Budget 2026 : «On a un Sébastien Lecornu qui utilisera un 49.3 quand il pensera que ce n’est pas
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Questions et réponses
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Emmanuel Macron a promis une année 2026 utile. Est-ce tenable avec son affaiblissement ?
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Est-ce qu'Emmanuel Macron renonce à fixer l'agenda politique ?
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Sébastien Lecornu utilisera-t-il le 49.3 ? Macron peut-il l'y contraindre ?
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Une démission ou présidentielle anticipée est-elle envisageable en 2026 ?
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Quel est le rôle constitutionnel du président en 2027 non candidat ?
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Un référendum sur la fin de vie est-il encore possible en 2026 ?
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Bonjour Benjamin Morel. Bonjour. Merci d'être avec nous ce matin et très bonne année à vous.
Cher Benjamin, Emmanuel Macron a promis hier soir dans ses vœux une année 2026 utile cette année peut-être et doit être une année utile a-t-il martelé. La réalité c'est qu'Emmanuel Macron est affaibli son majorité et surtout dans la dernière ligne droite de son quinquena. Comment vous constitutionnalistes vous vous analysez cela ?
Est-ce que vous diriez que cette volonté, cette promesse est tenable, réalisable ou bien est-ce que vous êtes sceptique en ce début 2026 tant le chef de l'État ne semble plus être le maître du jeu. Alors, c'est plus un vœu qu'une promesse. En effet, Emmanuel Macron ne peut pas se permettre de promettre quoi que ce soit parce que comme vous l'avez très bien dit, il n'a pas de majorité.
Or, ce qui fait le pouvoir d'un président de la République, sa capacité à fixer un agenda, agenda que au bout du compte, il ne fixe pas vraiment hier. C'est-à-dire que quand vous euh lisez notamment la liste des réformes et des enjeux qui sont ceux aujourd'hui présents, ben la plupart c'est en fait une reprise de la déclaration de politique générale de Sébastien Lecnu il y a quelques semaines. Donc on voit un Emmanuel Macron qui au fond par renonce à fixer l'agenda et est plutôt en effet dans un dans un vœu d'une vie politique française qui serait à peu près fonctionnelle pour que 2026 et bien ne soit pas une année de mise à l'arrêt notamment des réformes législatives de l'action politique.
Ce qui là ben ne relève en fait pas de tout à fait de lui. Il y a du renoncement dans ces vœux d'Emmanuel Macron. C'est ce que vous nous dites ce matin.
Il y a une forme de renoncement. Oui. L'année dernière, on se souvient qu'Emmanuel Macron avait subsumé l'idée potentielle d'un référendum ou en tout cas d'une consultation.
Il ne renonçait pas à fixer l'agenda. Il s'est laissé même de développer une forme d'agenda parallèle à celui du gouvernement pour tenter de marquer l'année qui serait l'année 2025. Là au fond, on a un Emmanuel Macron qui est plus dans une logique d'accompagnement.
Alors certes euh il aborde des sujets qui sont des sujets structurants, la question notamment des de la manipulation des élections des réseaux sociaux venir on va y venir Benjamin Morel mais il parle aussi du budget je cite le chef de l'État dès les premières semaines de l'année qui s'ouvre le gouvernement et le parlement auront à bâtir des accords pour doter la nation d'un budget c'est indispensable dit-il mais Sébastien Lecornu ne souhaite pas ne veut pas utiliser le 493 il s'y est engagémanuel Macron est en mesure de pousser son premier ministre a activé le 493. Ben, d'un point de vue politique, d'un point de vue interpersonnel, il peut toujours poser évidemment le sujet sur la table. Ensuite, libre à Sébastien Lecnu de s'exécuter ou pas.
Donc là, ça dépend en fait de l'influence du président sur son premier ministre. Or, on sait que les reportes avec Matignon ont été très fluides. On sait qu'ils le sont de manière naturelle au bout de quelques mois et visiblement c'est le cas aujourd'hui aussi et bien un peu moins.
Et donc dans ce cadre-là, on a Sébastien Lecornu qui probablement pour des raisons arithmétiques hein en viendra utiliser le 49 à3 mais uniquement quand il pensera que et bien pour lui ça ne signifie pas une censure. Donc à partir de là, au fond, la vie et le poids d'Emmanuel Macron dans la Balance est un facteur certes, mais un facteur presque secondaire. Je serai jusqu'à la dernière seconde au travail, dit Emmanuel Macron, tâchant chaque jour d'être à la hauteur du mandat que vous m'avez confié.
Est-ce que la question d'une démission du chef de l'État, d'une présidentielle anticipée est définitivement écartée en ce début 2026 ? Bah, c'est pas la première fois que dans une allocution, dans un discours, il écarte cette possibilité. Donc à partir de là, elle est tout aussi écarté qu'il y a quelques mois.
Ça n'empêchera pas potentiellement certains candidats putatifs qui viennent de l'opposition, mais également des rangs euh macronien. Évidemment, on pense à Édouard Philippe de peut-être revenir à la charge. Euh mais 493 et si le 493 est est mise en place, il y a une censure du gouvernement le corn, ce n'est pas impossible pour le que le chef de l'État se retrouve de nouveau sous pression.
