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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 24 juillet 2018 12 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeSécurité

Alexandre Benalla | Nicolas Dupont-Aignan dans 24h Pujadas

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 85 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteÉludée

    Est-ce que ces deux auditions permettent d'y voir plus clair ce soir ?

  • 2:35RelanceRéponse directe

    Non, mais qui peut croire une fable pareille ?

  • 4:48OuverteRéponse directe

    Il doit s'exprimer.

  • 6:18OuverteRéponse directe

    Constitutionnellement, rien n'interdirait que le président aille devant une commission d'enquête ?

  • 7:08OuverteRéponse directe

    Pourquoi le chef de l'État prend de tels risques ? Pourquoi son entourage donne de tels avantages à un homme sans compétences ?

  • 8:35OuverteRéponse partielle

    Vous avez la même préoccupation que Nicolas Dupont-Aignan ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39Invité politiqueFait
    « Non. Ils se sont défaussés. »
  • 0:48Invité politiqueFait
    « Le ministre de l'Intérieur a d'abord botté en touche sur le préfet de police, mais a reconnu que c'était la responsabilité de l'Elysée. »
  • 1:47Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron disait aux retraités qu'il faudra juste faire un petit effort et qu'il les a surtaxés de CSG, c'est aussi un mensonge très profond. »
  • 3:34PrésentateurFait
    « « j'ai avisé le président qui était en Australie de ce qui s'était passé le 1er mai, et nous avons convenu qu'il fallait prendre des sanctions ». »
  • 4:12Invité politiquePromesse
    « Je vais demander à la commission d'enquête qu'on nous donne la décision de sanction. »
  • 5:07Invité politiqueFait
    « On ne va pas faire convoquer un président de la République devant une commission parlementaire. Parce que ce serait anti-constitutionnel. »
  • 7:56Invité politiqueFait
    « Il m'a menti droit dans les yeux au débat des 11 sur Alstom. C'était terrible, le mensonge d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle sur Alstom. »
  • 8:02Invité politiqueFait
    « Il a fait croire qu'il n'était pas ministre, alors qu'il l'était. Il avait prémédité ça comme secrétaire général de l'Élysée. »
  • 9:40Invité politiqueFait
    « La question qu'on pose... La justice se pose la question de cette manifestation du 1er mai. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan62 %
  • Présentateur15 %
  • Invité10 %
  • ?8 %
  • Invité 23 %

≈ 36,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

On nous rejoint. Lui aussi a été en première ligne dans cette affaire. Il était tout à l'heure dans la commission d'enquête parlementaire. Il a interrogé lui-même Gérard Collomb d'abord, le préfet de police de Paris. Ensuite, bonsoir Nicolas

0:13
Locuteur

Dupont

0:14
Présentateur

-Aignan, président de Debout la France. Même question. Est-ce que ces deux auditions, et notamment celle du ministre de l'Intérieur, permettent d'y voir plus clair ce soir

0:21
Locuteur

? C

0:23
Nicolas Dupont-Aignan

'est assez paradoxal comme question, parce qu'en vérité, vous avez écouté les deux. D'abord, les hommes les plus informés de France

0:31
Locuteur

ne

0:32
Nicolas Dupont-Aignan

savent rien. On aurait pu rire si le sujet n'était pas tragique. Vous

0:37
Locuteur

le croyez sincère quand

0:38
Présentateur

il dit ça ?

0:39
Nicolas Dupont-Aignan

Non. Ils se sont défaussés. En revanche, moi j'ai retenu une chose très simple, évidente, dont vous avez déjà parlé, c'est qu'ils ont botté en touche sur l'Elysée. Tous les deux d'ailleurs. Le ministre de l'Intérieur a d'abord botté en touche sur le préfet de police, mais a reconnu que c'était la responsabilité de l'Elysée. Et puis le préfet de police a un peu botté en touche sur le ministre de l'Intérieur, mais a reconnu que c'était la responsabilité de l'Elysée. A tort ou à raison ?

