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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 31 août 2021 25 min

Primaire de la droite, départ des Américains d'Afghanistan, Didier Raoult à la retraite... Le "8h30 franceinfo" d'Éric Ciotti

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Eric Ciotti. Bonjour. Vous êtes un peu l'invité surprise de la primaire chez les Républicains. Vous avez annoncé votre candidature en fin de semaine dernière. Vous y allez pour gagner ou pour peser ?

0:13
Éric Ciotti

J'y vais pour gagner. Comme dans toute compétition, je suis un homme de conviction, enraciné dans ma famille politique depuis longtemps. Je défends des convictions fortes à l'Assemblée nationale. Dans mon département des Alpes-Maritimes, que j'ai dirigé ou j'ai mis en application mes idées, c'est important, donc j'y vais pour gagner et pour installer dans le débat des idées qui coupent un peu le robinet d'eau tiède. Je suis un homme de droite, je l'assume. Je veux mener une campagne à droite parce que j'ai simplement la conviction que la situation du pays nécessite des réponses fortes.

Vous trouvez que les autres candidats sont trop tièdes, qu'il fallait rééquilibrer cette primaire vers l'aile droite que vous incarnez depuis des années ? En tout cas, je pense que cette aile droite, comme vous l'appelez, où ces convictions, ces valeurs, plus que jamais, doivent être mises en action. Moi, j'ai ces convictions et je n'en ai jamais changé, que je défends, que je pourrais résumer à une formule qui guidera un peu ma campagne pour que la France reste la France. Oui, vous allez nous expliquer ce que ça veut dire. Autour de trois piliers, la liberté, l'autorité, l'identité. Voilà, ce sera ce cap, mais ce n'est pas inédit pour moi.

La candidature est peut-être une surprise, mais ce sont des idées que je défends depuis longtemps. Je les fais aussi derrière des candidats, que ce soit Nicolas Sarkozy ou François Fillon. Et puis, à un moment, je me suis dit, autant défendre ces idées. Je ne les retrouve pas totalement ailleurs. Il y a une incertitude aujourd'hui sur le candidat.

1:51
Invité

Vous y allez aussi parce que Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez, eux, ont décidé d'y renoncer. Vous les invitez à vous rejoindre, du moins à appeler, à voter pour vous ?

2:00
Éric Ciotti

En tout cas, on a un socle de valeurs qui est identique, que ce soit sur la conception de l'autorité, sur notre attachement à une forme de France forte. Je crois qu'on a les mêmes valeurs.

2:24
Invité

Vous attendez qu'ils vous soutiennent ?

2:25
Éric Ciotti

Non, je n'attends pas qu'ils me soutiennent. Je crois que chacun fera ses choix. Je ne me situe pas dans ce cadre. Ce sont des amis. Je pense que ceux qui les soutiennent peuvent se retrouver dans le projet que je veux porter. Ce n'est pas étrange d'être candidat à une primaire dont on ne sait pas si elle aura lieu ? J'en conviens. Oui, j'en conviens. D'être candidat à quelque chose qui ne verra peut-être jamais le jour. Regardons la situation par rapport à ce que représente, ce qu'incarne la droite républicaine. La droite républicaine a quelque part guidé la Vème République avec des grands présidents de la République, des personnalités fortes. Aujourd'hui, on n'a pas de leader naturel.

C'est une situation inédite depuis 1958 sans doute. On n'a pas de leader naturel. Il n'y a pas de chef vers lequel tout le monde converge. Donc, il faut aujourd'hui inverser les processus par rapport à ce qu'on a toujours fait. Avant, il y avait un chef et puis on se mettait en ordre bataille. Aujourd'hui, il faut faire émerger cette personnalité.

3:31
Invité

Xavier Bertrand, qui fait partie de votre famille politique, ce n'est pas un leader naturel, un candidat naturel pour les républicains ?

3:37
Éric Ciotti

C'est un leader, c'est un homme d'État qui a de grandes qualités. D'autres, je pense à Valérie Pécresse, possèdent également ces qualités. Mais, force est de constater. Il y a des enquêtes, vous êtes aussi au fait que moi de l'actualité, que personne à ce stade n'a, comme on dit, tué le match ou s'est imposé naturellement.

