Nicolas Dupont-Aignan invité sur ETV Guadeloupe (31 mars 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:41OuverteÉludée
C'est le rôle d'un syndicat de se substituer ainsi aux politiques dans ce dossier en intentant des actions auprès de la juridiction administrative ?
- 3:23OuverteRéponse directe
Cette décision du TA de Guadeloupe, qui tranche avec celle du Conseil d'État, vous y faisiez allusion il y a quelques instants.
- 5:55OuverteRéponse directe
Le gouvernement français vient d'accepter par décret l'envoi de médecins cubains dans ces départements d'Outre-mer pour nous aider à lutter contre le Covid-19.
- 7:03OuverteRéponse directe
Il faut relocaliser la production de médicaments en France, doter les hôpitaux des moyens nécessaires et arrêter de casser la fonction hospitalière avec des coupes sombres, comme ce qu'on voit depuis des années.
- 8:19OuverteRéponse directe
Relocaliser la production de médicaments en France, doter les hôpitaux des moyens nécessaires et arrêter de casser la fonction hospitalière avec des coupes sombres.
- 10:19OuverteRéponse directe
Vous maintenez que ce gouvernement devra être comptable de cette gestion devant la haute cour de justice de la République.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:28Invité politiqueFait
« Je l'ai fait moi-même au Conseil d'État au plan national. »
- 0:38Invité politiqueFait
« Malheureusement, les juges du Conseil d'État ont été moins lucides que les juges de basse terre puisqu'ils m'ont débouté. »
- 0:46Invité politiqueFait
« Seule solution face à un gouvernement qui n'a pas pris les précautions élémentaires et qui a été pourtant alerté depuis des semaines, des mois, sur l'urgence à commander des masques, à commander des tests, maintenant à soutenir l'initiative du professeur Raoult sur la chloroquine. »
- 2:09Invité politiqueFait
« J'avais demandé au gouvernement de suspendre les vols avec la Chine. »
- 2:12Invité politiqueFait
« J'avais demandé de relocaliser la production de médicaments. »
- 2:29Invité politiqueFait
« j'avais demandé que les vols notamment qui reviennent de métropole, qui arrivent dans les départements d'outre-mer, soient strictement contrôlés de manière à éviter que des gens qui soient porteurs du virus puissent ensuite contaminer d'autres personnes. »
- 3:01Invité politiqueFait
« Quand j'étais venu au mois de décembre voir mes équipes, j'avais vu à quel point la Guadeloupe souffre de la pénurie d'eau. »
- 4:28Invité politiqueFait
« aujourd'hui, on apprend que l'Italie accepte que les pharmacies vendent la chloroquine, enfin l'hydrochloroquine, etc. »
- 5:31Invité politiqueFait
« Il s'est réveillé sur les masques. »
- 9:22Invité politiqueChiffre
« un milliard de masques en France qui a été dilapidé entre 2011 et 2014 par les gouvernements successifs. »
- 9:38Invité politiqueFait
« C'est un peu comme une police d'assurance. Vous assurez votre voiture, vous assurez votre maison. Quand le jour où on a un incendie et qu'on découvre qu'on a supprimé l'assurance, on est mal. »
- 10:27Invité politiquePromesse
« Ce gouvernement devra être comptable de cette gestion devant la haute cour de justice de la République. »
- 14:21Invité politiqueFait
« j'ai demandé que le critère soit pris sur les 15 derniers jours de mars et pas sur tout le mois de mars. »
- 12:39Invité politiqueChiffre
« l'Europe nous a complètement affaibli en laissant localiser en Chine 80% de la production de médicaments entre la Chine et l'Inde. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan82 %
- Présentateur17 %
≈ 5,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France et député de l'Essonne. Bonjour, bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation. Il vient de passer commande des doses nécessaires de chloroquine et des tests de dépistage en nombre suffisant pour couvrir les besoins de l'archipel ou de l'EPA. Des actions similaires ont été engagées depuis, à la Réunion. Il faut en faire de même partout dans l'Hexagone
? Écoutez,
oui. Je l'ai fait moi-même au Conseil d'État au plan national. Malheureusement, les juges du Conseil d'État ont été moins lucides que les juges de basse terre puisqu'ils m'ont débouté. Seule solution face à un gouvernement qui n'a pas pris les précautions élémentaires et qui a été pourtant alerté depuis des semaines, des mois, sur l'urgence à commander des masques, à commander des tests, maintenant à soutenir l'initiative du professeur Raoult sur la chloroquine. Dans cette crise, moi je suis regret de le dire parce que j'aimerais être content des efforts du gouvernement. Il y
a
eu des efforts, mais toujours trop tard et trop peu. Et c'est ça qui est désespérant, c'est que des gens meurent dans notre pays parce qu'on n'a pas réagi à temps. Voilà la réalité. Alors, le passé, maintenant on ne
peut
pas revenir sur le passé, c
'est
l'avenir, et notamment dans les dom-toms.
