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interviewSud Radio (sur YouTube)· 12 novembre 2025 13 min

Laurent Panifous : "En l'état, le Mercosur n'est pas acceptable"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Jean-François Akili et Jean-François Akili, votre invité politique ce matin, c'est Laurent Panifous qui est le ministre délégué en charge des relations avec le Parlement. Bonjour à vous Laurent Panifous. Bonjour.

Ça y est, c'est le jour J, c'est le jour des retraites à l'Assemblée nationale. Dites-moi, le rent Panifous, vous cédez à tout, j'ai l'impression puisque le gouvernement, par un amendement accepte d'élargir la suspension de la réforme aux carrières longues. Oui, c'est juste et vous avez raison de le dire.

C'est un jour particulièrement important pour le gouvernement mais aussi pour pour notre pays parce que c'était une des conditions de la stabilité politique, la stabilité de nos institutions, la question de la suspension de la de la réforme des retraites et aujourd'hui aussi la la question des carrières longues. Euh c'est pas forcément exigence de la gauche, hein. Oui.

Bah écoutez, je je fais partie de ces ministres ou peut-être le seul, je sais pas, mais qui président du groupe Liot il y a encore quelques semaines, je m'étais battu contre cette réforme des retraites et parce que je pense que s'il faut équilibrer nos retraites, c'est important, il faut il faut pouvoir apporter une solution juste. Et aujourd'hui, un des sujets de compromis qui a été posé sur la table par le premier ministre le Cornus, c'est celui-là, c'est la suspendre et peut-être envoyer ce sujet à la à l'élection présidentielle où un grand débat de société doit avoir lieu sur la question de la réforme. Il y a plusieurs hypothèses qui sont posées sur la table.

On a entendu le groupe PR, le président Atal commencer à faire des propositions. C'est intéressant. Laurent Panifous, vous dites renvoyer à 2027 mais le budget il est là.

C'est pas 2027, c'est tout de suite. Il faut faire des économies. Si vous injectez les on va dire les carrières longues, on n plus à à 1 milliard4 de surcout.

En 2027, on passe à 2 milliards. Jusqu'où ça va cette histoire ? Bah écoutez, effectivement, vous avez raison de le souligner.

Chaque fois que on fait un bouger, ça génère une dépense supplémentaire. Il y a la grande question de l'équilibre de nos comptes publics. Notre situation déficitaire, notre situation de dette, elle est elle est connue de tous et de toutes.

Mais euh mais aujourd'hui, je crois que c'était au gouvernement de faire ce premier pas de côté, se bouger. Le premier ministre l'avait annoncé. C'est vrai qu'aujourd'hui est une journée importante puisque c'est la journée où à l'Assemblée nationale on va débattre la suspension de la réforme.

C'est vrai qu'il y aura un coût important, plusieurs centaines de millions pour l'année 2026, peut-être plusieurs milliards pour l'année d'après. Il va falloir trouver des solutions de de fin. C'est ce qu' dit Sébastien le cornu une dépense, il faut trouver une ressource en face.

Quelle est la ressource là ? Qu'est-ce que vous allez faire ? Vousz quoi ?

à la hausse de la CG sur les revenus du capital que le Parti socialiste a réussi à faire voter qui va financer ça c'est un début de solution le fait de financer sur les revenus du patrimoine du capital une partie de notre protection sociale c'est là aussi un sujet de société qui est mis sur la table dès aujourd'hui qui part envoyé à 2027 est-ce que notre protection sociale peut être uniquement financée par le travail ou est-ce qu'il faut éir sa base au regard de l'évolution du choc démographique que nous sommes en train de vivre c'est un vrai sujet qui commence à être abordé l'Assemblée nationale vous dites piste Laurent Pifous est-ce que la désindection des pensions de retraite est une piste ? Est-ce que vous allez désindexer les retraites qui est une sous-indexation retraités vont vont payer ? Bah écoutez, le premier ministre a dit vendredi dernier à l'Assemblée nationale qu'il était prêt à bouger sur ce jeu-là.

Oui, c'était une des pistes de financement. Encore une fois, il va il va falloir trouver les ressources pour apporter l'équilibre dont nous avons besoin. Euh le Premier ministre a accepté de bouger aussi sur sur ce point-là.

