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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 29 avril 2021 25 min

Tribune des militaires, régionales, cannabis... Le "8h30 franceinfo" de Rachida Dati

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:04
Présentateur

Bonjour Rachida Dati. Les sanctions vont donc tomber contre certains des militaires qui avaient signé la tribune la semaine dernière dans Valeurs Actuelles. C'est le chef d'état-major des armées qui l'annonce ce matin. Les signataires évoquaient un délitement de la France. Ils menaçaient d'un recours à l'armée. Si le gouvernement ne réagissait pas, est-ce qu'un militaire, c'est comme un ministre ? Ça ferme sa gueule ou ça démissionne ?

0:24
Rachida Dati

D'abord, la plupart, la majorité des signataires sont des militaires à la retraite. Ça, c'est le premier point. Ensuite, évidemment, l'institution militaire ne doit pas faire de politique. Vous savez, moi, je suis maire du 7e arrondissement où il y a l'école militaire, il y a l'institution des Avalides avec le gouverneur militaire de Paris. Il m'arrive d'échanger avec les militaires et des militaires très impliqués aussi dans la vie de notre pays et notamment dans la réinsertion, l'insertion des jeunes, notamment des jeunes en difficulté. Et c'est très intéressant de les écouter et d'avoir aussi leur point de vue sur l'état de la société.

Et donc, dans cette tribune, il y a aussi des éléments de constat qui sont partagés par une grande majorité de Français.

1:04
Présentateur

Et que vous partagez, vous, sur le délitement de la société, sur le risque...

1:09
Rachida Dati

M. Fauvel, quand vous avez un pays qui est en proie à de la guérilla urbaine tous les jours, quand vous avez une menace terroriste très régulière et très élevée, on a vu l'attentat de Rambouillet, quand vous avez des inégalités qui sont de plus en plus criantes et flagrantes, on ne peut pas dire... Quand vous avez de plus en plus une partie de nos compatriotes qui ne s'intègrent plus, mais qui se désintègrent, j'allais dire, de la société, qui se disloquent de la société, on ne peut pas dire que le pays va bien.

1:39
Locuteur non identifié

Donc, le constat de ces généraux, qu'il y a un risque en France de guerre civile, vous le partagez, finalement ?

1:48
Rachida Dati

Vous savez, tous les événements actuels, on va peut-être sans doute parler de Rambouillet, mais également, regardez l'affaire de Vierry-Châtillon, quand des forces de police, aujourd'hui, sont... C'est-à-dire que vous avez des individus qui appellent à brûler vif des policiers, quand vous avez une policière qui est poignardée dans le commissariat.

Aujourd'hui, une chose est sûre, tous ces attentats, toutes ces attaques, toutes ces guérillas urbaines, tous ces délinquants et ces voyous qui affichent les coordonnées, les noms, les photos des policiers dans les immeubles pour appeler au meurtre, pour appeler à la haine, aujourd'hui, la police est devenue une cible partout sur le territoire, y compris dans des endroits que l'on pensait épargner, regarder Rambouillet. Aujourd'hui, la police est devenue une cible pour les terroristes, une cible pour les voyous, une cible pour tous les ennemis de la République. Et je considère qu'aujourd'hui, les policiers ne sont pas assez soutenus.

Ils ne sont pas soutenus, y compris par les institutions, et notamment l'institution judiciaire. Moi, ce que je crains, c'est qu'un jour, les policiers craquent. Donc, si les policiers craquent, on va bien au-delà du délitement de la société.

2:59
Présentateur

Vous auriez pu la signer, cette tribune ?

3:00
Rachida Dati

Non, mais je n'aurais peut-être pas écrite comme ça, mais moi, je pense qu'on ne peut pas uniquement s'attacher au fait de dire « nous allons poursuivre ou sanctionner ces militaires » en oubliant ce qui est écrit. Ce qui est écrit, c'est une réalité. Peut-être qu'il y a une phrase qui peut être un peu...

