"Les LBD sont des armes de guerre" : Catherine Tricot face à Jean-Sébastien Ferjou
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 35 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:44OuverteÉludée
Les LBD sont-ils des armes de guerre selon vous ?
- 1:27RelanceRéponse directe
Les LBD 40 sont classés armes de guerre par la réglementation officielle ?
- 2:10OuverteRéponse directe
Êtes-vous favorable à la suppression des LBD ?
- 2:54OuverteRéponse directe
Les LBD sont-ils des armes dangereuses ou nécessaires pour le maintien de l'ordre ?
- 4:03OuverteRéponse partielle
Les tirs tendus avec LBD sont-ils autorisés malgré les caméras piétons ?
- 5:18RelanceRéponse partielle
La violence des manifestants justifie-t-elle l'usage des LBD ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:44Fait
« Monsieur le député, mes instructions aux forces de sécurité intérieure, c'est pas aux 20h de TF1 que je les donne. »
- 1:00Fait
« Quand vous dites que les forces de sécurité intérieure utilisent des armes de guerre, c'est n'importe quoi. »
- 1:15Fait
« Ce sont des armes intermédiaires qui sont non létales. »
- 1:27Catherine TricotFait
« Les LBD 40 sont des armes de guerre selon la classification officielle. »
- 2:00Catherine TricotChiffre
« C'est le seul pays d'Europe à en utiliser. »
- 11:50Catherine TricotFait
« On est une société de la performance. »
- 19:36Fait
« Les allocations familiales ne doivent pas être sous condition de ressources. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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et LBD sont à nouveau sur la scellette après ce qui s'est passé notamment à Tour et à Saint-toi Lomô. Deux jeunes grièvement blessé à l'œil. 24 enquêtes, c'est beaucoup 24 enquêtes ouvertes par l'IGPEN et l'IGPN, la police des polices. Et cette pétition en ligne qui circule pour la suppression de cette arme non létale qui va avoir atteint bientôt les 100000 signatures. Pétition portée par l'association Attaque, relayé par de nombreux députés notamment insoumis à l'assemblée. Écoutez la réponse de Laurent Nunes, c'était mardi dernier dans l'hémicycle. Monsieur le député, mes instructions aux forces de sécurité intérieure, c'est pas aux 20h de TF1 que je les donne. C'est
dans des instructions écrites qu'a cité le premier ministre et qui en appelle et qui en appelle effectivement quand il y a des violences, des dégradations, les atteintes au personnel enseignant systématiquement des interventions effectivement mais toujours avec proportionnalité. Toujours avec proportionnalité. Alors, quand vous dites, je vais vous dire quelque chose. Quand vous dites que les forces de sécurité intérieure utilisent des armes de guerre, c'est n'importe quoi. Ce sont des armes intermédiaires qui sont non létales. Monsieur le député, arrêtez de faire croire à notre jeunesse n'importe quoi. Catherine Tricot, vous n'êtes pas d'accord avec Laurent Lunaise ? Mais non, mais en fait, c'est classé armes de guerre. Les LBD 40 sont des armes de guerre selon la classification
officielle. Donc euh il peut jouer avec les mots létal mais mais c'est elles sont non létales sauf quand vous vous les prenez mal hein. Je veux dire je m'excuse mais il y a quelques armes explosives euh qui ont tué et des LBD euh ont enlevé des mains, enlevé des yeux beaucoup trop. Et ça devient un vrai problème que on considère que l'on peut euh pour répondre à des manifestants. Alors ça ça devient ça s'est installé depuis 2016 avec la réforme euh de la loi travail portée par à l'époque Emmanuel Macron quand il était ministre de François Hollande. C'est là que ça a commencé qu'on a commencé à avoir une nouvelle stratégie de pour contrer les manifestants et on leur les a apeuré. On a utilisé de façon
massive les armes type LBD, les grenades lacrymogènes, des les grenades gaz lacrymogène et euh tout un tas d'armements qui sont sur le LBD. Vous vous êtes favorable à leur suppression. Il faut qu' arrête de la France, c'est le seul pays d'Europe à en utiliser. C'est le seul pays européen. Donc on est regardé, il y a il y a la Grèce aussi mais ah pardon. Alors ça m'a ça m'a échappé mais je veux dire c'est un c un armement qui et et l'ONU et le Conseil de l'Europe à plusieurs reprise ont rappelé à la France le besoin de faire la proportionnalité et de respecter le droit de manifestation ce qui n'est plus le cas. Il faut supprimer CLBD. Non non parce que c'est considéré d'ailleurs par l'ONU comme par un certain nombre d'institutions
