"Des images insoutenables" : un policier lynché au sol à Belfort|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 30 %Défensif 70 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 19:22Fait
« Une enquête a été ouverte pour tentative d'homicide volontaire. »
- 25:06Fait
« Chaque profil est différent, mais il se dégage néanmoins une un fil conducteur avec des jeunes individus sans antécédents judiciaires qui participent à leur première manifestation. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Il est 14h50, vous êtes bien devant LCI direct. Laurent Nugnaz, le ministre de l'intérieur parle d'images insoutenables. Regardons ensemble cette séquence terrible qui se passe à Bfort. Un policier en civil haut gradé, roué de coup par ses individus cagoulés, certains masqués. Il a perdu connaissance sous les coups de ses agresseurs. Il s'est retrouvé au sol. Une enquête a été ouverte pour tentative d'homicide volontaire. Autre séquence qui évidemment fait froid dans dos aux portes de Paris, ces affrontements, ces violences alors que le gouvernement avait interdit toute manifestation aux
abords des lycées. Près de 600 établissements font l'objet d'action ou de perturbation. À l'heure où nous parlons, plus de 150 personnes ont été interpellées. Paris, Strasbourg, Rennes, Lyon ou encore la Siota où une proviseur a été aspergé d'essens à Paris hein. Des individus masqués s'en sont pris à une policière au cri de Tuela. Euh pour le ministre de la justice, Gérald d'Armanain, ce sont les insoumis qui jettent de l'huile sur le feu accusé d'être des pompiers pyroman. Raphaël Maillochon, une note de renseignement explique les liens entre la France insoumise et le mouvement. Euh que dit la note de renseignement ? La note de renseignement, enfin des services de renseignement français, elle
est assez fournie. Elle note plusieurs choses. La première, une rad radicalisation pardon du mouvement. la seconde et bien ils évoquent la future manifestation du 6 octobre la semaine prochaine et ensuite et là je vais les citer donc j'ouvre les guillemets, une tentative de récupération avec des manœuvres politiques de certains partis il cite la France insoumise et également le NPA et une galaxie de groupes dans l'ultra gauche. Il note également la présence d'élus, de conseillers municipaux, de certains militants venus commettre des dégradations, rechercher l'affrontement. Faut bien noter que les services de renseignement documentent tout cela avec notamment, c'était le cas en début de semaine, c'est l'exemple que je reprends souvent, ce conseiller
municipal de position à Baumont Suroise, on est là en Île-de-France qui a été aperçu par le renseignement territorial se rendre au côté de contestataire pour leur dire et là je cite durcissez le ton, durcissez le mouvement. Donc c'est à nuancer avec ce que disait hier l'entourage du premier ministre sur le côté la France insoumise est à la manœuvre de tout cela. Ce qu'il faut comprendre par le travail des différents services de renseignement français et bien c'est que certains partis la galaxie d'Ultra gauche avec Lfi et le NPA euh gangraineent au fur et à mesure euh ses rassemblements et euh on va dire diffuse leurs idées. Mais en aucun cas note les renseignements, ce n'est pas la France insoumise qui a mis les lycéens dehors. Les choses sont extrêmement
claires grâce à vous, Raphaël Philippe Gubert. On voit ces images en direct de manifestation à Lyon qui se passe euh pour l'instant en tout cas dans le calme. Euh que peut faire le gouvernement, vous euh qui avez été hein euh directeur de service d'information du gouvernement euh pour calmer la la colère ? Je pense que le gouvernement est tanisé par l'exemple qu'on cite beaucoup qui remonte à 40 ans de décembre 86 avec la mort de Malikovski. Là, on voit que ça se tend euh à Lyon. La difficulté, c'est qu'il y a une culture de la violence qui s'est installée depuis une dizaine quinzaine d'années qui n'avait pas vraiment de précédent. Il pu avoir des moments violents mais qui n'avait rien de comparable avec un durcissement. On en a vu des images qui sont plus
qu'attristantes euh de policiers pour pour chasser et parfois lycher. Et donc euh cette culture de la violence qu'on retrouve dans toutes les statistiques du ministère de l'intérieur hein sur les actes délinquants ou criminels avec des actes violents qui qui ont augmenté beaucoup cette quinzaine dernières d'années, elle imprègne aussi une partie de la jeunesse à l'évidence, une partie de la jeunesse qui est dehors. Est-ce que et lesfi maîtrise tout ça ? Je suis dubitatif. Je pense que les filles c'est aussi une autre génération. C'est des gens très politisés. Je suis pas sûr que tous ceux qui commettent des actes aussi scandaleux et violents soient aussi politisés et maîtrisent bien leur violence. J'en suis pas sûr du tout. Donc vous avez un gouvernement qui est