3:16
Présentateur

Il y a le constat que les militaires décrivent. Oui. Et il y a ce qui est quasiment, ou ce qui a été considéré par beaucoup, comme un appel à l'armée, un putsch.

3:24
Rachida Dati

Non, mais il y a une phrase qui est ambigüe dans ces tribunes. Je l'ai vraiment lue attentivement. Et nous aussi. Donc voilà, mais le sujet, effectivement, c'est qu'on règle ce délitement, qu'on s'empare quand même des problèmes de la France, qu'on rétablisse de l'ordre, qu'on remette de l'autorité, qu'on rétablisse la sécurité, qu'on réduise les inégalités. Voilà comme responsable politique ce que je peux dire.

3:48
Présentateur

Finalement, j'essaie de clarifier vos propos, Rachida Tati. Vous êtes sur la même position que Marine Le Pen lorsqu'elle a apporté son soutien aux signataires de cette tribune, tout en leur disant « la bataille, aujourd'hui, elle est politique ».

3:57
Rachida Dati

Ce n'est pas ce que je dis. Je dis simplement que sur le constat, je suis d'accord sur le constat. Je dis simplement que les militaires ne sont pas dans leur rôle quand, effectivement, ils font de la politique. Ce n'est pas leur rôle. Et donc, effectivement, il faut faire très attention à cela. Les militaires ne sont pas dans leur rôle s'ils appellent, ou à une insurrection, ou à se retourner contre la République. Ils ne sont pas dans leur rôle. D'ailleurs, ils ne sont pas dans leur rôle quand ils font de la politique.

4:23
Locuteur non identifié

Absolument. Et on va continuer à parler de sécurité. Aujourd'hui, c'est l'enterrement de l'agente administrative tuée à Rambouillet des obsèques privés. Hier, Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur, est revenu sur le lien entre terrorisme et immigration à l'issue du Conseil des ministres. On l'écoute. Il peut y avoir un lien entre des attentats terroristes et l'immigration. Ça nous a été montré. Mais ce lien n'est pas, évidemment, automatique. Ce serait donc un mensonge, un mensonge éhonté de la droite dure et de l'extrême droite, de faire ce lien égal.

Mais ce serait de la grande naïveté de ne pas voir qu'il y a, bien sûr, des étrangers qui commettent, sur le sol national, des attentats terroristes islamistes. Rachid Adhati, vous êtes d'accord avec lui ? Il ne faut pas faire un lien quasi automatique. L'immigration n'est pas responsable du terrorisme. Mais effectivement, il faut avoir, en quelque sorte, une politique assez ferme vis-à-vis de l'immigration, quand même.

5:17
Rachida Dati

Il y a un lien entre cette dérive terroriste et une certaine partie de l'immigration, et notamment la plus récente. Et c'est moi qui vous le dis. Et donc, nier cette réalité, c'est faire le jeu, d'ailleurs, d'une grande majorité de la gauche, mais aussi d'une grande partie de ce gouvernement et de sa majorité. C'est-à-dire que ça les enrange bien de ne pas vouloir regarder ce lien, parce que ça met en lumière et ça révèle toutes les politiques que cette gauche, qu'une partie de cette majorité, a mis en place. Par exemple, quand ce Tunisien est entré en France,

6:00
Locuteur non identifié

vous étiez garde des Sceaux, François Fillon était à Matignon, Nicolas Sarkozy à l'Élysée.

6:04
Rachida Dati

Oui, attendez. D'abord, je vous le dis, d'abord, il y a effectivement ne pas vouloir voir cette réalité. Ça permet à certains, notamment à la gauche, de ne pas mettre en lumière les politiques qu'ils ont mises en œuvre. Je le dis et je l'affirme, que toute cette gauche et qu'une partie de cette majorité a mis en œuvre et qui a conduit à ces dérives, ces dérives séparatistes et ces dérives séparatistes qui ont conduit au terrorisme. Quelle politique,

6:32
Locuteur non identifié

quelle mesure précisément ?

