Budget : Sylvain Maillard défend l'intérêt d'une «année blanche»
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Questions et réponses
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- 0:22OuverteRéponse directe
On va balayer toute l'actualité, évidemment, on va parler du budget.
- 0:27OuverteRéponse partielle
L'économie est à bout de souffle, on frôle la récession, on est à plus de 3500 milliards d'euros de dettes, le chômage remonte.
- 0:54RelanceRéponse directe
La dissolution, c'est Emmanuel Macron.
- 1:57RelanceRéponse partielle
Mais sous Emmanuel Macron, elle a augmenté de plus de 1 000 milliards, cette dette.
- 3:22OuverteRéponse directe
Et il va falloir remettre au travail des gens qui devraient travailler et qui ne travaillent pas, et qui vivent d'aide sociale ?
- 3:56FerméeRéponse partielle
Ça veut dire quoi ? Qu'il faut six mois d'indemnité, pas plus ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30PrésentateurChiffre
« on est à plus de 3500 milliards d'euros de dettes »
- 0:57Invité politiqueFait
« une mauvaise décision »
- 1:22PrésentateurFait
« Ça n'a pas été fait depuis 2007, depuis 2017 ? »
- 1:58PrésentateurChiffre
« elle a augmenté de plus de 1 000 milliards, cette dette »
- 2:03Invité politiqueFait
« on ne s'est pas tombé du ciel »
- 2:07Invité politiqueFait
« on a une partie, le quoi qu'il en coûte, nous ne l'avons pas arrêté suffisamment »
- 2:36Invité politiqueChiffre
« On a dit tout simplement d'accompagner 50 milliards »
- 2:55Invité politiqueChiffre
« C'est 7 milliards d'heures travaillées en moins par rapport à l'Allemagne en population comparable »
- 3:58Invité politiqueChiffre
« dans l'ensemble des pays européens, c'est entre 8 et 12 mois »
- 4:06Invité politiqueChiffre
« Ça peut aller jusqu'à 36 mois si on approche la soixante »
- 4:58Invité politiqueChiffre
« On emprunte à 4,5 maintenant »
- 5:00Invité politiqueChiffre
« il y a deux ans, deux ans et demi, on était en moyenne sur la dette française à 1,8 »
- 5:40Invité politiqueFait
« les prestations que vous receviez l'année dernière, vous recevez exactement la même chose à l'euro près »
- 9:24Invité politiqueFait
« Nous avons extraordinairement réussi, dans les 30 dernières années, à faire en sorte que les retraités, entre guillemets, sortent des difficultés qu'on peut avoir dans d'autres pays, ont plutôt un train de vie qui est équivalent à ceux qui travaillent »
- 12:45PrésentateurChiffre
« 350 000 entrées par an »
- 15:02Invité politiqueChiffre
« 30 000 entrées par an »
- 15:56PrésentateurChiffre
« C'est 10% aujourd'hui, 10% des OQTF »
- 15:59PrésentateurChiffre
« et 5% pour les personnes extra-européennes »
Temps de parole
- Sylvain Maillard75 %
- Présentateur22 %
- ?2 %
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Grande interview Europe 1 CNews, Romain Desarbres. 8h13, c
'est
la grande interview CNews Europe 1 avec aujourd'hui Sylvain Maillard. Bonjour Sylvain Maillard. Bonjour Romain Desarbres. Merci beaucoup d'être avec nous, député ensemble pour la République de Paris et membre de la Commission Défense de l'Assemblée Nationale. On va balayer toute l'actualité, évidemment, on va parler du budget. Avant d'évoquer le budget à proprement parler, je voulais vous entendre sur l'état de la France. L'économie est à bout de souffle, on frôle la récession, on est à plus de 3500 milliards d'euros de dettes, le chômage remonte. Emmanuel Macron va laisser le pays dans un état catastrophique, des ruines fumantes dans certains secteurs.
C'est lui qui a flingué l'économie, comme le dit Gabriel Attal
?
