Bruno Retailleau : "Je ne suis pas réac du tout"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 18 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse directe
Quand vous vous regardez, qu'est-ce que vous voyez ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez peur de la mort ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment devient-on Bruno Retailleau ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Vous avez 30 ans de politique, ça aide pour gérer les critiques ?
- 10:00FerméeRéponse directe
Vous dormiez combien d'heures par nuit au ministère ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir quitté le gouvernement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:00Bruno RetailleauPromesse
« Moi, je ferai un moratoire. Un moratoire sur les lois sociétales. »
- 5:00Bruno RetailleauFait
« J'ai passé une dizaine d'années de mes premières années parlementaires comme le spécialiste du numérique. »
- 18:00Bruno RetailleauFait
« Mon grand-père était maire de Saint-Malot-du-Bois. Il a été plus de 30 ans. Mon père aussi a été très jeune à 24 ou 25 ans. »
- 22:00Bruno RetailleauFait
« C'est une vie de sacrifice. C'est pas une vie où on s'appartient totalement. »
- 28:00Bruno RetailleauFait
« Marine Le Pen, elle est de gauche. »
- 30:00Bruno RetailleauFait
« La France a rendez-vous avec son destin. C'est aussi avec ce sentiment d'urgence que j'ai décidé moi de déclarer ma candidature. »
- 36:00Bruno RetailleauFait
« Aucune société humaine ne résiste quand elle est déséquilibrée par un afflux de gens qui viennent d'ailleurs et qui en plus désormais ne veulent plus s'intégrer ou s'assimiler. »
- 0:10Bruno RetailleauFait
« Aucune société humaine ne résiste quand elle est déséquilibrée par un afflux de gens qui viennent d'ailleurs et qui en plus désormais ne veulent plus s'intégrer ou s'assimiler. »
- 0:20Bruno RetailleauFait
« On peut pas accueillir toute la misère du monde. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je fais partie de ceux qui ne sont pas des soucoupes volantes qui brutalement se sont posées dans le paysage politique. Et non, je suis pas je pas réac. J'ai jamais trouvé d'ailleurs que c'était mieux avant. 2027 c'est un moment clé.
La France a rendez-vous avec son destin. C'est aussi avec ce sentiment d'urgence que j'ai décidé moi de déclarer ma candidature. Moi, je suis pas prédisposé.
Autour de la table familiale. On parlait pas de culture, on parlait très peu de politique. Je pense que c'est une vie de sacrifice.
C'est pas une vie où on s'appartient totalement. C'est pas une vie, on peut penser beaucoup à soi. Mais mais Marine Le Pen, elle est de gauche.
Non. Édouard Philippe, il a pas plié le match pour une Rota. Non.
Ah, bien sûr que non. C'est quelqu'un pour lequel je l'estime, mais il a gouverné avec Emmanuel Macron et donc ce bilan le rattrapera un moment ou à un autre dans la vie politique. Si on veut ne pas s'abîmer, il faut se préserver des ranqueurs parce que sinon, si vous faites entrer par une petite porte un sentiment de haine, cette haine vous dévore.
Je je le dis pour la première fois avec vous, moi je ferai un moratoire. Un moratoire sur les lois sociétales. Oui, un moratoire.
Est-ce que vous avez peur de la mort ? Oui, quand j'y pense, je me dis euh quelle réaction aurais-je et comment comment je me prépare à voilà. Mais toute la vie est une préparation.
Dans les yeux d'Agath, Bruno Rotaillot. Comment devient-on Bruno Retaillot ? On vous dit cultivé, affable mais aussi raide voire austère, encroisade et intranquille.
La vendé en étendard contre ce que vous nommez le petit monde politico-médiatique. Vous assumez vos convictions et votre foi. On vous surnomme le cardinal.
Vous êtes aussi l'éternel numéro 2 qu'on n'a pas toujours vu venir. À 65 ans, après la révélation de Beauaveau, vous espérez être le premier à l'Élysée. Mais êtes-vous condamné à conseiller le prince ou pouvez-vous régner à sa place ?
Êtes-vous de votre temps ou anachronique, réactionnaire ou visionnaire ? Bonjour et bienvenue Brunoilloto. Bonjour à merci beaucoup d'avoir accepté de participer à ce podcast dans les yeux d'Agathe.
Je vais commencer par tricher un tout petit peu et je vais vous Ça commence bien. Ça commence bien. Quand vous vous regardez, qu'est-ce que vous voyez ?
Bah je me non, je me vois moi et je n'aime pas me regarder. Je je plein de défauts mais je crois pas être très égotique. Le narcissisme c'est pas vraiment mon truc.
Ça va en politique ça. Oui mais c'est pas mon ressort. C'est pas Je sais je sais peut-être qu'on y viendra.
Mais c'est vraiment pas ce qui me pousse devant tant d'ennui, devant tant d'intranquillité devant tant de soucis. Lionel Jospin disait au journalistes qu'il n'arrivait pas à le saisir. Parfois ça l'agaçait.
Je suis un rigide qui évolue, un austère qui se marre, un protestant athé. Est-ce que vous vous avez parfois des envie de dire des choses comme ça pour qu'on comprenne ? Non, je me souviens très bien de la formule de Lionel Jospin, notamment sur l'austérité.
Non non, je sais qu'il y a un décalage, ça me fait pas souffrir mais ce décalage, je le vois d'abord à ma place quand je quand je regarde les réactions qu'ont les autres, les commentaires que les autres ont sur moi. Et quand j'entends ceux qui me connaissent bien ou qui me découvrent, ça était le cas beau où de temps en temps certains me disaient "Mais c'est curieux en fait vous ne ressemblez pas à la personne que j'avais en tête. Vous ne correspondez pas au cliché, à l'image d'épinale qu'on se fait de vous ou à la caricature parfois.
Souvent à la caricature. Alors la caricature, on peut parfois soi-même la renforcer mais je pense qu'il y a un décalage ou je pense que les gens qui me connaissent savent qui je suis et me trouvent sans doute beaucoup moins raide. Euh pas du tout réac d'ailleurs.
Pas du tout réac ou que je posais la question. Ben non, vous savez, pendant au Séana, j'ai passé une dizaine d'années de mes premières années parlementaires comme le spécialiste du numérique. J'étais passionné, j'étais président de la commission du dividende.
J'ai toujours été passionné par la par les nouvelles technologies avec le sentiment que avec internet, il se passait quelque chose qui était incroyable quoi et que ça se passait de mon temps. Il fallait que je pas très réac. Bah non, c'est je trouve tourner au contraire c'est des techniques et des technologies d'avenir et non je suis pas je pas réac tout.
J'ai jamais trouvé d'ailleurs que c'était mieux avant. Mais il y a il y a deux idioc. L'idio qui consiste dire c'est forcément mieux avant, c'était mieux hier et ça sera forcément mieux demain.
Voilà c'est je renvoie d'ose à dos ces ces deux expressions. Comment vous allez depuis votre départ de la placeau ? Ah ben ça va bien.
J'ai choisi de partir. Alors c'est compliqué de partir de la placeau parce que dans mon cas en tout cas euh ça m'a passionné. C'est un ministère qui est très très exigeant vraiment.
Je m'y suis donné Coréam. Je dormais très très peu. Vous dormiez très peu.
Très alors heureusement je dors déjà très peu. Genre combien d'heures par nuit ? 5 4 5h voilà donc mais c'est trop peu.
C'est sans doute c'est sans doute trop peu à Bovau. C'était c'était pas c'était pas beaucoup. Donc j'y suis rentré sans l'avoir prévu.
À l'époque c'est Michel Barnier. Et si on prend cette décision collégiale collective de rentrer au gouvernement alors que je suis un opposant assez sourcilleux d'Emmanuel Macron, c'était pas pour être le ministre d'Emmanuel Macron, c'était pour empêcher la gauche de gouverner puisque c'était ou bien un gouvernement de droite de cohabitation finalement ou bien un gouvernement de gauche où il y avait eu le Nouveau Front populaire et où déjà le Parti socialiste était sous l'emprise de LFI. Donc pour moi vraiment tout valait mieux. plutôt que un gouvernement de cette gauche-là.
Et donc j'ai décidé de m'engager au côté de de Michel Barnier, non pas pour être le ministre de l'intérieur d'Emmael Macron, mais pour être un ministre de cohabitation, j'ose dire. Et j'ai quitté le gouvernement précisément quand j'ai senti quand j'ai vu que le premier ministre Sébastien Lecornu euh allait pratiquer une politique de gauche et et d'un tweet d'un seul coup envoyé euh balader. Vous vous n'avez aucun regret aujourd'hui.
Non non parce que je vous rappelez ce tweet c'est d'abord quand j'apprends que Bruno Lemire rentra au gouvernement. Mais c'est pas le Bruno Lemire. Il y a rien de personnel.
Il y a rien de personnel contre. Absolum rien. Absolument rien.
Simplement moi quelques heures avant, je vois le premier ministre et je lui demande puisque je suis aussi le chef d'un parti qui était dans ce que Michel Barnier avait appelé le socle commun. H h et euh je demande au Premier ministre quelle est l'architecture du gouvernement. Il va me donner tous les noms sauf celui-là.
Oui. Et je trouve que c'est une en matière de Absolument et moi j'ai besoin, je suis comme ça. Il vous a menti, il a menti par omission.
