Budget : où en sont les dernières négociations entre parlementaires ? C dans l'air 30.01.2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 50 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 56 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:23RelanceRéponse partielle
On a appris que les dépenses allaient augmenter de 27 milliards. Comment parler d'économies ?
- 4:07OuverteRéponse directe
Les économies sont-elles réelles ou seulement un ralentissement de la hausse ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Quels exemples concrets d'économies dans ce budget ?
- 6:15FerméeÉludée
F.Bayrou sera-t-il encore là en 2026 pour négocier le budget ?
- 7:38OuverteRéponse partielle
Le Haut conseil des finances publiques juge le budget fragile. Partagez-vous cette analyse ?
- 8:20OuverteRéponse partielle
M.Le Pen évoque une possible démission d'E.Macron. Qu'en pensez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:39?Chiffre
« Pour ramener le déficit public à 5,4 % du PIB cette année, le texte propose 10 milliards d'euros de recettes nouvelles en taxant les foyers des plus aisés et les grandes entreprises. »
- 0:39?Chiffre
« 24 milliards d'économies en coupant dans les dépenses publiques, l'aide au développement, l'écologie et l'enseignement supérieur. »
- 1:21P.JuvinFait
« J'appelle les uns et les autres à ne pas prendre en otage le budget de la France. La situation est très grave. Elle peut se payer très cher pour les Français. »
- 2:05E.CoquerelChiffre
« Si le PS se contente de ça et avale 7 milliards de dépenses publiques en moins, ça sera sa responsabilité. »
- 2:41J.-P.TanguyFait
« Je ne suis pas sûr qu'il faille ce budget. Avoir un budget pour avoir un budget, s'il n'y a pas de politique derrière... »
- 4:07D.SeuxFait
« Une économie au sens du ministère des Finances, c'est un ralentissement de la hausse. »
- 4:47D.SeuxChiffre
« Le rapport entre les économies et les prélèvements est de 1 à 10. »
- 5:30?Fait
« Les fonctionnaires n'auront pas la prime d'intéressement. »
- 6:56?Chiffre
« On est à 6 % et on va à 5,4. Dans l'entourage de Bercy, on dit que la seule chose importante, c'est de tenir ces 5,4 %. »
- 7:38?Chiffre
« La croissance était en récession, moins 0,1 %. »
- 8:20M.Le PenFait
« Je ne la demande pas, parce que demander la démission du président ne me paraît pas conforme à nos institutions. »
- 9:04G.SlimanFait
« Ce n'est pas la dernière partie de son propos, mais sur le fait qu'on pourrait tenir comme ça jusqu'en 2027, je ne vois pas bien qui peut croire cela. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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voilà la mission des 7 députés et des 7 sénateurs réunis au Palais-Bourbon en commission mixte paritaire. - Ils sont réunis à huis clos depuis 9h30 pour trouver un compromis. 14 parlementaires dont une courte majorité favorable à l'exécutif doivent se mettre d'accord sur un texte budgétaire commun. - G.Larcher: Aujourd'hui, c'est 7 députés, 7 sénateurs, qui vont examiner le projet de budget qui sort d'un travail approfondi du Sénat. Dans ce budget, on s'est fixé une trajectoire
qui doit nous ramener à l'équilibre d'ici 2029. - Pour ramener le déficit public à 5,4 % du PIB cette année, le texte propose 10 milliards d'euros de recettes nouvelles en taxant les foyers des plus aisés et les grandes entreprises. D'autre part, 24 milliards d'économies en coupant dans les dépenses publiques, l'aide au développement, l'écologie et l'enseignement supérieur. Le texte de la dernière chance, prévient cet élu LR, membre de la commission. - P.Juvin: J'appelle les uns et les autres à ne pas prendre en otage le budget de la France. La situation est très grave. Elle peut se payer très cher pour les Français.
Nous devons avoir un budget. Je dis à mes collègues socialistes, mais pas simplement: "Attention, soyons prudents." - Tous les regards sont tournés vers les socialistes, qui n'ont toujours pas digéré l'emploi du mot "submersion" par F.Bayrou. Ils font monter les enchères. - P.Brun: Il y a un risque si le socle commun n'en fait qu'à sa tête et ne prend pas en compte les propositions que nous lui faisons. Il expose le pays à de graves difficultés. Notre message, c'est que nous sommes prêts au débat et au compromis. - Deux conditions posées par les socialistes: la hausse du Smic et le maintien de l'aide médicale d'Etat.
