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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 3 septembre 2026 43 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentationLogement

Climat : une inaction qui coûte cher

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    Comment calcule-t-on l'impact économique des canicules ?

  • 5:00RelanceRéponse directe

    Les chiffres de l'INSEE sont-ils sous-estimés ?

  • 7:00OuverteRéponse partielle

    Quelles solutions pour les agriculteurs ?

  • 9:00FerméeRéponse directe

    Faut-il prioriser l'accès à l'eau pour les agriculteurs ?

  • 11:00OuverteRéponse partielle

    Les écoles sont-elles adaptées aux canicules ?

  • 13:00RelanceRéponse directe

    Le fonds vert est-il suffisant ?

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour, bonjour à toutes et à tous, bienvenue dans Sens Public. Vous connaissez la promesse de l'émission « Donner du sens à l'actualité et aux mutations de notre société ». Et voici le sommaire de ce 3 septembre.

C'est l'été le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900 et il nous coûte cher au moins 0 ,1 point de croissance. 'est beaucoup pour une économie déjà fragile et c'est certainement sous-évalué. Le gouvernement trouvera-t-il une réponse à la hauteur des enjeux, notamment pour les agriculteurs quel est le coût de l'inaction climatique ?

On en débat dans une minute. Et puis dans la seconde partie de notre émission, la situation insupportable des femmes afghanes 5 ans après le retour des talibans au pouvoirs. Le régime taliban est un régime autoritaire.

Ils veulent contrôler la société par la force, par la peur et ils ont marginalisé la moitié de la population tout en affirmant que c'est une affaire interne. Ce qui se passe en Afghanistan est une grave crise des droits humains. Les Afghans ont perdu la plupart de leurs droits fondamentaux dans le silence, dans l'indifférence internationales c'est un apartheid de genre l'histoire d'un effacement violent que l'on va décrire avec nos invités tout à l'heure et comme tous les jours vous pouvez réagir j'attends vos réactions grâce à notre qr code Vos témoignages aussi sur cet été caniculaire qui n'en finit pas Les températures pourraient battre de nouveaux records dans le sud-ouest Et les agriculteurs attendent encore le plan d'urgence promis par le Premier ministre Jérôme Tout l'été, le thermomètre a battu des records provoquant sécheresse, feux de forêt et des dégâts en cascade.

Rien que pour les incendies, les assureurs ont chiffré le bilan à 500 millions d'euros, un solde encore provisoire. Dès début août, l'INSEE a aussi commencé à faire tourner la calculette pour tenter de mesurer l'impact économique de cet été caniculaire. C'est l'estimation de l'INSEE, mais ce chiffre est à prendre avec beaucoup de précautions, un chiffre de l'ordre de 10 à 15 milliards d'euros de coûts directs et indirects de la canicule de cet été.

Très tôt dans l'été, le secteur agricole a tiré la sonnette d'alarme sur les conséquences de ces épisodes à répétition, certaines cultures comme le maïs déplorant des chutes drastiques dans leur production avec un impact déjà concret sur la croissance. Les premiers chiffres qui sortent de cet été sont absolument horribles, que les récoltes vont sans doute être extrêmement difficiles dans un certain nombre de secteurs, dans un certain nombre de régions et qu'intégrant cette information l'INSEE a révisé à la baisse, la croissance sur le premier trimestre, deuxième trimestre et ça aura aussi un impact sur le troisième. De manière concrète, ça veut dire entre 0 ,1 et 0 ,2 % de croissance sur cette année.

Si la baisse de production a un impact sur la croissance, les aides promises aux agriculteurs en auront aussi sur le budget et la FNSEA demande du sonnant et trébuchant et rapidement. On demande des choses très concrètes en termes de trésorerie, on l'a dit, la prise en charge de cotisations sociales à des niveaux élevés, la prise en charge d'un fonds d'allègement des charges à la main des préfets pour pouvoir intervenir au plus près du terrain, la poursuite de l'aide à l'achat de carburant. D'autres coûts de ces températures extrêmes et de ses conséquences ne sont pas encore chiffrés, sans même parler des coûteux plans d'adaptation à mettre en œuvre pour affronter des étés pour l'instant exceptionnels, mais qui risquent de se reproduire de plus en plus régulièrement.

Et on débat de cette inaction qui nous coûte cher avec Anne Bringo, bonsoir, bienvenue, vous êtes directrice des programmes au sein du réseau Action Climat, Arnaud Gossman, bonsoir et bienvenue, vous êtes avocat spécialiste en droit de l'environnement, professeur associé à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Erwan Benezet, bonsoir et bienvenue, vous êtes journaliste au service économie et politique du Parisien et vous publiez le grand bazar de l'énergie, c'est aux éditions Artaud et Tam Tranuil, Bonsoir Tam, bienvenue à vous retrouver sur ce plateau Directrice adjointe de l'information Ou de la rédaction de Public Sénat Je sais jamais les deux à la fois Et éditorialiste pour Sens public L'INSEE annonce une perte de 0 ,1 point de croissance à cause des canicules. On a entendu le ministre dire que ça montrera peut-être à 0 ,2 ,0 ,3.

D 'abord un comment on calcule Anne Bringo et puis est-ce que ce n'est pas sous-estimé ? Alors c'est largement sous-estimé parce que là c'est uniquement sur les pertes agricoles. Or, pour l'instant, on n'a pas les chiffres définitifs.

Les récoltes ne sont pas terminées. On sait que sur le maïs, on a une baisse de production de 45 à 50 %, c'est énorme. Sur la pomme de terre, également beaucoup de baisses, mais sur le fourrage sur énormément de production on aura des chiffres plus tard mais ça c'est que la partie agricole en fait il ya beaucoup d'autres activités qui ont été perturbés par ces canicules les sécheresses ou les incendies on l'a vu sur le tourisme avec les incendies mais aussi quand vous avez une sécheresse les activités de kayak sur la rivière quand il ya moins d'eau ça devient aussi plus compliqué les endroits où c'est plus chaud on a vu certaines activités comme le bâtiment qui ont On est obligé d'arrêter de travailler à l'après -midi parce qu'il faisait trop chaud.