En tout cas, c'est une faute vis-à-vis de la confiance. Donc il y a cet élément là et quand je fais le tweet, je dis pas du tout que je vais quitter le gouvernement. Simplement, je dis qu'il y a un petit problème quand même vis-à-vis de la rupture et je convoque une instance le lendemain pour voir ce que nous allions faire.
Le problème, je l'ai su ensuite puisque j'ai eu les autres chefs de parti, que ce soit Gabriel Atal, que ce soit Hervé Marseille, que ce soit François Berou, que ce soit Édouard Philippe, ils étaient tout aussi furieux que moi. Tout aussi furieux. Et dans la nuit, je pense que tout le monde a dû appeler ou l'Élysée au Matignon, l'Élysée au Matignon s'est dit "Bah non, on peut on peut pas, c'est en train d'exploser.
Donc il faut qu'on dissolve le gouvernement et cetera." Par contre, j'avais pas un peu de votre fait aussi. Vous n'avez pas été un peu sanguin ?
Vous vous êtes un sanguin normalement ? Non, pas du tout, pas du tout, pas du tout. Non, mais je suis attaché, je vais vous dire pour moi la politique ça doit être aussi les valeurs de la vraie vie.
Et je pense qu'aujourd'hui peut-être que si la politique a aussi mauvaise presse, si les hommes et les femmes politiques ont perdu la confiance, c'est parce que il y a des valeurs simples de la vie qui ne sont plus respectées. Là, donc il y avait ce manque de confiance. On me cache un dispositif important parce que je savais qu'on allait on allait demander au aux françaises aux Français de faire des efforts sans doute des franchises médicales euh sans doute des impôts et cetera et on fait rentrer sans me le dire au gouvernement Bruno Lemire qui avec Emel Macron incarnait la politique d'endettement.
Pour moi, il y avait quelque chose qui ne tenait pas debout. Ensuite et le fond c'est que depuis 3 semaines, je négociais avec Sébastien Lecnu. C'est des points qui me semblaient évidents et à chaque fois il me disait "Non, non, on va pas remettre en cause la réforme des retraites." Et à un moment donné, j'ai le sentiment que en réalité ce qui me racontait c'était des balvernes et que on parlait ensemble mais que derrière il y avait autre chose.
Il y avait des tractations avec le Parti socialiste, avec Olivier Fortes à faire pour le régalien. Je voulais par exemple pour mieux maîtriser l'immigration, je voulais avoir la main sur les visas et à chaque fois sur le domaine régalien, c'était pas Sébastien Lecornu qui m'appelait, qui me donnait des réponses, c'était Emmanuel Macron. Il était sous tutelle chez donc j'ai vu que il y avait un changement de parlaxe.
Vous en voulez beaucoup au président depuis cette ? Non pas alors c'est pas une vertu chez moi, mais je suis construit de telle sorte que c'est pas le sentiment d'amertume, de ranqueur qui m'habite. Pas du tout.
Je tne très vite les pages. Je suis capable, y compris quand euh je suis un opposant très ferme, je suis capable de reconnaître au président de la République des qualité qui sont pas forcément les miennes. Mais par contre euh je suis assez intransigent sur le fond parce que pour moi la politique c'est les convictions et je préfère pouvoir me regarder dans la glace plutôt que ruser.
Euh voilà, c'est c'est un choix euh mais ça m'appartient, c'est ma liberté. Cette liberté, je ne veux pas l'habquer. Cette sincérité, pourquoi est-ce que les Français m'ont découvert ?
Je pense qu'ils ont aussi découvert cette sincérité chez moi. Je pense qu'il y a aussi une crise de la parole publique qui n'est plus crédible. Et moi, je pense que et c'est ça la politique, quand on arrive à aligner ce qu'on pense à l'intérieur de soi-même, c'est conviction avec les mots qui sortent de vos lèvres et l'action.
Quand il y a cet alignement, voyez, cette sincérité là, bien je pense que vous êtes compris, pas toujours soutenu, mais au moins vous êtes compris et on vous reconnaît cette sincérité, cette authenticité. Bovo, vous y êtes resté 1 an, un peu plus d'un an, tous les jours, il y a tous les problèmes du du pays qui qui vous remontent. Est-ce que c'est dur ?
Je crois que tous les matins, vous gagiez une note, non ? plusieurs fois par jour, mais le matin, le soir, j'ai bien sûr des 6h du matin, on a un centre de veille qui nous fait le compte-rendu des choses les plus abobinables qui se sont passé dans dans la nuit. Et c'est sans doute, c'est vrai, ce qui est le plus dur, ce qu'il faut mettre à distance.
C'est ce qu'il faut mettre à distance. Mais curieusement, quand je suis rentré à Bovau, mais mes premiers pas, je je me suis tout de suite mis euh dans ce costume là. Alors que j'arrivais euh quelques semaines avant, je n'y pensais pas du tout, quelques jours avant, je m'étais pas préparé.
Mais c'est mon parcours politique qui m'avait préparé parce que je fais partie de ceux qui ne sont pas des soucoupes volantes qui brutalement se sont posées dans le paysage politique. J'ai présidé une intercomonialité que j'ai créée. Je je suis issu du milieu rural.
Je vis là où j'habite depuis toujours dans une commune de 1600 habitants dans la ferme que mon grand-père acheté avant la deè gu justement. On va en parler dans un instant. Mais vous avez 30 ans de politique, ça aide quand on lit des choses horribles après les mettre de côté. le sens de la responsabilité du commandement aussi parce qu'à Bova vous avez plus de 300000 hommes en uniforme.
Vous avez des préfets, vous avez des gendarmes, des policiers, des sapeurs pompiers mais tout mon parcours s'était comme condensé, c'était comme cristallisé pour me donner les moyens d'affronter, si j'ose dire, l'intérieur. Et à l'intérieur, ce que j'ai découvert et ce qui m'a passionné mais très rapidement, c'est et je l'ai dit, c'est un ministère du clair obscur. C'està-dire l'obscur parce que vous êtes au contact du mal.
La noirceur du de l'âme humaine, vous l'avez dans ces compte-rendus abominable. Tout ne parvient pas d'ailleurs à la surface médiatique, mais le ministre de l'intérieur, ce qui est le plus abominable, vous le lisez, vous vous le voyez parfois parfois même sur des images. Donc ça c'est très impressionnant cette noirceur.
Mais la part, ça c'est la part ténébreuse, l'obscurité, la part de clarté, la part lumineuse, c'est les hommes et les femmes qui sont engagés à beauou. Et ça, ça m'a vraiment beaucoup touché. C'est policiers, c'estes gendarmes, c'est pour pompier.
Et je me souviens euh c'est une des images les plus les plus dures que j'en porte avec moi, deux jeunes pompiers volontaires. Ils avaient 21 ans. 21 22 ans.
Ils s'étaient engagés, euh c'était dans l'ine et ils sont morts parce que dans un incendie, ils luttaaient, il luttait et il y a eu un effondrement. Ils sont morts et leurs amis enfin ouais, leurs frères-dames ont lutté toute la nuit pour retrouver les corps. On les a retrouvé au petit matin et ils étaient à quelques mètres l'un de l'autre avec une ligne de vie.
Vous savez quand on pénètre dans un milieu très hostile avec de la fumée, il y a une ligne de vie. Ça permet de d'être en en binôme comme s'ils se regardaient. La mort les a emporté, ils ils s'était engagés ensemble.
Ils ils avaient pénétré ensemble dans dans l'incendie. Ils sont morts ensemble. Et et l'un ils étaient jeunes mais l'un avait une petite fille.
Donc c'est c'est très difficile mais pour moi ces images-là il le cercueil était recouvert du drapeau bleu blanc rouge. C'est des images qui sont fortes parce que pour moi je me dis tant qu'il y aura des hommes et des femmes qui sont capables de donner leur vie par leurs concitoyens, tant qu'il y aura des hommes et des femmes qui finalement font du don de soi l'axe de force de leur vie plutôt que du chacun pour soi. en estant porté par le chacun pour soi et bien la France tiendra, la République tiendra debout aussi.
Les hommes et les femmes de VOVau, je leur rends hommage. C'est des hommes et des femmes qui ont un idéal. Ils ont pas forcément une grosse rémunération mais ils croient en quelque chose, voyez, et ils sont au service de leur compatriote.
C'est pour ça que je supportais pas quand je voyais des insoumis mettre des cibles dans le dos de nos gendarmes, de nos policiers avec cette phrase la police. Tu c'est c'est c'est terrible. C'est c'est des hommes, c'est des papas, des mamans qui vont travailler le matin et euh qui affrontent l'adversité, la violence.
Il y a des milliers de policiers de gendarmes de sapeur pompier qui chaque année sont blessés. Certains meurent au service. C'est ça beau voyez la part obscure ténébreuse et la part de clarté la partuse qui permet de garder foi en l'âme humaine.
Comprou ex aujourd'hui vous l'avez évoqué dans la ferme familiale où vous êtes né si je ne m'abuse à Saint-Malot du Bois un village de 1600 habitants. Vous n'avez jamais eu envie d'ailleurs Bruno europé c'est terrible. Alors là, quand je dis que je suis enraciné, oui, je suis pas je suis pas une plante artificielle, voyez.
J'ai besoin de ces racines, j'ai besoin de de me ressourcer. J'ai pas de vie mondaine. J'aime me retrouver avec des amis.
Vous savez, mes amis, c'est mes voisins, ils sont agriculteurs ou ceux avec lesquels j'ai grandi. Comment vous en êtes arrivé là ? Est-ce que ce sont vos parents qui vous ont donné envie de de faire de la politique ?
