Débat Éric ZEMMOUR face à Jean LASSALLE - Unité française, Écologie, Agriculture - 10/12/2019
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 60 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:46OuverteRéponse partielle
Quelle est votre vraie version de la réforme des retraites ? Vous êtes pour, vous êtes contre ?
- 1:29OuverteRéponse partielle
Personne n'y comprend rien aux retraites. Qu'est-ce que le Premier ministre va expliquer ?
- 3:39RelanceÉludée
Vous incarnez un personnage. Quel est le vrai Jean Lassalle ?
- 9:21OuverteRéponse directe
Jean Lassalle, on passe à l'écologie. Qui êtes-vous ? Un écolo, un anti-écolo ?
- 11:31RelanceRéponse partielle
Quand vous dites "j'aime faucher les blés", vous utilisez du glyphosate ?
- 12:51RelanceRéponse partielle
Vous incarnez une France éternelle. Mais la ruralité a changé, non ?
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonsoir. Si vous nous rejoignez à l'instant le face- à face Éric Zémour, Jean Laassal député des Pyrénées Atlantiques. Bonsoir Jean Laal, vous avez été réélu député hein face en candidat en marche en 2017. Vous êtes vous avez été candidat à la présidentielle, vous avez créé le mouvement résistons. Vous le dites souvent, vous n'appartenez à aucun parti, aucun lobby et puis vous êtes connu pour vos grands coups médiatiques. Grève de la fin, champ à l'assemblée, gilet jaunes en plein hémicycle. Des combats aussi pour le local que vous défendez en général au niveau national. Vous avez écrit plusieurs livres, par exemple Berger à l'Élysée aux éditions de la différence ou encore résistons. Le temps est venu toujours aux éditions de la différence. Alors, vous revenez à
l'instant Jean La presque essoufflé là de la manifestation parisienne contre la réforme des retraites et en même temps vous avez manifesté en même temps vous dites tout est clivant, on vit dans une ambiance hystérisée. 50 % des Français emmerdent 50 % des Français et nous sommes presque animalisés. Quelle est votre vraie version de la réforme des retraites ? Vous êtes pour, vous êtes contre. C'est ça, je l'ai déclaré aujourd'hui parce que j'avais je le regardé ce là. Je regardais ce qui se passait et je disais quand on est on descend très bas quoi quand même le grand peuple français la France l'idée que je m'en fais son histoire et de voir ce ce contexte alors
je l'ai résumé comme je résume parfois les choses à ma manière les retraites écoutez personne n'y comprend rien. J'ai assisté aussi au question d'actualité. Le premier ministre a dit "Demain, j'explique tout ça nickel comme au économique et social." Bon [raclement de gorge] mais enfin, qu'est-ce qu'il va expliquer ? Je ne sais pas. Et puis euh ceux qui sont pour, ils n'ont pas des des arguments très très irrésistibles et ceux qui sont contre, c'est parce qu'ils ont peur. Ils ont raison pour eux, pour leurs enfants surtout. Vous qui étiez euh dans la manifestation, les Français sont les uns contre les autres.
C'est pas évident. Euh moi ce qui m'a frappé euh c'est très récent, ça remonte à donc toujours. J'ai j'ai voulu aller faire un tour à la sortie du métro et euh enfin derrière un métro qui circulait, il faut dire. Et là, il y avait un petit peu de colère. Euh c'était hier d'ailleurs hier matin quand je suis remonté, il y avait un petit peu de colère parce que ils exagèrent, ils exagèrent. Moi j'ai envie de bosser. Bon, de toute façon, ça ne donnera rien et cetera et cetera. Puis il y en avait d'autres qui disaient "Non, non, calme-toi, c'est c'est non boss mais eux ils manifestent." Non, dans le fond a priori il il se ça s'attitille un peu
mais ils se comprennent. Par contre, nous vivons un monde extrêmement et dans un pays où tout clive, tout est fait pour opposé comme si c'était presque volontaire et effectivement dans une ambiance hystérisée où on ne parle pas comme je vous parle comme je veux parler avec monsieur Zemour à l'instant. Voilà, c'est c'est ce qui manque je crois. Alors, on va voir si ça do France. On va voir si ça marche entre vous dans cette douce France. Éric Zemour, vous êtes d'accord sur ce constat ? Alors moi, d'abord je voudrais dire que je suis ravi de de de de débattre avec vous parce que d'abord euh vous êtes très sympathique. D'ailleurs euh tout le monde vous trouve sympathique, vous êtes très chaleureux, vous avez vous avez