Une négociation qui n'est pas du goût des insoumis. - E.Coquerel: Si le PS se contente de ça et avale 7 milliards de dépenses publiques en moins, ça sera sa responsabilité. Ca peut être un choix politique. - Pour ne rien arranger, le Haut conseil des finances publiques, qui dépend de la Cour des comptes, vient de rendre un rapport en guise d'avertissement. Le projet de loi de finances reposerait sur des chiffres potentiellement erronés. Quant au RN, il souffle toujours le chaud et le froid. - J.-P.Tanguy: Je ne suis pas sûr qu'il faille ce budget. Avoir un budget pour avoir un budget, s'il n'y a pas de politique derrière... Si c'est un budget qui ne traite aucun problème, ça me pose un problème.
- Un article sur la production d'électricité susceptible de faire monter les tarifs fixés à l'extrême droite, qui menace de voter la censure. - M.Le Pen: Nos lignes rouges sont les mêmes. Nous sommes constants. Si ces lignes rouges sont dépassées, les mêmes causes entraîneront les mêmes effets. - Si la commission mixte paritaire parvient à se mettre d'accord, le texte sera étudié à l'Assemblée nationale lundi, puis au Sénat mardi. - A.Tarlé: Question. - D.Seux: Excellente question! On a appris par le rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale que les dépenses allaient augmenter cette année de 27 milliards par rapport à l'an dernier. On se dit alors qu'il n'y a pas d'économies.
Une économie au sens du ministère des Finances, c'est un ralentissement de la hausse. - A.Tarlé: Quand ça augmente moins que prévu. - D.Seux: C'est un coup de frein. Ca ne veut pas dire qu'il n'y a pas d'économies du tout. Je vais en donner quelques exemples. Le Haut conseil des finances publiques, hier soir, a publié son analyse du budget. Il a dit une chose très simple pour dire que le rapport entre les économies et les prélèvements est de 1 à 10. - A.Tarlé: "C'est la hausse du taux de prélèvements obligatoires
qui explique la quasi-totalité de l'ajustement." - D.Seux: Quand le gouvernement Barnier, puis Bayrou, nous dit que c'est 50-50, ou 60 % d'économies et 40 % de prélèvements, le Haut conseil dit que ce n'est pas vrai, que les hausses d'impôts l'emportent sur les économies. Le bruit médiatique porte plutôt sur les hausses d'impôts que sur les économies. Néanmoins, il y a des exemples d'économies. Le fait qu'en janvier il n'y ait pas de budget, ça veut dire que les ministères n'achètent pas les gommes et les crayons. Ils ne les achèteront pas forcément 2 fois plus qu'en février. Tout ce qui n'est pas fait en février ne sera pas fait ensuite.
A.de Montchalin, ministre du Budget, compte beaucoup sur ce mois gagné. Vous avez d'autres exemples. Les fonctionnaires n'auront pas la prime d'intéressement qui a un nom un peu barbare... Ils vont perdre quelque chose sur leur salaire. - A.Tarlé: Je cite C.de Courson qui dit: "Tout est réuni pour que ce budget dérape." F.Bayrou se dit que le budget 2025 va être un budget dépensier. Il veut faire les vraies économies en 2026? Ce sera le prochain budget, négocié en septembre, qui va serrer la vis? - B.Boucher: Est-ce que F.Bayrou sera toujours là en 2026? Je ne sais pas.
A la rentrée 2025... C'est une autre affaire. - A.Tarlé: Il paraît qu'à Bercy, on travaille sur le budget 2026 en serrant la vis. - B.Boucher: C'est compliqué. Vous n'avez pas de majorité. Ca ne peut être que du compromis. Comme disait E.Philippe, il ne va pas se passer grand-chose d'ici 2027, si on arrive jusqu'en 2027 avec cette configuration. Vous n'avez pas de majorité stable. Tout cela est très compliqué. Sur la situation économique, le Haut conseil des finances publiques dit que ce sont des prévisions assez optimistes, dans ce budget. Il dit que c'est bien, car il y a une trajectoire de déficit qui est une réduction.
