Sécheresse et ressources en eau au Pays Basque : "Hasparren, Tardets, Arrossa sont dans une situation assez critique"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
La ressource en eau sera-t-elle suffisante pour passer les semaines à venir dans des conditions normales ?
- 1:39OuverteRéponse directe
Est-ce qu'aujourd'hui, les ressources sont toujours conformes aux normes ?
- 3:02OuverteRéponse directe
Est-ce que vous êtes, est-ce que nous sommes face à une équation insoluble ?
- 5:27OuverteRéponse directe
Peut-on utiliser la route de la Corniche, notamment au niveau du Blocos, en toute sécurité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:01Locuteur 3Chiffre
« C'est 30% de plus qui a été consommé ces dernières semaines. »
- 2:11Locuteur 3Fait
« On a des secteurs comme Asparin, comme Tardetz, comme Arrocha, qui, aujourd'hui, sont dans une situation assez critique. »
- 4:08PrésentateurChiffre
« C'est un investissement de 450 000 euros. »
- 6:06Locuteur 3Fait
« Nous avons des capteurs qui sont installés à intervalles réguliers pour anticiper tout mouvement de falaise. »
Temps de parole
- Locuteur 354 %
- Présentateur31 %
- Présentateur 211 %
- ?4 %
≈ 35,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Pays Basque, premier sur l'actu local au Pays Basque, ici matin. Il est 7h47 sur ICI Pays Basque, c'est un sujet de préoccupation qui nous concerne tous. La ressource en eau sera-t-elle suffisante pour passer les semaines à venir dans des conditions normales, alors que la préfecture des Pyrénées-Atlantiques limite déjà les prélèvements d'eau dans le milieu naturel et passe en vigilance pour l'utilisation de l'eau potable. Notre invité ce matin est Neko Aldana Douat, vice-président de l'Agglo Pays Basque en charge de l'eau potable et de l'assainissement collectif. Il est votre invité Yves Tussaud. Bonjour Neko Aldana Douat. Oui, bonjour. Je précise que vous êtes également le maire de Cibourg.
Faut-il redouter une pénurie d'eau dans les semaines à venir ? C'est la question qui nous concerne tous aujourd'hui.
Une pénurie, je dirais, brutale non, mais je pense que dans les semaines à venir, on passera à des premières restrictions sur ce qui concerne l'eau potable. On constate depuis
ces
derniers jours une forte augmentation de la consommation d'eau potable due aux fortes chaleurs. C'est 30% de plus qui a été consommé ces dernières semaines. Ça fait 20% de plus que
l
'année passée à la même saison.
Et
en même temps, les prévisions météorologiques
nous
font penser qu'il n
'y
aura pas beaucoup de précipitations dans les jours et semaines à venir et des températures qui resteront sûrement au-dessus des niveaux de saison.
Et qui pourraient remonter dès lundi prochain, puisqu'on annonce une nouvelle vague de chaleur possible entre le 6 et le 13 juillet. Ici même, le 26 mai dernier, après déjà un comité départemental de la ressource en eau, vous nous aviez précisé que les ressources étaient conformes aux normes pour la saison.
Est
-ce qu'aujourd'hui, les ressources sont toujours conformes aux normes ? Non. Très
clairement.
Très clairement, elles ne sont plus.
C
'est la raison pour laquelle on est passé au premier seuil de vigilance, qui est un niveau indicatif, qui n'entraîne pas directement de restrictions sur
ce
qui concerne l'eau potable.
Ce
niveau d'alerte,
c
'est-à-dire qu'on est à deux doigts de passer le deuxième niveau, qui est le niveau alerte,
qui,
celle-ci, pourrait entraîner des restrictions en s'incursant la consommation d'eau potable. On a des secteurs comme Asparin, comme Tardetz, comme Arrocha, qui, aujourd'hui, sont dans une situation assez critique. Si la situation ne s'inverse pas, c'est sûr qu'on aura des grosses difficultés dans quelques
coins
du Pays-Basque.
Pour que la situation s'inverse, très clairement, ce ne sont pas les quelques pluies orageuses de ce matin qui vont régler en quelque sorte la difficulté. il faudrait des pluies beaucoup plus conséquentes
?