internationales. Ce ne sont pas des armes de guerre. pas au sens où vous les emploiriés dans une guerre et c'est considéré comme les seules armes capables de faire face à une foule qui devient très agressive et très menaçante pour les forces de de l'ordre comme potentiellement pour d'autres ciblesquelles elles seraient en train en train de s'y prendre. Donc oui, ce sont des armes dangereuses mais moi je pense que le sujet n'est pas l'interdiction ou non. Le sujet est la proportionnalité. Vous l'avez c'est l'usage aussi parce que à bout c'est pas du tout pareil qu'en cloche. Mais je suis absolument d'accord. C'est pour ça que l'enjeu c'est l'usage et c'est l'entraînement. On voit bien qu'on a des forces de l'ordre qui n'ont plus beaucoup d'entraînement, qui n'ont plus
beaucoup d'entraînement au tir. C'est surtout ça, je pense, c'est ce sont les instructions qui sont données. Il peut y avoir des questions et on l'avait vu pendant les gilets jaunes sur les techniques en quelque sorte de maintien de l'ordre. On peut se poser d'autant plus la question que finalement quand on compare police et gendarmerie dans les zones gendarmerie, il y a quand même moins de heures et ce ne sont pas que des zones campagne contrairement à ce qu'on croit parce que les zones gendarmerie sont aussi beaucoup dans le péri urbain maintenant. Donc oui, il y a sans doute une question sur la manière de les utiliser et peut-être sur les instructions qui sont données mais de là y renoncer non parce que justement c'est considéré notamment par la même quand les caméras piétons montrent
des tirs tendus. Oui. Comment ? Même quand il va y avoir les caméras piéton puisque ce sont portées par les forces de l'ordre, on tir tendu interdit. Ça donne pas envie de se dire on arrête tout. Non. Ben non, ça ça donne envie queil y a des contrôles qui soient exercés justement à partir des fameuses caméras piéton. Et surtout moi je le rappelle pourquoi les LBD sont apparus parce que c'est beaucoup moins dangereux par exemple que les gaz lacrymogènes. Pour avoir des bureaux à côté de la place de la B. Peut vous dire que ces derniers jours c'était particulièrement pénible y compris pour tous les enfants qui rentraient chez eux parce que vraiment ça vous prend aux yeux et à la gorge et que les LBD vous pouvez le cibler sur une personne en particulier qui se montre vraiment
menaçante pas sur toute la foule évidemment qu'il faut pas tirer dans le tas. Ben vous savez bien qu'on ne peut pas cibler une personne avec un EBD. C'est précisément interdit. Donc ce que je dis juste, c'est que ce que l'on voit c'est qu'il y a une y a il y a il y a il y a une une utilisation massive euh de d'armes euh qui sont des armes très violentes, très agressives, qui font perdre euh en effet des yeux, des mains et cetera et qui menacent la vie des gens et que en fait au fond qu'est-ce que l'on cherche ? Je veux dire, quand on voit les images d'archives de mai 68, ils étaient pas hyper cools les manifestants de mai 68 quand ils enlevaient les pavés sur la rout sur la route. Il y avait pas du tout cette pratique du Il y avait pas du tout Oui, il y avait pas la même volonté
politique. C'était très violent. C'est exactement ce que je suis en train de dire. C'était violent du côté des manifestants. Attends, pardon, pardon, je termine ma phrase. C'était violent du côté des manifestants et la police à l'époque n'avait pas du tout la même philosophie qu'aujourd'hui. C'est-à-dire qu'elle avait la politique de garder, de mettre à distance préfeté làdessus. Absolument. Le préfet Grimau faisait baisser la pression. Il fallait absolument éviter les blessés, les morts et cetera. Et on ne peut pas avoir une politique, une police qui euh rentre dans le dans le l des jeunes. Alors un pardon, mais vous faites comme s'il y avait pas de manifestant en face. il ont mis ils en ont mis 6000 en garde à vue. Vous vous rendez compte que jeudi la semaine dernière,