1:00
Locuteur

A

1:01
Nicolas Dupont-Aignan

raison, mais c'est une évidence. Parce qu'en fait, la question n'est pas seulement celle de l'incident qu'il y a eu, place de la contre-escarpe, si on en était resté là. Le problème,

1:12
Locuteur

c

1:12
Nicolas Dupont-Aignan

'est qu'un homme qui n'a pas de compétences particulières, si ce

1:16
Locuteur

n

1:16
Nicolas Dupont-Aignan

'est la proximité du pouvoir, est logé au Quai Branly, reçoit des sommes exorbitantes, a été élevé au grade de lieutenant-colonel, dispose d'une voiture de police très particulière. Est-ce que c'est l'État ?

1:31
Locuteur

En

1:31
Nicolas Dupont-Aignan

tout cas, ce n

1:32
Locuteur

'est

1:32
Nicolas Dupont-Aignan

pas ma conception de l'État. Et ce n'est pas l'image que voulait donner Emmanuel Macron quand il s'est présenté à l'Elysée.

1:39
Locuteur

Et

1:40
Nicolas Dupont-Aignan

c'est ça le problème de fond. C'est l'imposture.

1:42
Locuteur

Mais

1:43
Nicolas Dupont-Aignan

cette imposture, vous savez, on la voit sur cette affaire, mais quand Emmanuel Macron disait aux retraités qu'il faudra juste faire un petit effort et qu'il les a surtaxés de CSG, c'est aussi un mensonge très profond. Le problème de cette présidence, pour moi, c'est que les Français vont découvrir... Mais j'avais prévenu à temps. Je ne peux pas me reprocher de ne

2:03
Locuteur

pas

2:03
Nicolas Dupont-Aignan

avoir prévenu. Les Français vont découvrir que c'était une imposture politique, médiatique, co-financière, et qu'en vérité, un homme s'est emparé du pouvoir et qu'il est sans scrupule.

2:12
Présentateur

Alors, l'autre fait de ces dernières 24 heures, c'est qu'Emmanuel Macron lui-même a délibérément fait fuiter ses premiers sentiments, ses premières réactions sur cette histoire, et qu'en gros, il dit qu'il y a eu dysfonctionnement, y compris dysfonctionnement à l'Elysée. Sous-entendu, il n'était pas forcément au courant de tous les éléments relatifs à cette affaire et au statut d'Alexandre Benalla à l'Elysée. Non, mais qui peut croire une fable

2:36
Nicolas Dupont-Aignan

pareille ? Enfin, sincèrement. Qui n'est pas su avant le 2 mai ? Et avant le 1er mai, je peux le croire, il était en Australie. Sincèrement, moi, je ne suis pas là. Encore une fois, c'est une affaire grave, et je pense d'ailleurs que l'opposition a peut-être tort d'aboyer trop. En revanche, on doit poser les problèmes. Le problème, c'est que depuis le 2 mai, le président de la République ne peut pas dire « je ne savais pas

3:00
Locuteur

».

3:01
Nicolas Dupont-Aignan

Ça, c'est une évidence. Autant avant, on peut dire peut-être qu'il a été trop loin, mais après le 2 mai, il aurait dû couper beaucoup plus fortement, après ce qu'il savait, parce que c'était le mérite des auditions. On a entendu le ministre de l'Intérieur, il a été très clair, le ministre de l'Intérieur.

3:16
Locuteur

Il

3:16
Nicolas Dupont-Aignan

a dit « j'ai prévenu l'Elysée ». C'est d'ailleurs l'Elysée qui l'a prévenu. Et puis le préfet de police, pareil. Et vous imaginez un directeur de cabinet à l'Elysée, sur une affaire aussi grave, qui ne prévient pas le président. Enfin, ou alors ça voudrait dire que l'incompétence est totale.