il a pas de projet de loi artérique en 86 avec le projet de loi de Vaquet. il a pas ou un projet comme le CPE il y a une vingtaine d'années. Euh que peut-il décider ? Il pourrait faire une ouverture mais il y a aussi les conseils régionaux qui sont concernés. On les oublie beaucoup dans cette affaire. Je trouve qu'on on entend pas beaucoup les présidents de conseils régionaux parce qu'il faut rappeler que c'est les ce sont les conseils régionaux qui ont la responsabilité du matériel euh dans les dans les lycées. L'État ayant la la responsabilité du personnel enseignant et non enseignant. Et donc qu'est-ce qu'il peut faire le gouvernement ? Il doit être très ferme mais il ne doit pas il doit maîtriser l'exercice policier ce
qui est loin être facile et en même temps il faudra bien qu'il trouve un débaucher politique à cette crise qu'il fasse au moins une ouverture pour faire baisser la pression de façon à ce que on puisse l'espérer la semaine prochaine la manif que vous évquiez le 6 octobre ne puisse pas surfer sur un gouvernement qui soit totalement hermétique à toute écoute des revendications. Le problème c'est que ce gouvernement est dans le même temps sous la pression budgétaire et de la crise financière et des taux d'intérêt. Guillaume Fard, je vous en prie hein, installez-vous. Vous êtes évidemment le bienvenu consultant pour les questions de police justice renseignement pour TF1
LCI. Alors, on a on voit ces images euh à Paris de deux jeunes qui sont devant leur lycée alors que les rassemblements sont interdit. On a vu à l'instant des images à Lyon où là on voyait euh euh des des policiers qui ont dû utiliser des gaz lacrymogènes pour disperser la foule. Euh est-ce qu'on sait à l'heure où nous parlons le profil de ceux qui sèiment le désordre depuis 3 jours un peu partout en France ? En fait, il faut distinguer ceux qui bloquent et qui occupent les lycées qui sont par définition des lycéens de ceux qui viennent précisément pour dégrader, casser, incendier et c'est pas toujours les mêmes. Alors, il peut comme toujours quand quand des personnes viennent animées d'intention violentes avoir d'autres qui les suivent parce qu'elles
sont entraînées dans la violence. Mais il faut quand même il faut quand même distinguer euh distinguer les deux phénomènes. Euh ce ce mouvement, il a commencé comme beaucoup de mouvements lycéens par des blocages et des occupations de lycée localisées. Et puis ensuite ce que l'on a observé qui était une rupture par rapport à ce qui se pratiquait d'ordinaire dans dans les mouvements lycéens, c'est que des individus délinquant sont venus spécialement pour commettre des actes de délinquence que l'on observait d'habitude plutôt de nuit au pied des immeubles dans les quartiers sensibles et là on les a vu de jours devant les grilles des lycées. Enfin, je fais allusion à au jet de d'ang incendiaire et aux dégradations. Quand vous venez avec des barres de fer dans une sorte
d'itinérance de la violence et que vous passez de lycée en lycée, probablement vous n'êtes même pas lycéen à vous-même, mais ensuite vous faites autre chose que revendiquer. Vous commettez des actes de délinquence. Il est 14h58. Soyez les bienvenus si vous nous rejoignez en direct sur LCI à la une, ces nouveaux débordements. Malgré les interdictions de rassemblement devant les lycées Paris, Strasbourg, Rennes ou encore Lyon, près de 600 établissements font l'objet d'action ou de perturbation. À l'heure où nous parlons, un policier en civil a été roué de coup à Belfort. Une enquête a été ouverte pour tentative d'homicile volontaire. Laurent Nugnaise, le ministre de
l'intérieur dénonce des images insoutenables. Nous sommes en direct avec l'une de nos équipes devant ce lycée à Paris, lycée Voltaire. Euh on voit et dites-nous si je me trompe que des lycéens enlèvent les les barricades, les poubelles. Que se passe-t-il ? Racontez-nous. Et bien, écoutez Marie-Aline au lycée Voltaire, avenue de la République dans le 11e arrondissement parisien. Effectivement, vous avez bien vu, les lycéens sont en train d'enlever tout le blocus devant la porte d'entrée du lycée. Ils enlèvent principalement des poubelles, des barrières métalliques qui avaient été récupérées sur la voirie pour remettre les lieux en parfait état.
