Nucléaire : l'escalade est-elle ÉVITABLE au Moyen-Orient ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:16OuverteRéponse partielle
Le droit ou pas le droit, c'est qu'ils ont eu l'appui de puissances comme la France et les États-Unis pour avoir accès à cette arme nucléaire ?
- 1:00OuverteRéponse partielle
Est-ce qu'ils vont se maintenir dans le traité de non-prolifération ?
- 2:51OuverteRéponse directe
Sur la question des bombardements en Iran, il y a aussi la question de l'impact que ça peut avoir de toucher des armes nucléaires. Tu trouves qu'on n'en parle pas assez de ça ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:11InvitéFait
« De toute façon, on est d'accord, ils n'ont pas le droit. »
- 0:20PrésentateurFait
« ils ont eu l'appui d'un certain nombre de puissances, la France, les Etats-Unis et d'autres, pour avoir accès à cette arme nucléaire »
- 0:41PrésentateurFait
« c'est surtout que ça s'est fait en secret. »
- 1:46PrésentateurFait
« si l'Iran décide, du coup, de se dire que finalement, sa meilleure garantie pour sa sécurité, c'est d'avoir la bombe nucléaire, comme Israël finalement »
- 2:09PrésentateurFait
« Donc, ça veut dire que dans la région, tout le monde va vouloir avoir la bombe nucléaire. »
- 3:36PrésentateurFait
« La IEA a déjà alerté, d'ailleurs, c'est totalement illégal de faire ça. »
- 4:01PrésentateurFait
« si un missile touchait une centrale nucléaire, c'était Tchernobyl x 10. »
- 4:20PrésentateurFait
« On sait qu'il y a des fuites aujourd'hui, par exemple, dans celle de Natanz. »
- 4:43InvitéFait
« L'ampleur des risques, je trouve que ces discours-là passent comme ça, comme une lettre à la poste. »
Temps de parole
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- Invité11 %
- ?4 %
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On peut peut-être parler du tabou qu'il y a autour du nucléaire israélien.
C
'est quelque chose qui passe un peu à la trappe, qui n'est
pas
reconnu. De toute façon, on est d'accord, ils n'ont pas le droit.
Le droit ou pas le droit, c'est qu
'après,
ils ont eu l'appui d'un certain nombre de puissances, la France, les Etats-Unis et d'autres,
pour
avoir accès à cette arme nucléaire, puisque avec la menace que représentait la région ou d'autres pays,
ils
disaient que c'était pour assurer la survie d'un État israélien. Mais en fait, c'est surtout que ça s'est fait en secret. Ils ne sont pas membres du TNP, du
traité de
non-profilération. En gros, il n
'y a
aucune visite, on ne sait pas comment ça fonctionne, etc. Alors,
il
y a un certain nombre d'États qui ne sont pas signataires du TNP, mais par exemple, ils rendent le lait,
le lait encore.
Aujourd'hui, justement, une des questions qui se posent, c'est est
-ce
qu
'ils
vont se maintenir dans le traité de non-profilération ? Parce que ça veut dire, quand on est signataire, c'est des visites, en effet, des agents de l'AEA pour aller sur
place, voir les
installations, faire des
visites, des comptes
rendus, des choses comme
ça. Aujourd'hui,
s
'ils
maintiennent,
ils
peuvent très bien, au bout d'un moment, si on vise délibérément leur centrale, c
'est
-à
-dire,
nous, on sort de ce traité-là et finalement, on fait notre programme.
Est
-ce qu'il sera civil ou militaire
?
Personne n'en saura rien et on avancera de notre côté. Et c'est là où, par exemple, Bernard Roca nous disait de nos premiers jours, le risque aujourd'hui de ce type de frappe,
c
'est qu'en fait, on ait une escalade de manière globale dans la région. Parce que si l'Iran décide, du coup, de se dire que finalement, sa meilleure garantie pour sa sécurité, c'est d'avoir la bombe nucléaire, comme Israël finalement, typiquement, ce type d'intervention justifie exactement le discours des plus radicaux, pour l'instant, qui n
'est
pas majoritaire dans la population,
mais ça peut le
justifier. Deuxième chose, si l'Iran,
là,
forcément, l'Arabie saoudite, va paraisser les bras croisés en se disant, l'Iran, qui est un de mes ennemis, même s'ils avaient repris dialogue à la bombe nucléaire, moi aussi, je voudrais la bombe nucléaire, et ainsi de suite. Donc, ça veut dire que dans la région, tout le monde va vouloir avoir la bombe nucléaire. Donc, en gros, toute la période de désescalade, en passant par le traité de non-profédération et d'autres qui faisaient consensus au niveau international, aujourd'hui, ça peut se briser, puisque finalement, la puissance régionale qui dispose, elle, de la bombe nucléaire, se permet d'intervenir sur les autres
pour
les empêcher d'avoir un certain nombre de projets sur le nucléaire. Donc,
c
'est contre-productif
et c'est
dangereux dans le cadre d'une vraie escalade, pour le coup, cette course à l'armement, qui, de façon, de manière globale, depuis une zaine d'années, qui continue, mais surtout là, sur le volet nucléaire, ça veut dire qu'on peut atteindre une escalade globale dans la région.
Sur la question des bombardements
en
Iran, il y a aussi la question de l'impact que ça peut avoir de toucher des armes nucléaires. Tu trouves qu'on n'en parle pas assez de
ça
? Moi,
c
'était la deuxième chose, et on en a encore parlé hier et ce matin, en conférence de rédaction, parce que c'est pas rien, finalement, même pour, soi-disant, une guerre préventive et tout, mais de frapper des installations nucléaires, même civiles, même si elles ont 60% d'enrichissement, même si elles sont en profondeur, ça veut dire qu'à la moindre percée de ce système, c'est des fuites radioactives, c'est des dangers incommensurables. La IEA a déjà alerté, d'ailleurs, c'est totalement illégal de faire ça. Et ce que je me dis, c'est que, encore une fois, sur l'Ukraine, et heureusement, la IEA a alerté, et ça a fait le...
Enfin, il y a eu des résolutions qui sont montées jusqu'à l'ONU et tout. Il y a
tous les
dirigeants qui sont sentis concernés, qu'on déclarait aux deux, et notamment à la Russie et à l'Ukraine, de faire très attention, parce que si un missile touchait une centrale nucléaire, c'était Tchernobyl x 10. Et le gros souci, c'est qu'aujourd'hui, on n'a pas ce débat-là. Alors que, sincèrement, si jamais il y a... On sait qu'il
y a
des fuites aujourd'hui, par exemple, dans celle de Natanz. Le danger nucléaire est réel. Et je trouve qu'on prend trop ce dossier à la légère, cette conséquence à la légère. En gros, on veut désarmer, entre guillemets, l'Iran. Donc, en gros, on peut se permettre de frapper des installations nucléaires. C'est quand même assez délirant.
C
'est banalisé. Je trouve que c'est vraiment banalisé. L'ampleur des risques,
je
trouve que ces discours-là passent comme ça, comme une lettre à la poste.
Quand on voit en plus l'impact de Tchernobyl, même 20 ans ou 30 ans plus tard, encore une fois, sur les conséquences,
et
que là, on peut avoir Tchernobyl, voire pire, avec ce type d'opérations, je pense que pour les acteurs régionaux et internationaux, ils devraient quand même se pencher sur la question. Aujourd'hui, il n
'y
a que l'AEA qui a l'air sur cette question-là. Si le G7, peut-être, avait quelque chose à faire, peut-être qu'ils auraient mis quelques lignes sur le risque que ça représente pour la région et au niveau international.