Ils étaient comment vos parents ? Non. Alors, mon grand-père était maire de Saint-Malot du Bois.
Il a été plus de 30 ans. Mon père aussi a été très jeune à 24 ou 25 ans. Mère et ils m'ont donné ce le sens de la gratitude.
Un des ressorts les plus puissants de mon engagement paulisique. Je me suis d'abord engagé pour ma petite patrie, comme dirait Peggy Charnel la vendait, voyez, dans dans mon coin parce que ça me parlait. C'est une communauté humaine.
Voilà. J'avais envie de servir. J'avais le sentiment d'être endetté, d'avoir contracté une dette.
Ma famille est pas particulièrement riche, mais j'ai été élevé. Je considérais que j'avais un grand-père qui a fait la guerre 141 et en 14 une balle lui traverse la gorge. Voyez, nos deux maisons étaient juste à posé.
Il y avait une porte qui nous permettait d'aller et de venir. Et donc, je lui parlais beaucoup. Mon père a fait la garde d'Algerie.
Et cette idée d'être dans son existence, d'être utile aux autres, ça m'a toujours habité. À 20 ans, j'étais un passionné de musique. J'avais créé une association, une école de musique parce qu'au milieu rural, très peu de de mes camarades avaient accès à à des cours de musique et je trouve ça tellement génial.
Vous jouiez d'un instrument ? Oui, j'ai joué Oui, oui, j'ai joué pas mal du piano, un peu d'org et et aussi de la de la trompette. Mais euh cette gratitude, voilà, j'ai envie de de donner quelque chose de ce que j'ai reçu.
Je je vis avec ce sentiment d'être endetté et au sens bien sûr symbolique du terme, j'ai toujours considéré que finalement on est un peu des héritiers. On nous a transmis cette France que moi j'aime, que nous aimons et ceux qui nous l'ont transmis l'ont fait à la sueur de leur front et parfois au prix du sang. Et je pense que le rôle de chaque génération, c'est de transmettre à la génération suivante une France meilleure.
C'est pas toujours la même France. Voyez, la France, elle bouge. Voyez, la France, elle est pas totalement figée.
On doit la la reconfigurer. Chaque génération d'ailleurs reconfigure la communauté nationale, chose dire. On a des racines.
Vous êtes, vous êtes assez pudique quand même sur votre famille. J'aurais bien aimé avoir une photo de vos parents à montrer mais je n'en ai pas. Vous vous voulez pas vous Non non, il y a une muracle de Chine.
Je je fais très attention. Moi, je considère que l'engagement public, c'est l'engagement public. Qu'est-ce que les gens ont à connaître de ma proche famille ?
Je trouverai jamais une photo de mon épouse. Voilà, d'abord, elle est elle est discrète, elle a sa vie, elle a son job, elle travaille. Voilà, j'ai trois enfants et je leur dois se calme.
Voilà. Et il y a la vie privée, vous savez. On en parlera peut-être.
On est dans une démocratie, dans une République laïque. C'est le régime de la séparation. Voilà, il y a la séparation de l'église et de l'État, il y a la séparation des pouvoirs, mais il y a aussi la séparation, je trouve, du public et du privé.
Et moi, voyez, je supporte assez mal le côté people, le le côté le mélange des genres, cette espèce d'impudeur, le fait de montrer les siens, ses enfants, son épouse, sa famille. Non, c'est c'est non, je trouve que ça n'ajoute rien à ce que je pense, à mes convictions et aux propositions que je veux faire pour mon pays. Votre épouse, vous vous voulez pas en faire étalage, si je puis dire, mais elle sera peut-être première dame, donc il faudra qu'elle se montre à un moment.
Non, sauf si elle a pas l'intention. Je pense qu'elle le redoute. Elle le redoute.
Je pense qu'elle le redoute. Elle préfère rester Mais comme on dit, je l'ai pas trompé sur la marchandise parce qu'on s'est connu très jeune et donc comme j'ai eu un parcours politique, je me suis très tôt engagé. Euh elle savait à quoi s'en tenir un peu.
C'est pas évident parfois. Bah pour elle non, c'est pas évident parce que on a nos vies. Moi je je suis à Paris tr ou qu jours par semaine mais dès que je peux je reviens en venté.
Xavier Bertrand qui était à votre place la dernière fois, il a dit que pour ses enfants en particulier ça avait été dur la distance, cette impression d'avoir manqué des moments importants. Est-ce que vous aussi vous avez fait des sacrifices sur le plan personnel pour pour bâtir cette carrière là ? Je pense que c'est on n pas à se plaindre mais je pense que c'est une vie de de sacrifice.
C'est pas une vie où on s'appartient totalement. C'est pas une vie on peut penser beaucoup à soi. C'est une vie qu'on essaie de donner pour un idéal un peu pour les autres.
Peut-être que ces mots paraissent un peu désu mais bien sûr que j'ai fait des sacrifices. Heureusement, j'ai pas été ministre trop tôt donc mes enfants ont grandi. Mais ils m'ont pas vu beaucoup beaucoup à la maison.
Moi-même, j'ai été vécu euh j'ai été pardon élevé euh dans un tourbillon un peu parce que on habitait le bourg. Euh mon papa était maire, il avait une petite entreprise, ma mère travaillait, elle avait quatre enfants, il était négociant en grin. Il était négociant en grain.
C'est alors quand je dis négociant en grain, on me regarde. Qu'est-ce que c'est que négocier en grain ? C'est typiquement un métier rural au contact de l'agriculture de de l'époque et je me souviens la maison c'était à la fois la mairie parce que les gens venaient mon père était maire donc qui venait nous déranger quelle que soit l'heure.
C'était en même temps le lieu où les clients, les fournisseurs venaient et je voyais mon et ma mère qui travaillait voilà pas jour et nuit mais c'était on a on a vécu dans ce tourbillon mais c'était une vie qui est une vie heureuse finalement une vie heureuse. Vous avez été pendant des années proche du souverainiste Philippe Devilier qui est devenu une désincarnation de de se news aujourd'hui. Quand vous le rencontrez, vous êtes jeune, 17 ans, vous êtes cavalier figurant au puit du fou et il vous prend un peu sous son aile.
Est-ce que vous diriez que c'est votre premier mentor en politique ? Ah oui, non mais Philippe de Viller, Philippe a beaucoup compté pour moi. J'ai 17 ans, mon père est mère et un jour il me dit écoute Bruno, il y a un jeune etarc qui veut faire un son et lumière au puit du fou.
Et c'est curieux parce que le plus du fou est à 4 km de chez moi. Mais c'est un lieu qui était totalement méconnu et il cherche des acteurs, des figurants, mais il a des problèmes notamment pour trouver des cavaliers. Alors les chevaux évidemment parce que c'est la nature.
Ça c'était la grande affaire de ma vie. qui me passionné. Vous montez à cheval depuis toujours, depuis toujours.
Depuis toujours. Et et donc j'ai dit écoute, pas de problème. Et j'ai trouvé au pu du fou à la fois donc un exutoire à cette passion.
Alors en plus une passion décuplée parce que c'était quasiment de la cascade. On a tous fait d'ailleurs un séjour à l'hôpital. Les chevaux étaient pas du tout des chevaux dressés dressés pour c'était nos chevaux.
On les envoyait dans un milieu hostile où on avait de la la nuit, la lumière, le son très très puissant et parfois des feux d'artifice. Donc les chevaux paniquaient et vous êtes tombé. Les chevaux paniquaient.
Oui, bien sûr. Et j'avais j'avais souvent on me donnait souvent pas les les chevaux les plus calmes. Donc pour moi c'était un moment voilà et c'était la nuit, je passais mon bac, c'était la seule permission de minuit que me donnaient les parents.
Donc super. Euh et et donc avec un cercle d'amis euh voà c'est assez génial et je découvre Philippe qui avait un charisme extraordinaire. Il l'a toujours d'ailleurs hein avec cette idée de de reprendre en main un petit peu notre notre histoire parce que la Vandé est une histoire très particulière dans la République et j'ai découvert quelqu'un qui était pas banal bien sûr pas banal avec qui finalement vous avez vous avez rompu.
Est-ce que c'est l'histoire un peu de de la créature qui a échappé à son créateur ? Il paraît qu'il vous a déconseillé de faire Lenat par exemple. Tout à l'heure vous disiez je je rêvais d'être préfet. parce que je me souviens très bien, il voulait me récupérer en vendait bien sûr, mais à l'époque c'était la décentralisation et comme je voulais être préfet, il m'a dit "Ah oui, mais tu sais bah lui-même était sous-préfet, il était il avait choisi le corps préfectoral à la sortie de de l'école et il avait dit bah avec la décentralisation de toute façon maintenant le préfet sert plus à grand-chose, c'est les maires les présidents de département." Ce qui était pas complètement faux d'ailleurs hein.
Ce qui était pas complètement faux. Ceci dit, il moi il m'a mis le pied à l'étrier. Il m'a permis d'être metteur en scène du P du fou.
J'avais 25 ans. Ouais. Il vous a mis le pied à l'étrier.
Et ensuite quand quand François Fillon, premier ministre veut vous nommer au gouvernement en 2009, Philippe Devilier fait tout pour vous en empêcher. Il va jusqu'à appeler Nicolas Sarkozy pour lui dire ne recrute pas Bruno Riller. Exactement.
Exactement. Exactement. C'est une trahison ça non ?