On est à 6 % et on va à 5,4. Dans l'entourage de Bercy, on dit que la seule chose importante, c'est de tenir ces 5,4 %. C'est une promesse faite à Bruxelles et à l'UE. Le Haut conseil des finances publiques dit aussi qu'il y a peu de marge de sécurité. Dans le contexte économique actuel, on voit que la croissance était en récession, moins 0,1 %... Il y a des marges de sécurité moins bonnes. La situation se dégrade niveau croissance et niveau chômage. Il y a les plans sociaux. Pour le dernier budget, il y a eu un dérapage énorme, faute de rentrées de TVA fiscale. Il faut être très prudent. C'est un budget fragile. - A.Tarlé: Vous dites que vous n'êtes pas sûre que F.Bayrou sera encore là en septembre pour parler du budget 2026. Hier, M.Le Pen était invitée de D.Rochebin. "La Dissolution est inévitable, dès l'été ou à l'automne prochain, je le crois." Elle a même évoqué une possible démission, même
si elle ne la souhaite pas, d'E.Macron. - M.Le Pen: Je ne la demande pas, parce que demander la démission du président ne me paraît pas conforme à nos institutions. En revanche, je ne l'exclus pas. Je n'exclus pas du tout qu'E.Macron soit, à un moment donné ou à un autre, confronté à une forme d'obligation. - Par quoi? - M.Le Pen: Une crise politique, économique, majeure... - A.Tarlé: Pourquoi dit-elle ça? On pourrait se dire qu'elle n'a qu'à attendre 2027, que le fruit mûr lui tombe dans la main. - G.Sliman: J.Bardella l'avait déjà dit.
C'est rare d'entendre ça. C'est évident... Ce n'est pas la dernière partie de son propos, mais sur le fait qu'on pourrait tenir comme ça jusqu'en 2027, je ne vois pas bien qui peut croire cela. - A.Tarlé: F.Bayrou est tellement fragilisé au bout d'un mois? - G.Sliman: Sans qu'il y ait de dissolution compte tenu du contexte économique, ce qui angoisse les Français. 8 Français sur 10 disent qu'ils sont inquiets de la dette et qu'ils pensent que ça va avoir des conséquences sur leur vie quotidienne et leur pouvoir d'achat.
Rien n'est impossible. Il est normal que la gauche, la droite, le centre et l'extrême droite ne soient pas d'accord sur les grandes orientations économiques. - A.Tarlé: La situation est tellement grave qu'il faut que chacun, en responsabilité, se prépare à des élections anticipées, législatives ou présidentielles? - G.Sliman: Pour aller au bout du propos de J.Bardella, puis de M.Le Pen... On va avoir un budget qui ne fera pas le compte des économies nécessaires, au regard des objectifs fixés. C'est l'évidence. Le 5,4 % n'est quasiment pas atteignable, d'après les experts, et c'est déjà beaucoup.
Comment imaginer qu'on attende le budget de 2026 pour serrer la vis, alors que le gouvernement Bayrou, ou son successeur, si jamais il ne durait pas... Comment imaginer que ce gouvernement avec une majorité politique aussi ténue puisse faire ces économies majeures, ces hausses d'impôts? Il faudra les deux. C'est impossible. Si on a plusieurs Barnier, plusieurs Bayrou qui se succèdent parce que ça ne marche pas, oui, la question se posera du fait que le président puisse se maintenir. Ce n'est pas tellement que J.-L.Mélenchon ou M.Le Pen exigent sa démission qui est important.
C'est qu'on se retrouvera dans une situation politique où il faudra dissoudre de nouveau, cet été, ou aller encore au-delà si la discussion ne produit pas les effets escomptés. Si on se retrouve avec la même absence de majorité à l'Assemblée en juillet ou en septembre, tout ça pour ça, il faudra bien trouver des solutions. Les Français qui n'appréciaient déjà pas E.Macron à l'été dernier ne souhaitaient pas sa démission après la dissolution, mais ils sont de plus en plus nombreux à la demander.
François Bayrou