On sait aussi qu'au-delà de 30 degrés, chaque degré supplémentaire, c'est 3 % de moins de production horaire. Donc il y a une baisse de productivité. Donc tous ces chiffres ne sont pas encore intégrés.

On a des chiffres par les assureurs. On sait que, voilà, quand il y a des dégâts qu'il faut indemniser, on a des chiffres. Mais sur tout le reste, malheureusement, on n'a pas de visibilité.

Un assureurs Allianz Trade évaluent à 210 milliards le coût total des canicules entre 2026 et 2030 en France si les étés continuent sur la même tendance. Alors depuis les accords de Paris il y a un peu plus de dix ans on parle beaucoup des efforts à faire pour atténuer, pour limiter le changement climatique. Est-ce qu'on a oublié ?

Moi je peux intégrer le discours journalistique dans le « on » mais surtout peut-être les politiques, les efforts d'adaptation. C'est-à-dire pour résister à finalement ce plus 1 ,5, plus 2 degrés qu'on est déjà en train de vivre. Alors on a plus parlé d'adaptation cet été pour constater que les mesures d adaptation par exemple dans les écoles, dans les établissements publics qui reçoivent du personnel sensible n'étaient pas faites mais c'est plutôt sur l'atténuation je pense qu'on a beaucoup pêché cet été c'est à dire qu'on a traité ce qui s'est passé cet été comme une crise ponctuelle or ce n'est pas une crise ponctuelle c'est un changement climatique et cet aspect des choses le fait que ça soit appelé à durer que ça soit durable pérenne a été oublié à la fois par le personnel politique et parfois effectivement par certains articles de presse mais par exemple moi j'ai été très frappé quand emmanuel macron se déplace dans la forêt de fontainebleau pour saluer le personnel qui s'est vaillamment battu contre l'incendie qui a dévasté une partie de cette forêt il parle sécurité civile par sécurité il vient d'ailleurs avec le ministre de l'intérieur qui était là la veille la ministre de l'écologie ne se déplace pas il ne prononce pas le mot climat à aucun moment il ne va indiquer que effectivement ces incendies leur intensité leur impact leur gravité est accentué par le changement climatique et ce changement climatique il n'est pas naturel il est lié à l'action de l'homme or on a l'impression d'une crise à la fois naturelle ponctuelle et c'est pour ça on ne peut pas la décorréler du changement et du réchauffement climatique non et puis c'est vrai que comme le souligne très bien Anne Bringo c'est difficile de dire voilà cette crise à un instant T coûte temps d'abord effectivement là le chiffrage c'est d'abord pour les activités agricoles.

Mais en réalité, on a un cocktail de problèmes pour des secteurs différents et qui va se pérenniser. Donc il faut parler de ce que ça a déjà coûté, mais il faut aussi parler de ce qu'on doit engager comme investissement aujourd'hui et auquel on n'échappera pas. Sans parler du coup, le terme n'est pas le meilleur, mais enfin du bilan humain.

A l'instant, dépêche de l'agence France Presse, il y a quelques minutes, la Belgique qui enregistre près de 3000 décès supplémentaires par exemple cet été. Pour le parisien, vous travaillez en ce moment sur le budget, la préparation de ce budget qui est à la fois un casse-tête économique et politique. Il va forcément tenir compte de dépenses d'adaptation urgentes ?

Ou alors vous avez peur que ce soit un peu mis sous le tapis. Vous connaissez tous la situation politique et l'absence de majorité à l'Assemblée nationale. Et donc effectivement, la mise en place déjà d'un budget classique, ça va être difficile.

Ça ne va pas être simple. Mais alors la mise en place d'un budget qui intègre à la fois les mesures d'accompagnement sur tout le dérèglement climatique et les 5 sécheresses, canicules, puisqu'il y en a même encore une qui va frapper au mois de septembre. Cette semaine le sud de la France.

Et puis il y a effectivement...

Il y a 5 départements du sud de la France en Villiers-Lençois. Alors qu'on est en septembre. Exactement.

Et puis il y a tous les investissements à venir. Alors vous posiez la question du chiffrage. Il y a eu un rapport de Jean Pisani Ferrier et de Selma Mafouz en mai 2023 qui tentait de chiffrer les investissements nécessaires pour pouvoir faire face à la transition énergétique, au réchauffement climatique et pouvoir le contenir.

En France ça serait 70 milliards d'euros par an répartis à peu près un tiers, un tiers entre le public, le privé et les ménages. Priver les entreprises. Et c'est important cette répartition parce que si l'une de ces parties se dit on met trop la main à la poche au détriment des autres, eh bien dans ces cas-là, on ne va pas jouer le jeu.

Et donc il y a cet équilibre aussi qui est à trouver. Mais quand on dit 70 milliards d'euros par an, le chiffre est tellement énorme qu'effectivement, on se retrouve un peu et sans doute les politiques se retrouvent un peu et sans doute les politiques se retrouvent un peu comme des lapins pris dans les phares et ne sachant finalement par où commencer. Vous êtes sympa parce que ça fait des décennies que les scientifiques alertent sur la situation actuelle.

Alors oui, on se souvient de Nicolas Sarkozy et d'autres qui disaient l'écologie, ça suffit. Alors c'est sûr que dix ans plus tard, quand on a cinq épisodes de canicule en deux mois, on se dit « c'est quand même un peu fort de café ». – Tam, première intervention. – Pour revenir sur le sujet du budget, la question que vous posiez, on a quand même eu un certain nombre d'enseignements sur ces dernières années, on a eu la création en 2023 du fonds vert et c'était à la suite déjà d'une canicule, mais on a vu raboter d'année en année alors qu'il était censé quand même permettre au moins partiellement l'adaptation des bâtiments publics au réchauffement climatique, on a eu le sujet des attermoiements sur MaPrimeRénov' et puis au niveau politique, c'est vrai qu'on a vu ce ministère passer de 2017 à un ministère fondamental, on se rappelle bien sûr de Nicolas Hulot, Elisabeth Borne qui avait quand même la transition écologique au sein de son portefeuille comme première ministre, au fait qu'aujourd'hui ce soit une ministre qui en plus a eu envie de partir et qui a finalement été rappelée dans des situations un peu rocambolesques, Monique Barbu, qu'est-ce que ça vous inspire ?

