Laurent Panifous | LCP, Lundi C'est Politique - 26/01/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Encore deux motions de censure au programme. En résumé, ça passe ou ça casse. Si ça passe, le long feuilleton du budget sera derrière le gouvernement et Sébastien Lecnu restera à Matignon.
La vie parlementaire reprendra son cours et déjà à l'ordre du jour, les réseaux sociaux, les aides des feux, la fin de vie, sans compter les initiatives des députés, il va falloir mettre de l'ordre dans l'agenda. C'est le travail du ministre des relations avec le Parlement, Laurent Panifous. Laurent Panifous, invité de LCP, l'indice et politique.
Bonsoir et merci d'être avec nous tous les lundis sur LCP, lundi et politique. Bonsoir Laurent Panifous, merci d'être sur le plateau de l'indice et politique. Et pour vous interroger avec moi ce soir, mes collègues et confrères, consœurs et partenaires et amis à commencer par Lorian Tout le monde.
Bonsoir Lorian de Radio Classique, bonsoir Clément, Clément, vous êtes chez vous de LCP. Bonsoir Gael Mac de de Challenge. Bonsoir Hugo Hugo Couturier.
Hugo au perchoir avec la chaîne Twitch LCP Assemblée nationale que vous connaissez bien hein parce que vous il hante les couloirs de l'Assemblée nationale. Il va relayer les questions et les commentaires qui vont arriver sur la chaîne Twitch et puis en fin d'émission avec notre invité nous ouvrirons le débat sur la fin de vie. Les sénateurs de droite sont contre et ont détricoté le texte.
Ser-t-il voté avant la fin du quinqueta Macron ? Est-ce que ce sera une réforme sociétale du quinquena Macron ? est un enjeu de société mais également politique.
On va d'abord parler de l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Ce weekend, Emmanuel Macron a mis la pression en disant que ça devrait entrer en vigueur à la rentrée prochaine. Message reçu par Gabriel Atal dont le groupe à l'Assemblée nationale défend aujourd'hui un texte sur le sujet.
C'est un combat que je porte depuis 2 ans et demi et qui s'inscrit dans un combat qui est le mien pour protéger nos jeunes, protéger nos enfants. J'ai lutté contre le harcèlement scolaire à l'école, proposé une bulle de protection autour de notre jeunesse et là vous l'avez dit, c'est une étapte décisive avec ce texte que j'ai déposé pour interdire les réseaux sociaux au moins de 15 ans. Concrètement, ce que je peux vous dire ou vous annoncer c'est que cette interdiction rentrera en vigueur à partir du 1er septembre.
On en est sû ça si texte est voté aujourd'hui. Si le texte est adopté, il devrait être examiné au Sénat à la mi-février. Ça veut dire qu'en un mois, il peut-être adopté et qu'au 1er septembre, l'interdiction entrera en vigueur pour les nouveaux comptes qui seront créés.
Mais comment on va la faire ? En au bout sur le calendrier, ensuite les plateformes de réseaux sociaux auront jusqu'au 31 décembre pour désactiver les comptes existants qui ne respectent pas la nouvelle limitage. Absolument.
Ils pourront d'ailleurs démarrer avant que l'interdiction rentre en vigueur s'il le si s'ils le souhaitent. Ensuite, sur la vérification de l'âge, différents outils seront possibles. Laurent Pifous, ça c'est l'ambition de Gabriel Atal.
Après, il y a la vie parlementaire. Est-ce que à l'heure qu'il est, vous pensez vraiment que cette interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans pourra être mise en place en septembre comme le demande le président de la République ? Ben écoutez, d'abord je partage le fait que c'est un sujet éminemment important, la volonté partagée que de protéger nos enfants des réseaux sociaux parce qu'il y a un vrai sujet.
Il y a aussi la question de la présence des téléphones dans le texte au lycée. Euh c'est dans le domaine du possible. Il faut d'abord Gabriel l'a dit, d'abord que ce texte soit adopté en séance à l'Assemblée pardon nationale.
Donc ça dépend des députés et des sénateurs. Tout à fait. Parfaitement.
Après, il y a la question du calendrier et il relève au ministère des relations avec le Parlement sous l'autorité du Premier ministre de planifier l'inscription des textes effectivement comme ça a été dit au Sénat dans un second temps. Donc en théorie tout ceci est possible, c'est-à-dire faire en sorte qu'à la rentrée cette nouvelle règle puisse être instituée. Mais ça dépend quand même, je dois le dire, de la volonté des députés de voter ce texte et dans un second temps de la volonté des sénateurs de le voter également.
Donc je resterai prudent. J'ai la main, si je puis dire, sur le calendrier, je n'ai pas la main sur le sur le vote. Vous restez prudent.
C'est ce que vous dites. Des parlementaires, vous avez raison, se sont émus de voir notamment le président de la République interférer dans le débat alors que la proposition de loi est en discussion, certaines depuis des mois, que soit l'Assemblée ou Sénat. Est-ce qu'il fallait mettre la pression sur les députés, des sénateurs ?
Alors, je je j'ai entendu le président de la République évoquer ce sujet. C'est vrai qu'il y avait deux textes initiative gouvernementale, un projet de loi donc le président de la République avait avait plusieurs fois évoqué une proposition de loi qui portait sur des thèmes similaires. Ben écoutez, je trouve que l'intelligence collective a été de de faire en sorte que ça soit cette proposition de loi qui soit avancée, qu'il n'y ait qu'un texte pour pas perdre temps pour en gagner parce que effectivement il y a une difficulté.
C'est-à-dire que pour que ce texte puisse entrer en vigueur dès la rentrée prochaine, d'un point de vue législatif, il faut aller très vite. Donc ça veut dire que c'est l'assemblée qui a gagné là. Non, je le verrai pas.
J'entends cette cette remarque mais je je crois pas vraiment. Je trouve que c'est assez intelligent que les uns et les autres, celles et ceux Non, mais vous pourriez dire en tant que mise des relation avec le tant mieux, c'est l'assemblée qui gagne. C'est l'assemblé.
Non, non, je je je dis pas que tant mieux que ce soit l'un ou l'autre, ça aurait pu être un projet loi, une PPL, elle était opérationnelle, prête. Je trouve intelligent que les uns et les autres défendent l'idée et pas et pas le vecteur. La porte la la parole du président de la République porte quand même.
Elle pèse Bien sûr, bien sûr. Ça compte. C'est la parole du président de la République et surtout je crois que c'est un sujet majeur qui dépasse euh la vision importante du président de la République mais qui je crois trouvera une majorité au sein du parlement.
Clément ou avant cette loi, il y avait déjà eu la loi MarcAngelie euh sur la majorité numérique à 15 ans qui avait été votée mais jamais appliqué parce que contraire au droits européen, la première version de cette loi qui est débattue aujourd'hui la loi Miller a aussi été retoquée par le Conseil d'État pour les mêmes raisons. Qu'est-ce qui vous fait dire aujourd'hui que la nouvelle version passera ? qu'elle sera conforme notamment au DSA européen.
Est-ce que vous avez des garanties là-dessus ? Ben parce que entre-temps, il y a au niveau européen, il y a eu des changements qui font que ce choix d'une majorité pour les réseaux sociaux est à la main du pays et non plus au niveau européen. Ce qui fait que ce texte a effectivement beaucoup plus de chance d'être opérationnel et ne pas être retoqué euh par la suite.
Donc euh oui, beaucoup plus de chance, c'est-à-dire qu'il y a quand même un risque. Bah à ce stade, je crois pas au regard du du droit et des et des décisions qui ont été prises au niveau européen pour nous permettre au niveau national d'avoir la main sur l'âge que l'on souhaite fixer pour permettre ou pas l'accès aux réseaux sociaux. À mon sens aujourd'hui, c'est vraiment les parlementaires français qui ont la main.
En tout cas, la France va être pionnière quand même en Europe avec cette loi qui existe en Australie et manifestement, c'est quand même compliqué à mettre en œuvre si je comprends bien techniquement et c'est assez contournable. Écoutez, techniquement faut dire les choses. Là sur le texte, on on met sur la table un principe un principe difficile.
On sera les premiers en Europe après l'Australie. C'est vrai euh dire que on puisse demain interdire aux jeunes qui aujourd'hui ont accès des réseaux sociaux qui font partie de leur vie quotidienne, c'est quand même pas simple et c'est normal, c'est normal qu'on s'interroge là-dessus. En plus, ensuite, une fois qu'on aura mis en place le principe, il y a il y a la question du côté opérationnel de ce texte, c'estàd comment on rend effectif le fait d'interdire.
Faut dire les choses, c'est pas facile. Il y a une capacité à contrôler aujourd'hui euh l'identité de celles et ceux qui demandent l'accès. Il y a là aussi la question de l'identité, de la confidentialité des données.
Il y a des choses qui sont qui existent. Donc euh clairement l'aspect opérationnel de ce texte est pas simple du tout. Il est même très difficile.
Mais il n'est pas impossible. Mais je crois qu'il faut pas d'abord euh perdre du temps sur la question de l'opérationnalité du texte, mais d'abord se poser la question et c'est le rôle, je crois, des parlementaires, c'est de dire est-ce que oui ou non on fait en sorte de protéger, je crois qu'il faut dire le mot, protéger nos enfants en dessous de 15 ans. Est-ce que oui ou non on considère qu'au lycée également on n' pas vocation à avoir son téléphone sur Mais qu'est-ce qui ferait que ça ne passerait pas ?