créé un un personnage, un mélange de de de chaleur humaine, d'autodérision. On comprend pas tout ce que vous dites, donc on se dit que ça doit être intelligent, voyez. On est on est séduit. Et puis vous avez vous avez campé un personnage de de berger limite bon sauvage qui débarque chez les Parisiens. Et ça, je dois vous avouer que c'est c'est remarquable et très bien joué et je vous trouve sympathique que comme je vous dis comme comme tous les Français. Mais euh j'aimerais savoir moi euh ce qu'il y a, il y a un personnage. Bon la salle très bien, bien joué et puis il y a derrière le personnage, il y a une personnalité et derrière la personnalité, il y a le politique. Quand quand vous nous dites euh bon euh c'est trop clivant et tout, bon tout le monde peut dire ça. En même temps, on peut
vous rétorquer euh la politique c'est le clivage. S'il y a pas de politique, s'il y a pas une opposition, il y a pas de politique, il y a pas de démocratie, il y a rien. Donc ce côté je veux rassembler, c'est à la fois une banalité et en même temps c'est inutile. En revanche, moi je vous connais depuis un peu longtemps. J'ai je me souviens que vous étiez avec François Bairrou. Euh je me souviens que vous étiez donc au modèem. Euh et le modem, qu'est-ce que c'est ? François Baot, qu'est-ce que c'est aujourd'hui ? C'est Emmanuel Macron. Donc euh moi j'ai l'impression que derrière le personnage dans la salle euh le type enraciné, le type iconoclaste, le type irrévérencieux, le type contre la modernité, euh il y a finalement un Jean Laassal euh assez banal, assez conformiste, assez
bairrouiste, assez moderniste, assez euh finalement macronien. Donc quel est le vrai ? La salle ? Je me demande quand je vous vois, je me dis peut-être qu'il joue un peu sur les sur les deux tableaux. En tout cas, moi je trouve que vous n'avez pas changé parce que vous êtes toujours aussi bon. Merci. [rires] Commencer par Je me méfie des compliments. Je non, vous avez raison, il faut s'en méfier. Non, mais c'est-à-dire c'est un petit peu ce que vous m'avez fait mais je sais que c'est sincère parce qu'on s'est vu chez Rier, temps où Rier était intelligent et il a bien changé depuis. Euh et ensuite, je vous ai vu dans une autre émission mais vous ne laissez pas indifférent, vous non plus. Mais qu'est-ce que qu'est-ce qu'il y a derrière ces mour ? Et voilà, c'est
aussi une question presque aussi complexe que celle de se poser la question de savoir qu'est-ce qu'il y a derrière la salle. Alors, qu'est-ce qu'il y a derrière la salle ? Au fond, je pense un type qui n'a pas tellement changé. J'ai trouvé l'autre soir un copain avec qui qui a été mère, je l'avais fait lire d'ailleurs. Euh, il m'a dit "J'ai retrouvé une lettre de toi, tu avais 18 ans. Tu parlais pratiquement pas d'ailleurs. Et bien, j'ai eu le sentiment que tu aurais pu m'écrire ça hier. Je je crois que j'ai pas tellement changé. Bairou, il faisait partie de mon département." Oui, cert. Je l'ai rencontré. Fait toujours d'ailleurs partie de votre département. Exactement. Il fait partie de département. Et un soir euh j'étais à une buvette d'une très grande fête que
je devais animer et il s'arrête et il me dit euh écoute j'ai besoin de toi. Moi je pensais qu'il avait crevé euh je raconter où qu'il était en panne. Tu veux que je te pousse ? Non non non, je vais être président de la République et j'ai besoin de toi. Bon et puis moi je j'étais élu avant lui, bien avant lui parce que j'étais maire avant. Bon et je dit est-ce que tu as besoin d'une réponse de suite ? Je dit non non ça pas. Voilà. Donc quand il y a quelqu'un comme ça dans le département euh ben qu'est-ce que vous voulez ? Ma famille était plutôt gauliste du côté de mon père, communiste du côté de ma mère. Enfin voilà, c'est la grande alliance des années 60. Oui. Oui. Voilà. C'était c'est exactement ça. Voilà. Donc euh je suis