Alors non, mais après il peut tout à fait nommer quelqu'un d'autre. C'est-à-dire que au fond aujourd'hui euh l'idée que il puisse y avoir une présidentielle anticipée n'est euh n'est pas forcément quelque chose qui débloquerait le système. C'est-à-dire que si vous avez une présidentielle anticipée, fort bien.
Mais derrière, il est pas certain qu'une dissolution donne non plus de majorité. Vous avez quié beaucoup de candidats qui sont dans une forme de précampagne actuellement et donc il n'est pas certain que ça arrange fondamentalement le tout le monde dans les chéquiers politiques. Donc oui, il peut y avoir une pression envers la démission.
On n'a pas encore atteint le stade d'ingouvernabilité qui ferait que ce soit quelque chose qui s'imposerait pour Emmanuel Macron. Oui, mais en terme de de calendrier, d'un point de vue constitutionnel, euh c'est totalement impossible ou ça reste envisageable ? Ah, c'est envisageable, c'est tout à fait possible.
C'est-à-dire que s'il démissionne, bah vous avez des élections euh dans le mois qui suit et ensuite potentiellement une dissolution qui qui donnerait lieu à une à une élection législative un mois plus tard. Donc c'est possible mais euh reste un la question de l'opportunité et puis de c'est quelque chose qui dépend uniquement du souhait d'Emmanuel Macron et ce souhait et bien il semble ne pas exister au vu des la déclaration réitérée hier. Benjamin Morel, je rappelle que vous êtes constitutionnaliste.
Je vous propose d'écouter Emmanuel Macron hier soir lorsqu'il se posait en garant d'une présidentielle sereine. À la fin de l'année, s'ouvrira peu à peu la prochaine campagne pour l'élection présidentielle de 2027, la première à laquelle je ne participerai pas depuis 10 ans. Pour autant, je serai jusqu'à la dernière seconde au travail, tâchant chaque jour d'être à la hauteur du mandat que vous m'avez confié et je ferai tout pour que l'élection présidentielle se déroule le plus sereinement possible, en particulier à l'abri de toute ingence étrangère.
Benjamin Morel, quel est exactement le le rôle constitutionnel du chef de l'État dans dans une élection où il n'est plus candidat ? Et est-ce qu'il peut intervenir sans être accusé lui d'influencer la campagne ? Ben, c'est un rôle qui reste assez réduit en réalité, hein.
C'est-à-dire que le garant de du bon fonctionnement de d'une élection, c'est à la fois le ministère de l'intérieur qui a un rôle d'organisation et qui euh ben ensuite à travers notamment les préfets va euh contrôler les opérations électorales et de l'autre côté le Conseil constitutionnel qui est juge de l'élection. juge de l'élection qui aura ensuite à examiner si les conditions, la sincérité du scrutin ont été remplies à dessin de proclamer les résultats et de valider l'élection. Donc le rôle du chef de l'État est en soit limité.
Ce qui en tête Emmanuel Macron, c'est évidemment tout le travail qui est le sien sur la régulation des réseaux sociaux, la régulation potentiellement également du champ médiatique dont il pense que ça peut être quelque chose qui influencerait le les futures élections. Oui, c'est ce que vous comprenez dans ces propos. C'est ce qui est entendu.
C'est-à-dire qu'on a un Emmanuel Macron qui au fond renonce à beaucoup de sujets, renonce à intervenir sur la plupart des grands domaines de l'agenda, mais se réserve un certain nombre de sujets qu'il compte investir. Ce sujet, il investit déjà depuis plusieurs mois et il va probablement vouloir notamment en vue de 2027 et bien continuer à le creuser. Benjamin Morel.
Pour conclure autre propos du chef de l'État. Nous irons au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie. Euh ce texte doit revenir au Sénat courant janvier.
En mai dernier, Emmanuel Macron avait laissé entendre qu'il pourrait convoquer un référendum sur la légalisation du suicide assisté si la discussion parlementaire venait à s'en liser. Est-ce qu'un référendum est encore possible ou bien compte tenu du du temps qu'il reste ? Et bien c'est désormais inenvisageable constitutionnellement. un réfernum sur la fin de vie, c'est compliqué.
C'est-à-dire que on ne sait pas exactement, ça rentre dans le champ de l'article 11 pour une raison simple, c'est que vous dépénaliser certains actes, notamment ben l'acte de Tonazie. Et donc dans ce cadre-là et bien la consualité d'un tel référendum interrogerait. Ensuite, d'un point de vue calendaire, bah oui, c'est possible, c'est possible, mais euh quand est-ce que ce serait opportun, c'est-à-dire probablement pas de manière concomitante avec les élections municipales et ensuite on rentre en campagne présidentielle.
Donc, un tel référendum ben heurterait la campagne présidentielle. Donc, c'est possible. Est-ce que vraiment c'est quelque chose qui à ce stade-là serait tout à fait opportun ?
C'est pas certain. des voix au sein de la majorité laisse entendre que ben ça serait plus une façon de pousser le camp des antifins de vie qui apparaît marcheal dans l'opinion mais pourrait avoir du coup un écho et une aa dans le cadre de la campagne et que donc mieux vaudrait régler la chose au parlement. Donc pour toutes ces raisons, j'ai un peu de mal à croire qu'il y a un référendum sur ce thème.
Merci Benjamin Morel, merci d'avoir accepté notre invitation ce matin sur Europe.