4:00
Invité

Mais Xavier Bertrand, c'est le troisième homme dans les sondages.

4:02
Présentateur

Rachida Datif a une proposition à Eric Ciotti ce matin dans les colonnes du Parisien Aujourd'hui en France. Elle dit effectivement, un peu comme vous, personne n'a tué le match pour l'instant. Plutôt que d'organiser cette primaire, dit-elle, attendons quelques mois, attendons le mois de janvier. Et on verra, là on sera à quatre mois du premier tour. Les sondages seront sans doute un peu décantés, on y verra un peu plus clair. Et à ce moment-là, on choisira notre candidat. Est-ce que ça pourrait être une bonne solution finalement ?

4:23
Éric Ciotti

J'entends cette proposition, j'ai vu aussi ce qu'a dit le président Larcher, qui lui soutient un mode de sélection qui conduise au rassemblement. Ça me paraît préférable, ça me paraît préférable à ce stade, qu'on ait un débat d'idées, serein, en tout cas dans ceux qui sont engagés aujourd'hui, il n'y a aucune confrontation, il n'y a pas de vaisselle cassée. Vous êtes candidaté d'un jour, attendez un peu. Oui, mais je crois qu'on se parle, en tout cas entre nous, d'abord il y a du respect, il y a de l'amitié, il n'y a pas de difficulté. Et je suis convaincu qu'il n'y aura pas de difficulté.

Donc on a un processus qui aura plusieurs étapes, et qui, je pense au tournant de la fin de l'année, permettra d'avoir notre champion, mais surtout aussi. Et c'est peut-être encore plus pour cela que je suis engagé dans ce débat, pour poser des idées fortes. Parce que nous ne gagnerons que si nous avons des idées de rupture par rapport à la gravité de la situation du pays, mais aussi, bien sûr, que s'il y a quelqu'un qui les incarne pour les faire gagner. On laisse un peu la tambouille, même si la question des primaires est importante,

5:33
Présentateur

pour parler des idées. Jean-Claude.

5:35
Invité

Justement, on a jeté un coup d'œil sur vos idées, sur vos propositions, et sur celles de vos concurrents aussi. Michel Barnier propose un moratoire sur l'immigration. Valérie Pécresse, des charters, pour accompagner dans leur pays d'origine les étrangers irréguliers en France. Vous, vous souhaitez un référendum sur l'immigration et la fin du droit du sol. Est-ce que ça va être la campagne la plus à droite, voire à l'extrême droite, qui va se dérouler ?

5:57
Éric Ciotti

C'est la situation du pays qui exige ces mesures. Parce que la situation, elle s'est dégradée. On a un choc migratoire qui est déjà arrivé, et qui va s'accentuer. Donc, il faut, si on ne veut pas que notre pays connaisse des difficultés majeures dans les années à venir, voie modifier ce qui a fait même son identité, sa culture, son histoire, il faut avoir des mesures audacieuses, fortes, courageuses. Moi, vous savez, je les propose depuis longtemps. Ce n'est pas une invention qui naît lorsque j'ai décidé d'être candidat. J'ai déposé depuis plusieurs années. Je suis député depuis 2007. D'ailleurs, ça m'a été suffisamment reproché. J'ai toujours eu le même cap, la même ligne.

Je considère qu'il y a trop d'immigration dans notre pays. Pourquoi trop d'immigration ? On met fin à quoi alors ? Nous ne sommes pas en mesure d'assimiler aux valeurs de la République, d'intégrer les personnes qui arrivent trop nombreuses dans notre pays. On met fin, on limite, en tout cas, on interrompt le caractère automatique du regroupement familial. C'est ce que je propose. On arrête...

7:09
Invité

Alors, il y a des critères. Ce n'est pas forcément automatique.

7:11
Éric Ciotti

Oui.

7:11
Invité

Tout le monde ne peut pas prétendre au regroupement familial.

7:14
Éric Ciotti

Mais les critères sont très légers. Il y a des critères de revenus, mais ils sont enserrés dans des jurisprudences liées notamment à l'article 8 de la CEDH. Drastiquement, les étudiants en France, c'est le principal. Les étudiants. Vous savez, aujourd'hui, l'immigration familiale, en 2019, je prends l'année avant Covid, qui a été le record de titres de séjour délivrés en France. Plus de 450 000 titres de séjour délivrés en France. D'étrangers arrivés en France.