resté avec François Baou passionnément. Ah et puis à un moment donné, j'ai constaté qu'on parlait mais on disait plus du tout la même chose. Ah oui, ça c'est le mot qu'on puisse dire. Et bon si c'est entre amis après tout ça jeune personne mais quand on est quand on veut incarner deux personnages public c'est mentir aux électeurs. Et moi je lui dis excuse-moi François je peux pas je peux plus continuer à jouer la comédie. Je ne l'ai jamais joué d'ailleurs à ma manière je ne l'ai jamais joué mais là je la joue et je vais mentir et j'ai pas envie. Donc si je comprends bien en 2016 donc si je comprends bien le la salale d'avant était un personnage. C'est plus le vrai la salal. Le vrai la salale c'est celui que j'ai en face de moi. Parce que moi
vous me dites quel est le vrai moto. Moi je dis toujours la même chose et en public et dans le privé tandis que vous vous avez tenu plusieurs discours. C'est pour ça que je vous demande moi. C'est pour savoir. Donc je cesse de vous associer à François Baou. Ce qui ce qui a s'est passé avec François Baou n'a pas existé. Hormis sur le plan personnel et amical. Oui oui oui oui oui oui. Mais euh non mais je n'avais pas un autre personnage non plus avant parce que j'était là paril fallait trouver un mouvement aussi en plus du fait que soit des Pyrénées en plus qu'il est des ambitions. Euh il fallait trouver avec qui quelqu'un avec on puisse cohaviter. Voilà. Bon moi j'ai trouvé que ça allait plutôt bien à cette époque-là. Bon donc j'y suis resté mais
je ne regrette pas cette période parce que j'ai fait à peu près ce que j'ai voulu. Bon j'ai pas eu envie de voter ma striche voter ma striche. Il est venu faire une réunion à l'ordi dans mon village pour convertir la France. En fait vous étiez avec Bairrou mais vous êtes l'anti Bairou. Non parce que Bairou Bairou il était comme ça aussi et Bairrou il était comme ça. C'était un type enraciné. C'était un type qui avait des lettres classiques. C'était un type qui qui aimait la France du terro, qu'ilaia toujours d'ailleurs. Et arrivé à Paris, il s'est complètement converti euh à à toutes les lubis parisiennes. C'est devenu un moderniste à tout crain, un presque un post 68. Donc je voulais savoir à quel à quel à quelle la salle j'avais affaire. Est-ce que j'avais le
même type de Rastignac qui se transforme quand il arrive à Paris ? Vous me dites que non, moi j'en accepte l'augure. Maintenant, on va on va essayer de de voir en quoi de vérifier. Oui, moi je vous avez en face de vous le la salle éternel. Alors je sais que c'est un piège de répondre ça etour parce que c'est il est très fort sur les symboles. Le laassal qui croit toujours avoir existé et qui s'est senti vivre comme il s'exprimait. Voilà pas toujours à très bonciant peut-être mais j'ai senti follement ma vie. Jeanal, on passe à l'écologie justement. Qui êtes-vous ? un écolo, un anti-écolo en ce moment justement c'est la COP climat à à Madrid. Seul 68 pays
des 196 participants ont assuré respecté les accords de Paris. Quel est votre regard justement sur l'écologie ? Alors antiécolo ou proécolo, surtout ni l'un ni l'autre. Ah voilà. Donc là c'est le côté un petit peu centriste, mais [rires] j'aime pas les mots qui me sont imposés. Moi, je suis beaucoup plus simplement un amoureux de la vie. J'adore la vie. J'adore qu'elle puisse se dérouler dans un contexte dans lequel je peux jouer un rôle au même titre que mon frère et que les autres qui vivent et qu'ensemble nous essayons de faire en sorte que le cadre soit le plus agréable possible. Alors par contre, il y a quand même une partie [raclement de gorge]
de soi-disant militants de l'écologie qui me sortent par les yeux. C'est ceux qui sont par exemple le WWF, vous savez qui est mondialement connu qui a été euh fondé par deux hollandais inspirés dont un était devenu aussi le parti de la parteille d'Afrique du Sud et qui avait acheté les cigarettes du Nil puis toutes les cigarettes. Et ils avaient compris que ceux qui feraient fantasmer les hommes et les femmes déracinés, il y en a beaucoup dans les cités dans 50 ans, il y a 50 ans, c'était la nature. Vous vous Jean la salle, quelle écologie vous défendez ? Moi, je défends la l'écologie de tous
