Sébastien Lecornu sort du silence avec une interview au Parisien - reportage #cdanlair 27.09.2025
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
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Il est enfin sorti du silence. Trois semaines après sa nomination, le Premier ministre commence tout juste à esquisser sa feuille de route.
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Dans une interview au Parisien, Sébastien Lecornu fixe son objectif, un déficit à 4,7% pour 2026, quand son prédécesseur visait 4,6%.
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Il a dit notamment qu'il n'y aurait pas de 49.3 a priori, c'est-à-dire que le débat parlementaire allait se faire.
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Moi, je pense qu'on a besoin de trouver des compromis et pour trouver des compromis, il faut être deux, il faut rentrer dans une discussion.
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En tant que représentante de l'aile gauche du bloc central, je pense qu'on est prêt à travailler sur plus de justice fiscale.
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Plus de justice fiscale, mais pas question de revenir à l'ISF, supprimée en 2017, ni d'instaurer la taxe Zuckman sur le patrimoine des grandes fortunes.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Dans une interview au Parisien, Sébastien Lecornu fixe son objectif, un déficit à 4,7% pour 2026, quand son prédécesseur visait 4,6%. »
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« « Je vais donc proposer une diminution de 6 milliards d'euros sur l'État et son train de vie. Certains impôts augmenteront, mais d'autres diminueront. » »
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« Il a dit notamment qu'il n'y aurait pas de 49.3 a priori, c'est-à-dire que le débat parlementaire allait se faire. »
- 2:44InvitéFait
« On est champion du monde de la dépense publique et donc de l'impôt. Voilà. Donc il est hors de question. »
- 3:06PrésentateurFait
« L'intersyndicale a appelé à une nouvelle journée de mobilisation le 2 octobre. »
- 3:10PrésentateurChiffre
« Malgré toutes les déconvenues, 42% des Français se disent satisfaits du Premier ministre, selon un sondage IFOP, en hausse de 3 points depuis son arrivée à Matignon. »
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« Ils réfléchissent notamment à une taxe de 20% minimum sur ceux qui, via des montages financiers, via des holdings, payent moins d'impôts. »
- 8:25InvitéChiffre
« Ces personnes-là devraient être soumises à un taux d'imposition de 20% minimum. »
Temps de parole
- Présentateur28 %
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- Invité 216 %
- Invité 314 %
- Invité 47 %
- Invité 56 %
- Invité 64 %
≈ 1,2 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Il est enfin sorti du silence. Trois semaines après sa nomination, le Premier ministre commence tout juste à esquisser sa feuille de route. Dans une interview au Parisien, Sébastien Lecornu fixe son objectif, un déficit à 4,7% pour 2026, quand son prédécesseur visait 4,6%.
« Je vais donc proposer une diminution de 6 milliards d'euros sur l'État et son train de vie. Certains impôts augmenteront, mais d'autres diminueront. »
Le camp présidentiel assure le service après-vente. Sébastien Lecornu hier a formulé une offre de méthode qui est une offre de méthode nouvelle. Il a dit notamment qu'il n'y aurait pas de 49.3 a priori, c'est-à-dire que le débat parlementaire allait se faire. Moi, je pense qu'on a besoin de trouver des compromis et pour trouver des compromis, il faut être deux, il faut rentrer dans une discussion.
En tant que représentante de l'aide gauche du bloc central, je pense qu'on est prêt à travailler sur plus de justice fiscale.
Plus de justice fiscale, mais pas question de revenir à l'ISF, supprimée en 2017, ni d'instaurer la taxe Zuckman sur le patrimoine des grandes fortunes.
Les impacts en termes d'emploi, d'investissement et de compétitivité ne sont pas suffisamment pris en compte dans ce débat. Nous avons besoin de capitaux français pour défendre notre souveraineté économique.
Balayer donc les deux principales demandes du parti socialiste, dont le soutien à l'Assemblée nationale serait pourtant indispensable au gouvernement pour faire passer son budget. Nous censurerons, parce qu'aucun effort n'a été réalisé, que le Premier ministre qui s'était engagé à des ruptures avec ce qu'était la politique jusqu'ici, conduite par Emmanuel Macron, ne change rien, ni la trajectoire, ni même les mesures qui sont envisagées. De quoi faire espérer à la France insoumise une gauche unie pour voter sa motion de censure qui sera déposée à la reprise des travaux parlementaires.