7:49
Invité

274 000, 676.

7:51
Éric Ciotti

274 000 titres de séjour auxquels se rajoutent 170 000 demandes d'asile.

7:58
Invité

Qui n'ont pas été toutes positives.

8:00
Éric Ciotti

170 000 demandes d'asile qui ont donné lieu à 40 000 titres de réfugiés. Moins 36 000. Et auxquels se rajoutent 40 000, en gros, mineurs non accompagnés.

8:10
Invité

Pardon, Éric Chiotty, dans les 274 676 titres de séjour délivrés en 2019, figurent aussi les attributions d'asile.

8:19
Éric Ciotti

Bien sûr. Donc, ce n'est pas auxquels s'ajoutent. Non, ce n'est pas les attributions d'asile. Les réfugiés, voilà. Donc, vous avez cité vous-même le chiffre.

8:25
Invité

Donc, on demande les 450 000.

8:26
Éric Ciotti

C'est un peu moins de 40 000. Si vous rajoutez, il y a 170 000, 172 000, je crois, demandes d'asile en 2019. 272 000 titres de séjour. On arrive à 440 000. Vous rajoutez les MLA.

8:42
Invité

Demande d'asile ne veut pas dire attribution.

8:44
Éric Ciotti

Non, mais je cite les 450 000 étrangers qui sont arrivés dans notre pays et qui n'en sont pas partis pour l'essentiel. Puisque quand on arrive en France, et c'est là le problème aussi, il y a le problème des entrées et il y a le problème de ceux qu'on ne sait pas renvoyer chez eux lorsqu'on leur a refusé, notamment, le statut de réfugié, qui est un statut noble, que je soutiens, parce qu'il faut protéger ceux qui sont opprimés dans leur pays. mais en même temps, il ne faut pas accorder un statut qui n'est pas légitime parce que ça dévoie ce principe fondamental de l'asile.

9:20
Présentateur

Éric Souti, on va marquer une petite pause avant de prendre le reste de vos propositions, si vous voulez bien. Il est 8h42. Le fil info, Mélanie Delaunay.

9:28
Invité

Des tirs en l'air des talibans à Kaboul pour saluer le départ des derniers militaires américains. 20 ans après le début de la guerre, toutes les troupes sont parties d'Afghanistan. Les évacuations n'ont pas permis de rapatrier tout le monde. Jusqu'à 200 Américains sont toujours dans le pays. Les Etats-Unis continueront d'aider ceux qui veulent quitter l'Afghanistan, promet le secrétaire d'État américain, Anthony Blinken. 20 000 accords ont déjà été signés. À partir de demain, les entreprises prennent la main sur le télétravail. Elles doivent fixer les règles avec les représentants du personnel. C'est ce que prévoit le nouveau protocole qui sera publié ce soir.

Les dégâts sont catastrophiques, constat dressés par le gouverneur de Louisiane après le passage de l'ouragan Ida. Il a fait au moins deux morts, des rues inondées, des toits arrachés et des coupures de courant qui perdurent. Plus d'un million de foyers n'ont toujours pas d'électricité dans cet état du sud des Etats-Unis. 32 médailles au compteur de l'équipe de France aux Jeux paralympiques de Tokyo. Un nombre qui a bondi cette nuit grâce aux 5 médailles remportées par les cyclistes. La dernière en date, c'est l'or pour le duo Alexandre Loveras et Corentin Hermeneau dans le contre-la-montre sur route. France Info

10:37
Présentateur

Le 8.30 France Info Salia Brakia Marc Fauvel Toujours avec le député Les Républicains des Alpes-Maritimes Éric Ciotti, candidat à la primaire des Républicains. Vous nous disiez que la France est selon vous confrontée à un choc migratoire. Est-ce que vous dites la même chose sur ce thème qu'Éric Zemmour par exemple ? Est-ce que là-dessus

10:57
Éric Ciotti

il y a un point d'accord avec lui ? Vous savez, on peut se rejoindre sur le constat. Voilà, le constat, les gens objectifs le partagent. Comment ne pas nier qu'il y a un problème, en tout cas qu'il y a un sujet migratoire, que l'immigration ne cesse d'augmenter dans notre pays, que l'évolution démographique du continent africain qui d'ici 2050 connaîtra une population avoisinant les 2 milliards d'habitants va accentuer ce genre migratoire, que les problèmes...