Les députés tout à l'heure dans quelques heures vont débattre de ce sujet et il va falloir qu'ils apportent aussi des solutions. On ne peut pas que uniquement souhaiter la la suppression de mesures d'économie sans proposer sans proposer des mesures en face. La panifous, on a l'impression aujourd'hui que vous achetez la paix politique avec la gauche avec au détriment des finances publiques.

On va dire les choses telles qu'elles sont. Non, je suis pas d'accord. Vous voyez le le compromis que l'on évoque souvent c'est que les uns et les autres fassent un pas un pas.

La droite l'a fait, la gauche le fait. entre le fait. Vous savez ce le budget qui est en train d'être construit, c'est un budget est un budget de compromis.

C'est un budget qui est fait de concession qui ne qui ne satisfit personne. Je suis pas d'accord sur je suis pas d'accord avec vous. Vous savez, la droite par exemple a obtenu des choses importantes sur sur le travail, sur la défiscalisation des aires supplémentaires.

C'est un marqueur important pour la droite. C'est vrai que que le le bloc central fait cette concession sur la suspension de la réforme des retraites. Donc vous voyez, la droite, le centre ne sont pas satisfaits de ce qui est en train de se passer sur ces sujets-là.

Mais encore une fois, si on veut apporter de la stabilité, ça exige des uns et des autres de faire ses compromis. Pierre Moscovici a dit, je vous le cite, je le lis, ceux qui raconte qu'il n'y a pas de problème de financement des retraites ne disent pas la vérité. C'est vrai, je suis d'accord avec lui.

On doit trouver un système, on doit trouver le chemin pour avoir un régime de retraite équilibré. Il y a des propositions qui commencent à être mises sur la table. la question de la capitalisation, la question de la retraite par point, la question de l'élargissement, on vient de l'évoquer, de la base de financement de de notre système de protection sociale.

Tout ceci devra être tranché dans les dans les mois, ça sera pas tranché aujourd'hui hein, dans les dans les mois et au moins je pense à échéance 2027. Laur Panif, vous l'évoquiez tout à l'heure, Gabriel Atal, 1000 € de la naissance pour chaque nouveau né afin de de constituer une sorte de fond pour financer les retraits. C'est une bonne idée, une mauvaise idée ?

Vous avez un avis tranché là-dessus ou pas ? B ce que je ce que je veux dire là-dessus, c'est que le groupe PR sur la question des 1000 € pour les enfants sur la question du mode de réforme, il vient de mettre du mode de financement pardon, de la réforme des retraites, ils viennent de mettre sur la table la question et de la capitalisation et de la retraite par point. Je crois que c'est bien le rôle des groupes politiques et des femmes et des hommes politiques aujourd'hui de d'essayer de trouver des solutions et de commencer à tracer un chemin euh pour l'avenir, que ça soit un capital à la naissance, que ce soit un nouveau mode de financement de retraite, il faut que les partis politiques fassent des propositions.

Ah oui, il faut il faut se dépêcher parce que le vote du budget de la SC, c'est ce soir minuit, hein. Oui, mais vous on a encore quelques heures quoi. Et personne personne n'imagine que ce soir à mini, nous aurons réglé la question des retraites.

Laurent Panifous, vous avez fait les comptes parce que vous êtes le chef des casques bleus, hein. C'est ça le nouveau job de du ministre des relations avec le Parlement. Qui vote pour ?

Qui vote contre ? Alors pour la suspension, on a bien compris. J'ai le Parti socialiste évidemment veut suspendre le Rassemblement national.

Vous comptez sur Marine Le Pen pour suspendre cette réforme ? Non, écoutez, moi ce que j'ai ce que j'ai vu et ce que j'ai pu défendre comme député, comme président de groupe, c'est qu'il y a à l'Assemblée nationale une majorité pour euh suspendre cette réforme et pour essayer de trouver une autre solution pour équilibrer notre système de retraite qui pourrait être plus juste. Ce que je trouve fort aujourd'hui, c'est que le Premier ministre respecte un engagement.

La parole donnée, c'est quelque chose d'essentiel. La bonne foi qui est sur la table aujourd'hu le RN, vous savez la gauche a fait barrage au RN pour les élections législatives. Vous avez quelque chose vous ? ou quasiment chez vous làdus et là pour le coup le RN c'est très bien il peut voter c'est pas grave c'est pas le RN vous savez vous avez la France insomiste de l'autre côté qui annonce voter contre la suspension des retraites ce qui est quand même assez contreintuitif vous avez fait les comptes justement vous pensez que vous allez y arriver oui je je je pense que la suspension sera actée tout à l'heure.