J
'ai été un des premiers personnalités nationales à alerter sur la situation des dom-toms en disant qu'il faut absolument que l'expérience qu'on a eue dans l'Hexagone serve dans les dom-toms, c'est-à-dire qu'on prenne le problème le plus tôt possible.
C'est le rôle d'un syndicat de se substituer ainsi aux politiques dans ce dossier en intentant des actions auprès de la juridiction administrative ?
Écoutez, c
'est
le rôle de tous les Français, quelle que soit leur position.
C
'est
un
danger grave et imminent quand c
'est
la vie de nos concitoyens qui est en jeu. Moi, c'est le rôle de tout le monde de faire ce qu'on peut. J
'ai
fait ma première vidéo le 27 janvier. J'avais demandé au gouvernement de suspendre les vols avec la Chine. J'avais demandé de relocaliser la production de médicaments. Ça fait deux mois. Et on ne m'a pas écouté. J'en suis triste. J'aurais préféré avoir tort entre nous. Mais il vaut mieux être excessivement prudent qu'excessivement laxiste. Et encore une fois, il y a plus de 15 jours, j'avais demandé que les vols notamment qui reviennent de métropole, qui arrivent dans les départements d'outre-mer, soient strictement contrôlés de manière à éviter que des gens qui soient porteurs du virus puissent ensuite contaminer d'autres personnes.
Et j'ai mon représentant à Mayotte qui me racontait qu'il y a des gens qui sont arrivés et qui n'ont pas été contrôlés. Nous dirons que les départements d'outre-mer sont suffisamment fragiles, avec des faiblesses. Et vous, vous avez le terrible problème de l'eau. Quand j'étais venu au mois de décembre voir mes équipes, j'avais vu à quel point la Guadeloupe souffre de la pénurie d'eau. C'est la raison pour laquelle il fallait, il faut, appliquer le confinement strictement et le faire le plus tôt possible. C'est quand même incroyable.
Cette décision du TA de Guadeloupe, qui constitue une victoire pour le GTG, tranche avec celle au pluriel du Conseil d'État, qui multiplie les décisions contraires, qui vous a débouté, qui a débouté également deux syndicats de soignants. On vous entend très bien. Je veux dire que cette décision du TA de Guadeloupe, tranche avec celle du Conseil d'État. Vous y faisiez allusion il y a quelques instants. C'est à nous rien comprendre.
Je vais
craindre pour la suite, parce que le Conseil d'État est en l'instant où il y a un appel au tribunal administratif de Guadeloupe. Moi, je réjouis la décision du tribunal administratif. On verra ce que le Conseil d'État décide. Mais vous savez, la question est aussi politique, fondamentalement. Il faut que l'ensemble des élus, quelle que soit leur couleur politique, fassent pression pour que les décisions soient prises. Je vais vous donner un exemple. Aujourd'hui, on apprend que l'Italie accepte que les pharmacies vendent la chloroquine, enfin l'hydrochloroquine, etc. Le médicament du fameux professeur Raoult. Moi, je ne
suis
pas médecin. Mais de partout,
il
y a des tests. Ce médicament, accolé à un antibiotique, peut permettre de ralentir la progression virale et donc éviter la contagion, les résultats semblent. Je ne suis pas médecin. Mais pourquoi le Maroc a réquisitionné tout le stock ? Pourquoi l'Italie va l'appliquer ? Pourquoi le président Trump a demandé aux entreprises pharmaceutiques de produire de la chloroquine ? Et pourquoi chez nous, on attend encore
?
