Les 4 vérités - François-Xavier Bellamy
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 20 %Défensif 40 %
Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse directe
Sur l'affaire Notre-Dame-de-Bétharram et la connaissance de F.Bayrou des sévices, quel est votre sentiment ?
- 0:44OuverteRéponse partielle
LFI parle d'une affaire d'Etat. Est-ce que c'était également votre sentiment ?
- 1:28RelanceRéponse directe
Pour l'instant, rien ne permet de montrer que F.Bayrou ait eu connaissance de cette situation. On a découvert un rapport de l'inspection de l'Education nationale quand il était ministre de l'Education. Ce rapport dit qu'il n'y a pas de sujet. Il a été démenti par des enquêtes qui ont lieu aujourd'hui. Aujourd'hui, il faut condamner les coupables. C'est la nécessité. Pour le reste, la justice doit trancher.
- 1:28OuverteRéponse directe
On en vient au parti Les Républicains. Il y a un duel entre B.Retailleau et L.Wauquiez. Le duel a débuté. Allez-vous prendre position ?
- 2:09FerméeRéponse directe
Vous soutiendrez B.Retailleau, officiellement ?
- 2:52ComplaisanteRéponse directe
Il faut reconstruire une force politique capable d'incarner une espérance. La droite a perdu la confiance des Français et elle doit la retrouver.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44F.-X.BellamyFait
« Sur l'implication de F.Bayrou, à ma connaissance, non. »
- 1:28F.-X.BellamyFait
« Il faut que la justice puisse faire son travail: identifier les coupables et les condamner. »
- 2:09F.-X.BellamyPromesse
« Je soutiendrai B.Retailleau, c'était déjà le cas il y a 2 ans. »
- 2:52F.-X.BellamyFait
« La droite a perdu la confiance des Français et elle doit la retrouver. »
- 3:56F.-X.BellamyFait
« Cela ne nous a pas empêchés de nous rassembler et de travailler tous ensemble. »
- 4:39F.-X.BellamyFait
« B.Retailleau travaille d'arrache-pied et fait les choses à fond. »
- 5:21F.-X.BellamyFait
« C'est grâce à son travail que nous avons permis la réforme du droit du sol à Mayotte. »
- 6:05F.-X.BellamyFait
« Ce qui m'inquiète profondément, comme tous les Français, c'est que le destin de notre continent est en train de se décider entre deux chefs d'Etat qui ne sont pas européens. »
- 6:49F.-X.BellamyFait
« La plupart des pays européens ont choisi de miser toute leur sécurité sur leur dépendance à l'égard des Etats-Unis. »
- 7:34F.-X.BellamyPromesse
« Il faut un programme de grande ampleur pour reconstruire une industrie de défense européenne qui soit la condition de la souveraineté de nos Etats et de la sécurité de l'Europe. »
- 8:17F.-X.BellamyFait
« Nous n'avons pas le droit de leur imposer une paix qui serait une pure capitulation. »
Temps de parole
- ?100 %
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J'étais en Charente-Maritime. - M.Lauqué: C'est le moment des 4 Vérités. F.-X.Bellamy est votre invité ce matin. - J.Wittenberg: Bonjour, F.-X.Bellamy. Merci d'être avec nous ce matin. On va parler de l'avenir de votre parti. On va parler de la situation internationale. D'abord, cette question. C'est sur l'affaire Notre-Dame-de-Bétharram et la connaissance que F.Bayrou avait ou non des sévices et des mauvais traitements infligés dans cette école des années 60 aux années 2010.
LFI parle d'une affaire d'Etat. Est-ce que c'était également votre sentiment? - F.-X.Bellamy: Sur cet établissement, il y a une enquête qui dure depuis plusieurs mois. Il faut que la justice puisse faire son travail: identifier les coupables et les condamner. Sur le sujet de la responsabilité de F.Bayrou, il me semble que cette histoire montée par LFI dans le débat public... - J.Wittenberg: Il y a une enquête qui existe. - F.-X.Bellamy: Sur l'implication de F.Bayrou, à ma connaissance, non. Il y a la question de la vie de notre démocratie. On doit pouvoir attendre que la justice fasse la lumière. On ne peut pas considérer comme une affaire d'Etat une question portée dans le débat par LFI dans un but d'opportunité politique.
Pour l'instant, rien ne permet de montrer que F.Bayrou ait eu connaissance de cette situation. On a découvert un rapport de l'inspection de l'Education nationale quand il était ministre de l'Education. Ce rapport dit qu'il n'y a pas de sujet. Il a été démenti par des enquêtes qui ont lieu aujourd'hui. Aujourd'hui, il faut condamner les coupables. C'est la nécessité. Pour le reste, la justice doit trancher. - J.Wittenberg: On en vient au parti Les Républicains. Il y a un duel entre B.Retailleau et L.Wauquiez. Le duel a débuté. Allez-vous prendre position? - F.-X.Bellamy: Oui.