Surtout j'allais dire ces stop and go et même ces reflux sur les sujets environnementaux. C'est vrai qu'on avait montré au réseau Action Climat qu'il y avait eu 43 reculs sur la transition écologique rien qu'au premier semestre 2025 et ça s'est poursuivi depuis. Et sur les lois de finances, malheureusement, c'est toujours des reculs et des baisses de budget.

Or on a besoin effectivement de ces financements à la fois pour réduire les émissions, accélérer la transition et à la fois pour l'adaptation. Et pour l'instant, effectivement, cet argent, on ne le voit pas. Et on voit l'écart s'agrandir entre les attentes des Français et ce dont parlent les politiques.

Je suis d'accord avec vous, et en même temps, les Français ne votent pas pour les listes écologiques, écologistes prioritairement aux différences. Peut-être que...

En tout cas, une étude récente montre que 6 Français sur 10 disent que les réponses à ces canicules qu'on a connues, ces événements énormes de cet été vont jouer dans leur vote pour l'élection à venir. Donc je pense que c'est un facteur qui va jouer et ce n'est pas forcément le parti écologiste qui remporte tous les suffrages pour cela, mais c'est vraiment un critère important. Ce qu'il faut avoir en tête là c'est qu'on a connu 53 journées de chaleur intense, ce qui est totalement inédit.

On a eu aussi 45 % du territoire où il a fait 40 degrés ou plus, c'est totalement inédit. Là on a une majorité des Français qui ont vécu ça, des millions de Français qui avaient des logements, ils faisaient 30 degrés la nuit, on ne peut pas dormir quand il fait 30 degrés. Nous on voit vraiment monter cette mobilisation très forte, on voit monter aussi des acteurs avec lesquels on ne dialoguait pas, les syndicats d'enseignants, les parents d l'élève, les pompiers, les infirmiers.

Tous ces acteurs-là sont en train de dire qu'il faut des réponses. On parle de l'agriculture dans une minute. Peut-être un mot du ministère de l'écologie, de l'environnement, de la transition écologique, il a porté un peu tous les noms.

Ce n'est pas seulement symbolique, le rétrécissement de son périmètre ? Alors, ce n'est pas du tout symbolique, effectivement. Parce qu'il y a des arbitrages budgétaires, on y revient.

Alors, sur le budget, il faut juste distinguer deux Il y a la question des prélèvements obligatoires, ce qu'on prend aux Français pour financer ensuite l'action de l'Etat. Et effectivement, l'action de l'Etat ne va pas davantage aux questions d'écologie. Certes, le budget du ministère de l'Écologie sur les 20 dernières années a augmenté, mais en réalité, c'est surtout parce qu'en 2007, on a fait le super ministère de l'Écologie et on a ramené des administrations les unes avec les autres.

Ce qui est grave et ce que les Français doivent savoir qui nous écoutent, c'est qu'en réalité, l'Etat finance le problème. Là, aujourd'hui, par exemple, le gouvernement annonce qu'il y aura de nouveau une prime pour les gros rouleurs. C'est-à-dire qu'en fait, on donne de l'argent à des personnes pour acheter du pétrole, faire perdurer une dépendance et nous finançons directement les pays du Golfe.

Il y a certainement des Français par nos interrompes qui sont en train de nous regarder et qui disent oui mais alors moi j'habite à tel endroit et je peux pas faire autrement que de prendre ma voiture et j'ai pas les moyens de m'acheter une voiture électrique. Le problème c'est qu'il faille à très très court terme aider de cette manière-là bien sûr, mais en donnant le long terme, en disant on va pas vous mentir, on pourra pas donner des milliards chaque année, on pourra pas bloquer les prix du carburant. Aujourd'hui une majorité de candidats à l'élection présidentielle et notamment Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon proposent le blocage des prix du carburant, mesure démagogique qui n'est pas de long terme et qui est négative pour l l'environnement, subventionner les énergies fossiles, aujourd'hui c'est négatif pour notre santé tout simplement. – Allez on parle de l'agriculture, peut-être un mot, vous avez commencé à l'évoquer Anne Bringo mais je veux bien vous entendre là-dessus, Erwann Benezet, vous avez signé un article sur la FNSEA qui met la La pression sur le gouvernement.

Les secteurs les plus touchés, on est vraiment dans un été de catastrophe pour les agriculteurs ? Ils sont légitimes à mettre la pression ? Alors déjà il y a un paysage structurel et là il y a encore une conjoncture qui vient se rajouter l'agriculture est en crise en france depuis de nombreuses années on en parle surtout à chaque salon de l'agriculture et c'est sans doute bien dommage et puis là avec ces épisodes caniculaires l'agriculture a une nouvelle fois d'un point de vue conjoncturel mais finalement structurel puisque le réchauffement climatique il va se jouer sur les prochaines décennies et qui est venu et qui fait que on commençait à en parler moins 50 % sur la production de maïs, moins 30 % sur la production de fourrage, le prix des tomates qui explose de plus de 10%, le prix des salades 25%.

On a à la fois des impacts sur la production et donc derrière, l'impact sur les prix et donc une inflation. Avec effectivement des critiques exprimées par notamment la foire agricole de Châlons en Champagne aujourd'hui. Si le report qu'on vient d'apprendre de la part du gouvernement de ce plan sert à faire un meilleur plan dans quelques jours, tant mieux.

Mais vous voyez, ce que je retiens quand même de ce gouvernement sur toute la séquence climatique, qu'elle soit envers les agriculteurs ou envers les autres, c'est l'impréparation. Ils ne sont pas prêts et même quand ils ont un mois pour préparer un plan, ils doivent l'annoncer demain, au dernier moment, ils reculent parce qu'ils ne sont pas prêts. Ce niveau d'impréparation est très préoccupant.

