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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 4 avril 2025 24 min

Sophie Briante Guillemont : "Ce qui se passe est très grave pour l’économie mondiale »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Sophie Briante Guimon, va revenir évidemment sur ces actualités. Je rappelle que vous êtes sénatrice représentant les Français établis hors de France. D'abord, on va regarder ensemble les une de la presse régionale.

On en a sélectionné trois. Il y a énormément de évidemment ce matin sur cette attaque commerciale de Donald Trump. On commence par la une de la dépêche.

Donald Trump déclare la guerre des taxes. Le président américain qui a enclenché un teté mondial en décrétant des hausses douanières d'une ampleur jamais atteinte. Un paris très accertain qui pourrait déstabiliser le commerce mondial.

La deuxième une, c'est celle du Dauphiné. Cette question, quel repost avec la photo d'Emmanuel Macron, Donald Trump, Ursula Van Derleyen. Donald Trump qui a provoqué l'ire de ses partenaires commerciaux.

Si certains dirigeants comme Ursula Vanerleen croient encore possible une négociation, d'autres à l'image d'Emmanuel Macron se disparaît à riposter. Et puis la dernière, c'est un autre sujet. Le progrès, c'est la une du progrès.

Bébé tué dans une crèche 25 ans de prison. l'employé de crèche qui a été condamné à 25 ans de prison pour avoir tué la petite Lisa 11 mois alors qu'elle en avait la garde dans une crèche. C'était en juin 2022 à Lyon.

Elle lui avait fait avaler un produit déboucheur de toilette. Quelle une avez-vous envie de commenter ? Je pense que je vais prendre Donald Trump qui déclare qui déclare la guerre aux taxes et qui est la même que que la question en réalité de de la Ripost. ce qui se passe est à la fois assez singulier et très grave pour l'économie mondiale.

En fait, on est face à un président des États-Unis qui qui est assez irrationnel dans ses choix politiques comme économiques. Sauf que les conséquences de ces décisions vont être mondiales et pour l'Union européenne et pour la France et pour le reste du monde. Vous revenez vous des États-Unis, vous y étiez il y a encore quelques heures.

Dans quel état d'esprit sont les Américains un peu moins de 3 mois après l'arrivée au pouvoir de Donald Trump ? Alors moi, j'ai davantage la perspective français de l'étranger puisque c'était un déplacement tourné autour de de la communauté française et ce que j'ai trouvé c'est une communauté française très inquiète. J'ai rencontré beaucoup de monde.

J'ai notamment rencontré des chercheurs français et j'ai aussi rencontré évidemment des chefs d'entreprise français. les deux sont euh les deux sont en réalité extrêmement inquiets justement à cause du caractère imprévisible euh des décisions euh qui sont prises euh et en fait euh les entreprises n'avaient euh même pas la capacité de prévoir. Elles faisait différents scénarios en attendant le le 2 avril mais elles sont donc inqui pour leur avenir extrêmement inquiètes pour leur avenir même si évidemment ça dépend des secteurs en fait.

Euh mais le plus important c'était ça, c'est-à-dire que même si il il annonce ses décisions, en réalité, on voit qu'il y a encore une marge de négociation qui a une parole très choquante qui a été donnée et c'est pas des décisions définitives. Donc les chefs d'entreprise n'aiment pas ce qui est imprévisible, les marchés non plus. Et c'est ce caractère là qui qui l' marqué en réalité le plus.

Évidemment, la peur d'une récession, la peur de l'inflation. Et en même temps, il disait que politiquement, c'est peut-être ce qui va permettre de faire la différence. C'est-à-dire que si les secteurs économiques américains lâchent le président des États-Unis, ça se répercutera assez rapidement sur les mys.

Donc c'estàdire c'est un peu à contre-courant du discours de Donald Trump qui lui dit qu'il va redresser une économie américaine malade. Vous les les entrepreneurs que vous rencontrez, ils craignent au contraire un affaiblissement de l'économie. Absolument.