Ils l'ont déjà fait euh de l'autre côté du bâtiment, du côté du collège il y a quelques instants et maintenant c'est autour du lycée. Leur action est terminée pour aujourd'hui mais il me disait tout à l'heure qu'ils allaient tout remettre en place dès lundi matin. En fait le blocus se poursuivra la semaine prochaine toujours pour les les mêmes revendications, hein, on les connaît, de meilleures conditions d'étude. des preuves, vous savez les preuves qui manquent énormément dans certains lycées, dans certaines situations qui ne sont pas remplacé et donc ils reviendront lundi matin remettre ses poubelles, ses barrières pour à nouveau bloquer le lycée Voltaire. Ici, la matinée a été euh euh rythmée par euh
les attaques de quelques 40 à 50 jeunes qui ont voulu en découdre avec les forces de l'ordre et qui ont bloqué à un certain moment d'ailleurs euh l'avenue de la République juste de devant euh le lycée. Mais finalement euh la journée se termine, l'après-midi se termine dans une ambiance très bon enfant. Merci pour ces informations. Partons au ministère de l'éducation où le ministre Édouard Gef reçoit les associations de lycéen. Emma barrier, vous êtes sur place. Le gouvernement veut tout faire pour faire redescendre le niveau de tension. Et oui, Édouard Gef qui a décidé de prendre le problème à Brascor ici au ministère de l'éducation nationale. Il
reçoit depuis 13h30 maintenant des représentants de lycéen. Le ministre qui avait dit dès hier soir, on le rappelle qu'il voulait que ces revendications et bien soient entendu alors que la mobilisation a commencé et bien maintenant 10 jours. Il a rencontré ce matin des organisations syndicales puis des associations de parents d'élèves et donc cet après-midi, je vous le disais, c'est autour des lycéens directement d'être entendu. objectif, vous en parliez, à apaiser les tensions, calmer les tensions et surtout et bien écouter les revendications, échanger pour savoir ce que ces élèves attendent. Clairement, lui qui on le rappelle avait déjà fait donc une annonce hier soir, il a il est prêt à faire un pasux et à proposer de retirer cette mesure qu'il avait
inscrite au budget et qui consistait à rendre payante l'entrée en classe préparatoire et en BTS. Les échanges euh de aujourd'hui devraient se terminer par une rencontre avec le Conseil national de la vie lycéenne avant que le ministre ne tienne un point presse à 18h très attendu justement pour faire un point sur tous ces échanges aujourd'hui. Merci ma barié avec Simon Imblot en direct du ministère de l'éducation. À droite Bruno Retaillot dénonce l'attitude des casseurs qui ne veulent pas dialoguer mais semer le chaos. Pardon, pour l'instant, il y a pas une revendication, il y a des revendications et il y a pas eu de dialogue. Donc qu'est-ce que c'est que cette façon de
brûler ? Qu'est-ce que c'est cette façon de recourir à la violence tant qu'il y a pas eu de débat, quand il y a pas eu de dialogue ? à des pays d'Europe qui dépensont le plus en moyen. Pour la première fois, les aveux de Cédric Jubilard, mis à l'épreuve la justice a procédé aujourd'hui à une reconstitution des faits pour vérifier si cette déclaration sur la manière dont il a tué sa femme Delphine au Saguel sont cohérentes. Retrouvons sur les lieux de la reconstitution à Cagnac sur les mines Marion Russell et Nicolas de Roussi. La reconstitution des faits a duré un presque 4 heures. Elle a démarré ici dans cette maison, la maison du couple jubilard, là où le meurtre de Delphine