Donc soit, c'est que ça ne les intéresse pas. Soit c'est qu'ils font exprès, soit c'est de l'incompétence. Et à leur niveau de responsabilité, les trois sont un problème en réalité.

Alors on a peut-être une explication sur le report de l'annonce de ce plan d'urgence. À l'instant, l'agence France Presse nous annonce que Sébastien Lecornu a demandé, je cite, « des économies nouvelles dans le budget de 2026 par des gels des annulations de dépenses pour financer les aides en faveur des agriculteurs ». C'est un peu la même logique, Arnaud Gossman, que ce que vous disiez sur aider ou pas les Français à faire le plein de leurs voitures.

Un plan d'urgence agricole, mais pour quel type d'agriculture ? Pour faire quoi ? Parce que dans la loi d'urgence agricole qui a été adoptée cet été par le Parlement, qui a été promulguée cet été qu'il y a eu des millions d'animaux qui sont morts dans ces élevages en question, que les agriculteurs sont éreintés, que la paille, le foin, il n'y en a quasiment plus dans certains secteurs, etc.

Donc ce modèle agricole qui est mis en avant par l'Etat défendu par la FNSEA également, parce que quand la FNSEA demande 10 milliards, c'est pour faire quoi ? C'est pour continuer exactement comme avant. Donc ce débat sur l'agriculture dont nous voulons est bien sûr qu'il faut aider les agriculteurs, mais s'il faut les aider à continuer sur le chemin sur lequel ils sont actuellement, dans un monde dans lequel ils souffrent.

Très sincèrement, je n'en vois pas l'intérêt. Nombreuses sont les personnes qui le disent aujourd'hui. Donc oui, la crainte de ce nouveau plan, c'est qu'il soit conforme à cette loi votée cet été, c'est-à-dire que ce soit juste des milliards débloqués à très court terme et qui ne règlent pas le problème.

Alors on parle de sécheresse et de la question de la gestion de l'eau dans une minute. Je ne suis pas sûr que la liaison avec la mer de Sainte-Marie qui est dans le Haut-Rhin est prête. En régie, on me dit que pas encore.

Peut-être un mot sur cette loi d'urgence agricole. J'imagine que vous êtes d'accord avec Arnaud Gossman. Sauf que, est-ce que dans l'urgence, on peut lancer une réforme aussi massive que le changement de modèle de notre agriculteur ?

Alors ce qu'il faut quand même avoir en tête, c'est que l'argent que le gouvernement envisage de prendre pour indemniser les agriculteurs qui, évidemment, souffrent de ces baisses de rendement, il veut ponctionner le fonds de conversion à l'agriculture biologique pour plusieurs dizaines de millions. Donc en fait, on va accélérer le problème et c'est toute la difficulté que l'on a. Et la Cour des comptes aussi l'a montré, en fait, la majorité, la très grande majorité des subventions agricoles vont à cette agriculture intensive qui n'est absolument pas adaptée au nouveau climat.

Et donc, il faut beaucoup plus orienter les financements vers de nouveaux modèles agricoles au lieu de simplement continuer à alimenter ce système qui à bout de souffle. Allez, vous pouvez, je vous le rappelle, participer à l'émission, poser vos questions. Il suffit de flasher le QR code.

Je n'en ai pas pour l'instant, mais je vous les poserai dans un instant. N'hésitez pas à participer à notre émission Il y a beaucoup de thèmes à aborder. On parlera des écoles.

Est-ce que les travaux ont été faits dans les bouilloires qui ont fait souffrir nos enfants ou petits-enfants juste avant les vacances ? Et les profs aussi, vous avez raison, Tam, ça c'est le thème de votre éditorial. On parlera du phénomène El Niño dans un instant parce que les Nations Unies ont alerté sur ce phénomène qui va être particulièrement frappant.

Mais comme promis, on s'intéresse à la question de la sécheresse, de l'eau, du partage de l'eau, Noël-Estaing. Bonsoir, vous êtes maire de Sainte-Marie-aux-Mines. On est donc dans le Haut-Rhin, un peu plus de 5000 habitants.

Et vous avez dû...

Vous faites partie des nombreux maires qui ont dû prendre des mesures ou accompagner les mesures de restriction d'eau cet été, quelles solutions, quelles mesures vous avez mises en place ? – Bonsoir, alors merci pour cette occasion de présenter. Effectivement, nous avons fait face à une sécheresse qui a induit du citernage pour combler de quelques centaines de mètres cubes le déficit hydrique de la commune.

Mais je tiens à préciser que ce qui nous est arrivé, c'est un symptôme de cette crise climatique que nous traversons et que nous allons continuer de traverser et qui, comme on dirait sans commune mesure avec ce que mes collègues maires de communes sinistrées par les incendies ou les tornades ont eu à affronter donc par rapport à tout ce qui vient d'être dit je voudrais simplement relativiser que globalement ça s'est plutôt très bien réglé avec du citernage et il y aura une connexion au réseau plus bas qui sera programmé sur ces prochaines années. C'est important pour moi de réagir à ce qui vient d'être. Oui, est-ce que les agriculteurs, on parlait d'agriculture, est-ce que les agriculteurs dans votre région, demandent à être prioritaire sur l'accès à l'eau ?

Ça ne s'est jamais posé comme ça, simplement jusqu'à présent les agriculteurs qui avaient besoin d'eau pouvaient venir en chercher auprès de la commune plus tôt, à partir de la fin août, début septembre. Et là, on a constaté que c'était dès la fin juillet que ça s'est que ça s'est mis en place. Mais il n'y a pas encore de droit de priorité ou quoi que ce soit qui a été réclamé.