Euh peu importe. En tout cas, on a on a fait 30 et quelques années ensemble. J'ai des des encore des des très très beaux souvenirs.
Je suis doulour de de revenir sur ces sur cette rupture. Ouais, c'est sûrement dou la la rupture était très douloureuse mais encore une fois je je suis fait de telle manière que je ne cuis pas dans mon jus voyez. Donc je suis content d'avoir participé à cette aventure du pu du fou.
C'était un moment pour moi exceptionnel et j'ai beaucoup appris finalement et je pense que c'est un moment de ma vie très important fondateur. Je le remercie d'ailleurs encore de m'avoir permis de vivre ça. Ça c'est pas bien terminé mais bon voilà on on a eu un différ Vous avez mis en scène vos retrouvailles quand vous étiez à Bova au départ du vent des globes.
Vous avez mise en scène vos vos retrouvailles avec en tout cas vous étiez donné rendez-vous pour euh le Oui. Il vous prend par l'épaule comme ça pour le vent des globes. C'est le départ du vent des globes qui avait été créé en en 89 qui est un voilà une course absolument magnifique.
On l'appelle l'évreste des mers parce que les océans c'est encore le seul endroit totalement sauvage. Vous avez une nature qui est une nature fantastique mais en même temps tellement dangereuse. Mais là je vous C'est marrant parce que vous vous échappez sans cesse.
Non, alors je vais vous répondre interroge sur Philippe Deill. Je vous interroge sur Philippe Devillet. Pourquoi est-ce que je suis fier d'avoir été à ses côtés ?
Il y a le pu du fou, il y a cette aventure là, euh il y a le département, euh on a fait je pense ensemble des choses magnifiques pour l'ender et puis il y a eu le souverainisme. Moi, moi je trouve que ce ce combat au moment où il y avait deux orientations possibles de l'Europe, l'Europe fédérale ou l'Europe des nations. Aujourd'hui, on voit bien que l'Europe fédérale, c'est pas du tout ce que choissent les peuples, mais au côté de Charles Pasqua, de Philippe Seguin, Jean-Pierre Chevinement.
C'est comme ça que j'ai mes premiers contacts avec Jean-Pierre Chavenement. Lui c'était le républicain de de la rive gauche. Bah moi je suis fier d'avoir mené ces combats auprès de lui.
Après il y a eu la rupture et il paraît qu'il a même conseillé Laurent Veoquier qui est quand même votre principal concurrent. C'est pas très sympa. Oui, il paraît, il paraît, il paraît.
Oui, il paraît, il paraît. Il y a une règle, je crois, dans la vie politique, c'est que si on veut ne pas s'abîmer, faut se préserver des renqueurs parce que sinon, si vous faites entrer par une petite porte un sentiment de haine, cette haine vous dévore et je pense que ça vous fait du mal. Voilà, faut se préserver.
En fait, c'est c'est sage mais c'est pas toujours facile hein. Je dis pas que c'est toujours facile. Ça doit être tant quand même.
Euh mais quand votre ancien mentor Oui. Oui. Non mais oui, c'est tantant mais encore une fois c'est pas mon inclinaison naturelle.
Donc je suis en train de vous dire un truc qui est de l'ordre plutôt du réflexe de préservation chez moi, de l'instinct de préservation. C'est c'est pas une qualité ou une vertu. Mais en tout cas, je sais que quand on s'abandonne à ce sentiment en politique, on ne se relève pas.
On a besoin, je sais pas si je le fais, c'est ça qui est terrible dans la différence d'imag sans doute entre ce que je suis et l'image que je donne, je pense que la politique c'est ça doit être beaucoup de générosité. Et à un moment donné, il faut que c'est je crois la fierté que j'ai eu à Bovau, vous voyez, c'est que j'ai gouverné les hommes et les femmes. Je les ai commandé non pas par la crainte mais par l'adhésion en leur rappelant sans cesse l'idéal que nous avions qu'on partageait.
Et quand on arrive à à cela, les hommes et les femmes vous donnent le meilleur d'eux même. Voilà. Mais pour faire ça, il faut garder en soi une quelque chose de positif, de la générosité.
Faut pouvoir donner. Mais si vous êtes rongé par l'amertume ou par la haine, vous vous avez plus rien à donner. Il y a eu d'autres moments dans votre carrière où vous avez failli être happé par cette haine ?
Non, pas tellement. Pas tellement. Non, non.
C'est plutôt la discipline. Ce qui est dur, c'est la discipline du quotidien. C'est la discipline du quotidien.
C'est-à-dire bah c'est des sacriftient plus. Moi moi qui aime cette vie simple, j'aimerais tellement faire des balades. J'aime le sport.
Voilà. Vous aimeriez avoir plus le temps de profiter de la vie. Bien sûr, bien sûr.
Vous avez l'impression que parfois faire de la musique, un de mes regrets. Voyez, je un un demi-œue, un piano à la maison. J'avais emprunté à l'époque là avec ma maison, j'avais j'avais fait un autre emprunt pour m'acheteran un un piano un un demi-ueu et je passe devant ce piano et j'ose même plus enfin de temps en temps je m'assois mais très peu parce que il faut il faut pratiquer et et on se déçoit.
Donc c'est c'est un reproch c'est un reproche vivant. C'est alors lui est c'est un reproche vivant. Oui, ça c'est sûr.
Mais j'aimerais tellement j'aimerais tellement quoi vous avez l'impression parfois que vous passez à côté de votre vie ou que vous êtes passé à côté de votre vie. Oui, bien sûr, bien sûr, bien sûr. C'est c'est un métier vraiment il y a il y a une part d'abandon, hein.
Il y a une part d'abandon. Je sais pas si je suis crédible quand je dis ça, mais c'est en tout cas ce que je pense. Mais ça en vaut la peine ou pas ?
Ouais. Oui, je pense. Ah oui, ça en voit la peine.
Oui. Ah non, parce que je suis heureux dans ce que je fais. C'est c'est pas comment dirais-je ?
La condition n'est pas sacrificielle mais simplement oui, il faut travailler quoi, il faut beaucoup travailler mais justement dans le milieu rural duquel je viens, la valeur cardinale c'est la valeur travail. C'est la c'est c'est la valeur travail. Et là vous vous placez la barre encore plus haut Bruno Rosaillot parce que vous l'éternel numéro 2.
Vous voulez devenir numéro 1. Qu'est-ce qu'est-ce qui pousse un numéro 2 à se dire ben c'est moi qui vais être en première ligne maintenant ? D'abord ma vie politique, ma vie politique, elle a pas été conçue comme une carrière.
Quand j'ai la première fois que je me présente, Philip m'avait beaucoup poussé. J'avais pas très envie de me présenter comme conseiller général. J'avais 27 ans.
Au département, quand je deviens président de département, c'est queil me mets au mur, hein. C'était lui ou moi. Donc à un moment donné, il y a un instinct de préservation.
Et ensuite je la région, je prends la région qui était de gauche. Il fallait voilà, il y avait pas beaucoup de candidats. J'étais président de département, passionné par la vendaée, passionné par ce que je faisais mais il fallait aller au combat voyez.
Et j'arrive au ministère de l'intérieur par une sorte de hasard. D'abord qui e cru que monsieur Macron dissous l'assemblée dans les conditions où il l'a dissoute. C'était vraiment improbable, totalement improbable et du coup il a fallu former un gouvernement et j'arrive à l'intérieur.
Donc voyez c'est c'est quand même une succession. Rien n'était prévu. En tout cas vous avez aussi vous êtes arrivé à vos fins en vendé face à Philippe Deviller au Sénat.
Vous avez pris la tête du groupe des sénateurs alors que c'était pas évident. On dit que vous êtes un peu l'éternel numéro 2 que mais qu'on voit pas venir quoi. Peut-être que oui, peut-être, peut-être le le la présidence du groupe au Sénat, ça c'est quelque chose que j'avais conçu, que j'avais que j'avais voulu, hein.
C'est c'est pas évidemment du hasard. Non, encore une fois, euh ce sentiment de gratitude est est pour moi important. Vous savez, les hommes et les femmes politiques souvent ils viennent, ils font Faron et ils se disent "Je me suis fait tout seul.
Moi, je me suis pas fait tout seul." Je pense que c'est les autres qui nous font. C'est sa famille, c'est les siens, les vendéens, ce que vous côtoyez et ça vous donne un sentiment de responsabilité.
Souvent, on m'a dit mais jamais il sera candidat à la présidente de la République parce qu'il en a pas envie. Oui. Vous n'avez pas l'air d'avoir le feu sacré que qu'ont certains animaux politiques qui sont nés en se disant qu'il voulaient être président.
Mais mon ressort est beaucoup plus profond. Je pense que l'envie sentiment qui a comme ressort le l'égotisme, l'individualisme, le narcissisme. Et vous, vous n'êtes pas de ceux qui se disent "Je suis le meilleur, je suis fait pour ça." Exist Non, parce que jamais, moi je suis pas prédisposé autour de la table familiale, on parlait pas de culture, on parlait très peu de politique.
C'était des échanges très simples du quotidien. Je voilà, c'est c'est le milieu duquel je viens. Encore une fois, on était pas pauvre, pas du tout, mais c'était pas du tout par rapport de telles ambitions, ça aurait été complètement décalé par rapport si mais mon père m'a toujours porté en avant.
Cette ambition, il l'avait il l'avait pour moi, il a essayé de me porter en avant pour mes études et cetera et cetera. Mais vous savez, dans une école, voilà à Saint-M, on n pas on bénéficie pas des des belles écoles du primaire, du secondaire parisien. on est moins bien préparé ensuite pour affronter des études supérieurs.