aurait été commis par son mari Cédric. Cédric Jubilard qui a donc été extrait de sa prison, amené ici en compagnie de ses avocats, des avocats des partis civiles, des enquêteurs mais aussi des magistrat pour que les gestes qu'il a décrit lors de ses aveux il y a un peu plus de 2 mois soient confrontés à la réalité, à la plausibilité des faits. La première partie s'est donc déroulée ici pendant un peu plus d'une heure. L'ensemble du périmètre était bouclé. Nous, les journalistes, nous étions tenus à bonne distance, à une cinquantaine, centaine de mètres d'ici avec des des équipages de gendarmerie en nombre. 150 hommes ont été déployés pour l'occasion afin que cette reconstitution se passe à l'abri de tout regard. Cédric Jubilard a ensuite dû refaire les
gestes. Porter par exemple un mannequin de 60 kg le poids de sa femme pour expliquer comment il l'aurait transporté jusqu'à sa voiture. Ensuite pour la reconstitution, ils sont allés vers Mayoc en prenant la route par le bas. La route qu'aurait emprunté Cédric euh Jubilard le soir euh des faits avant d'aller enterrer euh sa femme dans un tas de terre dans un champ. La suite de la reconstitution a donc eu lieu euh là-bas. Les avocats des partis civiles que nous avons croisés euh ensuite euh déplore et bien euh que certains faits décrits par Cédric Jubilard ne collent pas réellement avec la réalité. Mais en tout cas, ce qui est sûr, c'est que cette reconstitution, elle sera un atout majeur pour l'enquête et pour le procès avec une question au centre des débats.
Est-ce que ce meurtre était prémédité ? Pour l'instant, Cédric Jubila reconnaît avoir tué sa femme mais affirme ne pas l'avoir prémédité. Merci Marion Russell pour ces dernières informations. Voilà pour l'essentiel de l'info à 15h4. Sommes-nous dépassés par les violences urbaines en marge du mouvement des lycéens ? De nouveaux débordements ont eu lieu. Laurent NZ, le ministre de l'intérieur, a dénoncé des images insoutenables. Ces images, ce sont celles d'un policier en civil haut gradé qui a été roué de coup à Bfort. Il a été projeté au sol par l'un de ces individus en noir et cagoulé. Il a perdu
connaissance. Une enquête a été ouverte pour tentative d'homicile volontaire. Paris, Strasbourg, Rennes, Lyon. Au total, 564 établissements font l'objet d'action ou de perturbation. À la siota, une proviseur a été aspergé d'essens. Vous voyez hein ces images dans l'après-midi tourné à à Pentin où on voit plus d'une centaine d'individus qui font face au fort de l'ordre. Qui doit payer ? Il y a la responsabilité pénale mais aussi financière pour les dégâts qui se chiffrent à plusieurs dizaines de millions d'euros. Léonardal. Les dégâts sont considérables. La région
les évalue à 2 millions d'euros. Ce matin au lycée Nelson Mandela à Nant au milieu des débris, le nettoyage ne fait que commencer. Hier matin, le personnel éducatif a assisté impuissant à un déferlement de violence. Tir de projectile, de mortiers. Le hall d'entrée a brûlé de même qu'une partie du réfectoire. Des salles de classe et des chambres d'internat sont dégradées. Le proviseur est sidéré. Partons à Bfort. Écoutez le procureur de la République. actes d'une violence inouie qui ont été commis ce matin par un groupe d'individus pour la plupart visage dissimulés ou portant des capuches sur la tête qui ont conduit à l'agression sauvage d'un
officier de police de la direction départementale de la police nationale du territoire de Bfort qui exerce les fonctions de commandant de police et qui se trouve être au demeurant le chef du service départemental du renseignement territorial du territoire de Bfort. Ces faits sont survenus ce matin peu après 9h alors que les services de police du territoire de Bfort étaient engagés comme malheureusement tous les jours depuis mardi et depuis les débordements déplorés en marge des mouvements lycéens dès 7h aux abords immédiats du lycée Courbé alors que près de 200 individus étaient déjà rassemblés beaucoup d'entre