Absolument. Et Donald Trump a été plus loin. Il a même parlé de du jour de l'indépendance économique des États-Unis.

Euh mais on le voit et pas seulement à travers les entrepreneurs français, enfin on voit la réaction des marchés. Euh c'est je pense que les les Américains eux-mêmes et même ceux qui ont voté pour Donald Trump ne s'attendaient peut-être pas euh à des réactions économiques aussi euh différentes. Enfin qui ne vont pas dans le sens des intérêts économiques des États-Unis.

On va revenir évidemment en détail hein sur cette guerre commerciale lancée par Donald Trump et face à ça l'Union européenne et Emmanuel Macron on l'a vu, qui organise la riposte d'autant que de nombreuses filières françaises sont menacées. On fait le point avec Quentin Calmet. [Musique] Bonjour Quentin.

Bonjour Arian. Bonjour madame la sature. Bonjour.

Quant ces nouvelles taxes douanières annoncées par Donald Trump vont à rebour de ce que le pays apprenait depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Voilà, les États-Unis, pays de la liberté d'entreprendre, qui ont soutenu le libéralisme économique et une forme de capitalisme débridé viennent donc de changer de doctrine économique. Cela fait la une du Wall Street Journal hier, le très rigoureux journal spécialisé dans la finance qui écrit "With the new trade regime, US aims topple the age of globalization en bon français hein avec de nouvelles règles commerciales.

Les États-Unis veulent renverser l'air de la mondialisation, rien de moins. Que dire spécifiquement des relations commerciales entre la France et les États-Unis ? Alors, la France exporte plus de 47 milliards d'euros de biens vers les États-Unis.

Les États-Unis sont le 4e marché à l'export de la France après l'Allemagne, l'Italie et la Belgique. Même si la France dépend moins des exportations vers les États-Unis que d'autres pays européens, ces exportations représentent 1,6 % de notre PIB, notre richesse nationale. C'est presque 4 % en Allemagne.

Le chiffre de 1,6 % du PIB d'air, il a été rappelé hier par le chef de l'État. Alors, quelles sont les filières les plus impactées ? Il y a le vin, les spiritueles, on en a beaucoup parlé.

Voilà, on en parle depuis depuis plusieurs semaines mais pas que. 1/ des exportations de la France vers les États-Unis sont liées à l'aéronautique. Cela représente 9 milliards d'euros d'exportation pour la France en 2024.

Vient ensuite parfum produits pour la toilette et les produits de la maroquinerie. La France qui a exporté 4,5 milliards d'euros de ses biens liés au luxe aux États-Unis en 2024. Viennent ensuite les produits pharmaceutiques qui contribuent également grandement aux exportations françaises vers les États-Unis. 3,6 milliards d'euros en 2024 et enfin pour 2,4 milliards d'euros.

Les vins de raisin, c'est comme ça que ça s'appelle, qui effectivement traverse l'Atlantique pour les États-Unis. Ce à quoi il faut ajouter, plus de 1,5 milliards d'euros pour les boissons alcoolisées distyé, notamment le Cognac dont on parle effectivement beaucoup. La filière française des vins spiritueux craint un recul d'environ 800 millions d'euros d'exportation selon un communiqué qu'ils ont publié dans la nuit de mercredi à jeudi.

Des craintes pour de nombreuses filières qui exportent. Écoutez, le président du MEDF hier soir sur LCI, de notre produit intérieur brut, ce sont des centaines de milliers d'emplois. Alors souvent sectoriellement et géographiquement très concentré, pardon de reprendre l'exemple du champagne du du cognac, c'est 70000 emplois sur un périmètre géographique qui grosso modo correspond à un département.

Donc il faut être très attentif à ça et donc avoir des mesures défensives et des mesures offensives. Alors Sophie brillante Guillumont, que peut-on dire déjà de ce que je disais au début sur ce renversement de doctrine économique ? Euh le Wall Street Journal, il est voilà, il exagère ou c'est vraiment ce qu'on est en train de vivre en ce moment ?