les jours ordinaire. Moi, je fuchche les prêts de mon frère, ceux de ma femme, ceux de mon fils. Je veux que ce soit vert, que ce soit beau et que les Attendez, attendez, attendez. Là aussi, là aussi, là aussi, c'est bien, mais j'aimerais bien creuser un peu si vous me permettezant parce que qu'on comprenne qu'on comprenne ce qu'on pense vraiment, vous et moi, euh quand vous dites "J'aime faucher les blé", vous fauchez comment ? Vous mettez du glyphosate ou pas du glyphosate ? Je veux dire par là que quand vous dites "J'aime ce qui est beau le cadre de la nature", mais vous savez bien que la nature c'est une création de l'homme surtout en France. Donc il a été elle a été façonnée par l'homme depuis des des siècles. C'est pour ça qu'elle est si belle en France. C'est parce que
c'est le génie paysan français. On est d'accord là-dessus. Avec les mères les mèes. Exactement. Alors, on en parlera des mères après. Et euh donc ce que j'aimerais comprendre, c'est parce que euh la la le comment vous dire le le la France rurale dont on a plein la bouche aujourd'hui. Euh moi j'ai lu les livres, je sais pas si vous si vous avez lu ça, les livres du sociologue Jean-Pierre Legof. C'est très intéressant. Il vous montre, je le connais bien d'ailleurs. Ah, moi aussi. Et vraiment, c'est passionnant ce qu'il écrit parce que il montre que même il y a pas que les villes qui ont changé, il y a aussi les campagnes, il y a aussi les ruraux. Il y a beaucoup de néoruraux, il y a tout un état d'esprit qui a changé et qui n'a plus rien à voir en vérité avec la
France des années 50, la France rurale des années 50 qui ressemblait à peu près à la France du 19e siècle qui elle-même n'avait pas beaucoup bougé depuis celle de Louis XIV. Donc vous voyez, il y a eu une révolution. Donc quand vous me dites, c'est ce que je vous disais tout à l'heure en plaisant, euh vous incarnez une espèce de berger bon sauvage comme si vous aviez connu Louis X et en fait euh vous êtes vous aussi le produit de cette modernité qui a tout changé et et dans votre campagne ça a changé aussi et on voit à la fois la technologie, on va en parler si vous voulez et puis même les mentalités. euh le le 68 ne s'est pas arrêté au mur de la Sorbonne, elle s'est répandue, c'est ce que j'ai compris en lisant euh le goof. Et donc euh vous n'êtes pas le représentant de
cette France éternelle, vous êtes aussi en prise avec une ruralité qui a qui a complètement été éventrée, si j'ose dire. Voilà, je parlais pas de France éternelle, je parlais de la salle éternelle. Voilà. Voilà. Non, euh je je pense que sur ce plan-là on est d'accord, mais moi, je me sens aussi bien et parfois aussi mal aussi dans une des banlieux les plus chauds de de France, il y en a une cinquantaine. Je les ai faites nuit à Il y en a vers peau aussi hein. Il y en a ver aussi dans votre région. Il y en a énormément. On est d'accord. C'est pas c'est et c'est une sacrée v lieu. On est d'accord. Je sais. Voilà. Donc euh vous avez totalement raison, mais euh j'ai reçu dans ma dans mon village, j'ai fait euh un logement
de l'issement de logements sociaux et très sociaux, des gens qui sont venus. La cohabitation, elle n'a pas toujours été facile à à organiser, mais aujourd'hui euh c'est ben pour le coup, il y en a beaucoup qui sont écol vous le définissiez et à leurs yeux, je pourrais être un antiolo. Par exemple, quand on fait brûler la montagne pour que l'herbe verte pousse en dessous, ils disent "Mais enfin il va nous tuer tous avec ces ces ces fumées." Vous voyez ce que je veux dire ? Vi la salle, comment on associe la ruralité et la modernité ? Ben, c'estàdire, il faut laisser faire. Le seul problème, c'est qu'il y a plus d'hommes ni de femmes dans certains
endroit. Euh, ma valé 10000 habitants au début du siècle dernier, on en avait parlé lorsque nous avions été habités, il y en a aujourd'hui 2700. Donc il y a beaucoup moins d'hommes et de femmes. Et oui, mais et les arbres sont en train de rentrer dans les cuisines sans qu'on les y invite. Alors vous voyez, il y a des lieux où on demande des arbres, des arbres, des arbres, des arbres. Bon, moi j'en ai planté 3500 au-dessus de Cusco. Euh 3500 quand on a fait la l'assainissement de la ville de Cousco. Mais mais chez nous, on a envie de les faire tomber parce qu'ils rentrent trop, vous voyez. Ils sont trop inclusifs, même les arbres. Donc j'ai pas le sentiment qu'il y ait euh ce cette coupure si profonde entre l'Ordogicher