6:34
Rachida Dati

Je vais vous dire, d'abord, moi j'ai connu, notamment là où j'ai vécu, et nous avons résisté, nous avons contesté cela dans les quartiers, notamment difficiles ou les quartiers populaires dans lesquels nous vivions. On était assez tranquille quand subitement, toute une partie de la gauche, la majorité de la gauche, a introduit la notion du droit à la différence. Le droit à la différence, ça a conduit à quoi, M. Bertolus ? Ça a conduit au communautarisme, ça a conduit au séparatisme et pour certains, ça a conduit à la radicalisation et au terrorisme.

7:05
Présentateur

Donc il faut aussi

7:06
Rachida Dati

qu'ils prennent leur part dans cette responsabilité. Et donc, moi je le dis, il faut traiter ce sujet et pour traiter ce sujet, il faut revoir la politique d'immigration. D'abord, rétablir le délit de séjour irrégulier qui a abrogé la gauche. C'est M. Hollande qui l'a abrogé.

7:25
Locuteur non identifié

Oui, mais vous savez que François Hollande l'a abrogé sous la contrainte, enfin en tout cas sous la directive de la Commission européenne, de l'Europe, qui souhaite aujourd'hui que...

7:34
Rachida Dati

M. Bertolus, ça nous arrange. Enfin, quand on ne veut pas assumer quelque chose... Il y a une directive au niveau européen. Mais non, pas là-dessus. J'étais parlementaire européen, il faut arrêter. C'est-à-dire qu'on ne nous a pas dit supprimer le délit de séjour irrégulier parce qu'en Europe, il n'y a pas de délit de séjour irrégulier. Alors pourquoi il y a des centres de rétention ? Vous raccompagnez

7:51
Locuteur non identifié

les étrangers à la frontière.

7:51
Rachida Dati

Eh bien justement, je vais vous dire, il faut d'abord rétablir le délit de séjour irrégulier parce qu'aujourd'hui, quelqu'un qui n'a pas de papier, vous ne pouvez rien faire. Donc tout est fait pour ne pas expulser... Non mais... Non mais je peux juste terminer ma phrase. Donc il faut rétablir le délit de séjour irrégulier parce qu'aujourd'hui, vous n'avez pas de papier, on ne vous reconduit pas. Donc tout est fait pour ne pas reconduire. Et puis, il faut augmenter le délai de rétention. Vous savez, aujourd'hui, c'est à peine 90 jours. On n'a même pas... 6 mois. Non mais...

Aujourd'hui, vous n'avez pas le temps matériel pour récupérer le laissé-passer consulaire et pouvoir reconduire ces individus. Il faut faire comme dans d'autres pays européens. C'est en Angleterre. Ça peut aller jusqu'à un an. Et puis, dans certains pays, ça peut aller jusqu'à l'expulsion de l'individu. Donc, pour rétablir le séjour irrégulier, il faut allonger la durée de rétention. C'est-à-dire qu'il peut aller... Et avec tout ça, on fait baisser le terrorisme en France ?

8:41
Locuteur

Et qui peut...

8:42
Rachida Dati

Bonjour, Laura Coussrozy. C'est la question de base. On était parti du terrorisme. Non mais... Monsieur Bertolus me dit comment on réduit l'immigration irrégulière. Donc, je réponds à cette question. On rétablit le délit de séjour irrégulier. On augmente la durée de rétention jusqu'à l'expulsion de l'individu. On revoit les critères de régularisation parce qu'on régularise un peu à la va-vite. Les critères sont trop larges pour la régularisation. On supprime la circulaire Valls. Parce que M. Valls, là, qui se gargarise de République, d'abord, on supprime cette circulaire qui permet à quelqu'un qui se maintient illégalement sur notre territoire.

Il suffit d'un contrat de travail pour être régularisé. Donc, on supprime tout cela. Et donc, déjà, ça serait une politique migratoire. Ça, c'est facile à faire.

9:23
Présentateur

Rachida Dati, on retourne dans un instant.