ils ont mis plus de 2000 jeunes en garde à vue, c'est plus que depuis la gare d'Algérie. Enfin, enfin, on a fait là, on7, on a mis plus de jeunes en garde à vue que tous les gilets jaunes en une année. Enfin, je veux dire, on est dans un niveau les gardes à vie, on va en parler parce que c'est le thème de notre prochain développement, mais restons sur le le LBD. Euh préfet Grima, Myiam, il me semble que nous étions ensemble cette semaine avec Daniel Conband justement qui en parlait mais les manifestants ne se comportaient pas. Oui, la police se comportait de manière différente mais les manifestants eux aussi se comportaient de manière différente. Vous ne pouvez pas faire comme si là et ce ne sont pas les jeunes, vous dites les jeunes comme si c'était un bloc. Non, il
y a des lycéens, il y a des lycéens qui sont en train de manifester et puis il y a des gens qui viennent non seulement pour le bordel mais qui viennent pour être plus violents qu'en 68. Vous avez vu comme moi les images de ce de ce policier à terre, vous avez vu comme moi des jeunes qui mettent le feu. Il y a une part de nilisme dans la violence d'aujourd'hui qui n'existait pas en 1968 et une part oui de de de d'envie de tuer ou en tout cas d'être prêt à prendre le risque de tuer les forces de l'ordre qui sont en face d'eux. Vous ne pouvez pas enlever cet élément d'adéquation. [rires] Ça veut pas dire qu'il faut pas se poser la question de la maîtrise, de la proportionnalité et du contrôle sur cette ultra viiolence. Est-ce que vous convenez que euh on a le sentiment
qu'elle elle augmente et que surtout les auteurs sont de plus en plus jeunes ? Oui, je conviens. Je j'en suis d'accord. Le seul problème, c'est est-ce qu'on peut prendre le risque de remettre en cause par exemple un droit fondamental qui est celui de manifester ? Est-ce qu'on peut s'imaginer qu'on peut répondre à un mouvement ? Est-ce qu'on peut pardon, on peut pas répondre à une poubelle brûlée par une utilisation d'armes dangereuses ? Mais là, il faut être proportionnel. Ça c'est la première chose. La deuxième chose, c'est que l'enjeu qui est qui est posé là, c'est que depuis en effet 2016, depuis 10 ans, que ce soit sur la loi travail, la réforme des retraites, les gilets jaunes, le Naël, les lycéens, on a une répression extrêmement sévère et qui en fait remet en cause le droit de
manifestation, le droit de manifestation et que là en l'occurrence ça concerne des gens qui sont mineurs. Mais juste pour finir, vous sous-estimez le risque qui existe aussi parce que quand il y a des poubelles brûlées, il y a des immeubles. dans les immeubles, il y a des gens, il y a des voitures électriques, il y a aussi beaucoup de risques d'incendie. précis parce que vous verrez qu'un jour il y aura des drames et que de toute façon on est bien obligé de se poser la question face à des gens qui n'écoutent rien parce que c'est ça aussi il y a une partie des manifestants pas tous les manifestants. Oui, sans doute, il y a-t-il eu une manière de traiter ces mouvements là en bloc qui n'était probablement pas la meilleure instruction politique luême à Laurent Nunz a choisi de suspendre
l'utilisation en cours de de mouvement lycéens que les sondages ont montré qu'une très grande majorité de Français était en faveur ou en tout cas considéris que l'usage de la force n'avait pas été deuxième question que je vais vous soumettre chers duellistes faut-il supprimer parcours supéens on en a débat battu toute la semaine. C'est l'heure du bilan. Gabriel Atal n'a pas l'intention d'y mettre fin. Écoutez-le, c'était lors de son meeting à Lyon tout à l'heure. Si supprimer parcours supait à supprimer le malaise de la jeunesse, je serais le premier à le demander. Mais il se trouve [applaudissements] il se trouve que je connais le sujet. J'étais rapporteur de la loi d'orientation et de réussite des étudiants quand le gouvernement à