eux habillés de sombre vêtus de sombre portant capuche sur à tête ou visage dissimulés qui ont commencé de nouveau à prendre pour cible comme les jours précédents les forces de l'ordre policiers et gendarmes mobilisés pour assurer la sécurité des manifestations des lycéens policiers et gendarmes pris pour cible rapidement par divertir de projectiles des débuts également d'incendies volontaires et dans ce cadre-là peu après 9h le commandant de police chef du service départemental du du renseignement territorial du territoire de Bfort. Euh un officier de police qui est né en 1967 a pu procéder à l'interpellation
d'un casseur, d'un individu qu'il venait de constater euh comme ayant commis des actes qualifiables de violence sur personnes dépositaires de l'autorité publique, à savoir des gets projectiles en direction des forces de l'ordre rassemblé pour sécuriser le mouvement lycéen. Et alors qu'il venait de constater que ce jeune homme venait par ailleurs, était suspecté d'avoir débuté un incendie sur la zone herbeuse qui entoure la zone proche du lycée Courbé à Belf. Alors qu'il venait donc et qu'il était en civil, il venait procéder à l'interpellation de ce de ce jeune homme et était en train de rapidement le mettre en sécurité pour procéder en toute sécurité à son interpellation et
le remettre à l'officier de police judiciaire territorial. compétent. Ce commandant de police s'est rapidement retrouvé encerclé par une horde d'individus particulièrement agressifant à son encontre. Ces individus ont réussi à faire trébucher le commandant de police le faisant tomber brutalement au sol, entraînant de fait la fuite de l'individu qu'il venait d'interpeller. Et alors que ce commandement de police se trouvait allongé au sol, s'est trouvé roué de coup véritablement par plusieurs individus dans une scène véritablement sauvage dont j'ai pu rapidement prendre connaissance. Il a été frappé à
plusieurs reprises à coup de euh à coup de jambe, à coup de pied, à coup de point euh principalement dirigé au niveau de sa de sa tête. Très heureusement, les autres effectifs de la police nationale et du renseignement territorial présents sur les lieux ont pu secourir leur leurs collègues et entraîner la dispersion, la fuite du groupe d'agresseurs et mettre en sécurité le commandant de de police qui a pu être rapidement ainsi prise en charge par les services de secours et transportés à l'hôpital Nordfranchecté territorialement compétent. Immédiatement prévenu de la survenue de ces faits, j'ai ouvert une enquête criminelle du chef de tentative de
meurtre sur personnes dépositaires de l'autorité publique. infraction donc de nature criminelle pour donner d'une part le maximum de moyens au service enquêteur saisis à savoir le service départemental de la police judiciaire du de la direction départementale de la police du territoire de Belfor le SDPJ du 90 qui est donc en charge des investigations qui est renforcée par la division de la criminalité organisée spécialisée du Dou une enquête ouverte donc en flagrance qui a conduit assez rapidement à l'interpellation d'un jeune âgé de 17 ans qui se trouvait
manifestement à l'intérieur partie prenante du groupe d'individus identifiés comme ayant agressé ce commandant de de police. Ce jeune homme a donc été interpellé placé en garde à vue à 11h très précisément et se trouve donc en garde à vue actuellement dans les locaux de la direction départementale de la police du territoire de Belf. La scène en question d'une sauvagerie inouie a été filmée par plusieurs téléphones portables. Des vidéos qui ont rapidement circulé, été diffusées via les réseaux sociaux. des vidéos qui nous sont ainsi rapidement évidemment euh parvenues, qui sont actuellement en cours d'exploitation sur euh lesquels nous pouvons bien distinguer plusieurs