9:24
Rachida Dati

Qui pourrait être plus efficace, notamment pour reconduire les clandestins.

9:27
Présentateur

Dans un instant, juste après, pardon, je vous ai encore interrompu. Juste après, le fil infos à 8h42 avec Mélanie Delonnet. On est très en retard.

9:33
Locuteur non identifié

Les sanctions vont tomber pour les généraux qui ont signé la tribune dans Valeurs Actuelles. Elles seront exemplaires. Les propos qu'ils tiennent enfreignent le devoir de réserve, souligne ce matin sur France Info le porte-parole du ministère des Armées. Les militaires à la retraite risquent la radiation, plus le droit de porter l'uniforme. Et les 18 soldats encore en activité vont eux passer devant un conseil disciplinaire. Les sanctions seront échelonnées en fonction de leur grade. Les salariés qui gagnent jusqu'à 3 fois le SMIC vont pouvoir bénéficier de la prime Macron. Les entreprises peuvent verser jusqu'à la fin de l'année cette prime exceptionnelle de 1 000 euros défiscalisée.

L'année dernière, cela avait concerné 6 millions de salariés. Une cargaison d'aide américaine arrive aujourd'hui à New Delhi où les hôpitaux sont saturés par les malades du Covid. L'épidémie n'a jamais fait autant de mort qu'hier. En Inde, plus de 3 600 personnes. La NASA salue un véritable pionnier. L'astronaute Michael Collins est mort à 90 ans. Le seul des trois américains à ne pas avoir marché sur la Lune en juillet 69 mais dont le rôle était crucial puisque c'était le pilote de la mission Apollo 11. France Info

10:38
Présentateur

Le 830 France Info Jean-Jérôme Bertolus Marc Fauvel Toujours avec l'ancienne garde des Sceaux et maire du 7e arrondissement de Paris, Rachida Dati Emmanuel Macron va donc dévoiler demain dans la presse quotidienne régionale le calendrier de sortie de confinement alors même que le nombre de patients hospitalisés à cause du Covid en réanimation commence tout juste à baisser depuis seulement deux jours. Est-ce qu'il est temps d'ouvrir en grand les fenêtres ou est-ce qu'on doit se déconfiner pas à pas très prudemment ?

11:07
Rachida Dati

Moi je pense que ce qu'il va annoncer va effectivement annoncer je pense des mesures de déconfinement mais moi je pense que les français attendent aujourd'hui du président de la république c'est de donner une perspective et notamment une perspective sur la relance économique aujourd'hui il faut que nous ayons une perspective de comment on relance notre activité économique comment on relance notre pays pour passer d'une économie aujourd'hui administrée elle est sous perfusion à une économie beaucoup plus dynamique qui reproduit de la richesse moi je pense que les français sont dans cette attente là et puis vous n'attendez pas

11:40
Présentateur

plutôt le vaccin ceux qui ne sont pas vaccinés que la relance

11:43
Rachida Dati

vous me parlez de l'interview du président de la république le président de la république il est aussi là pour donner un cap pour notre pays et pour les français aujourd'hui les français veulent savoir s'il y a des confinements dans quel état on déconfine et donc pour savoir dans quel état on déconfine c'est comment on relance l'activité économique comme je vous le dis qui est aujourd'hui très administrée pour ne pas dire en perfusion sous perfusion donc ça c'est je pense une attente forte ça va conditionner aussi l'état de notre pays dans quelques temps ça c'est le premier point sur ouvrir les commerces bien sûr moi je pense qu'il faut rouvrir évidemment dans le respect des règles sanitaires que nous avons à ce stade que ce soit sur l'accélération de la vaccination le respect des gestes barrières et puis aussi sur les protocoles à mettre en oeuvre il y a des propositions d'expérimentation de protocole la preuve en est c'est qu'on va faire un concert test donc tout ça

12:35
Présentateur

on ne connaît toujours pas la date

12:36
Rachida Dati

voilà donc il faut donner une perspective aux français de comment on vit après et moi je serais assez favorable même si c'est assez tabou et qu'il y a un débat là-dessus moi je pense que le pass sanitaire on va y venir on va y venir aujourd'hui c'est une hypocrisie que de dire non on ne veut pas le pass sanitaire vous l'avez mis en place vous le pass sanitaire pour les personnes vaccinées c'est une première en France j'ai fait dans le 7ème arrondissement j'ai anticipé mais il permet quoi exactement le pass sanitaire en fait c'est une carte dans laquelle vous avez cette carte atteste de la vaccination du bénéficiaire

13:07
Présentateur

mais à quoi il donne accès ?