l'époque a créé parcours sup. Rappelons-nous de ce qui existait avant, le tirage au sort. C'est-à-dire la négation du travail et du mérite pour l'accès à l'enseignement supérieur. Tout ce qu'il y a de plus injuste. [applaudissements] Et oui, rappelons-nous, rappelons-nous qu'il y avait en 2017 fois plus de Bacheliers sans solution en juillet qu'aujourd'hui. Est-ce que vous êtes d'accord ? Est-ce que parcours [rires] sup est plus juste que ce qui existait avant ? Oui, je crois que parcours sup est plus juste que ce qui existait avant. Ça veut pas dire que ce soit la solution parfaite loin de là. Et c'est une solution qui est peut-être plus juste quand on regarde, il y a eu un certain nombre d'études qui l'ont été fait en matière de péréquation justement des origines sociales selon les
établissements dans lesquels vous venez. Mais ça génère plus d'angoisse parce que c'est une boîte noire que personne ne maîtrise vraiment. Et pourquoi on ne la maîtrise pas ? Parce qu'avant on maîtrisait les codes. Vous voyez bien que les enfants de prof ou la bourgeoisie savait exactement quelle option choisir, exactement dans quel établissement aller pour pouvoir atterrir dans l'université ou la grande école qu'il souhaitait. Là maintenant, il y a plus de d'opacité en quelque sorte et donc oui, c'est une sup. C'est une grogue de bourgeois. Comment ? [raclement de gorge] Non, c'est ce qui veulent supprimer c'est une angoisse. C'est plus les les bourgeois que regardez, vous voyez bien voyez bien qu'il y a des gens qui retirent qui habitent dans des quartiers chic comme
on dit et qui retirent leurs enfants des établissements où ils se trouvent pour aller dans des lycées plus moyens parce que si vous êtes le premier dans un lycée moyen vous avez plus de chance que si vous êtes le 5e dans un très bon lycée. Donc oui, ça a amené à tout un tas de stratégie comme ça mais si on peut pas [rires] mais surtout moi je pense que le sujet pour l'égalité des lycéens. Il y a beaucoup de chercheurs qui ont travaillé dessus dont des chercheurs dont je vous assure Vincent Tiberge par ailleurs qui est tout sauf un militant de droite qui montre que justement Exactement. qui montre que ça a permis justement d'atteindre certains des objectifs. Maintenant, oui, c'est un vrai euh objet d'angoisse pour les parents comme pour les comme pour les
enfants, mais je crois que c'est un peu l'écran sur lequel on projette une autre angoisse, celle de l'avenir. Enfin, l'enjeu, c'est celle de l'avenir. Un 19 dans la Creuse est un 19 à Paris. C'est un peu ça parcours sub. C'est ça qui déstabilise souvent les urbains de certaines familles en se disant "Mais en fait, il y a plus de compétition parce que bah des élèves de de terminal de de province de toute la France ont le droit de dire "Moi je veux aller à SAS, je veux aller à la Sorbonne et ça ça change la donne." C'est bien ou c'est pas bien ? Oui. Non mais d'ailleurs, il y avait une première ministre qui avait suggéré que dès la maternelle, on commence à préparer son parcours professionnel pour atteindre le parcours sup et cetera. C'est-à-dire que cette idée en effet
qu'on va tous être en concurrence les uns avec les autres et le plus tôt possible et la plus grande sera mais c'est un truc de dingo. Je veux dire là le Non mais non mais attendez, je ça c'était caricatural à cette époque quand elle avait dit ça mais par contre l'angoisse dès la seconde dès la en fait dès le collège pour aller au bon en bonne trisème puis après la seconde puis après les bonnes orientations puis la première et la classe si j'ai un mauvaise une mauvaise appréciation est-ce que ça va faire chuter non mais c'est invraisemblable et au fond derrière tout ça vous avez tout à fait raison tout à l'heure de dire que au fond ce qui est angoissant c'est l'avenir. Est-ce qu'on je vais avoir une place ? Et en fait ce que je pense moi, c'est que Gabriel Atal
a tout à fait raison de dire c'est mieux que le tirage au sort. D'accord. Mais en fait le fond du problème c'est que la société n'a pas décidé de tirer les conséquences de du fait que une classe d'âge arrive au baccalauréat et que nous sommes dans une société dans lequelle on n' pas d'avenir si l'on n'est pas formé. Donc il faut absolument que la France comme elle a fait dans les années 60 l'effort que le collège pardon une formation général formé à quoi ? Il y a rien qui on ne peut pas prévenir demain à quels seront les métiers de demain. Ce que l'on sait c'est qu'il faut être formé. Justement justement je suis comme je suis architecte, je sais aussi comment le métier même un métier qui a le même nom peut changer. Dit c'est une classe