individus, porter des coups directement euh au niveau de la tête du commandant de de police avec des propos qui à ce stade, en tout état de cause, laissent peu de doutes sur la volonté d'agresser, de faire mal et ce sont ces éléments qui en l'état m'ont conduit à retenir pour le début de l'enquête cette qualification criminelle. Les exploitations donc de ces vidéos sont actuellement en cours. Les premiers éléments que je peux vous indiquer sur le jeune homme qui a été interpellé, c'est que ce jeune homme a pu être interpellé à partir des constatations visuelles faites par plusieurs officiers de police judiciaire présents sur les lieux. Son rôle n'est pas à ce stade
précisément défini. Il a été placé en garde à vue et alors que ses droits venaient de lui être notifiés indique ne pas avoir participé directement à l'action de violence sur le commandant de police. Néanmoins, il admet qu'il était bien présent dans le groupe d'agresseurs du commandant de de police. Il s'agit d'un jeune homme, je vous l'indiquer, âgé de 17 ans, domicilié sur le territoire de Bfort, lycéen dans l'établissement euh en question. et qui n'a aucun antécédent judiciaire ni n'est absolument connu des services de police ou de gendarmerie. Le commandant de police a été, je vous l'indiqué rapidement pris en charge par
les services de secours. Il a pu faire l'objet d'une première prise en charge médicale. Très heureusement, son état ne présente pas de de gravité particulière. Je dois subir deux prochains examens durant la fin de de journée. J'ai pu m'entretenir personnellement et assez longuement avec cette cet officier un enquêteur, un commandant de police qui est particulièrement choqué, marqué par la sauvagerie de l'acte d'agression dont il a été victime, qui présente les stigmates de coûts très visibles sur sur son visage et qui doit donc encore subir un certain nombre d'examens notamment pour s'assurer qu'il n'y ait pas eu de commotion cérébrale par exemple. Euh il
a une très brève perte de connaissance à l'issue euh des faits. Euh heureusement jugé sans gravité par euh les médecins qui ont procéder à sa prise en charge à l'heure actuelle. Donc les investigations se poursuivent naturellement pour déterminer le degré participation exacte du jeune homme qui est actuellement placé en garde à vue et puis surtout pour identifier les autres membres du groupe et en particulier les individus dont nous pouvons clairement distinguer qu'ils ont frappé directement et à plusieurs reprises la tête du commandant de police alors que ce dernier était au sol. À l'heure actuelle, il n'y a pas d'incapacité totale de travail fixé pour le commandant de police compte tenu des examens dont il doit encore faire
l'objet et de l'examen médico légal dont il fera également l'objet dans le cadre de dans le cadre de cette de cette procédure. Voilà à ce stade les premiers éléments que je suis en mesure de de vous communiquer. Tout ceci s'inscrivant dans le cadre des débordements que nous déplorerons sur l'ensemble du territoire national et en particulier sur le territoire de Bfort depuis ce mardi 29 septembre qui ont conduit de multiples gardes à vue alors dans leur très grande majorité d'individus mineurs sans antécédents judiciaire et alors que nous constatons un durcissement du mouvement depuis désormais 36 48 he avec des actes de plus en plus violents. Nous déplorons sur le territoire de Bfort de l'usage de cocktail molotof, de l'usage de cocktail
à base d'acide visant directement les forces de l'ordre. Euh tout ceci ne peut évidemment que nous inquiéter, renforce notre détermination pour apporter une réponse pénale d'une particulière fermeté comme en témoigne les comparion immédiat auxquelles j'ai fait procéder dès hier qui ont conduit à deux premières euh condamnations. Euh de très jeunes individus qui sont impliqués dans ces exactions. Nous avons avec mes collègues procédé à plusieurs prolongations de garde à vue tout au long de de la matinée, ce qui nous a permis de constater d'une part de très jeune âge des individus qui sont interpellés pour ces faits de violence sur personnes dépositaires de l'autorité publique et d'autre part des jeunes hommes qui malgré leur absence d'antécédents judiciaire ne mesurent pas