Et je pense que ça, ça montre aussi l nécessité d'avoir un vrai débat démocratique autour de cette ressource fondamentale qui est notre eau potable et ça a été évoqué le fait qu'on a une baisse de fond vert, le fait qu'il y a un recul avec la signature de la loi du plomb sur ce partage de l'eau notamment, le fait que les collectivités doivent participer au redressement des comptes de l'Etat et qui rognent encore sur nos marges d'investissement. Aujourd'hui avant tout je pense qu'en tant que commune on a besoin de pouvoir être soutenu, certes financièrement mais aussi de sentir que tout le monde rame dans le même sens. Et aujourd'hui ce qui manque c'est que l'Etat qui est par ailleurs condamné pour une action climatique ne joue pas ce rôle, il n'a pas assimilé le devoir d'exemplarité qui est le sien.

Et je pense que c'est sur ça aussi que les communes sont en duplex. Restez avec nous, Noli Estin, j'ai beaucoup d'autres questions à vous poser. Peut-être un mot des...

Je crois que les agences de l'eau qu'on a en France à Anne-Bringot, elles fonctionnent plutôt bien. En tout cas, c'est ce qu'on a souvent dit sur ce plateau. Est-ce qu'il faut malgré tout craindre que des conflits autour de l'eau se multiplient dans notre pays ?

On l'a vu malheureusement avec la loi d'urgence agricole. Qu'est-ce qu'elle propose, la loi d'urgence agricole ? C'est finalement une priorité de l'accès à l aux agriculteurs.

Alors qu'en fait, effectivement, ce qu'il faut et c'est ce qui a été dit tout à fait par cette maire, c'est qu'il faut un débat démocratique. Cette ressource devient de plus en plus rare, on le voit. Et la fonte des glaciers, pour faire le lien aussi malheureusement avec ce qui se passe à l'international et on voit que les impacts du changement climatique, c'est aussi dans des pays qui sont le moins émetteurs de gaz à effet de serre.

Mais la fonte des glaciers, c'est aussi moins d'eau dans les rivières à l'été. Et donc c'est des problèmes encore plus graves sur l'accès à l'eau. Donc cette question de poser déjà la sobriété, comment on va consommer moins d'eau collectivement ?

Et cette question effectivement du partage est extrêmement importante. Ça veut dire que l'agriculture doit se poser des questions aussi sur le type de culture. Si le maïs est à moins 50 % de production, c 'est évident que c'est lié au fait que c'est une culture qui nécessitent beaucoup d'eau.

Donc, ça pose forcément question. Ça concerne aussi les entreprises. Erwann Benezé qui se disent « Si mes chaînes de production s'arrêtent parce qu'il y a un arrêté de restriction d'eau, la perte d'exploitation est massive.

Donc il y a des solutions. Il y a des solutions de récupération des eaux grises, de circuits fermés dans les entreprises, etc. Est-ce que vous sentez quand même que ça bouge un petit peu Ça concerne tout le monde.

Ce qui se passe, ce dont on parle depuis cinq minutes, c'est la naissance des conflits d'usage. On n'en avait pas l'habitude autour de l'eau en France. Et surtout dans certaines régions.

Et surtout dans des régions qui...

Voilà, là on est dans le Haut-Rhin. On est dans le Haut-Rhin, on n'est pas dans l'extrême sud de la France. C'est ça aussi qui est en train de changer.

Mais ces conflits d'usage...

Regardez comment il y a quelques mois, l'affaire Sainte-Sauline a fait parler d'elle. Et la réponse de l'État, ça a été la violence, ça a été d'envoyer et de régler ça par des gendarmes qui ont essayé de casser les manifestations. Qu'on ait des retenues d'eau, ce n'est pas forcément un problème.

Le problème, c'est qu'est-ce qu'on fait de cette eau qui a accès pour quel type d'agriculture En fait, le problème, peut-être, c'est de mettre la charrue avant les bœufs. Si la réponse, c'est de faire des retenues d'eau pour accompagner des cultures productivistes...

Oui, c'est le modèle mais en fait ça n'est que reculer pour mieux sauter ok, allez on avance, il y a beaucoup de thèmes à aborder dans ce débat, on va parler du bâtiment des bouilloires thermiques et alors je vous propose d'écouter Emmanuel Macron défendre son bilan, c'était lors de sa conférence de presse qu'on avec la première ministre italienne georgia meloni ça fait maintenant plusieurs années que nous avons accompagné une transition de nos habitats de nos bâtiments publics de nos infrastructures publiques qui correspond à l'adaptation donc il y a un gros travail qui a été fait et je pense que l'honnêteté conduite à le regarder à la fois de montants investis et de vraies transformations et qui ont changé beaucoup de choses nous vivons, et il faut avoir l'humilité de le regarder, une période totalement inédite. Nous nous sommes adaptés au réchauffement climatique, mais on ne s'adapte pas à un pic qui n'a pas d'équivalent aujourd'hui en Europe et qui n'a jamais eu d'équivalent dans notre histoire, c'est-à-dire un pic caniculaire qui dure aussi longtemps et qui est à 15 degrés au-dessus des normales saisonnières. On pourrait débattre autour d'une forme de déni, mais ce n'est pas exactement le thème que je voudrais aborder maintenant.

C'est plutôt les promesses, est-ce qu'elles sont tenues ou pas ? Tam, on va parler des écoles où la température, les températures ont souvent été insoutenables juste avant les vacances. Oui, on a vu des enfants, des enseignants qui ont fait des malaises, on a vu des conditions d'examen qui ont été inacceptables, des familles qui ont été priées de reprendre leurs enfants à la maison comme au temps du Covid et on a vu de nombreux parents qui se sont mobilisés pour dénoncer cette situation.

Par exemple, à Montreuil, des bijoux jayers, regardez. C'était horrible en fait quoi, il y a des enfants qui ont fait des malaises partout en France, il y a des CP qui ont vomi, il y a des enfants qui ont été retirés de leur sieste et en fait moi bon bah c'est un peu ridicule de dire ça comme ça mais mon coeur de maman bah c'est c'est voilà retourner dans cette histoire j'étais vraiment pas bien et elle ne voulait pas les rester les bras ballants et face à cette situation et à cet émoi que d'ailleurs je partage moi aussi mon coeur de maman a saigné cet été on a vu le gouvernement qui a donc dégainé un plan d'urgence et de prévention pour faciliter l'adaptation des bâtiments scolaires dotés d'une enveloppe de 50 millions d'euros une annonce de Roland Lescure qui sonnait alors la mobilisation et un plan qui a été détaillée fin juin dernier et donc quelques semaines plus tard bien finalement il est urgent d'attendre voilà c'est une information de nos confrères et consœurs de politico l'enveloppe a finalement un mois plus tard était donc divisé par 5. Seuls les 2500 écoles les plus vulnérables ont été auditées pour un montant de 10 millions d'euros et les 10 000 autres qui étaient prévues pour un peu plus tard vont devoir attendre beaucoup plus tard.