Mais ce que je veux dire, c'est que mon ressort est beaucoup plus profond parce que j'ai un idéal et je veux l'atteindre, vous voyez ? Et la question d'envie est une question qui qui renvoie à soi-même. La question mon ressort à moi, c'est bien d'autre chose.
Et encore une fois, moi ce qui me pousse en avant, c'est cet idéal. J'aime la France. Je pense que la France est dans une mauvaise situation.
Euh je vous disais que mon rôle, ma responsabilité, c'est d'essayer de tout faire pour que les nouvelles générations puissent avoir une France meilleure que ce qu'elle est aujourd'hui. Bruno Rota vous êtes candidat. Euh peu de figures à droite ont réagi quand vous avez annoncé votre candidature en février.
Certains ont dit c'est pas le bon timing. Est-ce que vous dites que vous auriez dû faire autrement ou c'est Ah pardon ? On on moi-même j'ai hésité.
Euh il y a pas photo. Je alors aujourd'hui, je suis absolument persuadé que c'était le moment de le faire. Pourquoi l'ai-je fait ?
Fondamentalement pour deux raisons. La première raison est pas la plus importante. Je savais que après les municipales, le chemin serait un peu plus embouteillé.
On le voit bien d'ailleurs. Mais la raison fondamentale, c'est que il fallait que on fasse entendre une voix à droite. Il y avait eu l'épisode budgétaire où la droite avait voté le budget, où nos sympathisants, nos électeurs savaient plus du tout où on était parce que le gouvernement était en train de faire de l'en même temps avec monsieur Olivier Fort.
Euh nous on votait des budgets et donc on avait consenti à l'abandon de la réforme des retraites. Donc les gens de droite, vous voyez dans la droite si j'ose dire une sorte de compromission. Et donc il fallait réaffirmer, sortir la tête de l'eau, sortir de la masse pour dire voilà on est là et voilà le cap.
Et ça c'était fondamental aussi avec le le macronisme mais comme vous et d'ailleurs et et vous savez il y a quelque chose qui ne trompe pas, c'est le mois de février où j'ai annoncé ma candidature qu'on a fait un record de dons et de petits dons à LR pour le parti. Pour le parti. Et alors c'est pour ça que vous avez choisi un système de départage parce qu'il y a embouteillage comme vous le disiez en ce moment à droite au centre euh les républicains ont choisi de départager enfin de soumettre aux adhérents un plusieurs systèmes de départage pour la présidentielle.
Ils ont le choix entre trois options. Désignation du candidat avec un vote des seuls adhérents, désignation via une consultation élargie aux sympathisants ou alors vous adoubez directement vous le président des républicains. En fait, tous les chemins mènent à vous.
Président, on verrait bien. Euh c'est le chemin de la démocratie. Je me suis présenté, on parlait de la crise démocratique.
La crise démocratique, c'est aussi quand on ne consulte pas les électeur ou les adhérents. Quand je me suis présenté pour devenir président de LR, j'ai pris un engagement et les engagements, j'essaie de les tenir toujours. J'ai dit je vais vous rendre le parti et pour les décisions les plus importantes, c'est vous qui voterez.
Et je leur ai dit pour les modalités du choix de notre candidat pour l'élection présidentielle, vous serez consulté. Mais ça a énervé David Listnard, il a claqué la porte du parti. Donc vous dites quoi ?
C'est pour pourquoi David Listenard il claque la porte en dénonce perdre mais parce qu'ils ont sans doute peur de perdre. En quoi on truquerait ? En quoi est-ce que c'est truqué que de dire on va donner la parole à notre peuple militant ? et Xavier Bertrand Laurent Voquier qui était même pas là ce jour-là au bureau politique de LR.
Ils ont peur de perdre aussi. Mais je Non mais mais je sais pas mais qu'est-ce que vous voulez ? Je je trace ma route.
Voilà, il y a eu il y a eu une élection, j'ai gagné à 75 %. J'ai gagné euh sur un engagement. Cet engagement, je l'ai tenu, il a été transcrit dans un premier temps dans nos statut et donc je tiens ma parole.
Je vais vous dire, c'est encore plus difficile à droite parce que on a la droite est beaucoup plus individualiste que la gauche. La gauche, elle a un réflexe collectif, c'est son instinct. Et nous, notre instinct euh c'est d'être gaulois.
Nous, on est cœur etelleur. Et alors euh ça tout de tout temps chez nous, souvenez-vous les querelles entre Baladur Chirac avant entre Chirac et puis Giscar euh les querelles entre SarkoZi et Villepin les querelles Copé Fillon, c'est c'est et les querelles euh Retaillo Vokier parce que Vokier vous apprêtiez à le soutenir à un moment pour la présidentielle. Oui, c'est vrai.
Absolument. Absolument. Mais il vous a déçu parce qu'il a il est lui pour le coup vous diriez qu'il a manœuvré quand vous étiez au gouvernement pour euh pour je me suis dit que je ne pouvais pas le soutenir et c'est comme ça que j'ai résolu de d'être moi-même candidat.
Mais il vous il vous a déçu ou trahi ou peu non peu importe. Euh je je je me suis dit à un moment donné dans la vie il y a des responsabilités que l'on doit prendre. Je ne peux pas m'aligner des cette candidature et donc faut que je prenne moi-même mes responsabilités. et je vais me présenter.
Laurent Voquier comme David Listard, il plaide pour une grande primaire ouverte et qui aille de Géraldin ou Édouard Philippe à Saracinfo de reconquête. Ça pour vous c'est inenvisageable. Non mais là ce que j'observe moi ce que j'observe moi c'est deux choses.
Première chose euh pour la primaire vous avez autant d'avis qu'il y a défenseur de la primaire. Vous allez avoir des gens comme leur invoqué qui veulent aller de monsieur d'Armanin Gérard d'Armanin jusqu'à Sarah Knafo David Lissenard c'est Zemour jusqu'à je ne sais où euh Édouard Philippe qui n'en veut pas Gabriel Etal qui n'en veut pas qui dit mais si Bruno Rotaillot participe à une primaire jamais moi je ne pourrais me raller à Bruno Rataillot il dit qu'il attend aussi de voir quelle est la ligne de LR vis-à-vis du RN non mais il avait dit avant ce que je suis en train de vous dire donc moi je suis très pragmatique. Moi, je pense que aujourd'hui le bilan du macronisme, il est désastreux.
Sur le plan économique, les Français s'appauvrissent. Ils savent désormais que notre niveau de vie est inférieur à la moyenne du niveau de vie des Européens. On a un endettement pharaonique, donc désastreux sur le plan euh notamment de l'économie, désastreux sur le plan de l'école, sur un certain nombre de de services publics et désastreux aussi sur le plan politique.
Et Emmanuel Macron nous avait dit "Avec moi, il y aura plus besoin de voter Madame Le Pen." Jamais jamais les ailes radicales n'ont été aussi élevées, notamment dans les sondages parce qu'il a détruit il a fait table race des partis traditionnelles à gauche et à droite en renforçant les ailes radicales. Moi, je pense que le 2027 c'est un moment clé.
La France a rendez-vous avec son destin. Où c'est le relèvement ou c'est l'effacement. C'est aussi avec ce sentiment d'urgence que j'ai décidé moi de déclarer ma candidature.
Mais Bruno Retaillo, si vous êtes quatre sur la ligne de départ au centre et à droite, il y aura pas de relèvement comme vous dites. Donc il faudra bien nous sommes d'accord. Nous sommes à 13 mois et ce que je pense moi, ce que j'ai toujours pensé, ce qui va être déterminant, c'est le projet.
Parce que si on commence à dire faisons une plateforme commune, faisons un machin socle commun où euh euh Gérald a même proposé jusqu'à la gauche républicaine. Mais ça c'est la continuation avec Raphaël Gusman, vous pourriez pas travailler avec Raphaël ? Mais mais pas en tant qu'homme.
C'est quelqu'un que je respecte beaucoup et vraiment je le dis publiquement, je veux le saluer. Il est courageux. Il ne sait c'est sans doute le seul en tout cas un des seuls qui ne s'est pas compromis avec Lfi.
Bravo Raphaël que je connais très peu. Je le dis Rota vous un homme de gauche. Ah ben bien sûr écoutez moi j'ai admiré Jean-Pierre Chavenement et d'autres d'ailleurs.
Ma relation avec Bernard Casnav est une relation d'estime bien sûr je suis pas sectaire du tout mais simplement quand vous mélangez mais c'est pas ça mais le macronisme c'était de c'était ça c'était ni droite ni gauche ou est de droite et de gauche et ça aboutit à quoi ça aboutit à rien parce qu'on est d'accord sur pas grand-chose et avec Reconquête alors est-ce que Reconquête pourrait faire partie d'une grande primaire mais mais moi cette tambouille c'est pas c'est pas mon truc que moi je sur le fond je vais vous dire sur le fond sur le fond la France va mal, c'est le projet qui déterminera et qui départagera. Moi, j'ai un projet, je pense qu'il faut renverser la table. Je pense le système est à bout de souffle, les Français sont à bout de nerf et donc on s'appauvrit.
Qu'est-ce qu'on fait ? Moi, je veux que le travail paye plus. Faut dire aux français, il peut pas y avoir un système social généreux qui tiennent s'il y a pas si on ne crée pas de richesse.