Les nigauds sont servis. Le cornu fait du Macron ni plus ni moins. Au moins c'est franc. Il est temps pour la gauche de l'hémicycle de rallier la censure insoumise.
Une ligne politique qui n'évoluerait pas assez. Le reproche vient aussi du Rassemblement national.
Les Français attendent tout sauf le macronisme, tout sauf les grandes orientations du bloc central. Et donc aujourd'hui on est avec un Premier ministre qui fonce droit dans le mur. On a l'impression d'être vraiment dans le jour de la marmotte. C'est un jour sans fin. On a eu Bayrou, on a eu Barnier. Et là on a un Premier ministre qui recommence la même chose.
Un Premier ministre qui peine pour l'instant à convaincre, en dehors de son propre camp. Exercice d'autant plus délicat qu'il faut aussi ménager la droite. Quelques jours plus tôt, les ténors de LR posaient leurs conditions et entretenaient le suspense sur leur éventuel soutien.
On est champion du monde de la dépense publique et donc de l'impôt. Voilà. Donc il est hors de question. Tac Zuckman, Nouvelle-Éissef, il n'en est pas question. Ce qui compte pour moi, c'est qu'est-ce qui va être le programme de gouvernement. Et c'est uniquement par rapport à ça que les députés de la droite républicaine se déterminent.
Et la pression devrait s'accentuer pour Sébastien Lecornu la semaine prochaine. L'intersyndicale a appelé à une nouvelle journée de mobilisation le 2 octobre. Malgré toutes les déconvenues, 42% des Français se disent satisfaits du Premier ministre, selon un sondage IFOP, en hausse de 3 points depuis son arrivée à Matignon.
On va revoir la réaction de Jean-Luc Mélenchon qui était dans le sujet. Les nigos sont servis. Lecornu fait du Macron. Ni plus ni moins. Au moins c'est franc. Il est temps pour la gauche de l'hémicycle de rallier la censure insoumise. Et on a entendu toujours dans le reportage Olivier Faure qui dit « Nous censurerons ». C'est franchement pas une réussite cette interview. Il a réussi à réunifier la gauche. C'est vrai que personne ne s'attendait à cette réponse-là. Et en plus, réponse argumentée, longue, longue interview, etc. On pensait. Il avait attendu. Il avait dit « Moi, je ne m'exprime pas tout de suite. Nouvelle méthode, j'écoute, je vois, etc. » Et qu'est-ce qui se passe ?
Il voit, il y a l'intersyndical. Derrière, il a vu les socialistes. Et finalement, cette réponse surprend tout le monde puisqu'il n'ouvre aucune porte. Même il en ferme. Il ferme la porte de la taxe Zutman. Il ferme la porte de l'ISF. Et même les gens du socle commun sont surpris et désarçonnés d'une certaine façon parce qu'ils se disent d'abord sur la méthode « Ils ont appris les arbitrages en lisant le journal. » Alors qu'on est à trois réunions où ils se voient, ils se parlent de façon à huis clos, rien ne doit sortir. Donc en termes de confiance, c'est déjà pas génial.
Deuxièmement, la plupart des membres de ce socle commun, notamment tous les centristes, les macronistes, se disent « À ce rythme-là, si aucune porte n'est ouverte, c'est la censure immédiate, la dissolution derrière, c'est terminé pour nous. » Donc on ne voit pas comment Lecornu, qui voulait ouvrir une nouvelle méthode qui ne soit pas la méthode Bayrou, ne va pas connaître finalement la même issue. Est-ce qu'il n'ouvre vraiment aucune porte ? Non. Moi, je crois qu'il y avait deux objectifs dans cette interview. Peut-être que je s'interprète. Mais enfin, premier objectif, dans ce qu'il dit qu'il ne fera pas. Ça, c'est pour rassurer les marchés.