Arbitrage, donc, de Matignon, qui privilégie, nous explique toujours politico son plan d'électrification des usages. – Évidemment, ça tombe particulièrement mal en cette rentrée. – Non, vous croyez ?

Vraiment ? Franchement, on peut se poser quand même la question, à quel moment ce sujet de l'adaptation des écoles a-t-il donc cessé d'être une priorité cet été ? Est-ce que c'était pendant qu'on vivait successivement 5 vagues de canicules ?

Et encore, je suis gentille parce que certains dans le sud disent qu'ils n'ont même pas vu de vagues puisqu'ils n'ont pas vu de de refluer qu'ils ont eu juste l'impression tout l'été d'être devant la porte ouverte d'un four. En tout cas, le moins compétiteur, c'est que ce n'est pas un sujet qu'on découvre, l'inadaptation de nos écoles au réchauffement climatique. Il y a eu pas moins d'un rapport sénatorial en 2023 qui qui soulignait déjà l'urgence de la situation.

Et ça faisait suite à la canicule de 2022. On a eu le fond vert, qui a été quand même lancé en 2023. On en a parlé, il devait accompagner les collectivités pour adapter leurs bâtiments.

Et là encore, la même chanson, il a fondu comme neige au soleil, sacrifié sur l'autel du déficit public à réduire. Une très légère impression que la transition écologique sert de variable d'ajustement budgétaire. Bref, lors de cette automne budgétaire qui s'annonce, la canicule semble loin.

Eh oui. Du coup, j'ai eu une petite idée. Alors que nos enfants sont sur les bancs de l'école depuis mardi, j'ai commencé une poésie qu'on pourrait leur apprendre.

Le gouvernement ayant raboté le budget du fonds vert tout l'hiver se trouva fort dépourvu quand la canicule fut venue. Pas un seul petit coin de fraîcheur, pas de volets ni de ventilo chaque jour pendant 8 heures. Allez, vu comme ça...

N'est-ce pas ? C'est pas mal. Bon, mais j'avais pas, j'avais pas le temps de faire toute la suite.

Mais elle sera...

En tout cas, vu comme ça se présente, ça sera encore valable pour la saison nouvelle, cette petite poésie. Et peut-être qu'à la fin, il nous restera, comme dans la même poésie, qu'à danser, la danse de la pluie face à la hausse des températures. – Merci beaucoup.

Tiens, je veux bien me tourner vers la maire de Sainte-Marie-Aumine, Noélie Estin. Comment ça se passe dans les écoles ? Alors peut-être pas dans votre commune, je ne sais pas, 5200 habitants si vous avez une école, ou de la communauté de communes, comment ça se passe ?

Si, si on a bien des écoles et donc à l'échelle de la communauté de communes mais à l'échelle de la commune aussi il y a eu des gros travaux de rénovation qui ont été entrepris donc on a été un peu épargné caniculaires, enfin nos enfants ont été épargnés quand ils étaient à l'école. Mais ça montre bien la nécessité d'avoir un élan collectif, c'est-à-dire que les communes peuvent jouer le jeu d'impulser des mesures dans les différents champs d'action, qu'il s'agisse de l'école, de la mobilité, etc. Mais on a besoin de sentir qu'on ne rame pas tout seul et que l'État est à notre côté.

Et par rapport à ce qui vient d'être dit, qu'il n'y ait pas des annonces qui soient faites et qui soient contre-audite le lendemain. On a vraiment besoin d'une stratégie de planification à long terme et à court terme, de façon à pouvoir travailler à la fois sur le plan de la prévention, donc de la lutte contre le changement climatique, et à la fois sur les mesures d'adaptation. Parce que les deux ne peuvent pas être dissociés.

Et en cette période préélectorale, moi je fais le vœu que lorsqu'on aura des débat de la campagne, qu'en fait le climat soit au cœur de toutes les… On ne peut pas parler économie, on ne peut pas parler sociale, on ne peut pas parler de toutes ces mesures si on n'a pas intégré la question du climat qui va de toute façon transformer nous. – Je reprends la main, il y a encore beaucoup de pardon, à chaque fois je suis obligé de vous interrompre, mais il y a encore beaucoup de thématiques et de questions d'ailleurs. Évidemment notre débat fait réagir nos téléspectateurs, téléspectatrices autour de l'argent que l'on distribue et des contrôles.

C'est intéressant François qui nous écrit de vers de lait donner de l'argent aux agriculteurs sans devis ni contrôles est-ce bien raisonnable ? Et puis on a aussi Patrick qui qui nous écrit de GAP cette fois-ci. Stop à la GAPJ, il est urgent de réorienter les 211 milliards donnés aux entreprises.

Il a bien regardé le rapport de la commission d'enquête du Sénat sur ce thème vers les urgences sociales et écologiques ça pose la question de la facture effectivement de la rénovation et notamment de ces bouilloires thermique anne bringot sur qui ça va reposer là on avait le témoignage d'une élue tout à fait alors c'est un financement qui, comme d'ailleurs tout à l'heure le disait Erwan, qui va reposer sur différents acteurs à la fois les particuliers pour leur logement certains ont les moyens de rénover leur logement et d'ailleurs ce que propose le gouvernement c c'est de décaler de trois ans l'obligation pour les propriétaires qui louent un appartement, qui est une passeur énergétique. Donc on reporte de trois ans l'obligation de rénover. Donc là, il y a quand même quelque chose qui est aussi un peu en en contradiction, en pleine canicule où on voit qu'on a besoin de logements plutôt bien isolés pour moins souffrir de la chaleur.