et Paris, ni même avec les banlieux. Nous sommes toujours des hommes et des femmes qui vivons dans des contextes différents. C'est ce qu'il peut faire. Mais au fond de nous-même, on aspire à quoi ? À pouvoir vivre. Attendez, quand vous nous dites il faut laisser faire et quand vous nous dites il y a plus d'hommes justement c'est parce qu'on a laissé faire que il y a plus d'hommes. C'est parce qu'on on a on a modernisé de façon excessive les campagnes qu'on a c'est une politique depuis d'ailleurs le général de Gaulle heil faut pas il faut pas il faut pas le l'oublier. Ça c'est une politique voulue par le général de Gaul lui-même et par tous les gaulistes et cetera et par la commission économique de Bruxelles et cetera. Donc on voit bien qu'il y a eu une alliance
tous les modernistes et les Américains qui ont vendu des tracteurs, on est d'accord. Donc tout ça et tout le monde était content. Les paysans eux-mêmes étaient contents puisque ils pouvaient euh euh cultiver la terre avec un moindre travail. C'est toute la discussion autour du glyphosate. Euh pas répondu. On est on est d'accord. Le sans sans le glyphosate, il travaillerait beaucoup plus dur avec des méthodes anciennes et ils ont pas tellement envie de de revenir. C'est impossible. Comment c'est impossible ? Et ben voilà, on est enfin c'est impossible. Mais moi je l'ai utilisé lesphosate mais ils peuvent pas parce qu'avant ils étaient quat ou cin frères et il y une fois que l'un était devenu plus l'autre était devenu et cetera euh l'autre à l'armé il y en avait quand
même deux ou trois il y avait papa et maman à la maison il y avait du monde. L'herbe poussait mais on était plus nombreux pour l'arracher. Le gars il est tout seul maintenant mais l'herbe elle oublie pas de de pousser même dans le petit potager. C'est désespérant. l'érence encore plus fort. Donc si on avait trouvé euh comment je dirais un glyphosate vertueux qui qui de personne Oui, ça existe pas et on aurait pu le chercher. Moi je suis pour qu'on le cherche par exemple mais en attendant je peux pas me passer non plus de celui qui existe. J'ai bien compris. Donc vous voyez on peut pas laisser faire. Donc il faut, c'est toujours, c'est ce que je vous dis, il faut, il faut bien choisir une politique. Est-ce que est-ce que on reste dans cette dans ce cadre européen
avec une politique agricole commune qui nous pousse toujours à plus de technologie et plus de libre échange ? Où est-ce qu'on en sort ? Et là, il y a une conséquence. Là, vous ne est-ce que vous êtes d'accord avec Baïou ? Est-ce que vous n'êtes plus d'accord avec Baïou ? Non euh moi je j'essaie de comprendre de de comprendre parce que d'habitude on on vous laisse on vous laisse comme ça parler et puis on rigole et puis finalement il en sort rien. Alors moi j'essaie de comprendre ce que vous avez vraiment euh derrière le personnage que vous avez créé. Non c'est-à-dire que on trouve pas tous les jours Éric Zemour sinon je réponds aux questions qu'on me pose. Non je pense que la Pâque a été le malheur des paysans. D'accord. Et mais la plupart le savaiit hein. Moi je me souviens mon père qui
était déjà berger averti enfin et de ce queon disait euh on veut vivre du produit que l'on euh fabrique enfin que l'on fabrique pas que que l'on fait pousser ou que l'on transforme. Les primes ça n'allait pas. Ils avaient déjà vu qu'il seraient montré du doigt. Et non seulement ils ont été montrés du doigt mais ils ont été tués. C'est-à-dire ils ont ils ont disparu. Alors quand je dis laisser faire, c'était pas dans le sens de laisser faire des tendances qui sont organisées pour nous faire disparaître comme on a fait disparaître les Indiens. Je je le disais beaucoup plus répondant à Christ à Christine Kelly à l'instant sur [grognement] quelle est la meilleure manière de vivre