Non, je pense qu'il exagère pas. Euh c'est vraiment ce qu'on est en train de vivre et ce sont des décisions économiquement irrationnelles. Donc donc il y a vraiment de de quoi s'inquiéter.

Ouais. Que peut donc dire la logique explicitée par Trump hein ? En se prenant en s'en prenant aux importations, il va faire produire aux États-Unis.

Alors, c'est un objectif qu'on peut dire noble hein, l'idée de réindustrialiser dans son pays. La France aussi espère réindustrialiser. Est-ce qu'au fond il a pas raison euh quand on prend son point de vue à lui ?

Alors, ce qu'on peut dire c'est que c'est pas une surprise dans le sens où c'était quand même dans son programme. Hm hm. Euh donc c'est une obsession pour lui les droits de douan.

C'est une obsession. C'est une obsession depuis longtemps euh liée à sa propre activité privée en réalité. Euh mais maintenant, il est président des États-Unis et il ne peut pas ignorer que euh tout le monde, enfin en tout cas une grande majorité des secteurs économiques sont totalement opposé à ce qu'il est en train de faire.

En plus sur la base de calcul dont personne a compris exactement euh comment ils avaient été réalisés euh avec des grands shows euh à la Donald Trump euh montrant euh des taux euh plus extravagants les uns que les autres. Donc évidemment, c'est extrêmement inquiétant. Vous vous dites c'est pas une surprise hier.

Emmanuel Macron il a dit c'est une décision brutale et infondée. Elle est pas si brutale que ça. Alors elle est infondée dans le sens où elle est économiquement infondée puisque même un un prix Nobel d'économie a dit que c'était calculé de façon stupide.

Maintenant est-ce que on a quand même eu quelques quelques semaines enfin je pense que c'est toujours la même chose avec Donald Trump. C'est-à-dire qu'on il dit quelque chose, on espère que ce n'est qu'un effet d'annonce et on se dit mais il souvent d'ailleurs, il revient immédiatement sur la décision. Absolument.

Absolument. Et cette position de force quoi de dire on commence par une position très forte en espérant ensuite pouvoir négocier et en réalité je pense qu'on a tous espéré qu'il irait pas jusqu'au bout. Mais la réalité c'est que il va déjà très très loin.

Il y a quand même une marge de négociation et c'est là que l'Union européenne intervient parce que et là c'est ce que je rejoins les les propos d'Emmanuel Macron. On sera beaucoup plus fort en négociant en tant qu'européen que si on négocie uniquement en tant que français. Mais pour autant c'est ça c'est totalement irrationnel.

Voyez que peuvent faire nos entreprises directement impactées par ces droits de douanes. On voit maintenant que chaque industrie se regarde, vérifie le voilà la part d'exportation vers les États-Unis, les conséquences pour l'emploi et cetera. L'industrie du luxe pourrait finalement n'être que peu impctée que car elle vise une clientèle aisée qui pourrait accepter la hausse de prix.

Quel est votre niveau d'inquiétude pour l'économie française ? Alors, le problème c'est que déjà il faut voir la mise en œuvre de ces mesures euh parce qu'elle en réalité elle est extrêmement complexe, elle dépend des secteurs. Euh vous savez qu'un produit en fait il peut faire il peut traverser plusieurs frontières euh avant d'arriver au destinataire final.

Donc il y a déjà une question sur la mise en œuvre et c'est ce qui est très compliqué pour les les entreprises actuellement, c'est de savoir comment ça va impacter leur bien et donc quel quelle hausse de prix ils vont devoir réaliser. C'est c'est ça quel maillon de la chaîne de valeur va être visée exactement et sur quoi va se reporter exactement parce qu'en réalité il va y avoir plein de stratégies de détournement. Il va falloir voir concrètement ce qui se passe avec ces taxes.

Comment on peut les soutenir ? Emmanuel Macron hier, il a reçu hein ses filières concernées à l'Élysée. Comment on peut les soutenir ?