Oui, malheureusement,
il
faudrait qu'il
y
ait des pluies plus conséquentes et des températures qui soient en dessous des normes de saison, ce qui ne sera pas le cas sûrement dans les prochaines semaines.
Température caniculaire, très peu de précipitation, des besoins d'irrigation des cultures qui augmentent, parce que c'est la saison, c'est la période où les agriculteurs ont besoin de puiser de l'eau. Est-ce que vous êtes, est-ce que nous sommes face à une équation insoluble
? Nous
sommes dans une équation, je dirais, classique en temps de pénurie d'eau. C'est-à-dire, on sait qu'aujourd'hui, on est dans une situation où, comme je l
'ai
dit, l'eau se fait de plus en plus rare, donc il faudra l'utiliser de la manière la plus pertinente. C'est pour ça qu'on invite les gens à faire attention à leur consommation d'eau potable,
d
'essayer d'avoir un usage seulement essentiel de l'eau potable et de, par exemple, d'éviter de laver la voiture, de laver sa terrasse, etc., pour essayer de maintenir au maximum
les ressources. 8h moins 10 sur ICI Pays Basque, notre invité, Enneko Aldana Douat, vice-président de l'agglomération Pays Basque, en charge de l'eau potable et de l'assainissement collectif. Ce matin, Arantxa Kuruchari nous a emmenés sur ICI Pays Basque en reportage en montagne à Béorlegui. Il n'y a plus d'eau en montagne. Si ça continue, bientôt, il n'y aura
plus
d'herbe.
C
'est véritablement un indicateur que la situation est compliquée. On est en train de construire des tuyaux à Béorlegui pour aller capter les surplus sur une autre source. C'est un investissement de 450 000 euros. Actuellement, ce sont des citernes d'eau qui montent tous les jours. Il y a un début d'urgence, là. Concrètement, si on prend juste ce secteur-là, il
y a
un début d'urgence.
Oui,
mais c'est une situation qui préfigure le reste. Aujourd'hui, on se rend compte qu'il y a déjà en montagne. C'est-à
-dire
que l'été vient tout juste de commencer.
On
est déjà en pérignerie d'eau sur certains secteurs. Il y a un travail qui avait été mené avec la commission syndicale
des
pays de 6 pour essayer d'alimenter ces sources avec un surplus que nous avions, nous, à l'agglomération. Et au final, c'est un type d'interconnexion qui est en train de se faire sur ce secteur. Et c'est des interconnexions aussi qu'on a dû réaliser sur d'autres secteurs comme entre l'usine de la Nive et de la Nivelle pour pouvoir secourir une usine et l'autre en cas de pénurie.
Et Nékoeldana,
vous
êtes également le maire de Cibourg. Mercredi dernier, en début de soirée, un énorme pont de falaise s'est effondré dans l'océan. C'était à Biarritz au niveau du Phare. Deux personnes ont été tuées. Ces éboulements de falaise concernent l'ensemble du littoral. Le maire de Cibourg que vous êtes est confronté à ce sujet des éboulements avec la route de la Corniche. Il y
a
eu un éboulement pas plus tard qu'en janvier dernier. La question est toute simple. Peut-on utiliser la route de la Corniche, notamment au niveau du Blocos, en toute sécurité
?
Aujourd'hui, oui. Aujourd'hui, il y a, comme vous l'avez dit, un éboulement qui est survenu au courant en janvier
qui
a entraîné une réduction de la chaussière sur ce qu'on appelle le secteur 5 qui est entre le camping Juancho et le bunker de la Corniche. Il y a un prochain comité de pilotage Corniche qui devrait se réunir à la rentrée
pour
faire un point sur ce secteur-là, mais aussi sur d'autres secteurs.
Aujourd
'hui, on peut rouler en toute tranquillité. Il faut savoir que la totalité de la Corniche est appareillée. Nous avons des capteurs qui sont installés à intervalles réguliers pour anticiper tout mouvement de falaise. Aujourd'hui, il n'y a pas de soucis sur ce secteur-là. On sait que c'est un secteur critique qui, un jour, tombera. Mais pour l'instant, tout est fait pour qu'il n
'y ait
pas de danger.
Merci Enéco Aldana, à
droite, d
'avoir accepté notre invitation ce matin. Bonne journée à vous. Merci à vous.