? Et bien c'est un peu de de de vivre d'une manière un peu plus détendue et de laisser et est-ce que la distribution c'est un allié ou pas ? La distribution, c'est un allié ou pas ? La grande distribution de la de l'agriculture puisqu'on parlait justement de l'agriculture, de ce du grand fléau de l'agriculture, c'est quand même l'industrie. Est-ce que la grande distribution c'est un allié ou pas ? Écoutez, c'est loin d'être allié. Le seul problème, c'est qu'on a rien d'autre pour dire vrai. Alors bien sûr, il y a les circuits courts pour ceux qui font de l'agriculture vertueuse. Il y en a chez nous, mais le problème c'est qu'ils n'ont pas beaucoup de clientèle et la clientèle, elle est souvent loin et au bout d'un moment, ils ne peuvent pas vendre ou ils ne produisent pas
assez. Alors euh moi je me shoote pas au circuit de distribution parce que tous viennent du même de comment je dirais du même rameu. C'est ce qu'on appelle la financiérisation spéculative qui a tout pris en main. D'abord nous les politiques, pas moi trop peut-être je me suis radicalisé aussi pour reconnaître un petit peu. Vous les journalistes beaucoup aussi. Euh bon, les haut fonctionnaires en premier parce que c'est toujours les premiers qui changent avec armes des bagages à peu près dans tout. Donc nous sommes dans dans dans des sociétés qui ne s'appartiennent plus et forcément on est obligé de de se dresser contre ce
qui nous fait du mal mais en même temps on n'est presque obligé de collaborer parce qu' il y a rien d'autre. Et monsieur la salle, vous êtes élu local. Donc vous savez bien que les responsables de l'implantation massive et complètement folle depuis 40 ans de grande surfaces partout, ce sont les élus locaux. Euh ce sont les élus locaux qui ont vendu euh des espaces sans fin euh à au aux grandes surfaces qui qui ont réussi à tuer le le petit commerce euh dans toutes les centres-villes. Euh donc là, il y a encore une fois un antagonisme entre la salle contre la salle, c'est-à-dire l'éluc la salle euh qui ne voit pas ce que ce que ce que dit le politique, la salle. Euh donc moi je
je je il faut vraiment il faudrait que les élus locaux cessent leur politique d'implantation. Il y en a qui le font d'ailleurs hein. Il y en a qui essayent de de sauver leur centre-ville, j'en connais. Euh et et et il y en a tellement d'autres qui continuent à laisser s'implanter des des des grandes surfaces partout alors que on sait que c'est la plie pour tout. C'est c'est la plie pour la qualité de la nourriture, c'est la plie pour le le territoire, c'est la plie pour le le les commerces de centre-ville. Euh et je ne comprends pas pourquoi l'élu le le l'élu local, la salle, n'essaie pas de de ramer tous ses collègues pour dire voilà, on va on va arrêter, on on va faire bloc contre les grandes surfaces puisque j'ai vu que le
gouvernement n'avait pas eu le courage euh de de mettre un un un arrêt à ces implantations. Cherri Zemour, vous voulez me dépesser un peu ? Hein, je le sens. Je moi je l'ai moi j'essaie d'être cohérent avec vous-même. Euh voilà, moi je suis d'accord avec vous. Donc je vous je vous je vous je vous est pas mal je vous incite à être cohérent. Et alors pour vous aider à être cohérent avec moi-même, je n'ai jamais autorisé aucune et ben je vous félicite. He voilà remarquez il y en a aucune qui m'a demandé non plus par [rires] cher. On s précipitait pas. Par contre, j'ai créé ce qu'on appelle le multiple rural, c'est-à-dire que il y avait plus de commerçants, il n'y avait que deux auberges. J'ai créer une épicerie,
alimentation, souvenir et cetera. Mais si vous savez à quel point ça a été difficile de la faire fonctionner parce que même les gens du village avaient perdu l'habitude d'aller et ils allaient dans euh le dans le le clerc de Laurence dit quand j'ai évoqué def le même les ru ont changé de mode de c'est les effectivement c'est les maires qui ont accueilli et qui ont accueilli pourquoi parce qu'ils ont vu la trait de l'emploi et alors moi je ne l'ai je l'ai pas fait Mais j'ai pas fait, je dois quand même aller jusqu'au bout quand même parce qu'il y a quand même, j'ai pas tout réussi. J'ai fait des lettres de recommandation au Lecler pour embaucher des pauvres gens qui avant gagné leur