bien manifestement la gravité des actes qui leur sont reprochés la gravité du contexte de ces de ces mouvements dans lesquels ils se retrouvent impliqués malgré ou avec une participation revendiquée. Chaque profil est différent, mais il se dégage néanmoins une un fil conducteur avec des jeunes individus sans antécédents judiciaires qui participent à leur première manifestation, lesquelles ne sont absolument pas encadrées, en tout cas ne l'était absolument pas à ce stade et qui conduisent malheureusement à ces débordements avec de plus en plus de policiers et gendarmes qui sont non seulement directement pris pour cible mais blessés à la suite de mise en sécur mise en sécurisation de ces de ces
jeunes gens. Voilà pour l'essentiel de ce que nous révèle le procureur de la République de Belfort. Après ces ces images insoutenables, si vous nous rejoignez en direct sur LCI, on vous montre ces images pour bien comprendre l'importance de l'enjeu. Laurent Nèz dès ce matin avait parlé d'images insoutenables. C'est un policier en civil qui a été roué de coup frappé au sol par des individus. Il a perdu connaissance et le procureur de la République nous explique que grâce à ses collègues qui sont venus à son secours et qui ont dispersé ces individus et bien euh sa vie euh voilà, ils lui ont sauvé la vie. Le commandant
euh de police a fait l'objet d'une agression sauvage, dit le procureur de la République de Belf parce qu'il y a une horde d'individu qui s'est jeté sur lui. Guillaume Fard. Oui, c'est ce qu'il raconte hein. C'est il nous explique, c'est un commandant de police qui appartient à la la direction nationale du renseignement territorial. Donc il est clairement en charge de l'observation du suivi de la documentation des mouvements sociaux. Donc c'est précisément sa place et que dans le cadre de l'exercice de de ces missions, il s'est retrouvé à un moment donné ben en sous-nombre avec de très nombreuses personnes qui sont venues contre lui pour le frapper. Il a chuté au sol comme cela arrive souvent quand vous êtes seul contre beaucoup. et une fois au sol euh il a reçu un nombre très
important de coûts. Ça aurait pu être beaucoup plus grave en terme de conséquences. Euh il doit sa survie en réalité hein, au fait que euh d'autres policiers ont pu venir lui prêter lui prêter assistance, sinon ça aurait pu durer un certain temps et et quand vous êtes lyché au sol, vous savez bien que c'est votre pronostic vital qui peut rapidement être engagé. Et d'ailleurs, parce que l'intention était une intention criminelle du point de vue du procureur, le chef d'ouverture d'enquête, c'est la tentative d'homicile en réunion. Enfin, il y a il y a des circonstances aggravantes mais mais euh sur le plan de de du chef d'ouverture d'enquête, il fait aussi un exemple, c'est il dit c'est extrêmement grave, donc ce sera un chef d'ouverture d'enquête criminelle. Et donc il dit moi
je en tant que procureur je retiens la tentative d'homicide. Euh alors après bon est-ce que au bout du bout du compte ce sera ce sera qualifié ainsi, ça l'enquête le dira. Mais mais en tout cas il veut marquer symboliquement la gravité de de ce qui s'est passé. Restez bien avec nous sur LCI. Nous continuons de suivre en temps réel la situation à Paris, à Lyon, à Strasbourg ou encore à Rennes. Le mouvement lycéen a changé de nature, nous le voyons bien pris en otage selon les mots d'Edouard Gefray par des individus, des groupuscules ultra violents. Restez bien avec nous sur LCI. M.