13:08
Rachida Dati

il peut vous donner accès moi je pense que le gouvernement va le mettre en place donc ça permet d'expérimenter d'anticiper c'est-à-dire que ça peut être un pass pour accéder à des lieux culturels à des commerces des restaurateurs pour l'instant il n'est pas reconnu votre pass notamment par les autorités sanitaires

13:22
Locuteur non identifié

qui disent que vous ne pouvez pas agir isolément

13:23
Rachida Dati

mais bien sûr écoutez vous savez c'est comme la vaccination vous savez moi j'ai vacciné des enseignants des personnels des écoles des personnes de crèche alors que le gouvernement ne l'avait pas forcément autorisé

13:35
Présentateur

avant que le préfet vous fasse arrêter ces vaccinations

13:38
Rachida Dati

non pas du tout elle continue aujourd'hui ? pas du tout oui moi j'ai vacciné l'ensemble des personnels des écoles du 7ème arrondissement et nous sommes sur la vaccination des personnels des crèches non parce que monsieur le préfet est intervenu sous pression de madame Hidalgo qui était hier sur votre plateau et qui dit oui j'exige la vaccination des enseignants elle m'a empêché de le faire elle a voulu vous lui a rappelé

13:56
Présentateur

que vous l'aviez fait que vous l'accusez d'avoir empêché de le faire elle dit que ce que vous faites est illégal à Paris

14:01
Rachida Dati

c'est pas illégal sur quel fondement ? vous savez la vaccination sur quoi elle se fonde ? elle se fonde sur une circulaire et aujourd'hui on gère la pénurie il n'est pas illégal de vacciner quelqu'un qui a 22 ans c'est pas illégal

14:10
Locuteur non identifié

elle explique pardon que c'est aussi des pas droits par exemple vous dites pourquoi pas vacciner quelqu'un qui a 22 ans mais est-ce que cette personne de 22 ans ne prend pas la place une personne plus âgée avec des pathologies graves

14:21
Rachida Dati

vous savez je suis quelqu'un de responsable et puis si c'était la vaccination ne tournerait plus je vous explique madame Hidalgo comme pour le reste elle n'a pas géré cette crise sanitaire elle ne gère pas de stratégie vaccinale à Paris donc elle effectivement elle se cache derrière quoi ?

elle dit c'est la faute de l'état de l'état de l'état moi j'ai ouvert ce centre de vaccination sans l'aide sans l'autorisation de madame Hidalgo j'ai eu ce centre de vaccination grâce à l'ARS et au préfet de police moi j'ai souhaité mettre en place une stratégie vaccinale je m'en explique c'est tout le débat qu'il existe en ce moment on a effectivement des doses moi j'ai essayé vraiment par tous les réseaux par tous les canaux d'avoir le maximum de personnes éligibles mais vous voyez

15:05
Présentateur

à chez Dada-Til le caractère injuste qu'il peut y avoir à cette mesure ça veut dire qu'un habitant de Cannes par exemple puisque le maire de Cannes fait la même chose

15:11
Rachida Dati

mais non j'ai pas fini ma phrase je n'ai pas fini ma question le droit à la vaccination

15:15
Présentateur

n'est pas le même partout sur le territoire

15:16
Rachida Dati

est-ce que je dis le contraire ? est-ce que je dis

15:18
Présentateur

vous reconnaissez que c'est un caractère injuste d'autoriser dans certains lieux

15:22
Rachida Dati

la vaccination à tous ? mais monsieur Fauvel est-ce que vous pouvez m'écouter là ?