Non, ce que se disait Gabriel Attal, c'est qu'évidemment, après la dissolution, on est dans une période d'instabilité qui n
'est
évidemment pas propice pour le développement de notre économie et pour des changements.
Mais la
dissolution, c'est Emmanuel Macron. Oui,
mais
c
'était
une mauvaise décision. Et depuis 2024, évidemment, on est dans une situation compliquée, on n
'a
pas de majorité à l'Assemblée nationale, on ne peut pas porter de grands projets dans un monde qui change à une vitesse extrêmement forte et qui s'accélère. Ça,
c'est
le cas pour tous les pays. Bien sûr, mais c'est plus difficile quand vous êtes dans un pays où vous n'avez pas de majorité et donc vous naviguez à vue. C'est extrêmement difficile, il n
'y a
pas un budget qui est passé sans un
193.
Ça
n'a
pas été fait depuis 2007, depuis 2017 ?
Les réformes que nous avons portées, par exemple, sur les retraites, nous avons dû revenir l'année dernière pour pouvoir avoir un budget du fait des socialistes. Et donc, on voit bien qu'on n'arrive pas à porter de réformes. Après, plus fondamentalement, on traverse un nombre de crises extrêmement fortes. On a l'Ukraine, on a l'Iran à l'heure actuelle qui font que l'ensemble des pays occidentaux traversent une période difficile. Nous, nous avons une spécificité plus importante, c'est que nous avons une dette plus importante. Et donc, quand les taux d'intérêt augmentent, ça nous coûte beaucoup plus cher et ça nous met dans la difficulté dans laquelle on est.
Mais sous Emmanuel Macron,
elle
a augmenté de plus de 1 000 milliards, cette dette. Donc, il
y a
une responsabilité de l'équipe actuelle.
Alors, on ne
s'est
pas tombé du ciel. Oui, on peut refaire, bien sûr, vous avez raison, on a une partie, le quoi qu'il en coûte, nous ne l'avons pas arrêté suffisamment. Enfin, moi, je suis député depuis 2017. Tous les corps constitués, les entreprises et les autres nous demandaient toujours plus d'argent. Ils
ne
voulaient pas qu'on arrête les dispositifs. Donc, j'entends le fait que le gouvernement aurait dû arrêter plus vite. Enfin, la société ne voulait pas qu'on arrête plus vite. Quand on a accompagné sur la crise énergétique, rappelez-vous 2023, une explosion du prix de
l
'électricité, une explosion du prix du gaz. Qu
'est
-ce qu'on a dit ? On a dit tout simplement d'accompagner 50 milliards. Et puis, les retraites, nos gros problèmes, ce sont les retraites qui coûtent extrêmement cher. Il faut que nous puissions continuer
la
réforme. Et surtout, la suspension que nous avons dû faire l'année dernière, elle commence à coûter de
l
'argent. Et il faut que nous travaillions plus en France. Je le dis souvent à ce micro, nous ne travaillons pas suffisamment. C'est 7 milliards d'heures travaillées en moins par rapport à l'Allemagne en population comparable. 7 milliards par an. Nous ne travaillons pas suffisamment. Et j'entends tous les gens qui travaillent comme des fous, qui disent « mais moi, je fais ma part ». Oui, mais nous commençons plus tard que les autres et nous finissons plus tôt. À un moment, vous savez, le pouvoir politique, il ne peut pas tout faire. C'est qu'à un moment, il faut que nous puissions donner les capacités aux entreprises d'investir, mais il faut que nous travaillions collectivement un peu plus.
Et
il va falloir remettre au travail des gens qui devraient travailler et qui ne travaillent pas, et qui vivent d'aide sociale ?
Nous portons une réforme de l'assurance chômage.
Nous
l'avons déjà réformée à deux reprises. Nous pensons qu'il faut raccourcir les délais de l'assurance chômage. Il faut énormément aider celui qui perd son emploi au début. C'est très important, l'accompagner encore plus fortement que ce que nous faisons. Mais par contre, il faut que ce soit moins long, parce qu'on le voit bien dans les courbes. La reprise du travail,
elle
se fait à la fin, quand elle ne
se
fait pas au début, majoritairement et très très fortement au moment de l'arrêt des aides. Donc,
ça veut
dire quoi ? Qu'il faut six mois d'indemnité, pas plus ?