3:31
Locuteur

Mais

3:31
Nicolas Dupont-Aignan

je ne peux pas le croire. Alors il dit «

3:33
Locuteur

j'ai avisé

3:34
Présentateur

le président », ce sont ses mots à notre consoeur Ariane Chemin dans

3:37
Locuteur

le Monde, « j'ai avisé le

3:38
Présentateur

président qui était en Australie de ce qui s'était passé le 1er mai,

3:41
Locuteur

et

3:41
Présentateur

nous avons convenu qu'il fallait prendre des sanctions

3:43
Locuteur

».

3:44
Présentateur

Il ne rentre pas dans le détail de savoir ce que Emmanuel Macron entendait par sanction. Mise à pied de 15 jours, saisine du parquet ou

3:54
Nicolas Dupont-Aignan

pas. Écoutez, ce n

3:55
Locuteur

'est

3:55
Nicolas Dupont-Aignan

même pas une question administrative, c'est une question de bon sens. Si dans une entreprise, un collaborateur à LCI fait une énorme connerie, il y a une sanction, une vraie sanction. Il n

4:06
Locuteur

'y a

4:06
Nicolas Dupont-Aignan

pas une fausse mise à pied. D'ailleurs, on n'a toujours pas la décision. Je vais demander à la commission d'enquête qu'on nous donne la décision de sanction. D'ailleurs, on n'a pas retrouvé, en tout cas moi je ne l'ai pas, j'ai cherché, l'arrêté de nomination de M. Benalla. Il n

4:18
Locuteur

'y a

4:18
Nicolas Dupont-Aignan

pas eu d'arrêté. Est-ce qu'il y

4:20
Locuteur

a

4:20
Nicolas Dupont-Aignan

eu une décision administrative ? Donc, c'est surréaliste ce qui se passe. Et c'est grave parce que c'est le président de la République française. C'est une affaire grave parce que la France, ce n

4:29
Locuteur

'est

4:29
Nicolas Dupont-Aignan

pas une république bananière. Parce que la France,

4:31
Locuteur

c

4:31
Nicolas Dupont-Aignan

'est la France. Et que le chef de l'État, d'ailleurs, avait au départ voulu, et il l'avait fait de manière assez correcte par rapport à son prédécesseur, avait voulu incarner une certaine verticalité du pouvoir. Mais le pouvoir exige des responsabilités. On n

4:44
Locuteur

'a

4:44
Nicolas Dupont-Aignan

pas autant de pouvoir sans ne pas avoir aussi de devoir vis-à-vis de la nation.

4:50
Locuteur

C'est pourquoi

4:50
Présentateur

il doit s'exprimer. Alors,

4:52
Locuteur

il

4:52
Présentateur

doit s'exprimer tout à l'heure. Ici

4:54
Locuteur

même,

4:54
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon nous disait,

4:56
Locuteur

lui

4:56
Présentateur

-même doit venir témoigner devant la commission d'enquête parlementaire. C'est de la foutaise,

5:00
Nicolas Dupont-Aignan

enfin excusez-moi. Enfin, la classe politique perd pied là. Excusez-moi, je ne suis pas suspect de vouloir défendre le président de

5:06
Locuteur

la

5:06
Nicolas Dupont-Aignan

République. Mais on ne

5:07
Locuteur

va

5:07
Nicolas Dupont-Aignan

pas faire convoquer un président de la République devant une commission parlementaire. Parce

5:11
Locuteur

que ce serait anti

5:12
Présentateur

-constitutionnel, la

5:13
Locuteur

séparation des pouvoirs, la pêche.

