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InterviewInfoMinute· 21 mars 2026 3 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & élections

Moyen-Orient : l’analyse choc de Dominique de Villepin qui inquiète

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Et je demande quel est l'objectif politique des États-Unis. Je connais celui d'Israël et en cela monte aux États-Unis la petite musique que cette guerre serait israélienne parce qu'on sait ce que vise Benjamin Netaniaou. »
  • 0:41Invité politiqueFait
    « En 2003, c'était une guerre idéologique avec un soubassement intellectuel qui était celui des néoconservateurs. Là, c'est le néovent. »
  • 1:26Invité politiqueFait
    « ni les États-Unis ni Israël ne sont intervenus pour libérer le peuple iranien. »
  • 2:08Invité politiqueFait
    « Ce qui a allégé la souffrance du peuple iranien et sans doute permis une évolution du régime parce que nous savons bien que ce régime est un régime certes de fer, mais un régime fragile qui ne répond pas aux aspirations du peuple iranien. »

Temps de parole

  • Dominique de Villepin100 %

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Dominique de Villepin

Et je demande quel est l'objectif politique des États-Unis. Je connais celui d'Israël et en cela monte aux États-Unis la petite musique que cette guerre serait israélienne parce qu'on sait ce que vise Benjamin Netaniaou. Lui, il vise la sécurité à tout prix. N'en déplais aux Libanais, non des plaises aux Syriens, non des plaises au peuple iranien. Là au moins, c'est clair, ça conduit à la catastrophe aussi parce que la sécurité à tout prix et bien ça ne s'arrête jamais. C'est la guerre sans fin.

Mais en ce qui concerne donc cette impuissance de la puissance, pas d'objectif politique, le l'échec quoi qu'il arrive et y compris demain si Donald Trump crie victoire, il est écrit et annoncé dans la programmation de cette guerre qui une fois de plus est une guerre d'opportunité. En 2003, c'était une guerre idéologique avec un soubassement intellectuel qui était celui des néoconservateurs. Là, c'est le néovent. C'est en regardant aux doigts mouillés l'évolution des choses que Donald Trump a embarqué le le mouvement pour frapper l'Iran sans avoir aucune idée de ce qu'ils visent.

Il y a une certitude néanmoins, et je le dis pour mes amis iraniens nombreux qui sont dans le désespoir aujourd'hui, de voir qu'ils ont et la dictature et les bombardements et peut-être demain la catastrophe de la fragmentation de l'Iran. Et bien, je dis que ce que nous savons, c'est que ni les États-Unis ni Israël ne sont intervenus pour libérer le peuple iranien. Et ça c'est quelque chose que nous devons avoir en tête quand on s'interroge sur la responsabilité des démocraties, sachant qu'il y a toujours deux chemin. Il y avait deux chemins en 2003. Le chemin des inspections, le chemin multilatéral qui nous permettait de répondre au drame qui était celui de la situation iakienne.

Il y a aujourd'hui un autre chemin que celui emprunté par Donald Trump et Benjamin Etanya qui aurait été de poursuivre les négociations. Poursuivre les négociations puisqu'un accord sur le nucléaire était possible. ce qui conduisait à lever les sanctions comme on l'avait fait en 2015 entre 2015 et 2018. Ce qui a allégé la souffrance du peuple iranien et sans doute permis une évolution du régime parce que nous savons bien que ce régime est un régime certes de fer, mais un régime fragile qui ne répond pas aux aspirations du peuple iranien. Donc il n'y a jamais de fatalité. Mais où est la voix de l'Europe ? Où est la voix de la France ?

On va y venir à cette question de la voix de l'Europe et la soumission. Non mais je sais bien qu'on va toujours venir mais j'estime fondamental de dire les choses importantes au début et de distinguer l'anecdote c'est-à-dire le croustillant du quotidien du fondamental qui va changer nos vies parce que nous français nous serons les premiers à payer l'adition Sure.