11:26
Locuteur non identifié

Elle a très peu bougé depuis 50 ans.

11:28
Présentateur

Éric Cioté, on était à 8% en gros d'immigrés il y a une cinquantaine d'années en France, on est autour de 10%. Dans les chiffres, on ne la retrouve pas. Sauf si vous considérez que tous ceux à qui on a donné la nationalité française ne sont pas des Français.

11:41
Éric Ciotti

C'est un débat sur l'acquisition de la nationalité aussi. Est-ce qu'on n'a pas donné trop facilement la nationalité ? Je propose une réforme pour revenir au droit du sang pour les personnes nées en France dont les parents ne sont pas originaires de l'Union Européenne. Réforme rétroactive ? Je fais une... Non, une réforme qui s'appliquerait dès que la loi serait votée, naturellement, ou que la Constitution serait modifiée. La loi, elle ne serait pas rétroactive. Mais c'est, je crois, par rapport à l'évolution de la société, extrêmement important. Les constats, il est inutile. Vous savez, moi, je suis un homme de vérité.

Je sais qu'il y a des tabous, il y a un politiquement correct qui paralyse l'action. Il faut dire les choses. Après, il faut agir. Et les Français décideront. Mais moi, je veux, je le redis, qu'on coupe le robinet d'eau tiède parce que la situation est grave et elle impose

12:41
Présentateur

et elle impose de sortir des poncifs habituels. Un mot encore et ensuite, on avance si vous voulez bien. Éric Zemmour, il devrait être candidat à la primaire tout simplement pour clarifier ce débat-là ? Ce n'est pas mon sujet. Éric Zemmour ne fait pas partie. Vous avez un candidat hors primaire qui s'appelle Xavier Bertrand. Vous avez une primaire et vous avez un autre quasi-candidat aujourd'hui. tout ça sur le créneau politique en partie.

13:01
Éric Ciotti

Si vous me permettez, je fais une différence. Xavier Bertrand, il appartient à ma famille politique. Pas Éric Zemmour. Il a été secrétaire général de l'UMP. Je ne mettais pas les deux sur le même plan, vous l'avez compris. Il a été ministre de Jacques Chirac, il a été ministre de Nicolas Sarkozy. On a eu, après 2017, et la crise liée à la défaite des départs, je les déplore, je les regrette, mais on a les mêmes origines, le même socle de valeur. Éric Zemmour, ce n'est pas votre droite. Éric Zemmour, il fait des constats, j'ai du respect pour lui, j'ai même de l'amitié pour lui, mais il n'appartient pas à ma famille politique.

13:37
Invité

Éric Ciotti, avec une vingtaine de députés de droite, vous avez écrit à Emmanuel Macron pour lui demander d'envoyer des armes aux opposants, aux talibans en Afghanistan. Les Américains ont quitté l'Afghanistan cette nuit. Vous les envoyez comment, les armes ?

13:50
Éric Ciotti

J'ai pris une initiative avec mes collègues parlementaires, d'autres l'ont fait aux Etats-Unis, je pense des sénateurs, pour quelque part tenter de sauver un peu l'honneur des démocraties occidentales dans cette bérésina qui vient de se dérouler, dans cette retraite, dans cette défaite, qui aura une portée symbolique immense parce qu'on a offert une victoire éclatante à l'islamisme, on a laissé se constituer un émirat islamique, et aujourd'hui, il y a des gens qui résistent. Et je pense à Ahmad Massoud dans la vallée du Panjshir. Est-ce qu'on tourne les yeux ? Est-ce qu'on l'abandonne ? Est-ce qu'on laisse les 9000 combattants qui sont autour de lui massacrés par les talibans ?