d'âge qui arrive au bac, c'est 90 %. 80 % do pouvoir euh avoir une place partout là où il le souhaitent. Oui, c'est ce que je pense parce que ce que je crois alors ce que ce que je crois c'est qu'il faut que on a qu'on fasse le même effort qu'on a fait dans les années 60 pour développer un collège unique qui a fait que tous les enfants alors qu'avant dès la fin de l'école primaire ont commencé par sélectionner. On a fait le collège unique. Puis après non, je ne le crois pas. Puis ensuite, on a fait on a poussé les enfants à aller jusqu'au baccalauréat et heureusement qu'il en est ainsi. On a on sait que le monde va changer. L'IA va complètement bouleverser les prochains métiers. Donc il faut des jeunes qui ont une capacité à bouger, à pouvoir changer. Et donc ça
ça s'apprend une autre question, ça s'apprend dès la jeunesse pour pouvoir ensuite se prolonger. C'est vrai ce que dit Catherine aujourd'hui euh voilà les lycéens n'ont pas véritablement la possibilité d'accéder à toutes les formations universitaires qu'ils le souhaitent. Ça n'est plus la réalité. L'université via partie est devenu sélectif. Mais ça n'a jamais été le cas et ça ne sera jamais le cas. Est-ce que tout le monde a la possibilité d'être à votre place, Myiam, pour présenter une émission sur une chaîne d'information ? Vous voyez bien que tout le temps dans la vie, y compris parmi les autres salariés ou les autres journalistes de France Télé, bah il y en a qui sont choisis, d'autres pas pour tout un ensemble de considération ayant très au talent souvent et à d'autres choses.
Donc en fait, rien n'a changé pour vous. C'est juste une plateforme. Changé. Moi, je pense que il faut pas qu'on se trompe de débat. Oui, de toute façon, il y a toujours une sélection. Si vous la si elle n'a pas lieu, je suis d'accord avec vous. Ça n'a aucun sens quand on a 3 ans et je pense ça n'a pas de sens de demander y compris au lycée à des gamins de 16 ans ce qu'ils veulent faire plus tard parce que on est dans un monde qui change totalement. Mais justement, posons-nous les bonnes questions. Le livre que sort que vient de sortir que viennent de sortir pardon Jérôme Fourquet et Ruben Rabinovic. Ruben Rabin l'homo occidentaliste. Exactement. Et Ruben Rabinovic qui est par ailleurs un psychanalyste avec lequel nous travaillons depuis longtemps sur Atlantico montre très bien comment
on est passé d'une société où les gens avaient qui venait voir leur psy ce qui les angoissait c'est était suis-je quelqu'un de bien ? Ce qui les angoisse aujourd'hui, c'est suis à la hauteur, c'est la performance. Et donc, on est une société de la performance, mais on est une société de la performance. Tout ça dans le casre de ce que vous avez décrit justement malgré le collège unique ou peut-être à cause du collège unique. Parce que en faisant ça le collège unique, on a renoncé en enseignement professionnel. En France, on porte un regard extrêmement méprisant justement sur les métiers manuels alors que aujourd'hui vous avez bien plus de chance de vous en sortir en faisant un métier enfin si tentez que ça vous plaise évidemment mais que souvent avec un avec un bac + 5 dans certaines
filières de sciences humaines. Donc la question c'est vers quel Bien sûr qu'il c'est une ligne de crête en fait. On peut pas juste former des citoyens, il faut aussi former des gens qui sont qui puissent s'intégrer dans l'économie qui sera la nôtre demain. Faut tenir cette ligne là et je pense que nous la tenons très mal. Justement aujourd'hui. Ce que je pense c'est que il faut à savoir allier des formations plus larges qu'on a sacrifié en effet la formation à tout un tas de travaux manuels de de de d'intelligence de la main. On a sacrifié beaucoup les sciences des mathématiques et la physique ont été on été Oui. Mais ça a été beaucoup sacrifié. Donc ce que je crois c'est qu'il faut redonner un sacrifiée non ce qu'il faut c'est redonner un redonner une formation aux jeunes. Par