5:16
Nicolas Dupont-Aignan

Moi, j'ai été candidat à

5:17
Locuteur

l

5:17
Nicolas Dupont-Aignan

'élection présidentielle. Monsieur Mélenchon aussi, ça m'étonne d'ailleurs, qu'il ait pu être candidat et dire une fadesse pareille. Enfin, ce n

5:23
Locuteur

'est

5:23
Nicolas Dupont-Aignan

pas possible. Il est président

5:25
Locuteur

de la

5:25
Nicolas Dupont-Aignan

République. Il doit s'expliquer devant les Français. C'est une affaire morale et politique. C'est tout. Il va y avoir la commission d'enquête. Il y a une enquête judiciaire. Maintenant, le problème est politique. Est-ce que celui qui a été élu pour incarner M. Propre

5:39
Locuteur

est

5:40
Nicolas Dupont-Aignan

M. Magouille ? Est-ce qu

5:42
Locuteur

'il

5:42
Nicolas Dupont-Aignan

s'exonère avec des privilèges ? Ou est-ce qu'il revient à la raison

5:45
Locuteur

?

5:46
Nicolas Dupont-Aignan

Moi, je souhaite pour mon pays qu'il revienne à la raison. Moi, je ne souhaite pas mettre de l'huile sur le feu.

5:51
Locuteur

Car

5:52
Nicolas Dupont-Aignan

les Français attendent autre chose.

5:55
Locuteur

Et

5:55
Nicolas Dupont-Aignan

parce qu

5:55
Locuteur

'on

5:55
Nicolas Dupont-Aignan

ne

5:55
Locuteur

va

5:55
Nicolas Dupont-Aignan

pas passer élection présidentielle après élection présidentielle à des naufrages politiques. Car vous voyez bien qu'on a eu François Hollande, ce qui n'était quand même pas brillant. Et que maintenant, on a ça.

6:04
Locuteur

Donc

6:04
Nicolas Dupont-Aignan

moi, vraiment, ici même, j'essaye d'être le plus objectif possible. Le président doit s'exprimer devant les Français dans son rôle

6:11
Locuteur

politique.

6:12
Présentateur

C'est tout. Et après, les Français jugeront. Anne-Élisabeth Poutet, Guillaume Roquet, Dominique Seux, une question à Nicolas Dupoignan.

6:18
Invité

Oui, constitutionnellement, rien n'interdirait que le président de la République aille devant une commission d'enquête parlementaire. Je crois que ça n'est pas prévu, tout simplement.

6:25
Locuteur

Enfin,

6:25
Invité

il y a une... C'est politiquement

6:27
Locuteur

que ça vous paraît

6:27
Nicolas Dupont-Aignan

malvenue. Enfin, attendez. Vous allez transformer le président de la République française en un sous-premier ministre ? Écoutez, il y a un moment, il faut revenir sur Terre.

6:38
Locuteur

Moi,

6:38
Nicolas Dupont-Aignan

je crois que les Français, attendez, regardent cette affaire avec beaucoup de recul.

6:42
Locuteur

Ça

6:42
Nicolas Dupont-Aignan

les choque. Ils estiment que ce président s'est exonéré de tout. Mais pour autant, ils ne veulent pas qu'on vienne à l'anarchie et

6:51
Locuteur

à une espèce

6:52
Nicolas Dupont-Aignan

de chasse à l'homme

6:53
Locuteur

politicienne. Pourquoi est-ce qu'il y a des

6:56
Nicolas Dupont-Aignan

institutions ? Et parce que, en tout cas, moi j'estime, ayant été candidat à la présidentielle, que le rôle d'un homme politique, c'est de faire passer les institutions de la République et l'État et la France avant

7:07
Invité

la

7:07
Locuteur

bouillie politicienne.

7:08
Invité

— Pourquoi, à votre avis, le chef de l'État prend de tels risques ? Pourquoi est-ce que son entourage donne de tels avantages, une telle position à un homme qui, a priori, n'a pas les compétences pour

7:19
Locuteur

ça ? — Eh bien, c'est

7:20
Nicolas Dupont-Aignan

ce dont je

7:20
Locuteur

vous

7:20
Invité

ai

7:20
Locuteur

parlé.