Ce décalage c'était assez choquant. Donc les particuliers, certains ont les moyens de faire et pour les autres, Effectivement, l'État doit agir pour financer ses rénovations. Quand on est locataire, on ne peut pas le faire soi-même ou quand on est propriétaire.

Et donc c'est vraiment un plan qu'il faut engager dans la durée. Le problème, c'est qu'on a eu des stop and coup, incessant pendant ces deux quinquennats. Donc le satisfait-ci de M.

Macron, j'ai du mal à voir où il est parce qu'effectivement je pense qu'on n'a pas le même ressenti. Les millions de Français qui étaient dans des logements où ils faisaient une une température invivable, on n'a pas tout à fait eu l'impression que les logements étaient bien adaptés. Et donc c'est un plan qu'il faut dans la durée pour dire ce type de logement, on va faire les travaux, ça va prendre plusieurs années.

On va commencer par des choses indispensables, les volets, la ventilation. Et puis on va rénover de manière performante. Et peut-être que pour certains, il y aura besoin d'une climatisation.

Ce n'est pas la chose à faire en premier. Très vite, Erwan. Non, mais c'est C'est juste c'est exactement le contraire qui est en train de se passer.

Et là, il y a deux jours, 1er septembre, ma prime rénov' a encore complètement changé d'état d puisque désormais il n'y a plus d'isolation par geste, on ne peut plus isoler, il faut avoir une rénovation global qui peut coûter très très chère, plusieurs milliers d'euros voire plusieurs dizaines de milliers d'euros et donc là le plan électrification c'est effectivement d'accompagner l'installation ce qui peut être intéressant de pompe à chaleur plutôt que de cuve à fioul ou de chauffage au gaz mais sans isolation, l'hiver on aura des pompes à chaleur mais l'été on souffrira encore de la canicule dans il faut le rappeler plus de 5 millions de passoires énergétiques dans les logements français. Je rappelle qu'il y a des solutions. La géothermie par exemple ça permet de faire du chaud l'hiver et du froid et du froid l'été.

Il faut isoler tout ça. Oui effectivement un mot peut-être des procédures, vous êtes avocat je le rappelle et vous avez participé aux différents procédures qui ont été menés contre l'État. Est-ce que ce qui se passe cet été ça peut donner lieu à une nouvelle action judiciaire contre l'inaction climatique française ?

Oui probablement il y en a déjà une qui est en cours mais d'ailleurs devant les tribunaux on voit si on multiplie des conflits qui sont liés au changement climatique on parlait de l'eau tout à l'heure il y a de plus en plus de conflits parce que des mers refusent des permis de construire pour insuffisance de leurs ressources en eau parce qu'il y a des arrêtés sécheresse qui impose des restrictions d'eau que certaines personnes jugent insupportables etc etc et il y a d'autres problèmes là sur le logement par exemple on n'aura pas le temps d'en parler mais pourquoi est-ce que ça coince il ya un manque de volonté qui a été souligné c'est juste mais il n'y a pas que ça sur ma prime rénové sur certificat d'économie d'énergie vous avez un état qui manque d'effectifs pour contrôler ce qui se passe il y a une fraude qui est considérable sur ce type de chantier et c'est pas suffisamment dit mais l'une des raisons pour lesquelles le gouvernement revient sur ma prime rénové monogeste c'est parce que un il ya des personnes pour dire que c'est insuffisant de il ya de la fraude aussi et l'état parfois tout simplement parce qu'il n'arrive pas à contrôler certaines opérations se dit je finance plus parce que je veux pas gaspiller de l'argent à fond perdu sachant que c'est pas de l'argent public c'est de l'argent qui vient de certaines entreprises qu'on appelle des obligés mais malgré tout c'est des financements qui sont contrôlés par l'état et puis 3 sur le logement faut pas oublier une chose il faut surtout pas penser qu'au bâtiment c'est tout l'urbanisme en réalité qui est à repenser le mur d'investissement qui est devant nous c'est pas juste des copropriétés qui doivent ravaler des façades, faire des isolations par la façade ou intérieure. En réalité, c'est le plan de la ville qu'il faut revoir. Et ça, c'est un chantier dont on parle aujourd'hui pas beaucoup, presque pas.

Et dont on peut espérer, effectivement, ce que nous disait Mme le Que ce sera au menu de l'élection présidentielle. Ces événements climatiques extrêmes, ils sont amenés à se reproduire. Les Nations unies alertent aujourd'hui sur l'intensité du phénomène El Nino dans l'océan Pacifique et ses conséquences dans le monde entier.

C'est le thème de la chronique tout de suite d'Alexandre Poussard. Et j'accueille Alexandre Poussard sur ce plateau, bonsoir. On va peut-être pour commencer C'est rappeler ce qu'est El Niño.

El Niño, c'est un réchauffement des eaux de l'océan Pacifique dans la zone équatoriale de cet océan Pacifique. Alors c'est un phénomène qui se répète, qui est naturel. Il se répète au maximum tous les deux ans, mais il peut être moins fréquent.

On voit ce réchauffement sur la zone équatoriale de l'océan Pacifique et il a pour conséquence d'entraîner les mois suivants D'abord des modifications des régimes des vents, de la pression atmosphérique et des précipitations au niveau mondial Avec également des conséquences plus localisées les mois suivants Par exemple des sécheresses, des incendies en Amérique centrale, des moussons plus fortes en Inde et des pluies diluviennes dans l'est de l'Afrique. Et puis l'année suivante, El Niño peut contribuer aussi à augmenter la température mondiale. – Et donc l'ONU alerte sur le phénomène El Niño actuel et sur son intensité. – Oui, on va écouter la secrétaire générale de l'Organisation Météorologique Mondiale, organisme rattaché à l'ONU, et elle explique que le phénomène El Niño actuel est d'une puissance inédite. « Cet El Nino s'est solidement installé et va conserver une très forte intensité, quasi exceptionnelle.