Voilà les questions fondamentales que nous posons au gouvernement. Et cet après-midi, j'étais à l'Assemblée nationale, puisqu'il y a une question par groupe. J'étais dans mon bureau, parce qu'on n
'a
pas le droit d'aller dans l'Assemblée. Il n'y
a
qu'un représentant par groupe pour ne
pas
que le coronavirus se propage. Mais le gouvernement n'a pas répondu sur ces questions fondamentales. Donc, on a l'impression qu'il se réveille toujours trop tard. Alors, il s'est réveillé sur les masques. Le président de la République, ce matin, a été visiter une usine de masques. Très bien, bravo. Mais pourquoi attendre, notamment sur la chloroquine et sur la production de médicaments dont on va être en pénurie si on continue de les importer de Chine ? Il faut relocaliser les productions de médicaments pour éviter les pénuries demain.
On l
'a
appris ce matin. Donc, le gouvernement français vient d'accepter par décret l'envoi de médecins cubains dans ces départements d'Outre-mer pour nous aider à lutter en Guadeloupe, en Martinique, contre le Covid-19.
C
'est une bonne chose.
Écoutez, tout ce qui permettra de soigner, d'éviter les drames sera positif. Moi, je n
'ai
pas de religion. On est des médecins complets. Un médecin anesthésiste spécialiste de réanimation en Ile-de-France qui vient de prendre sa retraite et il n'est toujours pas appelé. Il a donné son CV dans tous les hôpitaux d'Ile-de-France qui sont débordés. Il attend qu'on l'appelle. Donc, organiser, de rattraper le retard. On ne rattrape jamais complètement le retard,
avant
d'avantage. Guadeloupe notamment, en Martinique, dans les différents départements d'Outre-mer où vous êtes beaucoup plus isolé, où il y a moins de moyens, il faut tout faire pour limiter les cas, respecter le confinement et apporter de l'aide.
Oui,
il y
a
aussi un port-hélicoptère qui est annoncé dans nos eaux pour l'ensemble des DFA. C'est sérieux, ça, selon vous
?
Ça me paraît bien. Moi, quand une chose est faite, je ne
vais
pas me plaindre. Je
ne
suis pas là pour polémiquer avec le gouvernement. Je suis là pour qu'on anticipe. C'est qu'à force d'avoir démoli les services publics, à force d'avoir démoli les productions nationales, à force d'avoir tout délocalisé, eh bien, on se trouve pris à la gorge. Voilà. C'est ça, la réalité. Et c
'est
ça, il faut que ça change.
Il faut relocaliser...
Et
chez
nous,
la Néclara est notre représentante de Debout la France et à Saint-François, elle fait tout ce qu'elle peut aussi dans son domaine. Si chacun fait son boulot, eh bien, on va s'en sortir. Voilà, collectivement.
Relocaliser la production de médicaments en France,
c
'est ce que vous disiez tout à l'heure. Doter les hôpitaux des moyens nécessaires et arrêter de casser la fonction hospitalière avec des coupes sombres, comme ce qu
'on
voit depuis des années.
C'est ça, c'est ça, la ligne ?
Oui, et puis
aussi les gaspillages financiers. Parce que si on est quand même le pays, ce qui est quand même bizarre, et ça, tous les Français peuvent le comprendre, plus de prélèvements obligatoires, c
'est
-à
-dire
plus d'impôts, et le pays qui a le système hospitalier le plus... Donc, ça veut bien dire que dans notre pays, l'argent ne va pas au bon endroit. Et moi, j'aimerais que, en tout cas, Debout la France, c
'est
ce qu'on propose, c'est qu'on fasse des économies là où il y
a
des gaspillages, et puis qu'en revanche, on redéploie l'argent là où il y a des besoins. Et les besoins, on le sait, ça fait 10 ans que je me bagarre avec les gouvernements successifs et la médecine de ville. Or, il faut une bonne articulation entre les médecines de ville et l'hôpital. Et absolument vital. Éviter les gaspillages financiers et concentrer l'argent là où il y a des besoins. C'est du bon sens absolu, mais on a eu beaucoup de mal, et il y
a
eu une gestion beaucoup trop technocratique. On a, stratégique, il y avait un milliard de masques en France qui a été dilapidé entre 2011 et 2014. par les gouvernements successifs. Gardez les masques. On voit le résultat aujourd'hui où s'il y a eu autant de cas dans l'Hexagone, c'est parce qu'il n
'y
avait pas les masques. Donc, c'est un peu comme une police d'assurance. Vous assurez votre voiture, vous assurez votre maison. Quand le jour où on a un incendie et qu'on découvre qu'on a supprimé l'assurance, on est mal. C'est exactement ce qui se passe en France. On a supprimé l'assurance masque. On a des technocrates, pour faire des économies de bout de chandelle, ont supprimé le milliard de masques
que
Mme Bachelot avait accumulé. Et on se retrouve aujourd'hui avec des contaminations parce que nos soignants, dans nos hôpitaux, dans nos médecins, nos infirmières, n'ont pas les masques protecteurs. Et il faudra
qu'il y ait une enquête le jour venu.