Écoutez, dans l'ensemble des pays européens, c'est entre 8 et 12 mois. Nous, nous sommes au-delà, entre 15, et ça dépend aussi de la génération dans laquelle vous êtes.
Ça
peut aller jusqu'à 36 mois si on approche la soixante. On accompagne évidemment les seniors, il faut qu
'il
y
ait
une démarche spécifique. Mais enfin, quand vous avez 30 ans, il faut qu'on puisse reprendre le travail plus rapidement. C'est ainsi. Mais il faut qu'on travaille sur les mobilisés. Il
y
a beaucoup de choses sur lesquelles il faut qu'on s'améliore. Mais en tout cas, ce qui est certain, c'est qu'on ne peut pas continuer avec une partie de la population qui ne travaille pas, parce qu'elle peut aussi vivre du fait de
ne
pas travailler.
Ça, c'est le débat de la présidentielle qu
'on
vient d'avoir. Pour l'instant, on n'en est pas là. Il y a le budget d'abord. Et Sébastien Lecornu présente les grandes lignes de son budget. 54 milliards d'euros d'efforts, c'est suffisant
? En
tout cas, c'est la maille de ce qu'il faut faire.
Nous
devons absolument réduire notre train de vie. Nous dépensons plus que ce que nous gagnons. Et il faut qu'on puisse garder des marges de manœuvre, parce que les taux d'intérêt ont énormément augmenté. On emprunte à 4,5 maintenant. Je vous rappelle qu'il y a deux ans, deux ans et demi, on était en moyenne sur la dette française à 1,8. Donc on voit bien à quel point la pression devient plus forte. Le remboursement de la dette est ou sera dans les mois qui viennent le premier poste de dépense de l'État. Nous devons réduire notre train de vie. Il a fait quelques propositions. Le groupe Renaissance en a fait d'autres.
Et puis on va travailler pendant les semaines qui viennent pour avoir la meilleure copie. Alors
vous, vous défendez l'idée d'une année blanche. Ça veut dire pas d'augmentation des retraites, pas d'augmentation pour les fonctionnaires, pas d'augmentation des minima sociaux. Est-ce que vous pouvez nous expliquer
? C'est très simple. En réalité, c'est de dire
que
les prestations que vous receviez l'année dernière, vous recevez exactement la même chose à l'euro près. Vous recevez grignoté par l'inflation. S'il
y
a 3% d'inflation, vous perdez 3%. Oui,
mais
quand on travaille, moi je veux que le travail...
Non, mais pour bien comprendre,
c'est ça. Bien sûr. Mais enfin, qu'on soit clair. Quand vous travaillez, tout le monde n'a pas d'augmentation d'une année sur l'autre. Ça ne fonctionne pas comme ça. C'est pas automatique. C'est loin d'être automatique. Surtout dans les années plus difficiles. Et probablement, l'année prochaine va être plus compliquée pour les augmentations de salaire. Et donc à un moment, dire que c'est très simple. Comme dans n'importe quel ménage, vous ne dépensez pas plus quand vous devez faire des économies que ce que vous avez dépensé l'année d'avant. Et donc l'année blanche, le gros avantage, c'est que ça permet tout simplement de ne pas se dire « Je donne pour telle catégorie, pas pour telle autre.
» Et donc de faire en sorte que les Français soient les uns contre les autres. Et donc de
dire
« Pourquoi ce serait plus moral, entre guillemets, de donner à telle catégorie et pas une autre ? » Moi je pense qu'on reste ce que nous avons dépensé l'année dernière. Nous dépensons exactement la même chose. Et on repart sur une année, ce qu'on appelle une année blanche. Sylvain Maillard, vous l'appliquez aux dépenses de l'État
? L
'idéal, évidemment. Après, il y
a
quelques postes sur lesquels nous avons besoin. Et nous avons acté. Par exemple, moi je suis commissaire à la Défense. Nous devons nous réarmer. Et donc ça, je pense que c
'est
un dossier
que nous devons sanctuaire.