Je propose qu'on reconnaisse Ahmad Massoud comme un autre interlocuteur. Je propose qu'on l'aide de façon logistique. On peut aider, il y a des moyens de le faire. J'étais en contact hier avec un de ses porte-parole Ali Nazari qui est aux Etats-Unis qui va venir au mois de septembre à Paris. Je lui ai demandé, je l'ai invité d'ailleurs à l'Assemblée nationale. Je crois qu'on ne peut pas continuer avec cette humiliation qui personnellement

15:10
Présentateur

me choque. Soit on franchit une frontière, les pays autour, Tadjikistan, Ouzbékistan, soit on largue des armes sur la vallée du Panjshir.

15:18
Éric Ciotti

Comment on fait ? Ça peut être une solution. Larguer les armes ? Ça peut être une solution. Il y a des moyens d'aider. Les talibans ne vont rien dire ou pas bouger ? Il y a des réseaux qui peuvent se déployer. Donc on envoie des chasseurs français ? En tout cas, on n'abandonne pas, on n'abandonne pas Ahmad Massoud. On ne laisse pas 9000 personnes massacrées. Je sais qu'il a eu le message des parlementaires français puisque j'ai échangé. Bernard-Henri Lévy me l'a dit.

Et c'est important aussi qu'ils sentent que l'Occident ne démissionne pas face à l'islamisme parce que ce qui se passe là-bas peut très très vite offrir aussi à tous ceux qui veulent s'engager dans une entreprise de destruction de notre civilisation, notamment dans certains de nos quartiers, un encouragement très fort.

16:05
Présentateur

Je voudrais qu'on parle d'une ville que vous connaissez bien même si elle n'est pas dans votre département Rixioti. C'est la ville de Marseille où Emmanuel Macron se rend à partir de demain pour trois jours. Il va annoncer, nous dit-on, des centaines de millions d'euros d'investissement dans les écoles. Il va parler sécurité également avec les règlements de comptes en série qu'on a connus ces derniers jours. Est-ce qu'on paye aujourd'hui la gestion des années Godin de Marseille ?

16:25
Éric Ciotti

Non, on paye... Sur les écoles, non. Sur les écoles, non. C'est la compétence de la mairie. Jean-Claude Godin a fait beaucoup de choses pour Marseille et je crois que les critiques qui lui sont faites sont profondément malhonnêtes. J'ai du respect pour Jean-Claude Godin. Ce qu'on paye, ce sont des années de laxisme. C'est la perte d'autorité quand il y a 12 assassins... La salubrité des écoles, ce n'est pas une question d'autorité de l'État. Quand il y a 12 assassinats depuis le début du mois de juillet, quand vous voyez, je regardais hier soir le reportage sur Quotidien avec des checkpoints où il y a une barrière, une barrière où la personne dit on laisse rentrer qui on veut...

C'était déjà le cas pendant le mandat de Nicolas Sarkozy. C'est la responsabilité de l'État. C'est 12 morts depuis le début de l'année. Non, 12 morts depuis le début de juillet, 15 depuis le début de l'année. Ce sont les chiffres de la PJ. Ils sont extraordinairement préoccupants. Ça veut dire qu'il faut...

17:25
Invité

Et ce sont des chiffres en baisse, pardon Éric Ciotti, depuis 2017.

17:28
Éric Ciotti

C'est ce que dit M. Darmanin, mais comment se glorifier qu'il y ait... Il dit moins de règlement de compte, mais 12 morts depuis le début du mois de juillet, des enfants qui ont été tués, des mineurs, et puis ces quartiers aujourd'hui qui sont dans les mains de narcotrafiquants. Alors on fait quoi ?

17:46
Invité

Parce que vous avez été au pouvoir avec Nicolas Sarkozy.

17:49
Éric Ciotti

Qu'est-ce qu'on fait ?

17:50
Invité

La situation était pire.

17:51
Éric Ciotti

Non, elle n'était pas pire, mais qu'est-ce qu'on fait ? C'est ça qui est important. Vous savez, moi, je n'ai pas été ministre, je n'ai pas... J'ai soutenu Nicolas Sarkozy, mais je fais partie d'une génération. J'étais dans la majorité, j'en suis solidaire, mais moi, je veux aujourd'hui des solutions nouvelles. Je veux une forme de rupture. Qu'est-ce qu'on fait ? On lutte aussi contre... On lutte contre les trafics avec... De façon implacable. On peut dire que la volonté, elle peut être au rendez-vous. Mais on lutte aussi contre la consommation de façon beaucoup plus forte. C'est-à-dire, aujourd'hui,