Pas de progrès social sans prospérité. La prospérité que je veux construire, c'est sur le travail. Il faudra accepter de travailler un peu plus.
Si on travaille un peu plus 2h par semaine, c'est pas grand-chose. Moi, je suis capable de mettre de donner entre un 13e et 14e mois. C'est pas rien ça.
Et je veux aussi donner plus à ceux qui méritent, à ceux qui travaillent et donner moins à ceux qui profitent. Je veux taper la SIS. On a un système trop généreux et trop en profite.
C'est pour ça que j'ai proposé décréter à 70 % du SMIC les revenus de la solidarité de la SISANA pour qu'il y ait toujours un écart sur le plan régalien sur l'immigration. Si on veut moins d'immigration, si on veut une justice beaucoup plus ferme, il faut revoir la constitution. Édouard Philippe, il a pas plié le match pour une rotaillo.
Non. Ah bien sûr que non. Non.
Bien sûr que non parce que le problème c'est quelqu'un pour lequel je l'estime mais mais il a gouverné avec Emmanuel Macron et donc ce bilan le rattrapera un moment ou un autre. Vous dites qu'un macroniste ne peut pas être élu président. Est-ce que Édouard Philippe est un macroniste pour vous ?
Trop ou je me trompe en tout cas sur l'état du pays et sur ce que pensent les Français. Mais voyez vous me disiez tout à l'heure est-ce que vous avez bien fait de vous déclarer juste avant les municipales. Il faut bien voir que les élections municipales me donnent raison en tout cas.
Ma candidature n'a pas de vie puisque on a remporté des très beaux scores. C'est nous qui sommes les gagnants des élections municipales à en dehors de Paris, de Marseille et de Lyon partout en France. C'est nous qui sommes les gagnants.
Mais ce que je veux dire, je l'ai bien vu moi, nos candidats qui ont réussi qui ont pris à emporter des villes très difficiles qui étaient depuis 50 un siècle à gauche, c'est des candidats qui n'ont pas transigé. Ils étaient droit dans leur bottes. Ils marchaient pas à l'oblique encrave, voyez.
Voilà. Et je pense moi que le tout ce qui a touché Mel Macron euh c'est peut-être exagéré, mais en tout cas je suis certain que les Français ne voudront pas la continuité par d'autres visages du macronisme. Juste pour qu'on soit bien clair, euh une fois que vous aurez peut-être été désigné par les adhérents, les républicains, est-ce que vous fermez la porte à une autre primaire un peu plus large ou pas forcément ?
Vous vous savez qu'il faudra un autre système de ma primaire à moi, c'est les projets. Je pense que je veux renverser la table et pour renverser la table, on peut pas avoir une synthèse molle. On peut pas avoir un plus petit dénominateur commun parce qu'on ne répare la France, elle est pas réparable avec de la Rustine.
La justice n'est pas réparable avec de la justice. Il faut changer de politique pénale. L'école c'est la même chose.
La politique de santé et bien où je m'impose et à ce moment-là je gagnerai l'élection présidentielle avec ces idées qui sont des idées de rupture. Je vais porter un projet de rupture comme aucun autre n'en a porté avant moi. Aucun.
Aucun. Sur la prospérité. l'État notre modèle social que je veux préserver parce que aujourd'hui je vais vous dire, je le vois moi en milieu rural à Paris, vous avez des gens qui ont un beau carnet d'adresse, croyez-moi, ils ont un pépin de santé.
En quelques heures, ils ont un rendez-vous avec un bon spécialiste, le meilleur spécialiste, croyez-moi, en vendez ou ailleurs, hein, en milieu rural, dans la France périphérique, comme disait Christophe Guiloui, vous avez un pépin de santé, parfois, il va vous falloir 6 mois, 1 an pour avoir un un le bon rendez-vous. Vous rendez compte les chances que vous perdez. Donc moi, j'y tiens à ça.
Donc le régalien, les Français en ont marre. Trop d'immigration, une justice qui est qui ne sanctionne pas suffisamment un islamisme qui est conquérant. Qu'est-ce qu'on fait ? et puis la fierté française.
Moi, je veux qu'on défende notre mode de vie, notre culture et qu'on transmette à travers une école qui aujourd'hui n'a plus rien de républicain. Puisque l'école française aujourd'hui, elle avantage les les enfants de parents qui ont un revenu élevé ou une bonne position sociale. C'est l'inverse.
C'est une fabrique à reproduire les inégalités sociales. Donc, faut changer de modèle, faut tout changer. Et vous parlez de d'intransigence avec vos principes, avec vos valeurs.
Certains vous reprochent d'être un peu trop souple avec le Rassemblement national. Dernier exemple en date, vous n'avez pas clairement dit que vous souteniez Christian Estrosif à Écoti qui est un alliè du RN. Pourtant, ce qui ce qui vous avait réussi plutôt à Beauvo, c'était de sortir d'une image trop droitière et de et de d'élargir un peu au centre.
Est-ce que est-ce que vous avez récidivé ou ? Ah mais à BOu euh les déclarations que je faisais étaient pas des déclarations centrices, c'est l'inverse parce que position vis-à-vis du Rassemblement national et bien que je dis non à l'Union des droites parce que le Rassemblement national n'est pas de droite qu'il n'en veut pas et que ça ne marche pas mais je dis oui à l'Union des droites dans les urnes. Moi je m'adresse aux électeurs du Rassemblement national.
C'est un peu flou comm comme ligne. C'est pas du tout flou. Ah c'est non j'ai exclu tous les candidats LR qui ont voulu aller sur des listes RN.
Je les ai exclus. Ils ont été l'affaire de Nice sur Christian Estros. J'étais moi affolé par la fin de la campagne où il y a une sorte de panique qui fait que Christian Estros candidat que nous se tenions parce que nous avions un un accord avec Horizon.
Mais franchement quand on est un candidat qui doit représenter la droite, c'est pas pour faire des appels à gauche pour demander à Martine Vassal de se retirer à Franck Prouanim de se retirer. Vous pourriez pas soutenir Marine Le Pen Rota ou Jordan Bardella ? Mais mais Marine Le Pen, elle est de gauche ?
Non, bien sûr que non. Je pense que je pense que le programme du Rassemblement national empirera le mal français. Le problème du Rassemblement national, c'est un problème qui est un problème d'assistanat.
Quand au Sénat, nous avions voté les 15 heures de contrepartie pour le RSA, parce qu'on considère qu'une allocation, c'est pas un, qu'il doit y avoir une démarche pour s'insérer économiquement. Ils avaient voté contre, contre la réforme des retraites, contre la réforme de l'assurance maladie. Ils ont voté en 24 heures au moment du budget plus de 30 milliards d'euros de fiscalité de plus.
Gauche dit vous dites que Marine Le Pen est de gauche qu'ils sont de gauche Jordan Bardella il est pas de gauche. Bah je ne sais pas c'est un c'est un je ne sais pas d'où il est. Je je je connais pas vraiment sa colonne vertébrale.
Vous pourriez pas le soutenir en tout cas ce sont des des démagogues. Vous trouvez pas un sujet sur lequel il n'est pas changé d'avis. Il voulaient le Frexite, ils voulaient ils le veulent plus.
Immigration zéro. Ils veulent plus l'immigration zéro. Ils ont ils ont changé d'avis quasiment sur tout.
Donc c'est c'est pas ma famille politique du tout. En revanche, moi je n'ai pas été de ceux à ostraciser, à vouloir mettre de côté les gens du Rassemblement national, les électeurs, parce que ce sont souvent des électeurs qui votaient pour nous avant et c'est nous qui les avons déçus. On les a déçus parce que on a été une droite honteuse, on n pas été courageux.
On a subi un terrorisme intellectuel de la gauche qui voulait d'ailleurs fasciser d'ailleurs ce que fait ce qu'il tenteent de faire là. Ils ont tenté de fasiser quand le PS s'est allié dans ces accords de la honte que j'ai moi-même. C'est moi qui ai dénoncé au départ avant le premier.
Bien sûr, ça c'est la vieille technique stalinienne qui consiste à fasciser tout ce qui n'est pas de gauche quoi. Vous voyez ? Et il y a malheureusement une partie de la droite qui a cédé. auquel cas on en a rabattu euh et on a fait simplement de la sous-enchère à la gauche.
On a on a arrêté d'être fièrement de droite et on a perdu notre électorat par million. On a perdu notre électorat et moi je veux que on puisse s'adresser à eux. Néanmoins, s'il y avait un second tour, Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella, Bruno Rota votre Non non, attendez, il y a un second tour vraisemblablement aujourd'hui le plus probable c'est Bruno Rotaillot et peut-être Rassemblement national et je gagnerai.
Vous président, est-ce qu'il y aurait des ministres RN au gouvernement ? Non, je pense que je suis certain que il faut dissoudre tout de suite l'Assemblée nationale avoir 3 semaines de campagne pour que la réplique sismique entre le 2e tour de la présidentielle et le premier tour des législatifs donne au président de la République et à son gouvernement une belle majorité et je pense que nous aurons il y a moyen d'avoir une majorité avec les propositions que je ferai. Vous président Bruno Rotaillot, est-ce que vous habiteriez à l'Élysée ?
Oui oui, moi j'ai pas enfin je je j'ai un pied j'ai je loue un appartement un petit appartement parisien mais j'ai jamais eu de d'appartement à Paris. Donc moi je à Bovau, j'habitais même pas le grand appartement du ministre. J'habitais le petit appartement tout simplement parce que comme je dors peu et que j'arrivais tard et je me levais tôt, je veux être sur place au travail.