S'il maintient sa trajectoire, ce sera le phénomène El Niño le plus puissant depuis le début de nos relevés il y a 40 ans. Un phénomène El Niño très puissant et qui devrait durer jusqu'à février 2027, avec ensuite des conséquences sur toute l'économie mondiale. Ce phénomène El Nino va porter un coût majeur aux communautés, aux économies et aux chaînes d'approvisionnement à travers le monde.

De très nombreux secteurs seront touchés, l agriculture, le commerce, la pêche, la santé, l'énergie, les transports, les ressources en eau, la gestion des catastrophes pour n'en citer que quelques-uns. Alors voilà ce réchauffement de l'océan Pacifique il peut nous paraître lointain pour nous français mais il va nous impacter de manière indirecte avec une baisse de la production agricole dans ces régions et donc une augmentation du prix des aliments que nous importons par exemple le café, le riz, le sucre ou encore le soja. Merci beaucoup Alexandre, le monde qui fait face donc à cette multiplication de phénomènes extrêmes, de catastrophes climatiques, ça pose une autre question économique à Juan Benezé, le secteur des assurances, est-ce qu'on va continuer d'être protégé ?

Est-ce qu'elles vont pouvoir payer les compagnies d'assurance ? Alors c'est une bonne question puisqu'on voit apparaître des territoires, y compris en France, des zones dans lesquelles les assureurs pour l soit augmente drastiquement le montant des franchises, soit étudie la possibilité de ne plus assurer et de refuser. On a un tout petit peu évoqué, peut-être il y a des gonflements d d'argile qui pourrait toucher un logement, une maison sur deux en France.

Et donc face à ça, forcément l'assureur il étudie l'équilibre risque et l l'argent qui lui rapporte. Si le risque est trop grand, soit il augmente les franchises de façon extrêmement sensible, donc ça a un impact pour les particuliers, soit il se dit « moi j'y vais plus » et c'est un risque qui est effectivement totalement présent en France aujourd'hui. Il a coûté cher aux assureurs aussi cet été de canicule, d'incendie ?

Oui, on n'a encore pas de chiffres complets. Je crois que vous évoquiez tout à l'heure les 500 millions. Je crois que vous évoquiez tout à l'heure les 500 millions, c'est ça.

Ça, c'est sur les incendies uniquement, je crois. Donc on n'a pas du tout pour l'instant de chiffres consolidés. Mais on sait que ça sera effectivement évidemment très, très coûteux.

Et sur le modèle le modèle de l'assurance. Quelque part, en tout cas, ce qu'il faut avoir en tête, c'est se poser la question de qu'est-ce qu'on veut ? Et je pense que là, ce qu'on a vu tout cet été, c'est aussi un élan de solidarité.

Et c'est ça qui fait chaud au cœur. C'est-à-dire qu'on a vu dans ces incendies, dans ces canicules, des gens qui sont allés boire leurs voisins, des gens qui ont aidé d'autres personnes. Et je pense que l'assurance, c'est aussi ça.

On veut laisser personne qui ne puisse pas assurer son au logement. Alors après, il y a peut-être des endroits où on ne pourra pas assurer parce que le logement de tous les cas va disparaître du fait de la montée du niveau des mers ou pour d'autres raisons. Mais il faut trouver un système effectivement de solidarité et l'État a un rôle dans ce jeu-là pour s'assurer que tout le monde aura accès à une assurance de dernier recours.

On a évoqué les 500 millions d'euros à l'assurance et ça sera sans doute évidemment bien plus. 500 millions d'euros, qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'est-ce que ça évoque ?

En fait c'est de l'argent qui va être mis pour rembourser des gens qui ont été victimes d'un préjudice et c'est de l'argent qui aurait pu être utilisé ailleurs si ce préjudice n'avait pas eu lieu. On est en plein dans le coût de l'inaction. Voilà, c'est exactement ça, le coût de l'inaction.

En fait, ce chiffre-là peut être parlant si on se dit que cet argent-là aurait pu être mieux utilisés si on avait investi avant, ça n'est dans ces cas-là pas un coût mais un investissement face au réchauffement climatique et c'est donc autant de sommes plus tard qui peuvent être évitées et utilisées de façon bien plus intelligente. Arnaud Gossman, vous voulez prendre la parole ? Sur le modèle d'assurance, il y a une question très importante puisque c'est vrai que les assureurs aujourd'hui, majoritairement parce qu'ils y sont obligés, vont indemniser ce qui est déjà produit.

C'est-à-dire qu'ils vont venir de manière curative, après la survenance du problème. Et quand on dit assurance, c'est pas juste des assurances privées. Évidemment, on parle beaucoup du fait qu'il y a une augmentation de la prime assurance habitation, là, en un an plus 13%, ce qui veut dire aussi qu'il y a des gens qui ne vont pas s'assurer.

On le voit aux Etats-Unis, quand il y a des grandes catastrophes, des grands incendies, des personnes qui n'étaient pas assurées, qui ne peuvent pas reconstruire parce qu'ils n'ont tout simplement pas de primes d'assurance et qui ne peuvent pas indemniser aussi d'autres personnes si l'incendie de leur maison a pu créer d'autres problèmes ailleurs. Donc c'est une véritable catastrophe qui est en train de se produire. Et au niveau assurantiel, public compris, au sens très large du terme, il faut se poser la question de savoir si on ne devrait pas faire plus de prévention.

En matière de santé, on voit bien que les compagnies d'assurance font déjà des choses. Finances par exemple, des diagnostics à certains âges, etc., etc., la sécurité sociale aussi.

Mais peut-être qu'il va falloir multiplier ce type de mesures pour que l'argent des assurances soit plus utilisé en amont de la survenance des problèmes, qui va être récurrente, qui est certaine, plutôt qu'en avale. C'est une réflexion qui est en cours, en tout cas. – Merci beaucoup à tous d'avoir participé à ce débat, votre livre Erwan Benezé, « Le grand bazar de l'énergie », c'est donc aux éditions Artho.

À très bientôt sur l'antenne de Public Sénat. – C'est l'heure du second débat de ce sens public consacré à la situation