18:21
Présentateur

il y a des PV

18:22
Éric Ciotti

qui sont mis en place depuis quelques mois en France pour les consommateurs. Avec une amende de 250 euros, c'est trop faible. La mesure va dans le bon sens. Qu'est-ce que vous souhaiteriez qu'on fasse sur les consommateurs de cannabis notamment ? Il faut sanctionner beaucoup plus. On a une forme de dépénalisation de faits. Donc, il faut taper sur la consommation. Des amendes plus lourdes ? Il faut des amendes plus lourdes. Il faut arrêter de valoriser aussi, y compris médiatiquement, la consommation. C'est-à-dire ? Et puis, il faut... Ça veut dire quoi, valoriser médiatiquement ? Aujourd'hui, il y a une forme de mode sur la consommation du cannabis dans certains milieux.

Donc, il faut dire le danger de la consommation de drogue. Il faut avoir une action sur la consommation, sur le trafic, bien sûr, et puis, sur la production internationale. Un policier me disait il y a quelques jours pourquoi on ne parle jamais des pays producteurs ? Il faut savoir que dans la zone du RIF, dans la région du RIF au Maroc, il y a quasiment une production d'État. Là, il faut qu'il y ait une action internationale. La coopération judiciaire avec l'Espagne, elle fonctionne mal et c'est une source d'entrée. Comment on peut lutter contre des trafics alors qu'on laisse rentrer des flux de plus en plus importants ?

Donc, il faut prendre le problème à la fois à la source où on produit et sur la consommation et puis des peines et des sanctions beaucoup plus fortes du judiciaire qu'on n'envoie pas des compagnies de CRS. Donc, aujourd'hui, Emmanuel Macron va un peu raser gratis. Il va annoncer des chiffres. On ne sait pas si les sommes seront là. C'est la période électorale. C'est quoi qu'il en coûte. Il dépense. Il arrose. On voit le niveau de la dette à la sortie qui n'a jamais été aussi élevé. 2 800 milliards d'euros de dette.

20:07
Invité

Oui, il y a une crise sanitaire.

20:08
Éric Ciotti

Ça continue. Mais c'était déjà le cas avant la crise sanitaire parce que notre déficit structurel... Éric Ciotti, parce qu'il va être 9h dans quelques instants.

20:15
Présentateur

Non, je plaisante. Il est 8h53, le fil info. Un peu de temps encore. Et on poursuit dans un instant.

20:21
Invité

1, 2, 3 jours de télétravail par semaine. C'est aux entreprises de décider. Le gouvernement leur laisse la main en concertation avec les syndicats. Plus de jours minimum dans le protocole sanitaire à paraître ce soir. 20 000 accords ont déjà été signés. Pour les fonctionnaires, à partir de demain, par exemple, ce sera jusqu'à 3 jours à distance par semaine. Les syndicats qui se mettent en ordre de marche, mobilisation le 5 octobre à l'appel de la CGT, FO, la FSU et solidaire pour l'emploi et les salaires. Cet intersyndicale dit refuser que la situation sanitaire soit utilisée pour remettre en cause des acquis.

Joe Biden prendra la parole ce soir pour expliquer le retrait des derniers soldats américains d'Afghanistan avec 24 heures d'avance. Les talibans sont entrés dans l'aéroport de Kaboul. Ils saluent un succès historique. On ne peut pas dire que l'US Open de tennis est bien commencé pour les Français. Ils étaient 11 en lice aujourd'hui entre les défaites et les forfaits. Seuls 3 se qualifient pour le deuxième tour Arthur Rinder-Kneck, Adrien Manarino et Caroline Garcia. France Info

21:26
Présentateur

Le 8.30 France Info Salia Braquia Marc Fauvel

21:31
Invité

Toujours avec Éric Ciotti député Les Républicains des Alpes-Maritimes et candidat à la primaire de la droite. Vous faites des propositions sur l'immigration sur différents thèmes et aussi sur l'international. Vous souhaitez faire une proposition à Jean-Yves Le Drian le ministre des Affaires étrangères. Laquelle ?