L'augmentation du budget de la Défense, vous le réduisez, vous l'enlevez ailleurs ? Pour que ce soit à dépenses
d'eau ? Alors, le budget de l'État, c'est quasiment impossible en fait. Ça n'a jamais été fait. D'ailleurs, c'est ce que propose le Premier ministre. C'est-à-dire de faire en sorte... Le budget a toujours augmenté en dépenses courantes. Du fait de l'inflation, du fait des différents coûts. Ce qu'on veut, c'est déjà de faire en sorte de tout bloquer. Vous pouvez appeler ça année blanche.
C
'est vrai qu'on a le temps à dire qu'une année blanche est plutôt dans ce qu'on donne comme prestation. Mais oui, l'idée, c'est tout simplement de rester à budget constant. Donc l'enveloppe que nous devons mettre de supplémentaire sur la Défense, elle doit être prise ailleurs.
Le
Premier ministre ne veut pas toucher aux aides sociales, sauf aux APL. On peut remettre le pays sur les rails sans toucher aux aides sociales, sans toucher au budget social
?
C'est le choix du Premier ministre.
On
va en discuter à l'Assemblée nationale. Vous connaissez le mien. Moi, c'est de dire tout simplement, je veux une année blanche.
Ce
qu'il y avait comme le montant qui était perçu par un tel ou tel Français, doit être exactement le même l'année prochaine.
Sylvain Maillard, quand on parle d'aide sociale, on parle d'assistanat. Est-ce qu'il faut mettre fin à l'assistanat en France ? Est-ce qu'il faut réduire cette culture de l'aide sociale
?
Oui,
je crois que les Français au travail.
Nous n'en avons plus les moyens.
Quand
nous sommes arrivés, nous, en 2017, ce que nous avons porté auprès d'Emmanuel Macron, c'est de dire, nous allons faire grossir le gâteau pour faire en sorte
qu
'il y
ait
plus de travail, qu'il y
ait
plus de richesses, qu'on puisse répartir. La réalité, c'est qu'évidemment, on a avant créé largement des emplois, des emplois, où agrandit le gâteau.
Mais
on voit bien qu'on arrive aux limites. D'abord parce que la situation économique est bien plus difficile, parce qu'aussi, on a des transformations à financer, transformations qui n'existaient pas avant. L'intelligence artificielle, l'accélération écologique que nous devons financer. Et donc, il va falloir faire des choix budgétaires très importants. Il faut que nous mettions l'argent public dans l'investissement pour l'avenir, pour nos enfants. Je crois qu'à l'heure actuelle, en tout cas, c'est ce qu'on peut dire très largement, nous mettons trop d'argent
sur les
retraités, sur ce qui est improductif, les personnes d'accompagnement, qui est tout à fait justifiable. On l'entend, sauf que nous n'en avons plus les moyens. Donc, nos budgets, il faut les mettre sur la jeunesse et sur l'avenir. Quand vous dites qu
'on
met trop
d'argent sur les retraités, j'entends les retraités s'étouffer. Qu'est
-ce
que vous entendez par là ? En mettant
trop
d'argent sur les retraités. Nous avons extraordinairement réussi,
dans
les 30 dernières années, à faire en sorte que les retraités, entre guillemets, sortent des difficultés qu'on peut avoir dans d'autres pays, ont plutôt un train de vie qui est équivalent à ceux qui travaillent. Ce qui n'a jamais existé dans l'histoire même de notre pays. Et donc, tant mieux, c'est une réussite politique incroyable sur les 30 dernières années d'avoir augmenté autant le niveau des retraités. Maintenant, il faut qu
'on
trouve un équilibre. Parce qu'il faut que ceux qui travaillent, qui financent les retraites, puissent gagner leur vie, puissent construire leur vie, et ils gagnent plus. Et donc, il faut qu
'on
trouve un équilibre. Donc, nous, ce que je propose, c'est évidemment une année blanche.