Vous pensez que qu'est-ce qui fait que ça bloquerait ? Je pense qu'on trouvera une majorité parce que vous dis ah ben je suis ministre et plus député et je ne parlerai pas à la place des parlementaires. Donc ce texte sera adopté.
Nous ferons gouvernement en sorte que ce texte puisse être inscrit le plus vite possible. C'est c'est mon rôle. Il est aujourd'hui dans le cadre de ce qu'on appelle la niche du groupe Renaissance EPR.
Il le sera j'espère. Pardon la niche c'est des mots qui rés le temps réservé. Non mais pardon je m'en suis rendu compte.
Et ensuite il va falloir qu'il soit inscrit au Sénat. C'est c'est not c'est notre rôle. C'est mon rôle.
Mais mais il y a une certitude, c'est ce sont les les parlementaires qui votent et c'est pas le ministre. S'il ne les s'il ne votait pas en temps et en heure, ils auraient une lourde responsabilité. Donc bah écoutez, s'il rejettent ce texte, ils auraient la responsabilité qu'il ne soit pas applicable.
Enfin, ça serait leur choix. Mais c'est c'est assez consensuel, non ? C'est populaire quand même.
C'est Oui, mais on va avancer le Rian avec une application dès septembre comme le dit Gabriel Latal puisque le mois dernier le ministre de l'éducation parlait d'établissement scolaire volontaire et d'abord une expérimentation sur un an. Ben, ça sera des choses qu'il faudra trancher et que et le ministre et le et le et les porteurs de ce texte et le ministre de l'éducation nationale, ce sont des choses qui pourront trancher pour voir comment de manière opérationnelle dès la rentrée, est-ce que c'est pour tout le monde, c'est pas moi le ministre des relations et parlements qui veut vous dire cela. Moi ce que je crois important, c'est que un sujet de société comme celui-ci important puisse être tranché assez vite pour que éventuellement il puisse être mis en place très vite.
Ben moi, je trouve ça assez positif. Moi, je ferai en sorte que ce débat puisse avoir lieu dans mes prérogatives, c'est-à-dire faire le maximum. En tout cas, c'est c'est ce que je proposerai au premier ministre, qu'on puisse le plus vite possible faire en sorte que ça soit faut que ce soit voté quand pour que ce soit mis en place en septembre.
Ah bah, il faut que ça soit bah voté euh voter avant avant l'été, c'est clair pour qu'en plus il pu avoir pu avoir une promulgation du texte. Oui, vous allez faire exploser la consommation des VPN. Des VPN, on rappelle, c'est des réseaux virtuels privés.
En gros, c'est pour contourner des interdictions. Par exemple, quand les pornos ont été interdits, les sites porno ont été interdits, bah les VPN permettaient d'y accéder. Mais oui, je je je vais pas vous dire non, je sais, je connais ça, mais la question que doit se poser le législateur, c'est est-ce qu'il y a un principe d'interdiction ou pas ?
Ça, c'est une question qu'on a pas tranché. Et après, comment on fait en sorte que ce soit opérationnel ? C'est clair, en matière informatique, sur internet, c'est très compliqué parce qu'il y a 1000 manières de contourner.
Mais déjà qu'on soit d'accord sur le principe d'interdiction ou pas et ensuite de manière opérationnelle comment on fait pour faire en sorte que ce soit appliqué. Voilà. Alors il y a autre chose aussi à trancher, c'est le budget.
Le gouvernement a toujours dit espérer un budget pour fin janvier ou mi-février pour les moins pessimistes. Yelle Brun Pivet, la présidente de l'Assemblée nationale a retiré une leçon de tout ça en disant que bah faudrait peut-être voir quand même la façon de débattre autour du budget. Faut qu'on modifie nos règles pour que ce soit le dernier budget discuté de cette façon-là.
Ça n'est pas possible de continuer comme ça. Dans tous les pays européens, ils arrivent à adopter des budgets alors qu'ils sont en majorité relative pour la plupart d'entre eux. Nous devons leur emboîer le pas parce que c'est un enjeu réellement démocratique le budget d'une nation.
Laurent Penifous, c'est la raison et elle brune pivé, faut changer les règles. Ah, j'ai je pense qu'il y a effectivement des choses qui peuvent être améliorées dans le cadre de la discussion de du budget de la France, de l'État, celui de la sécurité sociale. Nous aurons à la fin de cette procédure qui, je l'espère, va se terminer dans les jours qui viennent.
On verra là aussi ce que les ou février. Bah, écoutez, a priori, ça dépend déjà de la position des sénateurs sur le texte qui va leur être retourné. Si s'ils font le choix, ce qu'a semblait dire le président du Sénat, de rejeter le texte par une ce qu'on appelle une question préalable, alors le chemin serait autour du 2 ou du 3 février pour le vote sur la censure définitive.
Donc ça nous fait début janvier mais si on inclut la pration début février, j'ai dit par début 3 février vous faites bien. Donc voilà après est-ce qu'il est est-ce que on peut éviter d'avoir un texte sur un bloc 1 qui serait les dépenses puis les recettes ou l'inverse avoir un vote global ? Moi ça me semble plein de bon sens y compris avec la sécu dedans.
Ah je sais pas, je je distinguerai pour ma part le le budget de la sécurité sociale et budget d'état mais au sein de ces du budget vous savez qu' ils sont coupés en plusieurs parties. Peut-être qu'on vote global à la fin serait intéressant. Je veux dire pour les journalistes ce serait plus facile à suivre.
Clément. Alors Yel Bron Piv a fait des propositions très concrètes pour faciliter l'adoption du budget mais pour ça il faut changer la procédure budgétaire. Alors, elle est le soutien du Premier ministre, mais ça passe forcément par un congrès et donc il faut que ce congrès soit convoqué par le président de la République.
Est-ce que vous en avez parlé avec lui ? Est-ce qu'il est prêt à le faire ? Alors, sur la sur la question de la réforme des modalités de la procédure budgétaire, non, c'est pas un sujet qui a qui a été abordé.
Mais donc, ça se fera pas dans l'année qui vient comme le souhaite la présidente de l'Assemblée. Bah, dans l'année, ça ça c'est je peux pas vous dire déjà, c'est pas une décision qui relève du du ministre des relations avec ple parlement. dans l'année 2026, ça semble tout à fait possible d'un point de vue théorique.
Après euh il est normal qu'à l'issue de la procédure budgétaire qui aura duré quasiment 4 mois, on s'interroge sur la manière dont on gère notre le budget d'État et la sécurité sociale et si peut-être on pourrait rationaliser les choses sans sans perdre en efficacité. Je crois moi aussi que c'est possible. C'est une question à se poser, qui c'est une question à trancher et et qu'on se pose après une séquence comme celle-ci, c'est c'est bien normal.
Est-ce que c'est que une question de procédure budgétaire ou est-ce que c'est pas juste la situation politique qui fait que c'est très très compliqué de dégager des majorité ? Est-ce que c'est pas Oui. Mais c'est une situation politique qui je crois peut durer.
Rien ne dit qu'après l'élection présidentielle 2027 et législative, on aura à nouveau une majorité absolue à l'Assemblée nationale. Moi, j'ai plus tendance à penser le contraire. Bon, chacun a son avis là-dessus.
Donc comment on fait pour fonctionner et vivre en évitant ces situations de blocage clair que l'on connaît depuis des mois, voire maintenant depuis la dissolution et et en pouvant fonctionner et vivre avec une assemblée nationale morcelée parce que c'est le choix des Français. Donc il faut que nous adaptions notre manière de travailler pour faire en sorte de de libérer les blocages qui existent et faire en sorte qu'on puisse doter notre pays d'un budget de l'État et d'un budget de la sécurité sociale dans des conditions moins conflictuelles. Sur le sur le recours au 493, j'imagine que vous partagez le diagnostic de Yel Brun Pivé qui dit que c'est un constat d'échec pour elle d'utiliser le 493 pour faire adopter le budget.
Je dis ça parce que je crois que le fait de ne pas recourir au 493, l'engagement pris par le premier ministre à l'époque est un des éléments qui vous avait convaincu bah de rentrer au gouvernement. C'est vrai. Le Est-ce que ça est-ce que ça vous fait pas regretter votre décision ?
Du coup, pas du tout parce que je crois qu'au moment où il a prise, il fallait qu'il y ait quelqu'un qui tranche et c'est le rôle du chef du gouvernement. Tout a été fait jusqu'au bout. Tout le temps a été donné, quasiment 4 mois pour faire en sorte qu'on débatte des textes.
Le premier sur le budget de la sécurité sociale, c'est pas un échec de recourir au 49. On est allé on est allé au fond et on a fait voter les députés. On a trouvé une majorité là où quelques mois avant on disait c'était totalement impossible de faire voter des députés socialistes ALR sur un même texte.
Celui de la sécurité sociale. R sur le budget de l'État, c'était plus compliqué. On le savait au début.