Est-ce que pour vous, il y a des filières aujourd'hui qui sont menacées de disparition ? Alors euh ça dépend encore une fois à qui vous vous adressez. Aux États-Unis, j'ai rencontré à Houston un chef d'entreprise dont le travail c'est précisément de faire de l'import de 20.

Il m'a dit que au-dessus de 25 % lui il fermait la boutique. Enfin voilà, il va pas rentrer en France mais il va chercher une autre activité. Donc là, c'est 20 enfin c'est c'est 20 spiritu.

Oui, mais là c'est 20 euh 20 %. Du coup, il il pourrait Oui, mais en fait, il a passé plusieurs mois euh à penser que ça allait être une taxe de 200 % parce qu'à un moment donné, c'est ce qu'il disait. Donc 200 % là, il ferme, 20 % il va devoir répercuter évidemment sur euh sur ses marges.

Comment doit réagir selon vous l'Union européenne ? Est-ce qu'il faut rentrer dans un bras de fer et frapper fort ou est-ce qu'il faut chercher à négocier avec Donald Trump ? C'est toute la discussion et je pense que quand on a une personnalité comme Donald Trump en face de soi, c'est extrêmement compliqué parce que il faut justement éviter l'escalade euh parce que tout ça ça va se répercuter aussi sur euh sur le pouvoir d'achat des Européens.

Donc euh je pense qu'on va voir dans les jours qui viennent quelle est la réelle marge de négociation. Évidemment, il va falloir éventuellement frapper fort, mais euh en sans oublier que à la fin, c'est quand même les les Européens et les Français les premiers à impacter. Mais on a le moyen selon vous de reposter l'Union européenne, elle sera suffisamment, on a quand même un marché de 450 millions de de consommateurs.

Donc c'est c'est important. Et puis euh il y a démarg négociation aussi sur euh sur les services euh sur euh les industries numériques euh des États-Unis euh qui qui font quand même des profits très importants sur euh en Europe. Ça veut dire qu'on peut selon vous encore euh faire revenir Donald Trump en arrière ?

Je alors je je suis incapable de répondre à cette question parce que il est il est trop imprévisible pour ça et en plus je le connais pas. Mais mais je pense que de toute façon, on est obligé d'essayer. On va parler d'un autre point très important pour la France.

Oui. Les droits de douane qui vont être différents dans les départements et territoires de l'outremè français. Vous l'avez dit dans le journal tout à l'heure Orien.

Pour certains, c'est une bonne nouvelle. la Guadeloupe, la Martinique, la Guyane et Mayotte verront leurs produits imposés à hauteur de 10 % par les autorités américaines. En revanche, et ça on l'explique pas forcément très très facilement, mais la Réunion qui bénéficie pourtant du même statut légal he que ces que ces autres territoires verra ses produits d'accès à hauteur de 37 %.

Manuel Vals, le ministre des outresemères qui a réagi hier. L'intention initiale de taxer différemment les territoires ultramarins est profondément politique, a-t-il dit à la FP. Elle témoigne surtout du cumul d'incohérence, d'absurdité et d'incompétence.

Direaction toute simple. Comment est-ce que vous expliquez comment comprendre cette différenciation alors déjà entre la métropole et les outremèes et ensuite entre ces territoires d'outremè ? Alors il y a la Réunion qui est particulièrement taxée.

Il y a aussi Saint-Pierre et Miclon qui je crois est presque à 50 %. Donc euh donc évidemment, c'est très politique. Je pense que c'est aussi euh la façon dont euh les États-Unis ne comprennent pas du tout ce que sont euh pour la France euh les régions d'Outrem en réalité.

Oui. Euh donc ça vient nous nous affaiblir euh à faire une concurrence entre ces ces différents territoires. Oui, absolument.

C'est enfin de c'est c'est ce qui va se passer en fait et c'est aussi une façon de nous diviser. C'est ce que dire Emmanuel Vals en disant que c'est un voilà c'est une façon très politique de de faire du commerce. Absolum et il faut justement éviter de la jouer solo entre guillemets et faire en sorte que ce soit la France et l'Europe.