je vous écoute évidemment arrêtez d'être en boucle je vous dis que vous êtes en boucle sur vous-même allez-y je vous remercie encore je ne veux pas être désagréable dès le matin mais la stratégie vaccinale que j'ai mise en place dans le 7ème je vaccine l'ensemble des personnes éligibles personnes fragiles vulnérables plus de 70 ans plus de 60 ans les personnes présentant des comorbidités mais il y a des doses qui ne sont pas affectées injectées tous les jours vous savez ça serait mentir que de dire qu'il y a des doses jetées tous les jours moi je ne souhaite pas qu'il y ait des doses jetées et donc ma stratégie c'est de dire les doses non affectées ou qui risquent d'être jetées je les propose à qui ?

à la prochaine population éligible les enseignants personnel des écoles personnel des crèches policiers et ensuite ce sera les caissiers ou les caissières ou les livreurs donc j'élargis ma stratégie vaccinale en fonction des doses restantes est-ce que ça c'est injuste ? c'est du bon sens moi je préfère vacciner

16:27
Présentateur

disons que la règle n'est pas la même partout

16:29
Rachida Dati

mais non mais moi je vous dis je préfère ça alors vous voulez quoi que je jette les doses ? dites-moi monsieur Fauvel les doses non injectées et restantes j'en fais quoi pour vous ?

16:39
Présentateur

on peut appeler des personnes prioritaires le soir c'est pas possible

16:41
Rachida Dati

c'est ce que je fais prioritaire oui mais quand vous êtes vous arrivez dans l'après-midi ou que les rendez-vous ont été annulés ou que les doses ne seront pas injectées vous avez des personnes qui sont forcément plus mobiles que d'autres et nous nous sommes organisés moi j'ai des listes d'enseignants personnel d'école personnel des crèches et j'ai vacciné l'ensemble des enseignants qui lui n'est pas en boucle très rapidement

17:02
Locuteur non identifié

je reviens un petit peu en arrière vous pensez que le pass sanitaire doit être appliqué sera appliqué dans la vie de tous les jours pour aller au restaurant pour aller boire un verre pour aller au musée

17:14
Rachida Dati

moi je pense qu'on y viendra vous savez le pass sanitaire c'est rien de plus que le carnet de vaccination qu'on doit présenter quand on doit voyager dans certains pays mais y compris dans certains départements français en Guyane vous ne pouvez pas y aller si vous n'êtes pas dans la vie de tous les jours dans des départements français pour des déplacements mais le pass sanitaire tant qu'on ne maîtrise pas cette épidémie il faut bien qu'à un moment donné on ne peut pas avoir uniquement des mesures de confinement et de restriction sans mettre à profit ces restrictions ces confinements pour quelque chose je vais vous dire la seule solution c'est aujourd'hui la vaccination donc vaccinons au maximum et si effectivement dès lors où on a vacciné un maximum de personnes il faut que la vie reprenne on ne peut pas rester sous cloche indéfiniment je vous parlais des personnels enseignants les écoles moi j'ai été en soutien Jean-Michel Blanquer pour ne pas fermer les écoles et pour ne pas fermer les écoles c'est dépistage vaccination il n'y a pas d'autre solution et donc moi c'est pour ça que dans le 7ème arrondissement je suis d'ailleurs le seul arrondissement à avoir fait ça j'avais dépisté l'ensemble des écoles ça évite les clusters et je vaccine l'ensemble des personnels est-ce que ça c'est injuste ?