Oui, justement, vous maintenez que ce gouvernement devra être comptable de cette gestion devant la haute cour de justice de la République.
Oui, je le maintiens. Ce n
'est
pas le moment maintenant. Mais moi, je souhaite qu'on arrête avec les gouvernements rendez-vous.
Nicolas Dupont-Aignan, pour vous, cette affaire a été mal gérée de bout en bout, aussi bien en France hexagonale que dans les Outre-mer.
Sur les Outre-mer, je ne connais pas assez parce que je vais être très franc avec vous. Moi, je ne parle pas sans connaître. Sur les Outre-mer, davantage confinés au retour des vols. Maintenant, ce n
'est
pas facile. Moi, je veux juger, en tout cas, je suis certain, dans l'hexagone pour ce que j'ai vu. Dès fin janvier, j'ai demandé qu'on contrôle les vols qui arrivaient de Chine.
Ça
n'a pas été fait. On m
'a
dit que j'étais un complotiste. Eh bien, moi, je regarde que des pays comme Taïwan, des pays comme Hong Kong, comme Singapour, tout près de la Chine pourtant, ont contrôlé tous les vols. Beaucoup moins de cas. Ce sont des pays ouverts sur le monde,
ce
sont des pays dans la mondialisation, mais qui ont contrôlé les choses, qui ont fait les tests, qui ont mis en quarantaine quand ça l'exigeait, et qui ont aujourd'hui beaucoup moins de confinement que nous. Et je remarque que c'est en Europe où on nous a dit que les frontières ne servaient à rien. les frontières peuvent être utiles pour filtrer, pour contrôler et éviter le confinement. Parce qu'aujourd'hui, si on a le confinement, c'est parce qu'on n'a pas pris les mesures qui s'imposaient.
Alors moi, j'aimerais qu'on en tire les leçons pour l'avenir, qu'on ait des stocks de médicaments, qu'on relocalise les productions, et puis qu'on aide nos soignants qui sont au front et beaucoup sont contaminés. Et ça, c'est un gâchis terrible.
L'Europe, face au coronavirus, elle montre ses limites
?
Zéro. L'ancièrement l'Italie, les Pays-Bas se comportent de manière égoïste. On voit bien que l'Europe nous a complètement affaibli en laissant localiser en Chine 80% de la production de médicaments entre la Chine et l'Inde. Aujourd'hui, écoutez le Premier ministre, il
y
a une heure à l'Assemblée nationale, on a trois jours d'avance de produits anesthésiants dans les hôpitaux français. Parce qu'on a accepté de produire tout ça à l'étranger. Et ça fait dix ans que je demande qu'on relocalise les productions des biens essentiels en Europe. Même pas tout en France, je ne demande pas que tout soit en France, je ne
suis
pas fou. Mais au moins qu'on assure la production en France et en Europe des biens essentiels.
Les mesures annoncées par le gouvernement pour soutenir l'économie, les entreprises, ça vous semble suffisant ? Il faut aller plus loin ?
Il y a des bonnes mesures. Il faut être honnête que le gouvernement a été plus efficace sur l'économie que sur la santé. Simplement, maintenant, la seule, c'est la mise en application. C'est-à-dire qu'on essaye de s'inscrire en chômage partiel, mais le site internet est... Alors, je ne sais pas comment ça se passe en Guadeloupe, mais ce qui est sûr, c'est qu'il faut que... c'est bien de prendre des décisions, mais il faut être sûr qu'elles soient appliquées.