Il
y
a
un effort, évidemment, des retraités. Et cet argent nous permet de nous désendetter, et surtout d'investir dans l'avenir.
Sylvain Maillard, avec nous ce matin. Emmanuel Macron reçoit, ce vendredi, ce matin, les chefs de parti à l'Elysée, et certains candidats à la présidentielle. Réunion sur fond de dégradation de la situation internationale. C'est ce que dit Emmanuel Macron.
Il
va être question des carburants. Déjà, sur la thématique de cette réunion, est-ce que le président de la République n'est pas en train de dramatiser la situation pour en tirer un bénéfice politique ?
C
'est très
important que les chefs de parti et les candidats sachent exactement ce qui, pour certains d'entre
eux,
ne savent pas.
C
'est-à
-dire
la situation exacte
sur
différents fronts. L'Ukraine, il y aura évidemment sur l'Iran aussi. Donc, au-delà des conséquences politiques qu'on en tire, qu'ils sachent exactement quelle est la situation et les anticipations. Les anticipations sont compliquées. Vous savez, moi, je ne ressors jamais d'une audition, souvent à huis clos, avec nos généraux, en commission de la défense, tout à fait le même homme qu'avant d'y être entré. Vous avez une certaine gravité qui vient en vous de la situation sur le terrain, avec des informations parfois confidentielles. Nous devons garder, mais évidemment, qui vont changer votre regard et qui vont changer ce que vous allez dire.
Je crois que les présidents de partis et les candidats doivent être au courant exactement de la situation sur le terrain pour pouvoir aussi adapter parfois des propositions qui sont quand même hors sol.
Il va être question également du prix des carburants, parce que ce qui se passe au Moyen-Orient a des conséquences à la pompe, bien sûr. L'essence avec un litre à 3 euros, c'est possible ?
Je n'en sais rien. Moi, je ne
fais
pas de prospective. Vous savez, ça monte, ça descend. Depuis trois jours, on a un prix du pétrole qui a tendance à descendre. C'est en fonction des décisions, des prises d'opposition de Donald Trump très souvent. C'est très compliqué à anticiper. En tout cas, dans le budget de la France, il y
a
une anticipation quand même de pétrole assez haut dans le budget que nous sommes en train de construire. Nous verrons bien ce qui se passe. En tout cas,
ce
qui est certain, c'est qu'il faut absolument tout faire sur le terrain. C'est ce que fait le président de la République,
ce
que fait la diplomatie française à son niveau, faire en sorte de libérer le passage d'Omane.
Sylvain Maillard, député Ensemble pour la République de Paris et membre de la Commission défense de l'Assemblée nationale avec nous ce matin sur CNews et Europe. Je voulais vous entendre également sur ce rapport de l'Observatoire de l'immigration et de la démographie qui nous apprend dans le Figaro Magazine que si on maintient un niveau d'immigration élevé comme aujourd'hui, qui sont partis sur la base de 350 000 entrées par an, eh bien en 2040, les personnes d'origine extra-européenne deviendront majoritaires dans les naissances.
En revanche, si l'immigration extra-européenne est fortement restreinte maintenant, la part des personnes extra-européennes augmentera un peu avant de se stabiliser et rester minoritaire. Deux scénarios très différents. Quel est
celui que vous préférez ? Nous, ce que nous portons à renaissance, c'est une immigration de travail. Nous voulons mettre le paquet sur l'immigration de
travail. Ce
basculement démographique, vous avez parfaitement compris
les enjeux. J'ai parfaitement compris. Donc,
quel est le scénario que vous préférez ? Mais c'est une question de nombre.
C
'est-à-dire, tout simplement, qu'est-ce que la société française a besoin ? Elle a besoin de gens extérieurs qui viennent travailler parce que notre société a besoin de travail, de main-d'oeuvre qualifiée ou parfois peu qualifiée. Mais nous avons besoin de travail, donc nous, nous allons privilégier le travail. Par contre, tous ceux qui viennent, on a beaucoup, par exemple, d'étudiants, on a énormément de visas étudiants sans objectif avec des étudiants qui restent 5 ans, 10 ans et qui ne repartent pas. Nous voulons faire en sorte que, parce que nous pensons que l'immigration est une chance quand elle est dans une immigration de travail.