Vous pensez que Donald Trump il a des véléités sur certains territoires français et leurs ressources territoires d'outre mer. Alors euh à ma connaissance, il a pas fait de déclarations particulières sur les territoires français mais il y a de quoi s'inquiéter quand on voit euh ses déclaration sur le Groenland. Enfin évidemment euh c'est un peu dans sa stratégie euh mais c'est peut-être aussi une stratégie de communication plus qu'une stratégie politique.

Merci Quentin. Merci Orian. On se retrouve tout à l'heure dans le club ser on parlera du dossier franco-algérien et on se retrouve dans une demi-heure.

Quentin, on va continuer nous euh à parler de Donald Trump et ça ça va faire le lien avec ce dont on va parler puisqu'on va parler de politique française. Mais il y a quelques heures, cette nuit, Donald Trump a publié un message sur son réseau social appelant à libérer Marine Le Pen jugeant qu'elle est victime d'une chasse aux sorcières. On va le voir.

Elle a essuyé, je le cite, des échecs, mais elle a continué et maintenant, juste avant, ce qui serait une grande victoire, ils s'en prennent à elle sur une accusation mineure dont elle ne savait probablement rien. Cela ressemble pour moi à une erreur comptable. Qu'est-ce que vous dites de ce type de message avec vous le voyez libérer Marine Le Pen écrit en majuscule ?

Alors, c'est pas très étonnant mais on peut absolument pas dire que ce sont des accusations et une condamnation mineure. Enfin, les faits les faits sont là. ces 4,4 millions de détournements de fonds publics européens pour financer les activités du Rassemblement national.

Voilà, Donald Trump fait du Donald Trump et en plus ça fait écho à sa propre histoire et ses propres ennuis judiciaires. Donc en soit, c'est pas très étonnant mais on peut absolument pas dire que ce soit mineur. Et c'est que le président américain se mêle d'une décision de la justice française.

Pour vous ça révèle quoi ? Ça révèle qu'il est dans dans sa ligne de communication habituelle. Euh on est face euh à une internationale réactionnaire.

Euh notre Donald Trump n'a pas été le seul, hein. Il y a Victor Orban, il y a Jaer Bolsonaro. Donc euh donc en soit, c'est pas très étonnant, j'ai envie de dire.

D'autant que se libérer Marine Le Pen alors que elle n'est pas en prison et et qu'elle est libre et qu'à l'heure actuelle, elle est présumé innocente puisqu'elle a fait appel. Absolument. Absolument.

Absolument. Donc pour l'instant, on n pas besoin de de la libérer plus que ça. On va continuer à parler de cette décision de justice concernant Marine Le Pen.

On va écouter Bruno Retaillot, le ministre de l'intérieur qui hier soir s'en est pris au syndicat de la magistrature classé à gauche. C'était sur France 2. Il y a deux objectifs.

Il y a d'abord un écrivain franco-algérien qui est emprisonné. C'est sa libération. C'est une question humanitaire.

Il est âgé et il est malade. Bon, ça c'est un premier point. Premier objectif.

L'autre objectif, c'est que un autre mullouse ne se produise pas. Souvenez-vous, celui qui a tué le terroriste à Mulous avait été présenté à 14 reprises aux autorités algériennes qui n'avaient pas voulu le reprendre. Je pense que les signaux sont positifs.

Il y avait une réunion il y a quelques jours, j'y participais avec le président de la République et le premier ministre à l'Élysée. L'espoir s'est levé simplement. Moi, je suis vigilant et je ne croirai que ce que je verrai.

Voilà. Pardon, c'était pas le bon son évidemment de de Bruno Rota. C'était le son sur la France, la relation franco-algérienne qu'on va détailler un peu plus tard dans le club.

Mais Bruno Retaillot hier, il s'en est pris au syndicat de la magistrature. Il dit "Il y a eu le mur des cons, ça c'est un fait objectif et il a parlé de juge rouge." Qu'est-ce que vous dites ?