c'est du bon sens

18:24
Présentateur

8h51 Rachida Dati vous restez avec nous Mélanie Delaunay pour le Filinfo

18:28
Locuteur non identifié

Alors qu'Emmanuel Macron va dévoiler les grandes lignes du déconfinement demain dans la presse régionale c'est la ruée sur les billets de train et de cars longue distance avec la disparition lundi de la limite des 10 km les cars de Flixbus reprennent la route le 7 mai ce de Blablacar le 12 juste avant le pont de l'Ascension le chef de l'Etat aux obsèques de la victime de l'attaque de Rambouillet cet après-midi une cérémonie d'hommage nationale aura lieu demain matin dans cette commune des Yvelines une semaine après la mort de cet agente administratif du commissariat tué par un homme radicalisé le chef d'état-major des armées annonce des sanctions contre les militaires qui ont signé la tribune dans Valeurs Actuelles ils y dénoncent un laxisme évoquent une intervention de l'armée 18 signataires toujours en exercice vont passer devant un conseil militaire précise le général Lecointre autant de généraux proches de la retraite risquent eux la radiation nous avons perdu une bataille mais la guerre continue assure Neymar après la défaite du Paris Saint-Germain au Parc des Princes 2-1 face à Manchester City hier soir en demi-finale allée de la Ligue des Champions France Info

19:32
Présentateur

le 8.30 France Info Jean-Jérôme Bertolus Marc Fauvel toujours avec Rachida Dati vous avez pris position récemment Rachida Dati pour qu'on ouvre le débat sur la légalisation du cannabis est-ce que vous êtes prête à l'assumer dans votre camp politique qui est globalement majoritairement très hostile à cette mesure

19:51
Rachida Dati

c'est vrai que j'ai été auditionnée dans le cadre d'une mission parlementaire sur le cannabis moi pour des tas de raisons je vais vous dire je suis opposée à la légalisation du cannabis parce que certains disent oui le cannabis récréatif ou dans des milieux un peu de conditions sociales très élevées moi j'ai vu les dégâts dans des milieux plus populaires les dégâts sur les consommateurs mais les dégâts aussi sur l'environnement social mais aussi sur les familles donc c'est vrai qu'au fond de moi je suis d'abord contre la légalisation du cannabis et je suis profondément j'allais dire contre tous ces trafiquants et pour lutter contre tous ces trafiquants de manière très ferme mais il faut avoir ce débat pourquoi ?

parce qu'il faut reconnaître il faut reconnaître c'est pour ça que moi sur cette question de la légalisation il faut qu'on en débatte il faut avoir un débat national sur le sujet pourquoi ? parce que toutes les politiques que nous avons menées

20:52
Locuteur non identifié

on a tout essayé

20:53
Rachida Dati

non non il ne faut pas dire ça moi je fais de la politique parce que si c'est de dire on a tout essayé moi je ne suis pas M. Jospin en disant l'Eltat ne peut pas tout et on a tout essayé jusqu'à là ça a désespéré de la politique moi je fais de la politique parce que j'y crois et je suis sûr qu'on peut y arriver mais c'est contradictoire vous êtes un peu contradictoire non je ne suis pas contradictoire si vous dites

21:11
Locuteur non identifié

pourquoi pas la dépénalisation parce qu'on n'y arrive pas

21:15
Présentateur

ne soyez pas en boucle Jean-Jérôme pas vous pas maintenant

21:18
Rachida Dati

je comprends parce que M.

Fauvel est très peiné par la défaite du PSG donc je ne veux pas la casser sur le PSG de côté sur le cannabis vous dites un peu un peu comme Emmanuel Macron vous dites on ouvre le débat mais on le referme non pas du tout alors moi je ne suis pas comme dirait l'autre moi je ne fais pas du en même temps je ne suis pas en gros en général on prend ses responsabilités il faut qu'on ait un débat sur le sujet parce que toutes les politiques que nous avons menées d'abord ça n'a pas fait baisser drastiquement les trafics ni la consommation et aujourd'hui pourquoi c'est un vrai sujet grave parce que d'abord ça finance le crime organisé notamment le terrorisme et puis d'ailleurs vous avez dû voir les policiers sont inquiètes de plus en plus de la circulation en masse des armes qui sont financées par ces trafics donc on ne peut pas dire oui c'est une question de consommation pas de consommation il faut qu'on trouve une solution sur ce cannabis il y a des pistes possibles il faut qu'on entende ceux qui proposent la légalisation moi j'ai eu un débat avec Cécile Duflo et un débat très constructif j'ai entendu ses arguments et elle a écouté les miens on a débattu de cela et moi je pense qu'avec raison et avec force il faut que nous ayons ce débat et que ce ne soit pas un débat binaire pour ou contre ce n'est pas si simple ce n'est pas si simple et les enjeux sont trop graves donc il faut que nous ayons ce débat et je suis sûr que des propositions consensuelles en sortiront et ce n'est pas le plus petit dénominateur commun c'est d'avoir un vrai consensus pour lutter contre ces trafics mais aussi pour lutter contre la consommation