On a essayé jusqu'au bout. Bah c'est pas satisfaisant de de d'aller au 493. Mais par contre, à partir du moment où nous avons constaté une situation de blocage, à partir du moment où il y avait des amendements qui avaient été votés qui rendaient le texte du budget de l'État absolument invotable, un exemple a été repris euh souvent, c'est celui euh des 20 % de baisse des dotations des collectivités des communes, des petites communes, je t'emmerde de mon village. 20 % d'un coup, c'est totalement inapplicable et on savait très bien que ce texte ne serait voté par personne. arriver à cette situation après des semaines et des mois de débat, je trouve que le premier ministre qui a pris ses responsabilités et croyez-moi, c'était malgré lui, c'était pas satisfaisant.
Oui, je fais partie de ceux qui considèrent que le fait qu'il ait suspendu l'utilisation du 493 et qu'il soit qu'il est tenu jusqu'au bout, tant que c'était possible, il a pour moi à mes yeux tenu sa parole. Il a réussi. Oui, il il a réussi.
Attendez, c'est pas satisfaisant mais au moment du blocage, il fallait prendre ses responsabilités. Le premier ministre l'a fait et je le soutiens pleinement là-dedans. Sébastien Lecnu a chargé en fait un peu LFI et le RN en disant qu'ils avaient eu des postures cyniques et partisanes mais bon il y a eu aussi quand même un problème de non coalition et de non trouvaill de compromis entre le Bloc central, le Parti socialiste et les Républicains sur ce budget 2026.
Donc est-ce que ça c'est votre rôle justement ? Est-ce que c'est pas votre échec de ne pas être arrivé à créer une alliance entre eux ? et en tout cas euh une voix pour faire passer ce budget 2026.
J'entends les mots que vous choisissez euh faire voter le budget de la sécurité sociale à ces personnes, à celles et ceux qui ont fait le choix responsable de se mettre autour d'une table pour voter un budget alors que quelques semaines avant, c'était totalement inimaginable par eux aussi. C'est déjà un début. Ensuite, on n pas réussi sur le budget d'état.
C'est clair. Les groupes socialistes, le Liot, le bloc central, les LR ne souhaitait pas voter ce texte et nous avons nous essayer de faire émerger au cours des débats dans l'hémicycle même alors que d'autres nous demandaient d'activer le 493 ou je ne sais quelle procédure qui arrêterait les débats avant. Sauf que ce qui est certain, c'est que nous avions besoin d'un texte qui fasse le compromis et tout le monde était fixé sur la procédure, le vote, le 493, l'ordonnance, mais avec quel texte ?
Et à chaque fois, on nous évoquait la procédure au lieu d'évoquer le fond. Et à partir du moment où le gouvernement avait pu par des amendements déposés par les uns et les autres sur le texte en commission, en séance, construire petit à petit cette copie de compromis, sachant que les uns et les autres ne voteraient plus ce texte, alors il faut aller prendre ses responsabilités. Mais vous ne pouvez prendre la responsabilité d'engager justement la responsabilité du gouvernement par le 493 que quand vous êtes certain que vous avez une copie de compromis, ce que nous n'avons eu qu'à la fin des débats.
Oui. Alors il il y a de nouvelles il y a demain là, il y aura deux nouvelles motions de censure. Vous êtes confiant, il y en a une de il y en aura une de gauche sans le PS bien sûr et une du RN.
C'est c'est une formalité pour vous ou quand même faut faire attention ? Il faut faire attention. Nous prenons nous prenons ces motions de censure très au sérieux avec beaucoup d'humilité, beaucoup de responsabilité.
Le vote arrive, nous sommes forcément, je le suis, sensible aux différents signaux, au signaux faibles qu'il veut y avoir. C'est mon c'est mon travail en tant que c'est quoi les signaux faibles en ce moment ? des des parlementaires qui à la suite du dépôt de la deuxième partie du budget celle des des recettes parce que je vous des dépenses pardon je vous rappelle que la première motion de censure portée sur les recettes et ensuite nous avons présenté la copie sur les dépenses cette motion et oui donc celles et ceux qui pourraient considérer que on va ne faire que reconduire le vote ça sera peut-être vrai.
On on le saura tous demain si on a à peu près les mêmes chiffres. AV non, j'imagine que vous comptez sur rôle de pas. Alors pour revenir à ce que vous dites justement aujourd'hui, vous dites ça c'est pas forcément le même vote qu'on aura.
Non, j'espère alors écoutez, je vous dis j'espère que ce sera le même vote. Ça semblerait cohérent que ce soit le même vote puisque les objets de compromis qui ont été mis dans la deuxième partie sont justement ces compromis qui ont été trouvés par les uns et par les autres au sein de cette très large plateforme de de stabilité. Je on va on va l'appeler comme ça même s'il y a plusieurs députés qui ont menacé de de voter la deuxième comme Josian Cornelou Michel Barnier.
Oui, exactement. Il y a il y a des députés qui se sont exprimés disant qu'il pourrait éventuellement changer de vote. Donc je vous dire que ça sera le même, ce serait ce serait pas raisonnable de ma part.
J'entends, j'écoute comme vous en fait. Et vous faites quoi pour convaincre de pas la voter ? Écoutez, bah euh le de convaincre de pas voter la censure par exemple à Michel Barnier en lui expliquant deux choses simples, c'est que ce budget est un budget de compromis par exemple qui apporte la stabilité fiscale pour les entreprises. 99,9 % des entreprises de notre pays verront une stabilité fiscale.
Deux, pour les entreprises, pas d'augmentation du coût de travail, c'était envisagé. trois stabilité fiscale pour les ménages, pas d'augmentation des impôts pour les ménages. Donc je pense que ce sont des choses qui parlent à Michel Barnier.
Ensuite, ce qui peut créer difficulté, c'est la taxe sur les plus grandes entreprises, les 320 plus grandes entreprises. Effectivement, c'est une fiscalité pour celle-là, mais c'est la la reconduction à l'identique de la taxe de monsieur Barni justement l'année dernière. Donc je veux dire on n'invente pas de choses extraordinaires, on est plutôt dans une grande logique de stabilité et on va chercher des recettes sur les très très grandes.
On a même exclu par rapport à Michel Barni et les ETI. Donc on va moins loin et ensuite on fait des efforts sur euh sur les ministères, sur les agences de l'État. Donc je veux dire, je pense que si on regarde objectivement avec Michel Barnier, et euh c'est un homme d'état Michel Barnier et je comprends euh sa volonté d'être exigeant sur le budget, c'est normal, il a été premier ministre.
Mais euh mais je suis convaincu que si quand on défend au fond ce qu'est ce budget et pas ce qu'on en dit, le premier ministre a dit quelque chose d'intéressant, il a appelé les uns et les autres à lire le budget. Lorian, vous l'avez évoqué, euh le projet de loi de finance arrive ensuite au Sénat. Le président du Sénat, Gérard Larch, a mis sur la table une motion de renvoi, une question préalable pour accélérer l'adoption définitive du budget.
Vous lui dites merci. Oh non, non, je je me permettrai pas de dire merci. C'est je je laisse je laisse j'ai entendu et j'ai lu le président l'archer sa volonté certainement de faire en sorte qu'il une question préalable ce qui fait que le texte serait rejeté et reviendrait à l'assemblée c'est de la responsabilité des sénateurs.
Je je vais pas rentrer moi dans le débat de savoir si les sénateurs doivent ou pas modifier la copie. Moi je prends acte et je fais un prévisionnel de calendrier pour nos chambres l'Assemblée et le Sénat. C'est mon travail en fonction des sénateurs et des députés.
Et pourtant les sénateurs se sont plains au cours des débats budgétaires d'avoir été euh maltraité voire ignoré par le premier ministre. Est-ce que là avec le recul vous reconnaissez une erreur de méthode ? Je je ce que je ce que je peux constater, c'est que déjà moi le premier en tant que ministre des relations et le parlement, je je fais tout pour faire en sorte que et et c'est le cas dans mon esprit soit considéré sénateur autant que député et inversement.
Il y a eu une difficulté, c'est que les motions de censure sont votées à l'Assemblée nationale et les recherches de majorité, elle a été faite pas que, mais aussi avec les socialistes, le groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Donc de fait, ça a orienté les projecteurs vers l'Assemblée nationale, ce qui pouvait crisper parfois les sénateurs, ce que je peux parfaitement comprendre. Nous finissons cette phase budgétaire et je suis convaincu que dès aujourd'hui d'ailleurs et dès demain quand ça sera terminé euh les sénateurs verront bien que le gouvernement a la même considération pour les sénateurs que pour les députés.
Il y a des moments où effectivement sur une question budgétaire, là où l'assemblée à dernier mot et là où nous devions construire un accord là pour le coup sur le budget de l'État de non censure, ben la non censure vous la négociez avec les groupes de l'Assemblée nationale, les LR, le bloc central, les Liotes, on les oublie trop et les socialistes. Lorian, les sénateurs promettent, enfin en tout cas Gérard Larch promet que les sénateurs seront des agents de surveillance de l'exécution du budget. Est-ce que vous vous sentez sous surveillance ?
Bah, écoutez, je j'ai j'ai lu les mots du président l'archer. Ben, je crois que c'est bien le rôle de des parlementaires en général, des sénateurs en particulier, de contrôler l'application de ce texte, l'exécution de ce texte. Euh, je j'ai bien entendu, mais je crois qu'effectivement les parlementaires seront dans leur rôle.
Alors, on va parler maintenant du calendrier parlementaire parce que c'est votre travail qui devrait reprendre une vie normale, on va dire, une fois le le budget passé. Il va y avoir du travail, surtout que le parlement va s'arrêter en plus pendant les municipales. Donc, qu'est-ce qui peut passer ?