Je dis que je pense que Bruno Rotailleux devait faire face à un exercice assez compliqué hier soir euh parce que il est quand même ministre de l'intérieur de ce gouvernement donc il doit défendre euh en l'occurrence euh l'indépendance de la justice et en même temps il était confronté au fait que il a eu des propos euh différents pendant la campagne présidentielle notamment celle de François Fillon. Donc je pense que c'était une manière d'essayer de s'en sortir que de parler à nouveau du syndicat de la magistrature et du mur des cons qui commence quand même à dater et voilà que le syndicat, la magistrature existe bien sûr. C'est même pas le syndicat majoritaire parmi les magistrats.

C'est le seul dont on parle mais il y en a au moins trois. Donc euh donc c'est pour moi c'est plus une façon de d'éviter le le les contradictions auxquelles il doit faire face qu'autre chose. Oui.

Ce qu'il a dit, il a dit d'ailleurs la très grande majorité des syndicats de France observent une neutralité mais euh il y a le syndicat de la magistrature et le mur descom plus largement. Est-ce que euh il faut revoir l'exécution provisoire selon vous ? Alors, l'exécution provisoire, c'est pas du tout quelque chose de nouveau.

Euh, c'est vrai que on y est plus habitué euh aux États-Unis, au Royaume-Uni, euh mais c'est quelque chose qui existe dans notre droit en réalité euh depuis les années 80. Euh donc euh là, on a l'air de redécouvrir euh qu'existent les exécutions provisoires, mais en réalité, sa raison d'être, elle est très simple. C'est-à-dire qu'il s'agit de de qu'il n'y ait pas trop de temps entre la condamnation et l'exécution.

Donc enfin, on peut on peut évidemment en rediscuter, mais c'est c'est pas du tout quelque chose qu'on devrait découvrir maintenant. Est-ce que pour vous le fait que la cour d'appel et dit qu'il y aurait une décision d'ici l'été 2026, soit quasiment 1 an avant la présidentielle, c'est une bonne chose cette accélération du calendrier judiciaire ? C'est une bonne chose parce qu'on est face à un en fait à la confrontation du judiciaire avec le politique, qu'évidemment on va avoir une élection présidentielle et que ça va permettre de dégager le sujet.

à un nom des présidentiels. Ce qui est ce qui est bien. On va terminer comme tous les jours dans cette émission en regardant l'actualité dans nos régions.

C'est avec nos partenaires de la presse régionale et on va aller à Rohan où on retrouve Pierre Olivier Verau. Bonjour Pierre Olivier. Merci beaucoup d'être avec nous rédacteur en chef de l'bdomadaire Le Pays.

Pierre Olivier, vous avez choisi ce matin de mettre l'accent sur le combat d'un père originaire de Ran privé de ses enfants. Racontez-nous son parcours. Oui, bonjour.

Bonjour madame la sénatrice. Nous suivons depuis quelques mois, voir un peu plus, le combat d'un père dont les deux enfants étaient emmenés par leur mère au Kazakhstan, son son pays d'origine. Euh, il a fait toutes les démarches possibles.

Il a eu gain de cause, y compris au Kazakhstan. Il n'y a plus de recours pour la mère des enfants et malgré tout, il ne voit pas ses enfants revenir. Il ne les a pas vu depuis près d'un an et demi.

Et pourtant, le Kazakhstan est signataire de la convention de la haie. sur justement le retour des enfants de de couples binationaux. Donc deux enfants de nationalité française âgé de 5 et 7 ans se trouve actuellement au Kazakhstan.

On ne sait pas trop où. Ils ont été déscolarisés. Donc voilà, ma question à la fois simple et je je pense compliquée sur le plan pratique.

Comment aider ces familles ? parce que là, je vous parle d'une illustration locale, mais je crois savoir qu'il y a plusieurs centaines de de familles concernées chaque année en France. Comment comment les aider, comment les soutenir et comment euh faire en sorte que ces conventions signées par des États euh soient mieux appliquées pour ces familles.