22:49
Locuteur non identifié

Ile-de-France politique Valérie Pécresse la présidente de la région Ile-de-France se déclare officiellement candidate à sa propre succession vous allez la soutenir ?

22:59
Rachida Dati

Vous savez la majorité des régions en France sont à droite donc nous on a à coeur que ces régions restent à droite d'abord tous les présidents sortants n'ont pas démérité et la crise sanitaire l'a démontré puisqu'ils ont été en première ligne de la gestion de la crise sanitaire donc Valérie Pécresse va avoir le soutien de ma famille politique nous sommes effectivement en train d'en discuter et votre soutien oui mais on est en train d'être discuté d'ailleurs je l'ai eu encore hier on est en train d'affiner le projet et puis des candidats qui vont incarner ce projet et cette campagne

23:27
Locuteur non identifié

vous la soutiendrez aussi si elle se présente

23:29
Rachida Dati

moi je ne sais pas enjamber les élections donc d'abord passons les régionales puis après on discute je reviendrai il y a de quoi dire puis il y a de la matière donc là pour le coup on peut passer beaucoup plus de temps que dix minutes ou quelques minutes pour parler de la présidentielle est-ce que vous craignez

23:45
Locuteur non identifié

que votre famille politique ne se déchire pour les régionales on le voit par exemple en PACA est-ce que vous craignez qu'il y ait des alliances avec la République en marche ?

23:53
Rachida Dati

d'abord la règle pour notre parti politique est très claire on n'a pas d'accord avec la République en marche on ne peut pas être en opposition avec la République en marche dans ce qu'ils font et dans le bilan qu'ils ont on le voit au niveau national puis on l'a vu sur les élections intermédiaires la République en marche a perdu toutes les élections intermédiaires aujourd'hui il n'y a pas effectivement c'est notre ligne politique on ne peut pas avoir d'accord avec la République en marche

24:18
Présentateur

sinon il se passe quoi ?

24:20
Rachida Dati

non mais moi je suis très confiante vous savez si vous me parlez de PACA moi je connais bien Renaud Muselier qui est un ami c'est un gaulliste il n'a jamais trahi ni ses convictions ni ses valeurs et encore moins sa famille politique donc moi j'ai totalement confiance

24:33
Locuteur non identifié

ce n'est pas la même inquiétude qu'Éric Ciotti

24:34
Rachida Dati

non mais que Éric Ciotti qui est aussi un ami ce serait le déshonneur dit-il s'il avait alliance entre la droite il est encore beaucoup plus concerné il appartient à cette région et donc ce serait déshonorant de s'allier avec les marcheurs dans une région attendez moi je fais confiance aux élus locaux et Éric Ciotti a raison aussi de rappeler notre colonne vertébrale voilà nous on a des convictions on a des valeurs on ne les a pas trahis on n'a pas trahi nos électeurs franchement on a gagné toutes les élections intermédiaires on est le premier parti de France nous avons le plus grand nombre d'élus locaux et donc il faut amplifier amplifier cette conquête pour ne pas dire cette reconquête elle a été municipale départementale elle sera régionale et elle sera nationale

25:22
Présentateur

voilà la politique c'est un peu comme le football et la ligue des champions on prend les matchs les uns après les autres merci beaucoup Rachida Dati

25:27
Rachida Dati

merci