Qu'est-ce qui peut pas passer ? Demain devait avoir lieu la loi sur la simplification économique et le texte comprend la suppression des ZFE. On a cru comprendre que ce serait reporté.
Vous confirmez ? Alors, je confirme que le vote sur les conclusions de la SP est reporté. Je viens de l'annoncer au sénateur à l'instant, c'est pour pour une raison très simple, c'est que nous avons un texte qui compose de très nombreuses mesures qui sont très largement partagées et attendu notamment par le monde économique.
Mais nous avons aussi dans ce texte une mesure qui fait blocage les fameuses ZFE zones à faible émission et qui fait que à l'Assemblée nationale, il est clair, il peut que constater que ce ce texte ne va pas passer. Et donc plutôt que d'envoyer un texte, pardon, de le dire de manière un peu triviale au CASPIP à l'Assemblée nationale, il nous semblait plus opportun d'essayer de trouver un accord en amont avant d'amener ce texte. Et pour cela, il fallait décaler et le Sénat et l'Assemblée pour qu'il n'y ait pas de vote dans aucune des deux chambres sur les conclusions CMP, que le gouvernement puisse éventuellement, si nous trouvons un accord avant le vote, déposer un amendement de compromis et qu'ensuite nous fassions voter les deux assemblées sur les conclusions.
Donc l'objectif, c'est clairement d'amener ce texte le plus vite possible au vote. Mais il y a un point de blocage, la ZFFE et nous allons essayer d'accompagner les parlementaires pour trouver un compromis. Mais sur ce sur ce point de blocage de la ZF, ça ça va se passer quand ?
Est-ce que ce sera après les municipales ? Ah ça j'ai pas je peux pas vous dire aujourd'hui quand sera le plus vite possible de parce que si j'ai bien compris si j'ai bien compris il s'agit uniquement de voter des conclusions de CMP. Il y a quand même des grosses divisions dans le bloc central sur cette question des ZFE.
Donc est-ce que ça ne vous arrangerait pas que ce soit après les municipales en fait parce que c'est quand même un enjeu des municipales cette question des ZFE c'est un sujet très concernant local à titre personnel et dans ma fonction je ne regarde pas les choses comme ça. Moi ce que je constate c'est qu'il y a un blocage. Je suis pas ministre au fond.
Moi, je suis le ministre de la procédure et de la planification. Donc euh euh je vois le point de blocage. Donc mon objectif, l'objectif du gouvernement, c'est de faire en sorte de régler ce problème avant d'amener au vote.
Si nous avons un amendement de compromis le plus tôt possible et si c'est avant les municipales, les municipales arrivent très vite. Je j'essaie pas de faire dans sera peut-être plus facile de résoudre ce point de blocage après les municipales. Il y aura peut-être moins d'enjeux et ça sera peut-être plus simple.
Alors mais mais ça ce sont les députés chefs de fil le ministre au fond qui vont qui vont pouvoir Mais si c'est avant les municipals, c'est bien aussi. C'est ce que vous dites. Mais écoutez, le but c'est pas de contourner les municipales.
Le but c'est que ce texte passe le plus vite possible parce que ce texte ne contient pas que les ZFE. Les ZFE c'est un sujet par les zéro artificialisation nette par exemple. C'est aussi un sujet difficile.
C'est vraiment c'est vraiment celui des LFE qui crit blocage. Et demain vont reprendre aussi les auditions de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Bon, il y a eu quand même, elle a fait beaucoup de buzz cette commission.
On a eu l'impression qu'il y avait des règlements de compte, que il y avait parfois des dérives. Est-ce que vous, c'est votre rôle en tant que ministre des relations avec le Parlement de de recadrer un peu en tout cas de demander aux parlementaires de se ressaisir et d'avoir un débat courtois et de fond ? Je je vais pas aujourd'hui sur votre plateau lancer un message au parlementaire.
J'étais député il y a pas longtemps. Je sais pas comment j'aurais perçu cela, mais toujours est-il que le débat a lieu, après débouchera ou pas sur une volonté de de légiférer rapidement ou pas, je j'interviendrai le moment venu quand je serai saisi de des conclusions de ces travaux. Mais vous avez l'impression que ça se passe bien cette commission d'enquête par Oh, c'est pas c'est pas ce que je dis.
Je je dis pas que ça se passe bien, mais je veux dire je vais pas moi MRP, ministre des relations et le parlement intervenir. Oui, MRP. Oui, c'est le Mais je vais pas intervenir à ce stade vous voulez pas interférer mais vous dites bon ça se passe pas forcément ça pourrait être mieux quand même quoi.
En tout cas la président de l'Assemblée nationale elle s'est pas gênée pour dire il est temps que certaines choses s'arrêtent. Oui, mais je ne suis pas président de l'Assemblée nationale, donc je laisse à madame Bron Pivé le soin de euh il reste un peu plus d'un mois avant que le Parlement suspende ses travaux pour cause d'élection municipales, hein, vous l'avez dit, ça va arriver assez vite et il y a beaucoup de textes qui patientent pour pouvoir être examinés. Lesquels seront examinés dans ce lapse de temps, dans ces 5 semaines qui restent.
Alors de 5 semaines dont peu avant les municipales, mais dans ces 5 semaines uniquement deux ou trois à la main du gouvernement. H donc bon, vous savez peut-être le plus important, le plus symbolique, le sujet sociétal de l'accompagnement des personnes en fin de vie avec ces doubles textes, celui sur les soins politiques, tout le temps pour vous, bah ça va occuper les deux dernières semaines, les deux dernières semaines à partir du 16 février ici à l'Assemblée nationale avec peut-être une deuxième semaine qui qui ne sera pas totalement nécessaire pour étudier les deux textes et alors qui nous permettrait de dégager du temps peut-être pour les fraudes qu'il faut qu'il faut terminer. Mais il y a un arbitrage encore euh il y a un arbitrage qui doit être posé par le Premier ministre.
Il peut y avoir plusieurs textes, mais on a ce texte qui clairement est en attente et qu'il faut qu'il faut terminer. C'est un texte qui est qui accompagnait la le budget aussi dans dans la volonté d'aller chercher sur la fraude fiscale, sur la fraude sociale des ressources hein pour pour le budget de l'État. Il il y a une logique à cela.
Et donc le le Premier ministre souhaité que ce texte soit terminé le plus vite possible. Il a dû pour des raisons de procédures budgétaires qui ont écrasé un petit peu tous les autres textes et c'est la difficulté aussi, on en parlait tout à l'heure de cette procédure budgétaire qui dure trop longtemps et qui écrase tous les autres. Je suis heureux qu'il n'ait pas écrasé le texte sur la fin de vie qui va être tenu en temps et un heure.
Et à la reprise des travaux après les municipales, dans quel ordre voulez-vous qu'on aborde tout ce qui est là qui attend ? Il y a beaucoup de choses he il y a la décentralisation et les pouvoirs des polices municipales, la lutte contre la vie chère dans les outresemères. J'en oublie sans doute d'autres.
Ah ben vous avez oui, vous avez dit la décentralisation, vous avez aussi le projet de loi sur euh qui est lié à l'urgence agricole qui est un projet mais ce sont des projets de loi. Alors je je peux dans quel ordre tout ça va arriver ? Je peux difficilement vous dire quel sera l'ordre précis parce que tous ces textes ne sont pas encore murs.
Le texte décentralisation n'est pas encore terminé. Le texte agricole non plus. On a les mesures, on a la volonté mais il n'est pas totalement rédigé.
Il est pas ils sont pas passés en conseil des ministres. Donc euh il y a encore euh du temps et des procédures avant que moi je sois en capacité de dire nous allons l'étudier tel jour au Sénat, tel jour à l'Assemblée, mais effectivement dans euh dans euh dans l'atmosphère des des semaines à venir avant et surtout euh après les municipales, la décentralisation majeur, la question la question des polices municipales, la question des communes nouvelles pour essayer d'aider d'accompagner ces communes qui veulent fusionner, qui ont parfois quelques difficultés à leur permettre de le faire plus facilement. Ce sont ce sont des sujets importants et puis il y a surtout la navette.
Enfin surtout pour moi puisque c'est un texte qui me tient beaucoup à cœur, j'en étais rapporteur le texte sur la fin de vie. Il y a la il y a les allers-retours de de la navette sur sur la fin de vie avec l'objectif quand même de le terminer avant l'été. Avant l'été.
Alors, arrêtons-nous là-dessus parce que le Sénat justement a détricoté cette loi. Donc ça veut dire que là pour l'Assemblée, vous dites ce sera programmé avant les municipales. Pour le Sénat, ce sera après les municipales.
C'est ça. Si je vous suis bien pour la fin de ville, le Sénat vient de terminer lecture. Nous avons une nou la deuxième lecture à l'Assemblée qui démarre le 16 et ainsi ainsi de suite et ceci va nous amener à une nouvelle lecture.
Alors, les dates peuvent pas être connues aujourd'hui, mais l'objectif clairement est de faire en sorte qu'avant le mois de juillet, nous ayons pu terminer cette procédure en sachant que il faut faire attention parce qu'en plus, on a deux textes qui sont aujourd'hui collés, mais avec un qui est beaucoup plus facilement adoptable que l'autre, celui sur les soins palliatifs sur lesquels on pourrait imaginer un vote conforme et qui fait que le la procédure se termine pour celui-ci et l'autre qui continue sur l'aide à mourir qui est bien sûr bien plus sensible et ce serait parfaitement normal. Est-ce que François Bot avait pris l'engagement que les le vote sur les deux textes aurait lieu en même temps ? Cet engagement, il est toujours valable ?