exemple un jeune qui fait un bac professionnel même quand il fait un bac professionnel euh très technique mais vous reconnaissez qu'en France il est peu valorisé. Oui, mais le fait qu'il soit un peu valorisé, pas dire que c'est pas que c'est pas bien. Moi, je trouve que le bac professionnel qui fait que même un jeune qui va au bac professionnel en plomberie ou en électricité, pour devenir un électricien, il va avoir de de la formation générale, de l'histoire, de la langue, des langues étrangères, de la philosophie. il va continuer, on va continuer de lui donner une instruction générale. Je pense que la question c'est que on condonne aux jeunes et une instruction, un socle général et une formation professionnelle les deux et que c'est ça l'enjeu de l'avenir. Donne
autre chose, le sens de l'effort et le sens de l'effort, on y a renoncé. On y a renoncé notamment au nom de l'égalité ou de l'égalitarisme en baissant le niveau en disant bah tiens ceux qui sont moins favorisés chez eux euh ben comme ça tout le monde sera un niveau. [raclement de gorge] Ce qui est absurde parce que justement quand vous êtes vous avez la chance de grandir dans une famille qui a du capital culturel comme on dit de toute façon les enfants ils l'ont et puis même s'ils l'ont pas beaucoup ils auront le carnet d'ess de leurs parents pour trouver à s'intégrer plus tard. Donc l'école est le seul endroit, l'école républicaine est le seul endroit justement où on peut apprendre ce qu'on a pas chez soi. On y a renoncé depuis des années, on a renoncé à l'effort et c'est d'autant
plus grave que nous sommes dans une période de burnard cognitif. Non mais vraiment je trouve ça important parce que vous savez, on a beaucoup un peu rigolé en voyant les lycéens en disant ben leur leur emploi du temps c'est les mêmes que moi je me souviens quand j'étais au lycée, je finissais même à 19h. Mais je conçois qu'il y a une forme de burnout cognitif parce que quand on a des smartphones tout le temps, on n' plus besoin d'exercer sa mémoire. Vous avez plus besoin de retenir le code de votre immeuble, l'adresse même là où vous allez parce que vous avez Google Maps ou je sais pas quoi et on sous forant plus mais je pense ça fait vraiment partie du malaise parce que vous voyez que les manifestations qu'on voit là en France, les manifestations la genzy comme on dit de la génération Z,
il y en a eu en Indonésie, il y en a eu dans d'autres pays et que il y a autre chose qui est en train de se passer. Donc ne le prenons pas que par langue de la revendication affichée parce que parfois bah les gens eux-mêmes ne sont pas forcément ne perço pas exactement autre chose bien compris là vous êtes d'accord il nous reste peu de temps mais j'aimerais vous entendre quand même sur la natalité et sur cette proposition d'Edouard Philippe. 350 € le chèque bébé. Écoutez le candidat horizon le détailler à l'heure de vérité. Je pense qu'il faut aider avec une allocation familiale entièrement revue toutes les familles à partir du premier enfant. Une allocation familiale unique qui permet de verser 350 € dès le premier enfant. C'est assez différent de ce qui existe aujourd'hui qui ensuite
dégressive avec le revenu. Ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est d'accompagner les familles qui travaille et qui font un enfant puis un deuxè puis un trè s'ils le souhaitent en faisant en sorte d'obtenir une réduction d'impôts de environ 3000 € ce qui permet aux classes moyennes qui travaillent de ne pas payer d'impôts sur le revenu pendant les 3 années qui suivront la naissance d'un enfant. C'est quand même une politique familiale très différente de ce qu'on a aujourd'hui. On arrête de mettre sous condition de ressources les allocations familiales. Exactement. Et avec ça, je suis tout à fait d'accord. Je je pense que d'accord avec Philippe absolument sur le fait que les allocations familiales ne doivent pas être sous condition de ressources et les 350 € de première enfant.