En tout cas à titre personnel je le souhaite. quelque chose que j'ai que j'ai défendu et je veux remercier le premier ministre d'avoir respecté cet engagement qui est de faire en sorte qu'il y ait ce débat devant les Françaises et les Français tout à l'heure à l'Assemblée nationale. Écoutez, depuis 2023, ce la question des retraites, on peut presque le dire, pollue le débat public le et aujourd'hui parce que le premier ministre l'a rendu possible, nous allons avoir enfin ce débat et il va être enfin tranché.

Et ben écoutez, les masques vont tomber, qui va accepter qui va soutenir la suspension et qui va voter contre ? Je j'ai hâte de voir le résultat. Laurent Panifou, ça va passer parce qu'au fond les carrières longues sont enfin de les mettre dans la suspension, c'est demandé par les communistes, les écologistes.

Du coup, ils vont voter pour la suspension. Oui. Les socialistes aussi.

Bah vous avez ça coûte cher hein. Oui mais c'est une question de justice sociale et je crois que c'est important qu'on puisse soutenir cela et encore une fois la responsabilité de dire qu'il va falloir proposer des chemins différents pour équilibrer parce queon ne peut pas d'un côté supprimer toutes les mesures d'économie sans proposer sans proposer des solutions de financement. Laurent Panifous est-ce que vous êtes optimiste ?

Est-ce que vous pensez que ce budget sera voté avant le 31 décembre ? ce que vous pensez. C'est une question multiple mais qui la réponse peut être la même.

Sébastien le cornu, il va passer l'hiver en réalité, il y aura pas de censure. Bah écoutez, l'objectif c'est qu'on apporte un budget à la France avant le 31 décembre. Pour cela, il y a le travail qui est fait à l'Assemblée, le Sénat qui commence, c'est important aussi, on oublie trop souvent de le dire, qui va commencer ce travail à la fois sur le budget de la sécurité sociale, sur le budget de l'État et ensuite cette commission mixte paritaire qui sera la suspension de la forme des retraites, hein.

Oui, probablement. probablement, mais il faut respecter leur travail aussi. Ils en reladé, ils vont apporter des modifications à ce texte et à la fin vous aurez la réunion des sénateurs, des députés en commission mixparitaire qui vont pouvoir débattre sur la base des textes qui ont été travaillés à l'Assemblée et au Sénat et ce sera ce moment crucial où nous devrons trouver trouver pardon ce fameux compromis qui nous permettra de voter quelque chose qui sera forcément pas totalement satisfaisant pour la gauche ni pour la droite ni pour le centre mais qui sera ce chemin de compromis qui apportera un budget. personne dans la majorité à l'Assemblée nationale.

Nous avons l'impérieuse obligation de faire des concessions de part et d'autres. Et oui, pour répondre directement à votre question, je crois que c'est possible. Et Sébastien le Cornui va passer l'hiver.

Ben, je le souhaite. Oui, vous le souhaitez. Vous pensez qu'il qu'il va passer l'hiver ?

Je pense que c'est tout à fait possible, mais ça dépend ça dépend de la volonté des uns et des autres à apporter de la stabilité. Oui. Et et dites-moi, les ordonnances dont parle le Rassemblement national, il n'y aura pas d'ordonnance.

Ben, on peut pas empêcher les uns et les autres d'évoquer leurs ordonnances spéciales. Ce n'est absolument pas l'objectif. L'objectif, c'est de faire voter un budget à l'Assemblée nationale et au Sénat.

L'Europe Anifou, vous êtes un élu de l'ariège. Oui, hein. Vous aimez votre profondément votre pays.

Pas très loin à Toulouse, Emmanuel Macron est en visite officielle et les agriculteurs veulent le rencontrer. À propos du Mercur, le président a dit qu'il était confiant mais vigilant, faut être précis. Euh vous-même, vous êtes pour ou contre le la signature du Mercosur ?

Je pense qu'en l'état, le Mercur n'est pas acceptable. Je pense en particulier à à nos agriculteurs. On peut pas envisager, on peut pas imaginer de pouvoir importer des produits qui ne respecteraient pas nos normes qui s'impose à nos propres agriculteurs.