Écoutez, oui, c'est toujours d'actualité. C'est c'est notre volonté. Après, là aussi, c'est à la c'est à la main de la de l'Assemblée nationale le le vote.
Hugo ? Oui, monsieur le ministre, il reste 10 mois de travaux avant la suspension pour l'élection présidentielle. Est-ce qu'on risque pas d'avoir un annoir de texte législatif où vous allez pas arriver au bout de tout ce que vous voulez faire ?
Alors ben écoutez euh c'est tout à fait juste. La réalité c'est que euh aujourd'hui le temps qu'il nous reste du en temps gouvernemental hein c'est à l'Assemblée nationale comme au Sénat, il y a les semaines pour le gouvernement, les semaines pour euh pour la chambre, pour l'Assemblée, pour le Sénat, les semaines transpartisanes, mais le temps et les niches pour chacun des groupes, les le temps réservé pour pour les groupes. Ce qui fait que le le temps dédié au gouvernement jusqu'à la suspension en imaginant que nous suspendions pour cet été à la mi-juillet, imaginons qui est déjà une session extraordinaire, il ne resterait alors que 9 semaines 9 semaines à peine.
Donc ça donne une idée de du temps qu'il nous reste pour travailler sur le temps gouvernemental à la main du gouvernement. Donc oui, on a euh beaucoup de textes. Euh tous les textes ne pourront pas être étudiés et c'est là la difficulté, c'est de prioriser, donc moi de proposer de proposer de et les priorités ont été clairement évoquées.
Et ensuite au Premier ministre d'arbité, de trancher euh sur euh sur la planification définitive. J'ai dit au président du Sénat tout à l'heure, je dirai demain à la présidente de l'Assemblée nationale que à partir du 10 et du 11 février, dans chacune des assemblées, le gouvernement proposera la feuille de route avec l'ensemble des textes euh jusqu'au mois de juin, début juillet. Donc c'est quelque chose que je peux vous annoncer aujourd'hui.
Le 10 et le 11, cette planification sera connue pour les deux chambres. S'il y a pas de dissolution avant, pourquoi je vous dis ça ? Parce que Sébastien Lecnou, il y a pas plus tard que 15 jours hein, parler de dissolution de l'Assemblée nationale.
Vous y avez cru ? Oui, parfaitement. Ça me semblait ça me semblait logique dans une hypothèse mais qui que je à laquelle je ne croyais pas.
C'est-à-dire que les parlementaires de de c qui qui font partie de C'était une vraie menace, c'était une vraie piste. Ben je Oui, non pas du tout. Je crois pas dire qu'elle il y avait en cas de censure d'un gouvernement à l'issue des travaux budgétaires où parlé de discussion avant la censure hein.
C'était une menace avant. Oui, c'était une planification en cas d'éventuelles censures de de programmer des dates de dissolution mais le gouvernement censuré, il faut il y a il y a plus important que la censure du gouvernement hein. Il y a plus important de savoir si Laurent Panifou c'est MRP ou pas et parlement.
Oui. Min relation avec le parlement ou pas. La question c'est savoir que si le gouvernement tombait, on avait plus de budget.
Oui. Mais au jour plus important que les postes des ministres et même pardon que les postes des députés. Si je vous entends Laurent Panifous, s'il y a censure là par exemple, ça peut arriver he tout peut arriver.
Il y aura donc des solutions dans la foulée. Écoutez, c'est ce qu'a annoncé le premier ministre et ça reste à l'ordre du jour. Mais oui, et je crois surtout qu'il y a une grande cohérence à cela.
Lorian, on a parlé de l'embouteillage parlementaire. Aujourd'hui, à l'ordre du jour à l'Assemblée nationale. Il y a aussi cette proposition de loi de Carolinead sur les nouvelles formes d'antisémitisme.
Mais faute de temps, le texte pourrait ne pas être débattu. Est-ce que selon vous, malgré ce contexte parlementaire d'agenda, il va falloir que le parlement revienne sur le sujet ? Bah, écoutez, c'est c'est un texte qui vient de passer en commission.
Il est c'était important et intéressant. J'ai vu Caroline Yadan tout à l'heure pour pour en parler avec elle. C'était important de de voir comment le texte passait la phase de la commission et ce texte a évolué.
Elle a pris en compte toutes les observations du Conseil d'État qui étaient assez nombreuses. Donc c'est un texte qui a été retravaillé. Maintenant, effectivement euh au sein du temps réservé pour le groupe de Gabriel Atal, je peux pas vous dire aujourd'hui si le temps sera nécessaire pour adopter pour étudier pardon ce texte.
Euh à défaut, alors il faudra le reprogrammer à nouveau sur du temps de ce groupe ou alors qu'il soit repris sur du temps gouvernemental. Vous imaginez le gouvernement reprendre le la proposition de loi Caroline Yad ? Il vous reste 9 semaines.
Non mais au est-ce que vous pensez sur le fond que le gouvernement peut reprendre la proposition de loi de Caroline Yad ? Écoutez, le gouvernement a valider la procédure accélérée sur ce texte. C'est une manière de dire que ce texte est bien repéré et qu'il n'y a pas d'opposition vis-à-vis ce texte, sinon le gouvernement n'aurait pas validé la procédure accéléré.
Aujourd'hui, c'est un texte qui est porté par une députée au sein d'une niche, d'un temps réservé d'un groupe. C'est c'est le chemin qui a été choisi par la députée. Euh on verra demain comment ça peut se dérouler, si ce texte ne pouvait pas être étudié et est-ce qu'il y a urgence à ce qu'il soit.
J'ai en tout cas, vous l'avez bien compris, beaucoup de textes qui arrivent. Le premier ministre l'a dit, il va y avoir aussi beaucoup de projets de loi alors que sur l'année qui est passée, nous avons eu quasiment ou que des propositions de loi. Donc les projet de loi qui vont qui vont prendre de la place également.
Le gouvernement veut quand même exister au milieu de tout ça quand même. B écoutez, en tout cas ce que le Premier ministre a dit et j'en suis très heureux, c'est que la phase budgétaire passée, on va essayer de de faire en sorte d'améliorer les choses. Le projet loit de décentralisation alors qui passionnera peut-être pas les Français, mais l'élu que je suis encore puisque je suis conseiller municipal de mon village, mais j'ai été président Oui. président de de mon intercommunalité et croyez-moi que dans la vie de nos territoires, dans l'état local, dans les procédures, la simplification des procédures, dans la dans la décentralisation de la décision, il y a plein de choses à faire qui ne seront pas des révolutions, mais qui feront en sorte que la décision publique ira beaucoup plus vite et que nous aurons beaucoup de projet projets et croyez-moi que les élus locaux qui nous entendent savent très bien de quoi je parle, beaucoup de projets qui vont être libérés et pour ça, on a besoin d'une loi importante et c'est la loi décentralisation mais elle va prendre du temps.
Hugo ? Oui. Euh, on a deux questions que j'ai combiné en en une euh vous nous confirmez qu'il y aura pas de grande réforme ou de réforme constitutionnelle qui va arriver d'ici la fin des semaines que vous avez parlé des 9 semaines qui porterait sur quel sujet ?
Ah bah, par exemple, réforme constite, la Corse, la Nouvelle-Calédonie. Alors, il y a il y a un projet de loi constitutionnel sur la Corse qui qui sera inscrit au Sénat dans les dans les mois qui viennent. avant avant les municipales, ça va être compliqué mais il est prévu que le projet de loi constituel sur la Cor soit inscrit alors autour du mois de mars, autour du mois d'avril.
Donc un dans la présidentielle possible. Ah c'est possible ? Oui, c'est c'est tout à fait possible.
Il y a la question de la Corse, il y a la question de la Nouvelle-Calonie, il y a plusieurs sujets qui nécessiteraient que le que le qu'un Congrès soit réuni. Mais à ce stade, je vais pas vous donner la date du Congrès. Ça ça relève pas du ministre des relations à le parlement.
Il a pas d'autres grandes réformes sous le coude ? à coûté la fin de vie. C'est je crois que vous pensez au versement à la source par exemple des des allocations l'allocation sociale unifiée par ce serait comme ça ce serait une allocation unique l'allocation sociale unifiée qui regrouperait trois prestations.
Oui, c'est un projet qui est en cours et qui fait partie, on l'a pas évoqué, de ces textes qui ont vocation à être étudiés, inscrits probablement avant l'été pour une première lecture mais qui font partie de l'atmosphère de ces textes de ces textes importants que nous souhaitons amener au bout avant la fin de ce quinquena. Avant la fin du quinquena. On se repousse encore l'is parlementaire.
Oh ben vous savez pardon mais à partir de octobre on va replonger dans le budget donc on va de nouveau parler de beaucoup de choses. Non en fait on va parler que de budget. Alors la vie parlementaire les municipales et très vite la présidentielle et ça s'accélère.