Pourquoi pas ? C'est plus c'est pas mal à prendre. sociétant si on pense qu'on va régler les problèmes de la natalité avec ça. Alors là par contre, je pense que c'est une grosse parce que je pense que les raisons pour lesquelles il y a une baisse de la natalité sont beaucoup plus profondes et elles sont documentées, elles sont renseigné, elles ont à voir avec l'insécurité de l'avenir et notamment le fait qu'on a son premier emploi stable qui vous engage à déménager et à faire un enfant beaucoup plus tard que c'est très difficile d'avoir un logement pour pouvoir accueillir un enfant que on a éventuellement le les premières le premier enfant arrive de plus en plus tard aussi chez les femmes. Il y a prêt à taux zéro hein pour le logement, ça peut aider. Oui, enfin bon, le prêt à ta zéro, tout
le monde va pas acheter un logement quand on a quand enfin le premier boulot c'est pas souvent la la trème chambre, vous savez, pour le trè enfant. Mais la trè chambre pour le 3è enfant, c'est pas quand on est jeune. Enfin, je veux dire, c'est ça concerne peu de monde. Et et en l'occurrence et puis le dernière chose que je veux dire, c'est que par contre la dégressivité sur le les 3000 € pour payer 3000 € d'impôt faut enfin je sais déjà pas complètement la la les les gens des gens qui ont le salaire médiant en France qui est de 2200. Non mais en France le salaire médiant moitié moins moitié plus qui gagne 2200 ne paye pas 3000 € d'impôts. Donc euh Édouard Philippe s'intéresse class moyen c'est jusqu'à 3000 € de réduction d'impôts. Euh mais c'est une limite hein, faut pas
dire que le salaire médi bénéfier pas. C'est vrai mais ça va surtout profiter à ceux qui sont au-dessus. Donc là est-ce qu'il est-ce qu'il vise juste Édouard Philippe Catherine Tricot est plutôt favorable à revue regard proche du Parti communiste et Atlantico ? Non non pas proche du Non non je Alors pardonnez-moi qu'est-ce que je peux dire ? De gauche une gauche assumé vraiment de gauche mais pas proche du parti. Pas du tout, pas du tout. Je l'enlève, ça n'a rien à voir avec l'humanité. Alors, autant pour moi, c'est c'est mon erreur. Jean-Sébastien Fer, moi je pense que se préoccuper de la natalité est effectivement un objectif prioritaire de Oui, on peut faire des mesures comme ça. Malheureusement, on se rend compte, c'est surtout dans l'autre sens que ça marche quand François
Hollande a retiré justement les allocations familiales et notamment sur les familles un peu plus favorisées, ça a vraiment provoquer une diminution de la natalité chez des familles qui avaient des enfants parce que même si vous êtes cade ou cas 4up, ben vous rentrez tard le soir et ça coûte cher d'avoir des enfants et vous vivez dans des quartiers en général où ça coûte aussi plus cher de vivre. Donc je pense qu'il faut pas distinguer en fonction de l'origine sociale. Il faut bien sûr que ce soit juste. Il faut pas vouloir à tout prix ne le mettre que à destination des uns et pas des autres. Mais je suis d'accord avec ce que disait Catherine, la natalité c'est tout autre chose. Ça renvoie au sens de l'avenir. Sommes-nous capables de rendre l'avenir désirable ?
Parce qu'on voit bien que ça s'effondre partout notamment et aucune politique familiale ne peut regardez Vict Orban l'avait fait en alors là lui c'était pas une exonération. C'était en supprimant totalement les impôts si je me souviens bien pour les familles justement qui avaient de ça n'a pas marché. Donc il faut bien plus c'est important il faut bien plus que de l'argent. Si on veut gérer l'immobilier je pense faut pas faire des préatos zéro faut juste changer totalement la réglementation foncière. Faut accepter de construire, faut construire en hauteur, faut de la densité parce que sinon ben vous avez une pression et tout le monde va habiter au même endroit et effectivement il est impossible pour une famille de vivre dans le cœur. Est-ce que politique peut
jouer là-dessus ? ser la politique du réglementation foncière sur la question de la natalité où est-ce qu'elle est complètement extérieure mais le politique en terme d'efficacité sur très important parce que selon selon que vous soyez par exemple aux États-Unis, vous avez la même politique monétaire, la même banque centrale, la même monnaie et ben selon que vous soyez dans le Colorado à Denver ou à [grognement] San Antonio, à Austin ou à Los Angeles ou à New York, vous avez des des endroits où il y a des bulles immobilières absolues où les gens ne peuvent pas se loger et d'autres où ils peuvent se loger. Donc oui, ça dépend quand même totalement de la R. Est-ce que vous êtes d'accord sur ce sujet ? Je Oui, je pense que oui, la question non la question de l'immobil [rires]
de l'immobilier, la question de la garde la question de la garde des enfants, le fait que les femmes puissent en effet continuer de travailler et avec et avoir des enfants des modes de garde, les crèches et cetera. C'est ce n'est pas simplement sur les allocations familiales mais c'est un ensemble politique. [rires] Merci cher duelliste. Jean-Sébastien Ferjou Atlantico et la revue regard qui est de gauche mais non affilié. Voilà Catherine Tricot, vous en êtes la directrice.
Édouard Philippe