Ça n'est absolument pas envisageable. Peut-être que le président de la République a voulu dire qu'il qu'il constatait une certaine forme d'évolution d'avancée au niveau européen. En revanche, il ne peut pas être acceptable qu'il n'y ait pas les clauses miroirs, qu'il n'y ait pas des contrôles plus importants, qu'il n'y ait pas de clause de sauvegarde pour faire en sorte, je le redis, qu'il n'y ait pas dans notre pays des produits importés qui ne respecteraient pas nos normes.

C'est tout simplement inacceptable. C'est ce qu'on dit aux agriculteurs depuis depuis des mois, depuis maintenant des années avec les crises qui se succèdent, on va pas maintenant changer d'ours de la vender lien veut signer le 20 décembre à peu près là parce qu'il faut il faut conclure et d'ici là qu'est-ce qui nous fait croire que les fameuses vous savez mesures miroir les clauses et les claus de sauvegarde seront effectives et efficaces opération avec les personnels qu'il faut pour contrôler tout ça le gouvernement doit se donner les moyens de faire en sorte qu'elle soit respectée encore une fois il n'est pas acceptable je peux pas vous dire les choses mieux que cela. Oui, ça mais mais comment techniquement vous avez rassuré l'agriculteur ?

Ben c'est d'abord au niveau européen que les choses doit d'être mis en place pour faire en sorte que cela soit soit possible. C'est impossible pardon que nous importions des produits qui ne peuvent pas être produits chez nous et de la même manière au gouvernement français de le faire. Mais oui, je je veux dire que la situation actuelle le contrat tel qu'il est prévu n'est pas acceptable.

France sign pas acceptable mais la France va signer. On est d'accord. Ah non, je écoutez c'est pas moi qui vais vous dire aujourd'hui que la France va signer.

Que le président de la République a constaté qu'il y avait des améliorations dans la position au niveau européen, c'est une chose. Vous dire qu'aujourd'hui le Mercur tel qu'il est acceptable et qui peut être signé, je vous dis non. Il a parlé un peu vite Emmanuel Macron entre nous, hein.

Oh, je me permettrai pas. En tout cas, je pense qu'il a voulu parler plutôt d'une tendance que d'une réalité définitive. En tout cas, merci à vous euh Laurent Panifous d'avoir accepté notre invitation et puis bonne chance hein pour le vote.

À minuit hein, oui, nous y sommes jusqu'à minuit, je vous confirme. Ah bah oui, les c'est assez long là effectivement à l'assemblée, hein. Il faut Ah de 9h à minuit tous les jours hein.

Les les députés sont mis à l'épreuve. Ouais. Bon bah il certains vont dire "Ouais bah il faut bien qu'il bosse hein, ils sont payés pour ça." Non.

Ouiou oui oui mais écoutez moi je veux dire qu'il bossent. Je je suis le témoin de leur travail important de travail important des des députés. Ouais ouais.

Vous n'êtes pas d'ailleurs pour le cumul vous euh des mandats parce que écoutez, j'étais m de mon petit village. J'ai dû abandonner ce mandat et respecter la loi. C'est pas regrettable ça quand même.

Bah écoutez, je parce que souvent on dit que l'expérience que l'on a en fait sur le terrain, ça sert aussi pour aller Je crois que mon expérience de maire de président d'intercommunalité m'est utile aujourd'hui dans ma dans ma rôle dans mon rôle de ministre. Il était hier dans mon rôle de député, je crois. Après, je comme tout le monde, je je respecte la loi, mais je pense que c'est absolument pas le moment aujourd'hui de remettre ce débat sur la table.

Ce serait explosif. Ah bah il y en aura à remettre probablement pour 2027 mais ça ça reviendra effectivement un petit peu plus tard. Merci Laurent Panifous, ministre délégué en charge des relations avec le Parlement.

Bon, on va en reparler dans un instant de la réforme des retraites. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous êtes favorable à ce qu'il y ait cette suspension ?

Et que pensez-vous de l'idée de Gabriel Atal de mettre 1000 € pour un bébé en fait à la naissance et puis ensuite ouvrir un livret pour capitaliser ? Qu'est-ce que vous en pensez ? 0826 300

Laurent Panifous : "En l'état, le Mercosur n'est pas acceptable" — Laurent Panifous · Pourquijevote