Ou n'oublions pas que pendant le temps qu'on parle ou qu'on ne parle pas, la dette continue à augmenter, les taux d'intérêt avec. Enfin, ça nous coûte très cher. Et ça marche, il a rassuré le MEDEF. Donc il a rassuré la droite, il a rassuré le MEDEF, il a rassuré tout un pan qui commençait à être inquiet parce que le débat, tout d'un coup, on était parti de la chasse aux dépenses et c'est devenu la chasse aux riches. Donc avec cette évolution, il a voulu dire stop, voilà quelles sont les limites. Après, j'ouvre, ça c'est la deuxième partie, pour toutes sortes d'amendements pendant la discussion parlementaire.
Mais je déposerai ma copie budgétaire, c'est pas la copie de la gauche qui sera déposée, sur laquelle on discutera. Là, on sera très ouvert et le Parlement aura le dernier mot. En fait, l'ouverture sera au Parlement. Mais voilà, l'ouverture sera au Parlement. Et qu'est-ce que c'est ? C'est une stratégie de la tortue. Il gagne du temps. Il ne va pas s'exposer tout de suite à une censure. Je ne suis même pas sûre qu'il fasse son discours de politique générale. Il a été question qu'il n'en fasse pas. pour pouvoir laisser le Parlement débattre jusqu'à plus soif, il a dit, jusque tard dans la nuit sur chaque texte.
Et on va arriver comme ça jusqu'en décembre, en espérant qu'il n'y ait pas de censure avant. Et il sera peut-être trop tard pour faire une dissolution. Donc je pense que c'est une tactique de la tortue. Donc vous, vous dites que ça peut marcher. Non, mais c'est son objectif. Oui, mais j'entends quand même. Vous ne dites pas la même chose que Marcelo. On va réécouter le Premier ministre au moment de la passation de pouvoir avec François Bayrou, ce qu'il lui disait.
Alors pour cela, il va falloir aussi changer, être sûrement plus créatif, parfois plus technique, plus sérieux dans la manière de travailler avec nos oppositions. J'aurai l'occasion d'y revenir. On vient d'en parler très longuement tous les deux. Mais je le dis aussi, il va falloir des ruptures. Et pas que sur la forme. Et pas que dans la méthode. Des ruptures aussi sur le fond.
La rupture, elle est où ? Eh bien justement, moi je pense que dans cette interview, Sébastien Lecornu, il donne l'explication de texte de cette rupture qu'il avait promise. La rupture, ce n'est pas le reniement. Et il siffle aussi un peu la fin de la récré, parce que les socialistes se voyaient peut-être un peu plus gros qu'ils ne l'étaient ces derniers jours. Et Sébastien Lecornu leur dit, attendez, je vais faire des compromis, mais à vous aussi de faire des compromis. Et s'il renvoie au Parlement, c'est aussi une façon de mettre les socialistes face à l'impossible de leur proposition. Qu'ils aillent au Parlement avec la taxe Zuckmann, ils n'auront pas de majorité pour la faire voter.
Donc Sébastien Lecornu veut un peu remettre l'église au milieu du village et renvoyer les socialistes aussi au caractère pas assez consensuel de leur mesure. Donc il leur dit, à vous aussi de faire des pas vers nous. Par ailleurs, il y a autre chose, il faut lire entre les lignes, effectivement. Quand Sébastien Lecornu ferme la porte à l'ISF, pourquoi il ferme la porte à l'ISF ? Parce que l'ISF, c'est le retour vers le passé et c'est le symbole d'un reniement pour Emmanuel Macron. Si Emmanuel Macron revient sur l'ISF alors qu'il l'avait supprimé en 2018, alors qu'il est déjà fragilisé en fin de mandat, c'est trop pour lui.
Donc là, il ne dit pas non plus, je ne vais pas taxer les plus riches. Exactement, il dit non à l'ISF, mais il joue avec les mots, Aurélie. En réalité, à Matignon, on est en train de chercher quelle taxation pourrait remplacer l'ISF, mais sans l'appeler un ISF. Ils réfléchissent notamment à une taxe de 20% minimum sur ceux qui, via des montages financiers, via des holdings, payent moins d'impôts. Ces personnes-là devraient être soumises à un taux d'imposition de 20% minimum. C'est une des pistes, il y en a d'autres. Mais donc en réalité, ce n'est pas totalement non à l'ISF, c'est plus dans les mots. Emmanuel Macron ne veut pas se renier au point de réinstaurer formalement un ISF.