21:47
Éric Ciotti

Une proposition très simple reconnaître Jérusalem comme la capitale unifiée de l'État d'Israël et faire en sorte que l'ambassade de France qui est aujourd'hui à Tel Aviv soit déplacée à Jérusalem comme les États-Unis l'ont fait. Donald Trump l'a fait. Je note que comme très peu de pays l'ont fait. Que Biden n'a pas modifié cette position. Je crois qu'Israël est dans cette région du monde un faisceau de démocratie et qu'il faut soutenir celui, cet État qui est notre allié naturel.

22:19
Invité

Ça veut dire que vous mettez de côté les dizaines d'années de politiques étrangères menées par la France peu importe le président qui était à la tête de la France qui était donc la vision diplomatique était deux États indépendants

22:35
Éric Ciotti

qui coexistent. Il faut savoir changer aussi. Est-ce que cette politique a donné des résultats ? Je ne le crois pas. La situation s'est plutôt dégradée et depuis que les États-Unis ont fait ce choix qui me paraît courageux ça a plutôt débloqué les choses d'ailleurs y compris avec les relations entre les pays arabes et Israël.

22:52
Présentateur

Eric Ciotti, Didier Raoult, le professeur, le patron de l'IHU Méditerranée pourrait débarquer de son poste dans une quinzaine de jours. Aujourd'hui, il va officiellement quitter les hôpitaux de Marseille tout simplement parce qu'il a atteint l'âge de la retraite. Il a 69 ans. Est-ce que vous diriez qu'il est temps de tourner la page Raoult à Marseille et est-ce que vous diriez qu'il a fait du bien à la France depuis le début de cette crise sanitaire ?

23:14
Éric Ciotti

Écoutez, sur son départ d'abord. Moi, ce que je conteste ce sont les polémiques qui ont altéré la crédibilité de la parole scientifique. Et quelque part...

23:26
Présentateur

Vous le mettez dans quel camp en disant ça ? Dans ceux qui ont altéré

23:29
Éric Ciotti

ou dans ceux qui en ont été victimes ? Il a plutôt contribué à la confusion, je dirais. Je crois que les Français ont besoin d'avoir confiance dans la science, dans le progrès. Moi, ce qui se passe sur les vaccins me choque. On a eu la chance d'avoir des vaccins qui savent des vies, c'est démontré, aujourd'hui, et on a des campagnes qui altèrent, qui font douter, qui sont du complotisme en marche. Il a participé aux doutes, vous diriez ? Moi, je n'ai pas d'avis, mais je trouve que c'est polémique. Tous les politiques

24:02
Présentateur

en ont eu un sur Lidia Raoult depuis un an et demi. Beaucoup de ventes dans votre camp

24:06
Éric Ciotti

ont pris fait écho pour lui au moment du débat sur l'hydroxychloroquine. Mais ce fut une erreur. Je ne l'ai jamais fait personnellement. Et ceux qui ont voulu faire un clivage politique sur un traitement médical, je crois, se sont fourvoyés, je le dis, et il y en a d'importants dans ma région. Et dans votre camp, il y en a d'importants aussi ? Ils étaient dans mon cas, en tout cas.

24:28
Invité

Eric Ciotti, contrairement... Juste une dernière question politique, parce qu'elle vient de me venir à l'esprit. Elle est comme ça, Salia.

24:35
Présentateur

Le générique de fin arrive et elle a une question.

24:36
Invité

Un peu de spontanéité. Est-ce que vous avez prévenu Nicolas Sarkozy de votre candidature à la primaire ? Il vous a dit quoi ?

24:42
Éric Ciotti

Bien sûr, j'ai des relations de fidélité, de loyauté avec Nicolas Sarkozy. Je n'attends pas de lui un soutien. Je crois qu'il ne s'engagera pas dans cette primaire, mais c'est à lui de le dire. Je le rencontrerai prochainement. Mais vous avez dit go, vas-y,

24:59
Invité

c'est ta chance ?

25:00
Éric Ciotti

Non, je ne veux pas faire parler Nicolas Sarkozy. Il ne m'a pas dit ça. Il ne vous a pas dit de ne pas y aller. Moi aussi, j'ai des questions spontanées. Je ne trahirai pas les conversations avec Nicolas Sarkozy. Merci à vous,

25:11
Présentateur

Eric Ciotti. Très bonne journée. Merci à vous.