Vous avez vu que ce weekend à tour Marine Tondelier Olivier Fort Clémentine Autin François Ruffin Lucy Casté Raquel Garido, Alexis Corbè tous ils étaient tous là ils ont partagé la fiche pour donner le coup d'envoi à la primaire qu'ils appellent de leur vœux pour choisir un candidat de gauche en 2027. Ils espèrent 2 millions de votants. Si elle existe cette primaire, est-ce que vous irez voter ?
On fait le choix de dire qu'il faudrait euh ce je ne pense pas que j'irai voter à cette primaire. En en revanche, je j'ai un regard assez assez attentif sur ce qui s'y passe. J'ai une conviction d'abord, c'est que ce que vient de faire le groupe socialiste à l'Assemblée nationale, le parti socialiste en général est très positif pour pour les pour les mois à venir parce que j'ai une histoire personnelle avec le parti.
Vous en venez du PS ? Oui, tout à fait. Et euh et je suis socialiste, mais le mais aujourd'hui en tout cas depuis quelques temps et c'est pour ça que j'avais pris mes distances, c'est que le choix de se rapprocher de la France insoumise était à mes yeux une hireur.
En tout cas, je souhaitais à ce moment-là prendre mes distances. Mais ce que ce que vient de faire le Parti socialiste depuis quelques mois, c'est-à-dire être capable de se mettre autour d'une table, notamment avec les Républicains, les Liotes et les autres groupes du bloc central pour essayer de trouver un compromis, c'est-à-dire de faire en sorte de dépasser les considérations partisanes dans une situation de blocage dans l'intérêt supérieur du pays, c'est-à-dire au-delà de la considération partisane pour moi vient de changer considérablement la donne pour les mois qui viennent et pour l'éché séances présidentielles. À mes yeux, cette gauche là est redevenue clairement une gauche de gouvernement et qui est clairement en situation de peser de peser et d'exister pour cette élection présentielle.
Ensuite la question de la primaire. Réle, est-ce que vous iriez voter d'abord ? Ben cette primaire, je sais pas si j'irais voter.
Je crois pas parce que je je suis je suis un un comment dire un un militant politique, un homme de gauche, progressiste, social-démocrate qui espère qu'il y aura une candidature de centre gauche progresse. Et je crois et je crois que si primaire il doit y avoir, elle doit être au-delà des personnalités que nous venons de voir. Moi je j'ai j'ai tendance à penser que la gauche a une chance à l'élection présidentielle mais elle a une chance si elle part bien sûr en dehors de la radicalité de la France insoumise je crois que ce serait rédbitoire c'est ma conviction mais en revanche qu'elle doit englober la social-démocratie et je ne soutiendrai à titre personnel qu'une candidature social-démocrate à sélection présidentielle parce que sinon je crois que nous n'aurons pas la possibilité d'exister donc sur le fond là cette gauche unitaire non mélanchonniste se prépare ensemble pour 2027 sans place publique, sans la France insoumise sur le fond.
Vous soutenez la démarche au moins ? Bah écoute, je pense que la pour pour cette famille politique là que je connais bien, la famille de gauche, je pense que le rassemblement est indispensable. Non, mais la primaire, l'idée d'une primaire, vous soutenez sur le Mais pourquoi pas l'idée d'une primaire ?
Mais elle doit être alors élargie. Une elle n'est pas fermée officiellement place publique. C'est Raphael Gl qui ne veut pas.
Ça peut-être de ma part un appel à à monsieur Gluxman de rejoindre ces personnesl. Je je dis pas le contraire. Ce que je pense c'est qu'il n'y a qu'une qu'une candidature pour être très clair.
Il y a les modalités qu'on veut, les primaires, pas les primaires. Je pense que pour que la gauche existe à l'élection présidentielle, pour qu'un candidat de gauche puisse éventuellement accéder au second tour et moi à ce stade après ce qui vient de se passer pendant les 4 mois que nous venons de passer sur la phase budgétaire, je crois que c'est possible. Mais pour cela, je crois que la gauche doit se rassembler au-delà des seuls candidats que nous venons de voir là.
Lorian. Hypothèse sans doute celle que vous préférez. François Hollande, candidat en 2027.
Bah écoutez, non, je vais pas vous dire que je préfère l'un ou l'autre. Je je vais vous parler de ligne politique. Je crois que la ligne politique de Fabien Rousell, vous me demandez mon avis, je vous donne le mien hein.
La ligne politique de Fabien Roel associée à la ligne politique d'Olivier Fortée à la ligne politique de Raphaël Gman et je ne parle pas de personne et de candidats. Je pense que ces trois lignes là réunies peuvent faire quelque chose à l'élection présidentielle. Je crois que si ces lignes politiques euh je parle je parle de ces personnes parce que ce sont aujourd'hui ces chefs de mouvement politique.
Si ces six lignes-là ne sont pas réunies et sont dispersés dans différentes candidatures, alors personne n'aura de chance d'aller au second tour. Mais enfin, on est qu'au mois de janvier 2026. Le présidentiel est loin, ça se prépare.
Mais écoutez, vous me demandez mon avis, je vous dis mon avis. La gauche peut exister mais pour qu'elle existe qu'elle faut rassembler jusqu'au socio-démocrat dont je fais partie. Donc pas forcément François Hollande ne pourquoi pas François Hollande ?
François Hollande a été président de la République. J'ai énormément de respect pour pour lui, pour ce qu'il a fait également. Je pense qu'on allait trop vite balayer le parfois dans sa propre famille politique son bilan avec de très bonnes choses et et je je crois que François Hollande est bien sûr un candidat un candidat qui aurait sa légitimité mais c'est pas moi qui vais vous dire quel ou quel candidat doit y aller.
François Hollande bien sûr, pourquoi pas. Raphaël Gman également, mais d'autres et peut-être peut-être que finalement ça devrait être aucun de tous ces personnages, quelqu'un qui va émerger, je le souhaite, de la social-démocratie, des progressistes et qui peut rassembler aussi des gens qui sont à la gauche de la Macronie, avec qui je travaille aujourd'hui et avec qui j'ai beaucoup de choses en commun et je l'ai toujours su dans mon groupe Liot que je présidais il y a peu. En attendant ce candidat mystère, le Premier ministre envisage un mini remanement à l'occasion du départ de la ministre de la culture Rachidati qui part à la conquête de la mairie de Paris.
Est-ce que pour vous ce serait pas l'occasion d'ouvrir d'élargir le gouvernement à certaines personnalités socialistes ? Ça c'est la prérogative vraiment du premier ministre. D'accord.
Mais est-ce que vous souhaiteriez pas tout seul ? Vous me demandez si je souhaite. Je écoutez je je suis dans un gouvernement dans lequel je suis bien.
Je travaille en grande confiance avec le police depuis le début. Si le premier ministre je fais une introduction à mon propos. Si le premier ministre souhaitait ouvrir le gouvernement plus à gauche, j'en serais très heureux.
Mais en tout cas, je suis aujourd'hui bien dans ce gouvernement. J'ai le sentiment d'y être utile. Je travaille en confiance avec le premier ministre.
Nous avions une relation claire depuis le début. Je suis venu essayer de l'aider avec ce que je suis. le président d'Éliot euh travailler avec des gens de gauche et de droite, ancien socialistes mais socialistes dans les idées.
Social-démocrate plus précisément, progressiste clairement. Euh SOSDEM. Oui, oui, on avance pas très joli.
Mais mais euh mais écoutez, c'est vraiment le choix du premier ministre et le euh le Premier ministre est a démarré euh son mandat euh avec euh avec des avec une ligne claire, avec un objectif clair. Il nous fallait un budget. Euh euh la méthode c'était le compromis.
Euh moi je je suis euh venu l'aider en ça. Euh il a tenu parole jusqu'à aujourd'hui. Donc euh écoute ses choix ses choix ses choix sur les miens.
S'il veut ouvrir à gauche euh j'en serai très heureux. C'est ma sensibilité politique. Mais en tout cas ce que ce que je veux c'est pouvoir terminer cette phase budgétaire parce qu'elle est pas terminée.
C'est normal qu'on parle de l'aprè mais euh moi je je commencerai à regarder l'après le 2 février éventuellement ou le 3 février. Laurent Penifous si le premier ministre vous disait donnez-moi des noms de socialistes qui pourraient me rejoindre vous verriez qui vous ? Je sais pas.
Il va les mettre en difficulté s répond exactement voilà serait pas leur rendre service mais ceux qui vous ont aidé sur le budget Jérôme G Philip je je connais beaucoup de parlementaires socialistes et qui qui avec qui je partage 99 % des et qui seraiit prêt à rejoindre le gouvernement vous pensez un meilleur et qui serait prêt à rejoindre le gouvernement écoutez vous voulez des noms mais je n'ai pas de nom à vous donner est-ce qu'il serait prêt à rejoindre le gouvernement ah je non je je ne sais pas j'ai pas d'information à vous donner ce que je ce que je crois c'est que ce gouvernement est est composé de de personnes de femmes et d'hommes de sensibilité différentes. Je fais partie des sensibilités de gauche, il y en a peu dans ce gouvernement. Mais mais j'en suis un ce si le gouvernement réussit le 2 ou le 3 mars à donner un budget à la France, février, février février, je me suis encore trompé, pardon, un budget à la France, la composition était la bonne.
Il a rien d'autre à dire. Après, si demain le premier ministre veut ouvrir, tant mieux. Tant mieux.