vie en étant un peu artisan ou un peu paysan. Donc j'ai j'ai un peu fauté mais je n'ai pas fait ça. Et chaque fois que j'ai pu, je l'ai dit mais depuis très longtemps à des collègues mais vous vous rendez pas compte que nous préparons notre propre mort. Voilà dans la salle, vous qui êtes un combattant, il n' reste pas moins vrai que pas souvent mais ma femme toutes les semaines va au Leclerc. Voilà. Et voilà, il faut l'engueuler. Est-ce que vous y allez vous ? Ah non, moi j'y vais pas. Ah bon ? Et vous ? Mais j'ai j'ai pas de mérite parce que je suis à Paris et que donc il y a tous les commerçants que je reconnais. C'est pas un consommateur, c'est un citoyen d'ailleurs comme un de vos livres à la rencontre du citoyen. Je trouve que c'est de la mauvaise qualité. Alors
et Jean la salle vous un combattant du local, est-ce qu'il y a pas un effet pervers à la décentralisation, à privilégier le local au détriment justement du général ? C'est-à-dire que ce qui ce qui est encore plus pervers, c'est qu'on fait semblant de l'avantager et je n'ai pas connu dans ma longue la décentralisation une période aussi tragique pour l'organisation territoriale. Alors je sais pas comment il faut l'appeler, si elle est ancienne, moyen-âgeuse et cetera, mais la France est quand même construite autour d'un étage plus ou moins et autour de ces provinces. Euh tantôt, j'étais en guerre tantôt. Bon, enfin bref et euh aujourd'hui, on a
dit mais mais Holland et Vals, heureusement qu'ils ont débarqué et heureusement c'était terrible avec la loi NRE. On a tué la commune qui était un lieu de référence à tout point de vue, on réglait les problèmes entre soi, il fallait voter, il y avait liste contre liste et c'était pas facile. Mais après, on était obligé de se réconcilier. C'était la vraie démocratie. Aujourd'hui, la commune ne sert plus à rien. Le maire il va fouer. Monsieur le président de la République a fait semblant de s'en occuper beaucoup mais il a écouté les 14000 maires qui vont au salon des maires il n'a pas écouté les autres parce que dans une période comme dans toutes les périodes où c'est un peu compliqué, c'est toujours les mêmes qui sortent. C'està-dire c'est à peu près les mêmes
qui applaudissaient peut-être euh 2 ans 2 mois avant que Dogol n'arrive et les mêmes qui applaudissaient Deol le jour où De Gol est arrivé. Donc c'est les mêmes qui sortent et les mêmes qui restent à la maison. Ah mais alors là, on est plutôt d'accord, c'est la fin. Non, non, mais on est plutôt d'accord là-dessus et c'est vrai que les les lois successives, il y a pas que la loi nôtre d'ailleurs hein, ont vidé avec les communautés de commune et tout ça, ont vidé que c'est un vrai scandale démocratique. Ça, euh monsieur Lassal, je vous donne tout à fait acte de ça, je suis d'accord avec vous. Je dirais que c'est un c'est un leur depuis 30 ans, c'està-dire toutes les lois de décentralisation qui ont fait m de donner des pouvoirs aux élus. Et en fait, ils n'ont la plupart du temps, à
part les grandes métropoles, ils n'ont pas les compétences des pouvoirs qu'on leur donne. Donc c'est ctait ça serait beaucoup mieux si les préfets et l'État organisent cela [raclement de gorge] comme c'était avant. D'ailleurs, remerci, mon ami de Ric Mine pourra pas être là pour dire c'était au moins on pourrait se révolter la conscience tranquille tandis que là on a même les apparences contre nous. Écoutez, j'étais très heureux. Je sais pas si j'ai dépassé mais je pensais [rires] je pensais que je pensais que ça se passerait pas si bien que ça mais je vous connaissais tous les deux et je dois dire que vous représentez même si a priori on n'est pas d'accord peut-être surtout vous représentez une tribu de plus en plus rare c'est-à-dire ce qui parle clair et que l'on peut
comprendre et je j'espère en faire partie à ma manière. Merci Jean la salle pour votre présence. Merci Éric Zemour. Fin de ce face- à face Jean la salle Éric Zemour. Euh tout de suite d'autres infos sur C News. Bonne soirée.
Éric Zemmour