7:21
Nicolas Dupont-Aignan

Il faut qu

7:21
Locuteur

'il

7:21
Nicolas Dupont-Aignan

s'explique maintenant devant les Français. Point. Et les Français jugeront. Mais ce qui est clair, c'est que c'en est fini de M. Exemplarité, qui était la belle politique

7:30
Locuteur

face à la vie politique. — Vous

7:32
Invité

avez évoqué le mot d'imposture politique. Ça révèle l'imposture générale d'Emmanuel Macron. Vous n'avez pas la question ? — Vous dites que les Français prennent ça avec un peu de distance. Vous ne poussez pas un peu le bouchon. La

7:40
Locuteur

ficelle n'est pas un peu grosse, quand même. Vous avez trouvé

7:43
Invité

une faille. Une faille depuis un an. Et donc,

7:46
Locuteur

vous enfoncez le coin un peu

7:48
Nicolas Dupont-Aignan

fortement. —

7:48
Locuteur

S

7:48
Nicolas Dupont-Aignan

'il n

7:48
Locuteur

'y

7:48
Nicolas Dupont-Aignan

avait que ça. Mais il y a eu beaucoup de mensonges. Il y a eu le mensonge. Moi, il m'a menti droit dans les yeux au débat des 11 sur Alstom. C'était terrible, le mensonge d'Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle sur Alstom. Il a dépecé un groupe industriel. Vous le connaissez bien. Il a fait croire qu'il n'était pas ministre, alors qu'il l'était. Il avait prémédité ça comme secrétaire général de l'Élysée. Donc c'est un homme, quand même, moi, qui m'inquiète par ces mensonges. Et là, malheureusement, on s'aperçoit qu'il y

8:13
Locuteur

a

8:13
Nicolas Dupont-Aignan

quand même quelque chose de pas net. Alors qu'il s'explique. Mais il peut pas nous reprocher à nous, opposition, quand même. On peut pas nous reprocher à nous, opposition, de poser des questions, alors même qu

8:21
Locuteur

'il

8:21
Nicolas Dupont-Aignan

ne veut pas parler. Moi, je lui demande pas de parler devant la commission d'enquête, parce que ce serait pas constitutionnel et ce serait pas digne. En revanche, il peut parler devant les Français. Il peut s'exprimer sur un grand journal télévisé. Il peut dire sa vérité. Elle sera peut-être différente de ce que j'imagine. — Richard Ramos,

8:36
Locuteur

vous avez

8:36
Présentateur

le

8:37
Locuteur

même souhait pour partager la

8:39
Présentateur

même préoccupation que Nicolas

8:40
Locuteur

Dupont-Aignan. — Moi,

8:40
Invité

pour moi, il doit passer. Après, M. Dupont-Aignan est dans la récupération politique. Je veux dire, vous savez, les gens qui disaient quelque chose un jour et le lendemain autre chose... Moi, j'avais plein de copains agriculteurs qui étaient pour M. Dupont-Aignan quand il leur avait dit qu'il irait jamais avec le Front National. Donc vous savez, la parole en politique, c'est ça qu'il faut arrêter. —

8:57
Locuteur

Mais sur cette affaire-là... — Mais cela dit, vous préconisez la même chose que lui.

8:59
Invité

— Oui. Et alors, on a juste une question à se poser. C'est le moment. Parce qu'il faudrait pas que les mêmes... Et je me mets dedans... — ...qui lui demandent au président à venir face aux Français. Et il a raison, M. Dupont-Aignan. C'est face aux Français qu'il faut qu

9:12
Locuteur

'ils

9:12
Invité

viennent. En même temps

9:13
Locuteur

qu

9:14
Invité

'on a la justice qui est en train de faire... Qui est en train de verser son oeuvre, à dire qu'on a un président qui est en train d'instrumentaliser la justice. Parce qu'en même moment

9:22
Locuteur

qu

9:23
Invité

'il

9:23
Locuteur

y a

9:23
Invité

une enquête judiciaire, le président vient intervenir. Donc je dis, moi, simplement, il faut qu'il intervienne face aux Français. Attention le moment. Et attention à dire que c'est pas une instrumentalisation de la justice. — Excusez-moi. Ça

9:33
Locuteur

n'a rien à voir.