Et
donc,
nous allons mettre... Une question d
'identité également. Là, vous me parlez d'économie. Il
y
a une question également d
'identité qui peut apparaître. Comment devient-on français ? Comment devient-on français ? À l'école ? À l'école ? En
le travail
? Oui, non, mais je vous parle d'être ou de se sentir français. À l'école, partager les valeurs républicaines, au travail, en étant en permanence au dialogue, en participant à la création de richesses du pays.
Et
donc, c'est ça qu'il faut privilégier.
Il
faut privilégier ceux qui viennent, évidemment, des enfants qui nés en France. Il faut absolument qu'ils puissent être à l'école et qu
'ils
se construisent une identité française. C'est le
cas aujourd'hui ?
C'est le cas aujourd'hui dans tous les quartiers en France ? Pas
suffisamment. Vous savez bien qu'on a des grandes difficultés à l'école, sur les résultats scolaires,
bien sûr. Mais donc, si on n'y arrive pas, est-ce qu'il ne faut pas
un moratoire, alors le temps de reprendre notre respiration ?
Si
je vous souviens... En fait, le moratoire, ça n'existe pas. Il faut une stratégie. Moi, ce que nous portons à Renaissance,
c
'est de dire que nous voulons une stratégie en privilégiant les entrées pour le travail.
C
'est que 30... Ça a été défendu par Gérald Darmanin.
Bien sûr. C'est le dernier qui
ne
sont
pas des dangereux d
'identateurs.
Bien sûr. Bien sûr. C'est que 30 000 entrées par an. Les autorisations de travail, les venues pour le travail, il nous faut, pour nous, maintenir, voire parfois augmenter dans certains secteurs dans lesquels nous avons. Par contre, les étudiants, plus de 130 000 par an, où on a beaucoup d'entre eux qui viennent sans projet autre que de venir à étudier, mais qui n'ont pas d'objectif ni pour leur pays d'origine, ni pour nous, je crois que là-dessus, il faut être plus réceptif. Et enfin,
il
faut évidemment, et ça, il y a mon collègue Charles Rodouel qui vient de faire un rapport dessus, peut-être que nous allons y revenir, mais enfin, qui me semble très important, c
'est
-à
-dire
qu'il faut être très pragmatique, il faut que nous soyons beaucoup plus efficaces sur les OQTF, les retours dans le pays de ceux qui n'ont pas de papier, qui n'ont pas vocation à rester en France. Il fait des propositions, travaillons-y. Je suis confus, Charles
Rodouel, mais Emmanuel Macron avait proposé et avait dit qu'avec lui, 100% des OQTF seraient appliqués. C'est 10% aujourd'hui, 10% des OQTF, et 5% pour les personnes extra-européennes. 5% seulement,
c
'est-à
-dire
95% ne sont pas appliqués, c'est-à
-dire
que ça ne sert strictement à rien.
Quoi
qu'il arrive,
nous
n'aurons jamais 100% d'OQTF.
Alors pourquoi il avait dit ça ? Déjà, petit 1, et petit 2, à quoi ça
sert de
quitter le territoire français ? Très concrètement,
c'est impossible d'avoir 100%, puisqu'il faut l'autorisation du pays qui est de la nationalité d'origine et qui peut décider de ne pas reprendre ses ressortissants. Donc nous, ce qu'il faut, c'est qu'on soit beaucoup plus efficace quand on émet une OQTF dans nos procédures à nous. Dans nos procédures. Combien sont mis en centre de rétention administrative ? Ils sont relâchés parce qu'on a fait la procédure trop tard. On ne s'est pas bien organisé. Organisons-nous. On a voté récemment une modification de la loi pour que les plus dangereux restent plus longtemps. dans les centres de rétention administrative, ça nous donne plus de chances pour préparer les dossiers, pour pouvoir les renvoyer.