Si elles, sur les aides aux entreprises, notamment pour les PME, vous savez, l'aide de 1 500 euros quand on a une baisse de chiffre d'affaires, le problème, c'est qu'ils ont mis un critère, 70% de baisse pour le mois de mars, qui est très difficile puisqu'en général, les entreprises ont eu la baisse qu'à partir du 15 mars. Et donc, il n
'y a
pas 70% de baisse. Donc, personne ne va bénéficier de cette aide. Donc, moi, j'ai demandé que le critère soit pris sur les 15 derniers jours de mars et pas sur tout le mois de mars. Vous voyez, c'est des questions très techniques, mais les chefs d'entreprise, les artisans, les commerçants, avoir un dispositif, beaucoup semblent, les mesures globales vont dans le bon sens. Il faut le dire quand c'est bien. Les mesures vont dans le bon sens. Maintenant, il y
a
un problème d'application concrète. Et ça, ça dépend de chaque département. Et il faudra voir si en Guadeloupe, et Christiane Delaneyclara nous dira si pour nous, en Guadeloupe, les choses vont ou pas.
Oui. L'Union nationale,
derrière nos soignants, derrière les hospitaliers, derrière les commerçants, ceux qui travaillent, moi, il existe l'Union nationale. Mais moi, l'Union nationale, si c'est de soutenir un gouvernement qui nous conduit au naufrage, excusez-moi, je ne le ferai pas. Voilà. Et j'estime qu'on est en démocratie, j'estime que les Français sont adultes et qu
'ils
sont capables de juger par eux-mêmes. Et donc moi, je ne
vois
pas pourquoi je me tairais alors que ça fait deux mois que je fais des propositions concrètes. Donc si le président de la République veut l'Union nationale, eh
bien
qu'il écoute les propositions, mais il n
'y a
pas que de moi. Il y
a
de M. Mélenchon, il y a d'autres personnes, Mme Le Pen, des gens des Républicains, des socialistes. Ce n
'est
pas une question d'étiquette politique.
C
'est une question que les médecins, les travailleurs, beaucoup de personnalités politiques ne sont pas écoutées par le gouvernement.
Et
après, on nous dit vous n'êtes pas gentils, vous ne faites pas l'Union nationale. Mais si les mesures étaient efficaces,
on
ferait l'Union nationale. Mais moi, je n'accepte pas que l'Union nationale soit une sorte de couvercle sur la marmite pour qu'on ne dise pas la vérité aux Français. Et les Français, ils la voient la vérité, vous savez. Ils voient la situation de nos hôpitaux, vous connaissez votre hôpital, parce qu'ils manquent, ils voient les EHPAD où il n
'y a
pas de masque. Enfin, les Français ne sont pas idiots. Donc moi, je les prends en adultes. Je considère que les Français sont des gens intelligents et je ne
vais
pas leur parler comme des enfants. Et encore, les enfants sont intelligents.
Quand vous voyez ce qui se passe aux États-Unis
? Aux
États-Unis, c'est
un système
inégalitaire. Et nous, nous avions la chance d'avoir un bon système de santé. On a des problèmes, alors que normalement, on ne devrait pas en avoir.
Les
États-Unis, ils ont un autre système, très injuste.
Pontaignan, hier, dans cette même édition spéciale, le leader de l'UGTG en Guadeloupe, Elie Domota, ne semblait pas très fier de votre réaction postée par vidéo, laissant entendre qu'il aurait pu s'en passer. C'est son droit ?
Vous
respectez ?
Écoutez, il n
'a
pas le monopole de la défense des Guadeloupéens. Sectarisme, moi, je ne
suis
sectaire avec personne. Moi, j'estime que quand on est en difficulté, on est tous français, on aime tous la Guadeloupe et on a envie que ce département, comme les autres, moi, je ne
fais
pas de différence, si ce n'est que je veux qu'il y ait de l'égalité. Et j'ai toujours défendu à Debout la France l'égalité entre les départements d'Outre-mer et l'Hexagone. Voilà, chacun sa séticienne. En Guadeloupe, il y a quelques mois, pour moi, la Guadeloupe doit être traitée pareil. Les Guadeloupéens sont des Français à part entière et quand il y
a
des injustices à l'égard des Guadeloupéens, je la dénonce et je veux défendre les Guadeloupéens comme je défends les habitants de Corrèze, de Lozère, d'Alsace, de Bretagne, de Corse. Voilà. Moi, j'aime la France et l'Outre-mer. Voilà, et je considère qu'on peut justement aimer bien nos concitoyens où qu'ils viennent, d'où qu'ils viennent.
Merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir été notre invité dans cette édition spéciale. Je rappelle que vous êtes le président de Debout la France et député de l'Essonne. Merci d'avoir été avec
nous.
Merci à
vous de votre invitation. Merci. Merci.
– Sous-titrage FR 2021
Nicolas Dupont-Aignan