Vous président, vous accrocheriez quoi au mur ? Alors, j'ai des tableaux parce que je suis un petit collectionneur. J'aime l'art contemporain.
Vous collectionnez ? Oui, mais comme j'ai pas beaucoup de moyens, je je collectionne des toile qui sont des des qui viennent qui ont été peintes notamment par des auteurs singuliers qui sont assez peu connus. L'OBè, quoi que l'obè est un peu plus connu que Daniel Cordier qui avait été un grand marchand, enfin bref, l'avait fait connaître à Pompidou, Bois Vive et bien d'autres et j'en ai toujours deux dans mon bureau au moins un de l'un, un de l'autre.
L'un est un peintre du dépouillement parce que une partie de sa famille est asiatique et et l'autre est un peintre au contraire. Alors lui vient de la péninsule où il y a de la profusion, toute la toile est remplie de couleur et cetera. Bruno Retillo, est-ce que vous seriez prêt en tant que président à mettre votre foi de côté ou alors c'est quelque chose que vous ne pouvez pas dissocier ?
Ma foi m'appartient mais le modèle pour moi c'est le général de Wal qui ne communait pas en public. Exactement. qui a fait passer euh la loi sur la contraception alors qu'il était très catholique et la le général de Gaulle pour moi dissociait totalement et et quand j'étais ministre derrière, je m'interdisais par exemple de communier.
On va aux cérémonies religieuses hein évidemment euh mais je m'interdisais quand je représentais l'état le général de Gaulle en privé quand comme il y a he il avait même d'ailleurs je crois il avait même fait installer une petite chapelle. Donc ma foi, elle m'appartient si j'ose dire, mais on est dans un pays laïque, on est une République et si on veut exiger la laïcité, bah il faut l'exiger, s'reindre soi-même à à un comportement qui qui ne confine pas à l'ostentation. Vous disiez, votre référence c'est De Gaulle, de Gaulle, donc très catholique qui fait passer la loi sur la contraception.
Vous catholique, vous vous êtes opposé à l'inscription de l'IVG dans la Constitution, au mariage pour tous, à la PMA pour toutes. Est-ce que si vous êtes président euh vous reviendrez sur ces avancées ou Mais voyez, je je crois pas par exemple sur la fin de vie où euh vous vous y opposez également. Je m'y oppose.
Mais vous étiez même opposé à la loi Léonetti si je ne m'abuse. Vous étiez opposé à la loi Léonetti aussi à l'époque pardon. Oui.
Où j'avais je m'étais abstenu, je me souviens plus bien, on l'avait attention, il y avait eu de il y avait eu deux votes, mais la loi est une bonne loi et et je pense que il y a moins de 10 ans qu'elle était votée. Ça c'est une habitude très française. On a la bouge législative mais les arguments par lesquels je parviens justement à ma position, c'est pas des arguments religieux.
D'autres d'ailleurs qui ne sont pas du tout croyants parviennent aux mêmes conclusions que moi. Enfin, dans dans la loi, ce qui ce qui me ce qui me heurte dans ce texte-là, c'est que comme on a un système de santé qui est très fragile, ce que je crains demain, voyez, c'est que les considérations financières l'emportent. On le voit bien au Canada, c'est souvent les plus modestes qui ont recours à à l'euthanasie.
Mais quand vous aurez les les soins palliatifs, ça coûte très cher. La la petite pilule qui va vous faire passer de vie à très coûte beaucoup moins cher. C'est ça que je crains.
Ce que je crains, c'est que dès lors que ce texte sera passé, s'il passe, c'est que chacun au crépuscule de sa vie soit mis seul en face d'une question qui est terrible, qui est insupportable. Dois-je débarrasser le plancher ? Suis-je un fardeau une charge pour mes proches ?
Est-ce qu'il faut pas que vraiment pour ne pas les handicaper, faut pas que je demande à mourir ? Alors qu'au contraire, les soignants, d'ailleurs, ceux qui accompagnent les gens en fin de vie montrent que c'est dans des instants qui sont très très forts où il y a ces derniers murmurs, parfois des pardons. Ces derniers pardons, c'est c'est des moments qui sont importants.
Mais si vous étiez président, vous ne reviendriez pas en arrière sur ces avancées sociales ? Non. Très franchement, vous arrivez à faire les lois sociétales, ça a souvent servi au président de la République quand il connaissait d'autres échecs.
Par exemple, sur l'aspect social, on se réfugie sur le sociétal euh pour avoir sa grande loi, pour avoir exactement pour accroger à son veston telle ou telle réforme en en oubliant tous les autres échecs. En revanche, et j'aurai l'occasion de dire, je le dis pour la première fois avec vous, moi je ferai un moratoire, c'est-à-dire que on ne revient pas sur ce qui a été voté parce que c'est des facteurs de division, mais un moratoire sur les lois sociétales. Oui, un moratoire, c'est-à-dire qu'un moratoire, ça veut dire qu'on ne touche pas à ce qui est voté.
Donc, par exemple, si la loi fin de vie n'est pas votée avant la fin de ce mandat, avec vous, il y aura pas d'occasion d'en voter une parce qu'il y aura un mandat. Alors, en tout cas, c'est ça n'est pas moi qui l'initieraiit. Vous avez un discours très ferme sur le sur l'immigration.
Rota ça aussi est-ce que c'est pas en contradiction avec la position de l'Église catholique et la position de certains papes notamment le pape François ? Oui mais c'est pas les papes qui me donnent pardon c'est pas les papes qui qui me donnent le comportement que je dois avoir mais l'église catholique l'accueil je Oui. Non mais l'accueil c'est pas l'accueil à tout prix.
C'est exactement d'ailleurs ce que disait Michel Recard qui était plutôt de tradition protestante, je crois quand il avait dit "On peut pas accueillir toute la misère du monde." Je pense qu'il faut tenir compte de la réalité et c'est ça la politique. Aucune société humaine ne résiste quand elle est déséquilibrée par un afflux de gens qui viennent d'ailleurs et qui en plus désormais ne veulent plus s'intégrer ou s'assimiler.
Refuse même. Vous savez qui a dit "J'étais un étranger et vous m'avez accueilli ?" Bien sûr, mais bien sûr.
Mais bien sûr. Mais je d'abord je me prends pas pour le Christ. Et je et vous n'avez pas de jugement dernier et si si bien sûr bien sûr bien sûr je on peut en parler si vous voulez parce que je me considère comme un grand pêcheur, je me considère certainement pas comme meilleur que les autres mais euh en revanche ce dont je suis absolument certain qu'il y a un ordre qui est temporel laïque et un ordre qui est spirituel.
Cet idéal spirituel on doit l'avoir, il faut accueillir. Mais l'accueil, pardon, on oublie. C'est la réciprocité, l'hospitalité.
Quand vous accueillez quelqu'un chez chez vous, et bien à Rome fait comme les Romains. Voyez, c'est ça aussi qu'on garde un particularisme, une foi, une culture, mais c'est très bien. Sauf que la République, elle ne demande pas qu'on abandonne les particularités dans l'ordre privé, dans la sphère privée.
Elle demande simplement que dans la sphère publique, on soit tous égaux et qu'on mette ces particularismes à l'écart. C'est la condition du citoyen et aujourd'hui on voit bien que l'individu remplace le citoyen. Moi, je veux que ce soit le citoyen qui prenne toute sa place.
Vous ne cachez pas que vous êtes catholique ? Euh vous C'est jamais moi qui en parle, c'est toujours les autres qui parlent. Oui, en tout cas, vous le cachez pas, disons, mais c'est moi qui vous interroge sur votre foie en l'occurrence.
C'est moi. Euh, vous n'avez jamais douté. J'ai une foi de charbonnier qui a été une évidence pour moi parce que j'ai grandi dans un milieu qui est une sorte de cette de civilisation rurale catholique mais elle s'est ouverte.
C'est pas du tout l'image qu'on peut te qu'on peut en avoir. La vendé c'était le catholicisme social. C'est pour ça qu'en Vendé, vous avez un des départements, vous avez le plus d'associations, le plus de bénévoles comme vous voyez sur notamment le don du sang et cetera, plein plein plein plein de petits indicateurs qui révèlent en réalité ce fond du catholicisme social.
Euh mais pour moi cette foi de charbonnier, elle est confrontée à un idéal. C'est pour ça queil y a une forme d'intranquillité. Je pense que contrairement ça me donne pas de certitude.
Voyez, c'est pas ça chez moi. Ce qui m'habite, c'est quand même le doute vis-à-vis de moi-même. Comment est-ce que si je crois à un tel idéal aussi élevé, comment moi je peux m'y conformer ?
Et tous les jours, à tous les instants, on constate le l'énorme fossée, l'écart et on doit se dire "Mais mon pauvre, tu en es bien loin." Et c'est quelque chose qui est important parce que je voyez enfin il y a il y a des gens qui qui sont des gens convaincus, fervants et qui se croient les meilleurs. Je je pense pas quand on a une foi sincère qu'on puisse s'estimer être le meilleur de tout. ou enfin voilà, je pense que on prend conscience de ses limites.
Au contraire, on prend conscience de ses limites et ça fait ça aide à faire prendre conscience de ces limites. Est-ce que ça aide aussi à appréhender le temps qui passe d'avoir la foi ? Non, non, mais je pense que je pense que les êtres humains, c'est ce que je reproche, y compris à la vie politique, je pense que ça fait comprendre, on peut y parvenir par d'autres moyens que la religion.