Alors, permettez-moi tout d'abord de m'associer à la peine et au combat de ce père de famille. Effectivement, ce que vous dites, c'est en réalité une situation qui est assez fréquente malheureusement parce que à partir du moment où vous avez des couples binationaux, c'est très fréquent dans le cas dans le cadre d'un divorce douloureux, compliqué qu'il y ait cette situation. Donc effectivement, il y a la convention de la qui qui existe et qui permet de mettre en œuvre une certaine coopération judiciaire euh entre les pays euh pour euh pouvoir justement faire en sorte d'éviter ce qu'on appelle l'enlèvement d'enfants.

Euh maintenant, c'est des processus qui sont très longs. Je crois comprendre que que dans ce cas particulier, il y a une décision de de la Cour constitutionnelle il y a à peine quelques mois. Mais mais ce que je peux vous dire c'est que en tout cas tous les moyens du côté français sont mobilisés et notamment le consulat de France, l'ambassade de France, le ministère des affaires étrangères pour essayer de faire en sorte de de d'aller au plus vite et pour que pour que ces deux enfants puissent rentrer en France.

Malheureusement, que ce soit dans ce cas-là ou dans d'autres cas, c'est des situations extrêmement complexes sur un plan personnel, sur un plan judiciaire, sur un plan parfois même politique parce que vous avez des pays qui n'ont pas signé cette convention. Donc dans ce cas-là, c'est encore pire, mais c'est un point de vigilance à avoir. Et et je le dis aussi en tant que sénatrice des français de l'étranger, c'est-à-dire que quand vous avez des couples binationaux, que vous allez vous installer à l'étranger, que la mère de vos enfants ou le père de vos enfants et d'une autre nationalité, c'est toujours un risque qui existe et n'importe quel avocat en droit de la famille vous dira ça qu'il faut qu'il faut la qu'il faut bien en avoir conscience.

Merci Pierre Olivier. Merci beaucoup d'avoir été avec nous la une du pays ranais cette semaine, ville de Rouane. Le pavé dans la mar, c'est à la une de votre hebdomadaire.

Merci beaucoup Pierre Olivier Verro d'avoir été avec nous. Un petit mot avant de terminer sur vous hein Sophie Brian Guimon parce qu'on vous connaît peu. Vous êtes une jeune sénatrice dans tous les sens du terme et pas votre âgé par le fait que vous êtes arrivé il y a peu de temps au Sénat.

Comment ça s'est passé votre arrivée au Sénat ? facile d'arriver quand on quand quand on est quand on est jeune, quand on est une femme aussi. Est-ce que ça a été compliqué ?

Je pense que le fait d'être jeune a été plus compliqué que le fait d'être une femme. Euh mais sincèrement, ça se passe bien. Enfin, ça se passe même très bien.

Euh et euh et je pense qu'il y a eu euh des enfin des pionnières, il y a eu des des femmes jeunes avant moi qui ont permis aussi de de d'éminer un peu peut-être le terrain. Euh évidemment, c'est c'est des situations qui sont peut-être moins simples que si on arrive en étant un homme de 50 ans, voilà. Mais non, sincèrement, ça se passe très bien.

Et le Sénat, c'est beaucoup rajuné et le Sénat c'est énormément et féminisé. Absolument. C'est c'est juste que c'est parfois très surprenant pour mes interlocuteurs qui ont l'image en tête d'un de de ce qu'est le Sénat de leur dire "Ah non, mais je suis sénatrice" et et effectivement, il y a des femmes jeunes au Sénat, mais ce qui est une très bonne chose.

Merci beaucoup. Merci. On était ravi de vous recevoir dans cette émission et et à très vite.

On l'espère. Merci d'avoir été avec nous pendant cette première demi-heure dans le club des territoires dans 20 minutes. On va revenir sur les droits de douanes imposées par Donald Trump et les conséquences évidemment dans nos territoires.

Mais d'abord on va accueillir notre prochaine invité, c'est le maire de Rouan, le premier secrétaire délégué du PS, Nicolas Mayer Osignol qui nous rejoint. M.