9:35
Nicolas Dupont-Aignan

La question qu'on pose... La justice se pose la question de cette manifestation du 1er mai. Ça, c'est l'affaire de la justice. Moi, je pose la question des privilèges absolument ahurissants qui sont donnés à un homme, certes qui a sans doute des qualités, puisqu'il a fait la campagne de M. Macron comme officier de sécurité. Mais ça le nomme... Cela ne me paraît pas à la... Les privilèges me paraissent largement excessifs. Et je comprends la colère des forces de police, de ces policiers, de ces gendarmes, ces pompiers qui oeuvrent pour des salaires de misère sur le terrain et qui voient un privilégié bénéficier de quelque chose d'extravagant.

Le président de la République qui prétendait lutter contre

10:11
Locuteur

les privilèges

10:12
Nicolas Dupont-Aignan

doit s'expliquer. Mais

10:13
Locuteur

les

10:15
Invité

Français veulent bien les réformes qu'on est en train de faire à condition qu'ils pensent que l'affaire est juste. Et ce que vous

10:20
Locuteur

dites... Et vous avez raison. Et vous avez

10:22
Invité

raison. Quand on a quelqu'un qui, comme M. Benalla, a des privilèges, les Français vont dire que ce n'était pas juste. Donc il faut venir s'expliquer.

10:30
Locuteur

Donc c'est ça qui

10:31
Invité

est important.

10:31
Locuteur

Et d'un mot, M.

10:31
Présentateur

Dupont-Aignan, on vous a souvent entendu pourfendre le système et notamment la presse, par exemple, qui aurait été aux ordres du pouvoir.

10:38
Locuteur

Est

10:38
Présentateur

-ce qu'on n

10:39
Locuteur

'a pas... Là, l'exemple de la démocratie qui fonctionne. Et je

10:41
Nicolas Dupont-Aignan

vous pose une question. Enfin, je n

10:43
Locuteur

'ai

10:43
Nicolas Dupont-Aignan

pas la réponse. J'étais assez stupéfait de voir la presse qui adulait M. Macron de manière quand même assez intense, qui tout à coup s'est retournée et qui la câble. Comme quoi, dans la vie, il y a des hauts

10:55
Locuteur

et des bas. Mais est-ce que ce n'est pas... Peut-être que votre analyse de

10:57
Invité

départ était

10:57
Nicolas Dupont-Aignan

fausse.

10:59
Locuteur

Non, je ne crois pas. En tout cas, les Français n'ont pas ressenti

11:02
Invité

comme ça. Les Français,

11:03
Locuteur

ils

11:03
Invité

ont ressenti au départ, dans l'élection présidentielle, M. Macron et pas vous. C'est-à

11:07
Locuteur

-dire

11:07
Invité

qu'ils ont ressenti quelque chose. Eh

11:09
Locuteur

bien, peut-être qu'on les

11:09
Nicolas Dupont-Aignan

avait trompés sur certaines

11:10
Locuteur

choses. Eh bien, moi, c'est pour ça que je pense qu'il faut qu'ils s'expliquent devant les Français. Les Français

11:13
Nicolas Dupont-Aignan

attendent de la presse. Et c'est tant mieux de l'impartialité. Voilà. Maintenant, on verra. Ce sont les Français qui sont seuls juges. Mais M. Macron n'échappera pas aux explications.

11:23
Présentateur

Merci, Nicolas Dupont-Aignan, d'avoir répondu à nos questions ce soir. On marque une pause. Et dans un quart d'heure, maintenant, on recevra également Benjamin Griveaux. C'est un moment attendu. On n'a pas entendu un membre du gouvernement, un proche d'Emmanuel Macron s'exprimait depuis ses auditions de Gérard Collomb et du préfet de Paris.