Il faut augmenter le nombre de places. Charles Rodoy a raison là-dessus. Il faut augmenter le nombre de places dans les centres de rétention administrative. Il faut faire en sorte que ceux qui n'ont pas vocation à être en France, en fait, ne soient pas, tout simplement, qui sont dangereux, n'ont pas vocation à se promener dans la société française.
Uniquement les OQTF dangereux, pas
les OQTF tout court ? Il faut être pragmatique. Occupons-nous déjà de ceux qui sont extrêmement dangereux ou dangereux, qui n'ont pas à circuler et nous devons maintenir l'ensemble de la pression pour que les États les reprennent. Je crois qu'il faut être très pragmatique dans cette... Il n
'y a
pas de mesure miracle ou magique. Il faut être très pragmatique, s'occuper principalement, déjà, de ceux qui sont dangereux, dont nous ne voulons pas sur notre territoire, pour qu'ils puissent repartir le plus rapidement possible dans leur pays. Sylvain
Maillard, la grève à France Inter menée pour réclamer le départ du journaliste Charles Sapin et le fait que des personnalités aient signé une tribune pour réclamer l'éviction, l'expulsion d'un journaliste de France Inter. Parmi ses personnalités, il
y a
une actrice, Julie Gaillet, la compagne de François Hollande, qui demande l'expulsion d'un journaliste de France Inter. Ça vous choque ? Bien sûr que ça
me
choque.
Ça
me choque parce que France Inter,
c
'est particulier. Ce journaliste
c'est
Charles Sapin qui est le numéro 2
de la l'ordre
actuel. France Inter, Radio France de façon générale, évidemment le service public, c'est nos impôts qui le payent. Évidemment, il doit y
avoir
une pluralité de représentations qui fassent en sorte que non pas que les invités politiques, mais aussi les éditorialistes qui font aussi beaucoup l'opinion puissent être de diverses opinions, y compris celles que je combats. Mais c'est très important puisque nous le finançons, nous devons financer cette pluralité et donc se dire que ça peut être un bastion et un bastion de gauche disons les choses et le service public et que finalement des opinions différentes ou très différentes de ça n'ont pas vocation et dessus c'est quelque part une part réservée, oui ça me choque. Dans le privé, au fond, l'ARCOM vous oblige à avoir certaines restrictions.
Un respect
absolu notamment sur ces news et
sur Europe 1
de l'égalité de temps de part et
de toutes les règles. Sur les
personnalités politiques, évidemment il faut que ça soit maintenu. C'est une société privée, on ne paye pas, c'est la publicité qui vous finance. Ce n
'est
pas pareil pour le service public. Donc dans le service public, dans le cahier des charges qui est encore plus important, il est essentiel qu'il y ait la pluralité. C'est un bien précieux. Sinon ça en fait quoi ?
Ça
en fait une
radio
comme
une
autre
et
donc il n
'y a
pas vocation à être payé par l'impôt des français. Et donc c'est très important. Moi je veux le dire, ce n'est pas forcément très populaire,
mais
en ce moment je le dis, moi je trouve que la Sybille Veil, la patronne de Radio France, elle a fait déjà beaucoup de choses par rapport à ce que nous avons connu. Moi-même, quand j'arrivais en 2017, 2018, on n'était pas forcément toujours les bienvenus. Nous-mêmes, les renaissances. Et donc je trouve que ça s
'est
beaucoup plus ouvert. Il faut que ça continue,
il
faut qu'il
y
ait l'ensemble des interventions politiques possibles sur Radio France. Ça me semble essentiel et je ne comprends pas bien cette fronte syndicale, elle a
l
'air plutôt corporatiste et plutôt politique.
Merci beaucoup Sylvain Maillard d'être venu ce matin sur CNews et sur Europe 1. Bonne journée, à bientôt. Bonne journée à
vous
tous.
Merci Sylvain Maillard, merci Romain Desarbres. Vos signatures européens du vendredi, Catherine Ney, Eugénie Bastier, votre club culture, dans un instant sur Europe 1.
Sylvain Maillard