Et d'autre part, les les agences de notation disons que pour les investisseurs étrangers par exemple en matière industrielle et Dieu sait qu'on en a besoin en matière industrielle d'investissement. Ça sera plus

11:13

difficile. Donc c'est aussi pour ça qu'il faut réussir avec le budget non pas à régler comme par un coup de baguette magique, mais de donner un signal permettant de penser que cette fois-ci on est on a commencé une décélération dans nos déficits. Alors là, ça vous surprendra pas, je suis en désaccord avec ce que vous venez de dire, monsieur Duhamel. Je vais vous dire pourquoi, parce que je pense que le problème, c'est la logique économique qui sous-tend ce budget. Même si on apporte quelques modifications dans le débat parlementaire et cetera, ce budget, il s'inscrit dans une logique qui a sa cohérence économique. À mon avis, ça ne fonctionne pas. Vous allez me dire la politique de l'offre. C'est la politique de l'offre et c'est la politique de de coupe et de baisse

11:56

dans la dépense publique. Il y a un organisme pas pas de baisse dans la de baisse dans l'investissement public. non, du ralentissement de l'augmentation. Non, mais il y a aussi des baisses dans l'investissement public. Or, le problème de de d'une politique de cette nature, parce que c'est la même politique que celle qu'on a mis en place l'année dernière et la même politique qu'on a mis en place l'année d'avant. On continue dans la même logique. Il y a un organisme indépendant qui s'appelle le l'OFCE qui dit ce budget, s'il devait être adopté en l'état, il va diviser la croissance du pays par deux. ? Parce que dans un Parce que dans un pays dans lequel le la moitié du PIB est tirée par la la consommation populaire. Si votre politique, c'est une politique de baisse

12:32

du pouvoir d'achat et de baisse des investissements publics, eh ben à la fin, vous êtes dans un cercle vicieux. Il faut faire précisément l'inverse. Je je connais je connais très bien le l'OFCE, qui sont des gens à la fois indépendants et sérieux. Bon, euh je connais ce qu'ils ont publié récemment et c'est un raisonnement qui se tient tout à fait. C'est vrai qu'à partir du moment où on veut réduire le déficit budgétaire, il y a un risque de limiter une croissance dont il faut dire quand même que la question, malheureusement, est de savoir si cette année, ça sera plutôt de 0,8 comme dit le gouvernement ou de 0,6 comme le pensent beaucoup d'économistes, y compris l'OFCE. C'est c'est-à-dire minimal minimal, alors qu'au contraire, ce dont on a besoin, c'est évidemment,

13:17

et je suis d'accord avec vous que à ce moment-là, la locomotive, ça doit être la consommation, mais il n'empêche que on se trouve dans une situation pour laquelle il faut il y a une priorité qui est quand même la réduction du déficit budgétaire. mais précisément si vous faites une une politique comme nous nous le proposons de ce qu'on a appelé, allez, on va dire la relance écologique et sociale. C'est ce n'est pas contradictoire avec un objectif de baisse des déficits publics. Vous pouvez avoir une politique d'augmentation des investissements publics, une politique qui ne repose pas sur le pouvoir d'achat des Françaises et des Français et qui permet au contraire d'alimenter la machine économique. Et alors l'année prochaine, vous aurez des rentrées fiscales supplémentaires.

13:56

et pour ça, c'est vrai, et ça sera peut-être notre objection, pour ça, vous devez mettre davantage à contribution les plus riches, les plus hauts revenus, les plus grands patrimoines. pas pas seulement davantage. ? Non, mais plus que ça, je veux dire. Pour suivre poursuivre votre raisonnement, il faut que ce soit dans des proportions telles que à ce moment-là, ça devient vraiment un signal international pour les investisseurs étrangers, incontestablement. Mais monsieur Duhamel, franchement, quand vous avez les 100 100 plus hauts patrimoines de ce pays qui depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir ont été multipliés par deux comme dans le chez nos voisins, c'est pas me dire que là, il y a quand même pas la possibilité je je vais je vais pas vous dire ça

14:35

puisque je vous ai dit le contraire. Ah, voilà. Non, mais je vous mais je vous l'ai dit le contraire il y a 10 minutes. vous le conseille. Bon, bah alors. difficulté. alors vous pourriez être d'accord avec la logique économique que je propose. que d'abord, moi je suis plutôt pour la politique de l'offre parce que je trouve que notamment pendant le le pas marché. Le premier quinquennat, ça a marché. Mais non, le premier pas du tout pendant le deuxième. pendant le premier, ça n'a pas marché. Mais non, pendant le premier, le euh le taux de chômage a baissé de façon réellement significative. Mais pas en raison de la politique de l'offre, monsieur Duhamel. si. En raison de la multiplication de l'apprentissage, des auto-entrepreneurs. Écoutez, il y a eu une mais ce mais ils

15:13

font partie de la politique de l'offre. Non, pas du tout. La politique de l'offre, ça a été des baisses des baisses d'impôts, ça a été des baisses d'impôts pour les très grandes entreprises. bien Et dans le même temps, les salaires réels depuis qu'Emmanuel Macron est arrivé au pouvoir, c'est-à-dire ramenés à l'inflation, ont baissé de 3 %. On a un record historique de faillites des entreprises, les investissements sont à l'arrêt. Mais oui, mais c'est la preuve que cette politique, elle fonctionne pas. Et vous, vous me dites qu'il faut continuer dans la même direction. Bien entendu, je vous dis pas du tout elle fonctionne bien maintenant, je vous dis il y a une période pendant laquelle ça a bien fonctionné au départ. Je crois pas, mais imaginons, donc il faut changer maintenant.

15:46

Donc donc maintenant, on se trouve dans une situation parce que ce qui s'est passé depuis le début du second quinquennat, c'est-à-dire la sortie complètement ratée du Covid, on s'est comporté convenablement pendant le Covid et on a complètement quand je dis on c'est le gouvernement, complètement raté la sortie. Bon, donc ça a accentué les déficits et la situation dans laquelle on est et je je suis très conscient des des implications sociales de tout ça et je je n'en suis pas du tout insoucieux. Mais mais mais il y a une il y a une priorité qui est d'essayer de trouver une solution qui permette non pas d'arrêter ce qui nous reste de croissance, c'est-à-dire malheureusement marginale, mais de donner un signal en

16:31

ce qui concerne la réduction du déficit budgétaire. Je crois que si on ne le donne pas euh et je je l'ai dit d'autant plus que je vous l'ai dit à plusieurs reprises euh il faut effectivement qu'il y ait en ce qui concerne les grands patrimoines quelque chose qui soit ne soit pas symbolique, mais il faut pas aller non plus trop loin ou autrement on aura des conséquences sur les investissements, sur l'attentisme et en particulier non seulement sur les investisseurs étrangers qui ne se précipiteront pas, mais aussi sur les investisseurs français et les y compris les PME qui à ce moment-là sont déjà dans l'attentisme Alain Diamel, mais ça c'est un qui va vers le compromis Manuel Bompard qui quand même appelle à la taxation des plus hauts patrimoines. Merci d'avoir été l'invité

17:14

du Face à Face de d'Alain Diamel.