Bien sûr, c'est la question de l'idéal, de la croyance, du sacré au sens que Régis Debré l'entend. C'est-à-dire le sacré, c'est un idéal pour lequel on est capable de se sacrifier. C'est pas forcément la foi religieuse, ça peut-être la foi républicaine, l'idéal patriotique et cetera, un idéal social aussi.
Bon, on a plusa, voyez, on est matérialiste et on a pensé que la production et la consommation pouvait simplement être des questions qui pourraient résumer la vie d'un peuple. Et moi, je pense qu'on doit porter quand on est un homme, une femme politique, quelque chose de l'ordre de l'immatériel. Joress avait dit un jour, la patrie le seul bien de ceux qui n'en ont pas.
Et bien, on a tort quand on veut s'adresser notamment aux classes moyennes. On pense qu'elles sont guidées uniquement par des intérêts matériels. Je pense qu'elles sont guidées avant tout par d'autres intérêts et elles sont guidées aussi par des aspirations, non pas spirituelles, mais par un idéal.
Et je pense que la politique doit porter cet idéal là, un idéal français. Clémenceau, vous souvenez, il monte à la tribune. C'est au moment de l'artistice en 1918 et il a cette phrase qui est superbe.
La France hier soldat de Dieu, aujourd'hui de l'humanité, la France qui sera toujours le soldat de l'idéal, un idéal français. Et il faut donner aux peuples occidentaux qui sont désenchantés, qui ont une mauvaise conscience, qui se dénigrent. Il faut leur dire non, on a on a donner au monde plein de belles choses sur le plan artistique, philosophique, sur le plan scientifique.
Il faut être fier de nous-même. Il faut croire en nous-même. Et le problème aujourd'hui, le problème au moment où je vous parle, c'est que on a coupé, on s'est coupé vis-à-vis du passé.
On refuse notre héritage, la repentance perpétuelle, une histoire, notre histoire est lacrimale, en tout cas, on la disqualifie et on nous dit bah l'avenir c'est pas terrible. L'avenir c'est c'est vraiment l'apocalypse écologiste. Et donc on nous enferme dans le présent.
On a ni racine, on ne se on ne peut plus se nourrir du passé et on a ni espérance en l'avenir. Et c'est ça qui est en train de tuer une une part en tout cas l'idéal français. Moi, je vous parlais aussi du temps qui passe et qui rapproche vers la mort.
Si Dieu existe, qu'aimeriez-vous après votre mort l'entendre vous dire ? Demander Bernard Pivot à ses invités. Vous, qu'est-ce que vous aimeriez l'entendre vous dire ?
Malgré tes faiblesses, viens. Bruno Railloto, avant de passer au point lecture, on vous donne des surnoms. Je voulais juste donc on vous surnomme le cardinal.
Ça ça ça vient de Jean-Claude Godin. C'est ça l'ancien maire de Marseille. Oui, ça vient de Jean-Claude Godin.
Je vais vous raconter une anecdote. L'affaire des crèches, elle arrive elle m'arrive à moi, président département de la Vendé où on avait une crèche depuis longtemps et le tribunal administratif donne raison à la libre pensée et donc faut que je désinstalle la crèche. Après, on a gagné en cours administratif d'appel au conseil d'État et cetera et Jean-Claude Godin chaque fois à chaque instance tribunal administratif, cours administratif d'appel, conseil d'État et cetera, il m'offrait 200 ton de Provence à chaque étape. extraordinaire et des très beaux santons.
Vous retz le Rassemblement national accédait à l'Élysée et que l'on vous proposait d'être ministre de l'intérieur. Est-ce que vous iriez ? Non mais je c'est c'est mal me connaître de penser que ma vie est ordonnée par la course aux places.
Certainement pas. Donc vous refuserez par principe parce que je pense que le projet du Rassemblement national est pas bon pour la France. Vous pensez que Nicolas Sarkozy a adoubé Jordan Bardella ou pas ?
Non, je crois pas. Non, mais mais Nicolas Sarkozy n'est plus c'est c'est un peu une rockstar, si j'ose dire, mais il n'appartient plus, si j'ose dire, à la solfaire publique politique. Donc, je n'y ai pas vu moi une signification politique.
Il déjeune mais il déjeune. Il a autant d'égardes pour vous avec la terre. Oui, bien sûr, bien sûr.
Bruno Rario, c'est le moment du point lecture. Alors, vous étiez censé venir avec un livre. Vous allez nous dire lesquels vous avez choisi mais vos livres sont en vendés.
J'ai Ouais. J'ai hésité entre un livre de François Tcheng et j'ai hésité entre un le livre un très grand livre que j'ai beaucoup apprécié à l'époque de l'archipel c'est Sol Genitin et je vais vous lire une phrase que je connais quasiment par cœur. Peu à peu, dit seul génitine, j'ai découvert que la ligne de partage entre le bien et le mal ne séparait ni les états, ni les classes, ni les parties, mais qu'elle traversait le cœur de chaque homme et de toute l'humanité.
C'est important pour moi cette phrase parce que ce genénitin a ébranlé le système communiste qui a révélé les atrocités. Or, je pense aujourd'hui que Poutine pour moi, c'est le retour de l'homme rouge, c'est le retour de l'État cagébiste. Donc il y a un écho, voyez, y compris avec le présent.
Et puis la phrase que je viens de vous dire, qu'est-ce elle a une signification importante pour des hommes et des femmes politiques ? il faut s'écarter du manikéisme, du sectarisme. Elle dit finalement le bien et le mal, le mal c'est pas l'autre, ça peut-être une partie de soi-même.
D'ailleurs, ma propre foi me prédispose à penser ce genre de chos que on voilà, le mal on nous constitue et la vie, notre existence, c'est aussi une lutte difficile sans fois recommencer. Les chutes c'est c'est chaque jour, mais le mal nous habite. C'est notre condition humaine.
C'est notre humaine condition. Et quand on a ça en tête, voyez, quand on pense que c'est cette extériorité du mal, ça veut dire que c'est l'autre qui est le mal ou l'intériorité du mal, ça change votre regard. Vous ne pouvez plus être secctaire à ce moment-là.
Vous savez que vous pouvez chuter vous-même. Vous-même voilà parce que vous l'avez en vous aussi. C'est le moment Bruno Rotaillot de la série de questions.
Si vous deviez changer quelque chose dans votre vie, ce serait quoi ? Un peu plus de temps pour le piano. Un peu plus de temps pour le piano.
Est-ce que vous êtes heureux aujourd'hui ? Oui, je le suis parce que comme je l'ai expliqué, j'ai un idéal que je me suis donné trop tôt et la vie m'a permis finalement de lui donner du sens. Est-ce que vous avez peur de la mort ?
Oui, oui, j'en ai enfin oui, dans le sens où j'y pense peu parce que je suis un homme d'action euh plus que de méditation, je dois l'avouer. Mais quand j'y pense, je me dis quelle réaction aurais-je ? Quelle réaction aurais-je ?
Et comment comment je me prépare à voilà. Mais toute la vie est une préparation normalement. Mais est-ce que la foi peut t'aider dans cette perspective de la mort Bien sûr, bien sûr.
Là, bien sûr, parce que on on pense que nous ne sommes pas que matière et que l'esprit demeure. Bien sûr, bien sûr. Sauf que on a beau y croire fermement, euh il y a quelques doutes toujours quand on y est quand on est en face.
Que dirait le petit euh Bruno du grand Bruno Rotaillot en face de moi ? Je pense qu'il ne le reconnaîtrait pas parce que j'étais un enfant plutôt timide euh qui manquait de confiance en lui-même. Voilà.
Et j'étais plus porté vers la cellulitude que finalement le contact avec des grands nombres. En tout cas évidemment moi mes journées, je ne cesse de des réunions. J'ai en permanence je suis en contact avec des autres.
Donc il y a une métamorphose. Oui. Oui, il y a sûrement une métamorphose.
Oui, bien sûr, il y a une métamorphose. Oui, il a fallu sculpter un tempérament et voilà des habitudes, une hygiène de vie. C'était pas iné.
Non, cor. Ah non, non, non. Mais moi, il y a rien n'était J'envie.
Ben non, mais j'ai envie moi j'étais vous savez des hommes et des femmes politiques qui depuis tout petit ont été préprogrammés par leur milieu familial de être à se vouloir prison de républicain. C'est pas mon cas du tout. Pas du tout.
Qu'auriez-vous aimé que votre mère vous dise et qu'elle ne vous a jamais dit ? Elle m'a tout dit en me disant peu parce que rien n'était verbalisé. Mais j'ai eu de la chance d'avoir des parents assez fusionnels.
J'étais impressionné par leur grand amour et cet amour a rejeill sur leurs enfants finalement. Et donc l'amour contient tout. L'amour dit tout.
Et votre père, qu'auriez-vous aimé qu'il vous dise et qu'il ne vous a pas vu ? Oh, il aime. Je pense que qu'il soit fier de moi.
Il vous l'a pas dit. Si il me l'a mais tout ça n'était pas verbalisé. Si il me l'a dit parce que je me souviens lors d'une élection où il m'a retrouvé, j'avais été élu député et il m'avait retrouvé dans la la petite ferme là que que j'habite et il était venu vers moi et les larmes avaient mangé ses mots.
Donc je sais ce qu'il voulait dire. Merci beaucoup. Merci Agré.
Bruno Retailleau