Sur les municipales, la stratégie du PS, bah c'est de se présenter uni avec le reste de la gauche dès le premier tour à chaque fois que c'est possible, mais sans LFI. Donc j'imagine que vous validez cette stratégie après ce que vous avez dit tout à l'heure, il y a une précision qui a été apportée aujourd'hui par le porte-parole du PS au second tour euh s'il y a un un risque de victoire du RN dans une ville, le PS n'exclut pas un accord avec LI. Est-ce que vous validez ça ?
Est-ce que vous y êtes favorable ? Bah écoutez, le je je vais répondre complètement à vous plusieurs questions qu'il y a dans votre question. Euh oui, il est nécessaire que le PS fasse une clarification très nette et j'en suis très heureux parce que je pense que c'est ce qui fait que le Parti socialiste redevient un parti qui peut discuter euh de l'avenir d'une présence au gouvernement dans les mois et les années risque de victoire du RN dans une grande ville au second tour qui était la deuxième partie de votre question.
Moi, je mets pas le RN et la France insoumise sur le même plan. Je combat le RN, je combats aussi la France insoumise. Mais que le Parti socialiste fasse le choix dans une situation de risque de présence du Rassembl national de se rapprocher alors infini avec Lfi, je le partage.
Alors, il y a une autre question qui va se poser lors de ces municipales. Pourrait voir se concrétiser dans certaines grandes villes ce qu'on appelle l'union des droites entre les Républicains et le Rassemblement national. On a vu aujourd'hui le RN faire du pied, tendre la main à Rachid Adati à Paris.
Euh est-ce que pour vous euh s'il y a union des droites dans une grande ville euh ça remettrait en cause la participation de la droite au gouvernement à vos yeux ? Écoutez, je pense que c'est plus complexe que ça. Je comprends le le fond de votre question, mais je vois que les les soutiens, la ville de Paris est une ville particulière en France avec des Paris, hein.
Oui, mais sur la la question de de Paris, l'exemple que vous preniez, je vois qu'il y a des des soutiens déjà au sein du bloc central qui sont différents selon que l'on soutienne monsieur Bazel ou madame Datti et pourtant des gens de la du même groupe, de la même famille politique. Donc j'aurais pas de conclusion définitive sur ce qu'il se passerait si tel ou tel candidat dans une ville venait à se rapprocher si à Marseille par exemple il y avait un rapprochement entre le RN et la droite à Marseille comme à Paris moi je tirerai pas à titre personnel de conclusion définitive sur la capacité de tout un mouvement politique parce que telle ou telle personnalité se serait rapproché d'un autre et que ce soit regrettable je ne dis pas le contraire tout à fait regrettable mais est-ce qu'il faut en tirer des conclusions pour l'ensemble du mouvement politique à l'échelle nationale et éventuellement pour la partie participation au gouvernement celui-là, je le pense pas. Rejetons-nous un peu plus loin vers la présidentielle 2027.
Ça se bouscule dans le bloc central, on a l'impression. On voit les noms. Bon, on voit clairement à Gabriel Gabriel Atal pardon et Édouard Philippe, mais on en entend d'autres comme Jean Castex, peut-être même Sébastien Lecornu, Aurore Berger, Yel Bron Pié.
Alors, êtes-vous favorable à une primaire ? Bah, écoutez, je c'est c'est je suis interrogé pour toutes les primaires, celle de la gauche. Exactement. du centre.
Vous m' vous êtes vous serez agréable de pas m'interroger sur celle de droite parce que cohérent. Voilà. Voilà.
Pas mon intention mais là c'est encore dans votre dans votre il y a pas de difficulté. Je suis pas contre le principe que ce soit à gauche. On on l'a évoqué avant ou ou au centre. ser plus nouveau disons au centre parce que ça serait assez nouveau.
Mais en fait, j'ai la même réflexion que sur pour sur pour la possibilité de d'une candidature de gauche solide au présidentiel pour je crois c'est c'était pas ma ça n'est pas ma famille politique mais les groupes politiques, les familles les les partis politiques que vous évoquez ne sont pas les miens. Je du coup c'est c'est une c'est une remarque d'observateur mais c'est le le je pense qu'il gagnerait à faire en sorte qu'il y ait effectivement qu'une candidature pour avoir un premier tour premier tour fort face au RN que nous le savons tous sera lui très fort et que pour que un second tour puisse se passer dans les même meilleures conditions que ce soit pour un candidat de gauche ou pour un candidat du centre, il faudra que les uns et les autres évitent de se disperser. Après ce que je dis là c'est un peu la palissade.
Moi ce que je conseillerai au candidats du bloc central, s'ils m'écoutent, ils doivent sûrement tous m'écouter ce soir ou vous leur direz ou au candidat de la gauche, c'est de faire en sorte le moment venu, c'est-à-dire avant le premier tour de sir de s'unir. Après, qu'il est qui est de la qui est de la dispersion, qui est plutôt de la diversité au moment où nous nous parlons, c'est bien normal et c'est même nécessaire parce que ça va enrichir le débat. qu'ensuite ces personnes du centre ou ces personnes de gauche se rassemblent assez vite, il ne faudra, c'est vrai, pas trop tarder pour qu'il y ait une candidature qui incarne cette diversité du centre, cette diversité de gauche, de droite pour le coup ça m'intéresse moins.
C'est nécessaire pour ce qui m'intéresse moi personnellement, c'est faire en sorte que ce soit pas le Rassemblement national qui gagne cette élection pré justement ça va de où à où pour vous, je veux dire cette cette primaire, est-ce qu'il faut mettre les macronises dedans la primaire de gauche ? Voilà. Est-ce qu'on met les macronis dans la prim ?
Non non, je pense que je je vous dire il y a dans la première de gauche ça. Non, ils veulent pas aller. Je pense pas.
Je je pense qu' je pense qu'il faut avoir des limites claires pour avoir de la clarité vis-à-vis des électeurs. Mais ce que je peux dire l'expérience de ce budget d'avoir fait travailler des gens très différents pour essayer de trouver un compromis pardà les considérations partisanes. Cet exercice était très difficile mais il a été révélateur d'une chose importante.
Ces gens-là sont très différents. Leurs idées sont très différentes. Et quand j'entends le fameux slogan UMPS, c'est faux, ça n'existe pas.
Je peux vous dire une chose pour avoir été au milieu des débats, c'est que les Républicains et les socialistes, c'est très différent et c'est encore très différent du bloc central. Donc ces gens-là ont une identité et ces gens-là tous dans leur différence ont quelque chose à proposer pour notre pays, des chemins différents, des grands projets de société pour 2027 et le but même de ce gouvernement je crois c'est de faire en sorte qu'il y a un budget pourquoi ? pour qu'on connait une année de stabilité, une année d'apaisement et pour permettre à toutes ces écuries, c'est pas désagréable dans ma bouche, de se préparer et de montrer au Français qu'il y a des projets de société différents, on les a évoqué et non, ils sont différents.
Le LR et le PS, ça n'a rien à voir et rien à voir avec le bloc central. Ils ont tous une légitimité, un projet7 rapidement. Oui, très rapidement avec 2027 et le budget 2027, est-ce que ça risque pas d'être encore pire que cette année avec les accointances présidentielles qui vont augmenter très court.
Le budget plus dur, ça va être dur mais mais le le budget 2027 va se réaliser dans des conditions totalement différentes parce que la présidentielle sera devant nous. Donc il est assez difficile de de d'imaginer de manière précise le climat dans lequel ça va se réaliser. On verra ça à ce momentlà tout pour l'immédiat.
On va accueillir dans un instant l'invité face à vous pour débattre de la fin de vie. On en a parlé tout à l'heure à propos du calendrier parlementaire. Un enjeu que l'invité connaît bien en tant que médecin cardiologue, spécialiste des soins palliatifs et de la fin de vie.
Son portrait est signé Marco Pomier. Face à vous Laurent Panifous, une médecin pour qui dans certaines souffrances extrêmes, attendre n'est plus une option. Quand la personne demande que les proches sont d'accord et que les médecins ne peuvent plus grand-chose, je trouve essentiel qu'ils n'abandonnent pas leurs patients et puissent faire ce geste là.
Médecin cardiologue, fondatrice et ancienne responsable du centre d'éthique de l'hôpital Cochin à Paris. Depuis des années, elle accompagne des patients confrontés à la fin de vie. Dans l'un de ses derniers livres, elle raconte le parcours de cette femme âgée confrontée à la maladie, à la dépendance, à l'attente de la mort.
Une réflexion éthique et politique pour nourrir le débat actuel au Parlement. car il y a 5 jours, les sénateurs ont dit non au droit à l'aide à mourir, pourtant adopté par les députés en mai dernier. Face à cette situation, notre invité s'interroge.
Pourquoi un tel décalage entre les citoyens et leurs représentants ? Sondage après sondage, une écrasante majorité de Français se dit favorable à une évolution de la loi. Les médecins aussi, 74 % soutiennent l'aide active à mourir.
Preuve selon notre invité que si les soins palliatifs restent indispensables, il ne suffisent pas toujours à soulager toutes les souffrances. Alors Laurent Panifous, une loi verra-t-elle le jour avant la présidentielle de 2027 ? Face à vous Véronique Fournier et Véronique Fournier arrive sur ce plateau.
Bonsoir. Je vous laisse saluer le ministre au passage avant de vous installer. Bonsoir, bienvenue chez nous sur LCP l'indice et politique.