Je soutiendrai B.Retailleau, c'était déjà le cas il y a 2 ans. Il a la capacité de reconstruire cette famille politique. Nous avons besoin de relever ce parti pour le pays. Jamais la France n'a eu autant besoin des solutions que la droite doit incarner. Mon soutien à B.Retailleau n'est pas dirigé contre L.Wauquiez. C'est une élection interne. C'est normal qu'il y ait un moment de débat interne. Nous avons un travail immense devant nous. Il faut reconstruire une force politique capable d'incarner une espérance. La droite a perdu la confiance des Français et elle doit la retrouver. Ce travail-là suppose que nous soyons capables de refonder en profondeur. - J.Wittenberg: Vous dites qu'il n'y a que des amis dans votre parti,
mais il y a eu la guerre des chefs chez Les Républicains. Est-ce que c'est sain d'avoir deux personnalités qui s'affrontent? - F.-X.Bellamy: Il y a 2 candidats qui sont légitimes. Dans la dernière élection interne, il y avait plusieurs candidats. Cela ne nous a pas empêchés de nous rassembler et de travailler tous ensemble. C'était le cas pour la campagne européenne. On a une très grande responsabilité. C'est notre famille politique qui doit se reconstruire pour incarner cette alternance et cette responsabilité, nous en serons à la hauteur. - J.Wittenberg: B.Retailleau doit être candidat à l'élection présidentielle, c'est votre souhait? - F.-X.Bellamy: Il faut séparer les choses. C'est ce que dit B.Retailleau dès aujourd'hui. Aujourd'hui, c'est l'élection interne en 2025. On aura des campagnes à mener avant 2027. Les élections municipales l'année prochaine seront essentielles. Il y a la question de la sécurité portée par B.Retailleau, c'est un élément essentiel.
- J.Wittenberg: Peut-il régler les problèmes de sécurité à plein temps et être président éventuel des Républicains? - F.-X.Bellamy: Bien sûr. B.Retailleau travaille d'arrache-pied et fait les choses à fond. Nous l'entourerons dans cette campagne interne. - J.Wittenberg: L.Wauquiez n'a pas de "job" en parallèle. - F.-X.Bellamy: Il est président du groupe LR à l'Assemblée nationale. C'est un rôle fondamental. C'est sur lui que repose la défense de nos convictions et la défense des Français à l'Assemblée nationale.
C'est grâce à son travail que nous avons permis la réforme du droit du sol à Mayotte. C'est important pour le pays. - J.Wittenberg: Vous vous engagez ce matin pour B.Retailleau, officiellement. La question européenne est très vive. Vous êtes eurodéputé depuis 2019. Vous siégez au Parti populaire européen. Etes-vous inquiet de ce qui est en train de se décider et de se dessiner pour l'avenir de l'Ukraine? - F.-X.Bellamy: Ce qui m'inquiète profondément, comme tous les Français, c'est que le destin de notre continent est en train de se décider entre deux chefs d'Etat qui ne sont pas
européens. L'Europe a un rôle de figurante alors que des décisions fondamentales pour son avenir et l'avenir de notre sécurité sont en train de se décider. C'est exactement le constat qu'il faut faire de façon lucide et courageuse pour reconstruire notre capacité de maîtriser notre destin. C'était tout le sens de la campagne européenne que j'ai portée il y a quelques mois. On voit aujourd'hui que c'est important. - J.Wittenberg: Vous venez de faire un constat. Au-delà de ce constat, quelles peuvent être les actions et les réactions de ce qui est en train de se passer? L'Europe est spectatrice de ce qui se passe.
- F.-X.Bellamy: La plupart des pays européens ont choisi de miser toute leur sécurité sur leur dépendance à l'égard des Etats-Unis. Ce choix est risqué. Les Etats-Unis ont leurs propres priorités. Personne ne peut le leur reprocher. Ce n'est pas nous qui votons pour élire le prochain président des Etats-Unis. L'Europe doit faire l'effort d'apprendre à mieux se défendre. - J.Wittenberg: Si V.Poutine décide de nous attaquer, demain, D.Trump a laissé entendre qu'on pourrait avoir à se débrouiller sans les Etats-Unis. Est-ce que vous songez à cette perspective? - F.-X.Bellamy: La 1re urgence, c'est de combler les vulnérabilités
que nous voyons aujourd'hui, si évidentes dans le débat européen. Cela va prendre du temps. On peut s'engager. On a des entreprises, des industries et des forces extraordinaires qui sont prêtes à s'engager ainsi que des armées. On doit leur donner les moyens de leurs missions. Il faut un programme de grande ampleur pour reconstruire une industrie de défense européenne qui soit la condition de la souveraineté de nos Etats et de la sécurité de l'Europe. - J.Wittenberg: Pour en revenir à ce qui s'est dit entre les deux leaders des superpuissances, faut-il accepter une sorte de "realpolitik" et de dire aux Ukrainiens qu'ils doivent concéder une partie de leur territoire?
Qu'en pensez-vous? - F.-X.Bellamy: L'essentiel, c'est que les Ukrainiens, qui ont payé le prix du sang pour défendre leur pays, soient associés à cette décision. Ils savent très bien la situation dans laquelle ils se trouvent. Nous n'avons pas le droit de leur imposer une paix qui serait une pure capitulation. C'est notre propre sécurité qui est en jeu. La vérité, c'est que ce que nous voyons aujourd'hui, c'est que le danger serait de faire un précédent, de montrer que la violence peut faire le droit et que la force peut déplacer
des frontières. Si nous laissons ce précédent s'établir, le grand risque, c'est
François-Xavier Bellamy