Votre place est ici. Vous avez tout loisir de parler pendant quelques minutes. Ça va aller très vite comme toujours.
Vous avez bien vu comme ça va vite avec Laurent Panifous. Vous voulez commencer par quoi ? Je étais censé répondre à à vos interrogations, mais c'est vrai que je pense que c'est peut-être important, monsieur le ministre, de rappeler la distinction entre les soins palliatifs d'une part et l'aide à mourir d'autre part.
Mais avant de rentrer là-dessus, nous attendons. J'ai vous ai écouté très attentivement et je suis extrêmement contente que vous disiez que vous allez tout faire au gouvernement pour que cette loi soit adoptée avant l'été. C'est vraiment pour nous crucial parce que si ça ne l'est pas, on sait que ça sera très compliqué. de l'avoir avant les présidentiels.
Voilà, donc c'est quelque chose qui nous importe énormément et malgré votre optimisme, nous nous disons que peut-être la deuxème lecture au Sénat tardera un peu, même si aujourd'hui l'Assemblée nationale a mis ça à son programme très vite. Oui. Ben écoutez, je nous partageons cette ambition.
Euh c'est un texte qui me tient particulièrement à cœur pour euh 1000 raisons. Et euh oui, mon engagement au sein du gouvernement euh est euh peut-être principalement dû euh euh à cela, c'est-à-dire faire en sorte que nous allions au bout de ce texte et que le Parlement puisse se prononcer définitivement. Ma conviction, c'est qu'il faut il faut que cette nouvelle liberté soit réalité rapidement.
Ensuite, j'ai euh j'ai euh comment dire partagé avec le Premier ministre cette ambitionlà, cette volonté et je sais qu'il est en soutien sur cela. et que il m'a permis de faire en sorte que nous puissions planifier malgré les difficultés budgétaires et et ce et ce budget qui écrase tous les textes les uns après les autres qu'on a évoqué, faire en sorte qu'il soit toujours au Sénat et que le 16 février, demain, il arrive à l'Assemblée nationale et que ces deux textes, il y en a deux, ils sont très différents, je suis d'accord avec vous, il parle de choses différentes même s'il y a une logique à travailler à les travaillant puissent être étudié pour une deuxième lecture à l'Assemblée nationale. Ensuite, il repartira au Sénat.
On a vu on a vu clairement ce qui s'est passé au Sénat. Les sénateurs ont fait ce choix, il faut le respecter. Moi, moi ma position de ministre, elle est claire.
Je le je respecte et je l'étais comme rapporteur du texte à l'Assemblée nationale, je respecte toutes les sensibilités, même les gens qui étaient farouchement et opposés à l'idée que l'aide à mourir soit de ma possible. Les sénateurs ont fait le choix, je le respecte. Le texte revient à l'Assemblée nationale mais je suis confiance sur le fait que la naveste va se réaliser et qu'à la fin ce texte sera Fournier.
Vous êtes Comment se fait-il que quelques parlementaires arrêtent tout et fassent en sorte que 4 ans de préparation que toutes les institutions de l'État qui ont été et que les citoyens qui ont été sollicités aussi dans la convention citoyenne et qui se sont prononcés, comment se fait-il qu'il ne respecte pas un minimum la démocratie ? enfin la démocratie, l'idée que nous avons de la façon dont on prépare un projet de loi et dont il devrait être adopté, est-ce que ce n'est pas une position purement idéologique ? Écoutez, ce qu'on peut constater, c'est qu'il y a des positions différentes entre le Sénat et l'Assemblée nationale.
C'était assez prévisible mais idéologique dit Véronique, je crois euh pas Véronique, excusez-moi, Véronique Fourni, pardon, mais sur le travail, la convention citoyenne et les travaux préparatoires euh que j'ai pu mener avec Olivier Falorni notamment ont permis d'écouter attentivement les travaux et forcément, on peut pas entamer des discussions sur texte sans avoir regardé attentivement cela et bien d'autres consultations. Et ma conviction, c'est que le texte qui qui émergera des travaux de en tout cas de l'Assemblée, puisqu'on a vu que le Sénat rejetait le texte, ressemblera beaucoup à ce que les citoyens nous ont dit dans le cadre de cette convention et je suis intiment convaincu que que vous serez, je crois satisfait de du vote final sur ce texte. Nous avons vraiment l'impression que ces parlementaires ne comprennent pas la réalité du terrain.
Ils ne comprennent pas ce que vivent les personnes qui aujourd'hui demandent ce texte. J'ai encore rencontré il y a quelques jours une femme de 85 ans qui est au bout d'un cancer au stade terminal auquel les médecins ont dit "Nous ne pouvons plus rien faire pour vous." Elle a demandé combien de temps ça va durer.
Ils lui ont dit "Nous ne savons pas du tout combien de temps ça va durer. Ça peut être 15 jours, ça peut être 6 mois, ça peut être peut-être un peu plus." Et cette femme dit "Je n'ai plus de vie.
La vie que je ne que je mène n'est plus ma vie. Je ne peux plus lire. Je ne peux plus sortir toute seule de mon lit.
Je ne peux plus me sustenter toute seule. Voilà cette vie. n'a plus de sens pour moi et le seule chose qui aurait du sens pour moi, c'est de décider de la date de ma mort.
Alors, on peut être contre cela à titre personnel, mais pourquoi impose-t-on sa conviction à autrui dans une société qui est aussi multiple, aussi diversifiée, aussi multiculturelle ? De quel droit on impose ça ? Ben je je partage votre position, c'est-à-dire que le je pense que il existe des souffrances, vous êtes médecin, vous savez ça, mais il existe des souffrances qu'on ne sait apaiser.
Elles existent. Certains remettent cela en cause. Moi, toutes les auditions que j'ai pu faire avec les spécialistes ont quand même confirmé cela.
Il existe des souffrances qu'on ne sait pas apaiser. Et pourquoi empêcher à quelqu'un le droit, cette liberté de dire "Je demande, moi pour moi" en pleine conscience, c'est le sujet du texte, que ceci s'arrête. Oui.
C'est dire que ça s'impose pas à tout le monde. Voilà, c'est un choix. deer comm deer la personne qui en pleine conscience dit je souhaite que ça s'arrête je sais que ma maladie est grave elle est incurable que je vais bientôt quitter ce monde mais que je souffre terriblement et je demande le droit je demande la liberté qu'on mette un terme à mes souffrances et je soutiens totalement cette idée-là et d'ailleurs, on fait beaucoup de débats sur ce texte on peut résumer ce débat à cela.
Est-ce qu'on a le droit ou pas de choisir le moment où on se où où on met un terme à séjour parce qu'on sait pertinemment qu'il n'y a plus de solution médicale pour nous accompagner ? Pire que ça, il n'y a plus de solution pour nous soulager de nos souffrances. Les soins palliatifs soi-disant.
Oui. Alors, les soins palliatifs, cette dame dont je vous parlais à l'instant, elle dit "Oui, bien sûr, ils m'ont proposé plein de choses, mais quand il m'apaise mes souffrances, je suis un zombie et donc je ne peux plus discuter avec personne et je ne peux plus savoir comment je vais passer ma journée." Et c'est ça qu'elle dit.
Et elle dit, "Je ne veux pas ça. Je veux être accompagnée par mes enfants. Je veux pouvoir jusqu'au bout être lucide et en interaction avec eux.
Donner du sens aux quelques heures au quelques toujours la réponse. C'est ça. C'est la plupart du temps la réponse mais pas toujours.
Et d'accepter de regarder l'exception, d'accepter de regarder la souffrance dans les yeux, c'est ça qui est peut-être difficile aussi chez les parlementaires, de regarder cette souffrance qui existe. Mais ils ont pas des proches les parlementaires. Tout le monde aéhouré, il y a une réalité que je partage avec vous.
Il y a un décalage entre l'opinion publique, la consultation citoyenne qui a été faite, elle est elle est elle est très éclairante et la représentation nationale. Donc c'est idéologique disait Fournier, c'est idéologique. Écoutez, oui, en tout cas pour le coup, le parlement n'est pas représentatif sur ce sujet de la population.
Bah, il est pas toujours parfaitement mais ma conviction, ma confiance, vous disait que j'étais plutôt optimiste. 1, je suis là pour planifier. C'est mon rôle.
Je propose au premier ministre étrange. Mais enfin, croyez-moi que la planification du texte fin de vie, j'en suis entre guillemets le gardien de l'ombre. la planification, mais je suis pas au fond, je suis plus rapporteur du texte, je ne suis plus député mais ma conviction en tant qu'observateur aujourd'hui c'est qu'à l'Assemblée nationale, pas au Sénat, je viens de constater le rejet, à l'Assemblée nationale, il y a une majorité pour faire en sorte que cette liberté existe.
Il était important en tout cas que Véronique Fournier vous interpelle et parle de ce qui est le quotidien euh des Français, des Français. Nous comptons sur vous. Nous comptons sur le gouvernement pour que vraiment ça aille jusqu'au bout.
C'est le mot de la fin. Merci. Je rappelle le titre de votre livre, cette vieille dame est la mort.
Merci Laurent Panifou d'être venu sur le plateau de LCP. Lundi, c'est politique qui revient évidemment lundi prochain avec un autre ou une autre invité. Bonne soirée, merci et à lundi prochain.
Laurent Panifous