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interviewLCP - Assemblée nationale· 9 juin 2026 7 min

Lyhanna : Marine Le Pen dénonce "une longue dérive" de la Justice et de la protection de l'enfance

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Madame Le Pille, est-ce que vous allez soutenir les textes de loi qui ont été évoqués hier par Sébastien Lecornu dans sa lettre ? Oui, je vais les soutenir tout en sachant parce que Sébastien Lecornu l'a indiqué lui-même qu'aucun de ces textes ne susceptible de changer véritablement les choses et que au dire même du premier ministre, le vote de ces textes n'ont pas pu empêcher euh le drame de Liana. Donc euh vous voyez, c'est là où il y a un vrai sujet.

Je pense que ce que les Français attendent, ce sont pas potentiellement des lois de circonstan qui agissent à la marge des problèmes, mais une vraie introspection dans le fonctionnement de la justice qui pose problème depuis en réalité des décennies parce que c'est une longue dérive à laquelle nous avons assisté qui est multicuse car c'est jamais une seule cause. En réalité, c'est plusieurs causes dont des causes qui sont en partie des causes idéologiques. Il faut le dire.

Voilà, il faut oser le dire. Alors, si quelqu'un doit oser le dire, je vais le faire. Le fait de placer la réinsertion comme une priorité de la justice fait que la protection de la société n'a plus été une priorité de la justice et ça a eu une conséquence.

Euh le déni sur l'aggravation spectaculaire de la délinquence et de la criminalité dans notre pays euh est également une cause parce qu'à partir du moment où vous êtes dans le dénixion de la criminalité, de la délinquence, alors vous ne mettez pas les moyens pour pouvoir répondre à cette explosion de la délinquence et de la criminalité, vous voyez, ça participe de ce délit alors même que nous étions déjà la justice française en déficit de moyens par rapport à la moyenne européenne. Donc tout cela est un euh ce sont encore une fois des facteurs qui se cumulent et qui aboutissent au drame et puis de manière générale, il y a un problème de comment dire de conception de la protection de l'enfance. Il y a une forme de nonchalance à l'égard de la protection de l'enfance.

Et si je puis me permettre, s'il y a un sujet évident qu'il le démontre, c'est l'affaire du périscolaire. Bon, le le fait que en 2026 en France, on en train de s'interroger pour savoir s'il faut pas peut-être vérifier les antécédents judiciaires de ceux qui gardent nos enfants et et qui sont donc moins surveillés. en terme d'antécédent que ceux qui gardent les banques.

Bah ça devrait interroger tout le monde quand même. Est-ce que le gouvernement a la bonne réaction tout de même ? Bah pour l'instant je je vois une réaction qui consiste à dire aux français nous allons accélérer le vote d'une loi qui n'aurait rien changé.

Je suis pas tout à fait sûr que ce soit très pertinent. Je crois que si on pouvait rompre un peu avec la com, voyez, un moment sur ce sujet-là particulièrement, on dit "Allez, on arrête avec la communication, on arrête avec les effets d'annonce et on se pose vraiment autour d'une table pour voir comment est-ce que on peut faire en sorte que des parcours criminels aussi graves que celui de monsieur Barella passe au travers des mailles du filet." Sachant que il y a probablement des affaires comme cela qui sont actuellement encore dans les tiroirs de la justice.

Vous estimez que c'est de la com ce que fait le garde des saut ? Est-ce que vous estimez qu'il devrait démissionner ? Non mais je veux dire faut on peut pas faire des appels à la démission en permanence et il va être remplacé par qui ?

Je veux dire est-ce que monsieur Dupon Morti n'a aucune responsabilité non plus dans tout cela ? Bon il en a une aussi. Donc on peut remonter la chaîne des responsabilités très loin et aller même en aval. il sera remplacé par quelqu'un qui fera exactement la même chose que lui.

Je crois que c'est à la tête de l'État qu'il faut surtout changer les choses, changer la philosophie, changer l'impulsion et changer la manière dont est perçue la problématique essentielle qui est celle de l'insécurité dans notre pays et et qui lorsqu'elle est de nature criminelle est ressenti avec une cruauté et une douleur extrême. changer aussi peut-être le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature. Oui, mais en réalité euh euh oui, bien sûr, on peut apporter des amélioration au fonctionnement du Conseil supérieur de l'administrature, mais il faut aussi que les politiques assument leur responsabilités.

Or euh je suis désolé mais euh dans un certain nombre de cas, c'est aussi au ministre euh de faire preuve de fermeté euh à l'égard euh comment dire des conséquences disciplinaires qui touchent les magistrats et ils ne le font pas non plus. Vous voyez ? Voilà.

Et on en a on arrive dans une situation, je vous parlais du du manque de moyens et de l'explosion de de de la criminalité, de la délinquence. On en arrive à une situation où les magistrats, il faut bien le dire, et les auxiliaires de justice croulent tellement sous le nombre des plaintes que le plaignant devient un gên. C'est c'est presque il y a une inversion qui fait que c'est le plaignant qui est même sans en prendre conscience mais c'est le plaignant qui dans l'esprit des auxiliaires de justice et des magistrats devient en fait le responsable de l'embolie.

Or le responsable de l'embolie c'est le criminel et le délinquant. C'est pas le plignant. Vous parlez de manque de moyens mais pour autant le budget de la justice a augmenté depuis depuis 10 ans.

Est-ce qu'il faut mieux utiliser cet argent selon vous ? Faut aller plus loin encore. Oui, il faut probablement mieux utiliser cet argent et et enfin, il faut quand même débrouiller une incohérence qui est que certaines euh affaires semblent avancer avec une rapidité absolument extrême quand d'autres semblent coincés au fond d'un tiroir si vous voulez.

Donc c'est aussi un sens évidemment des priorités. dans le cas du parquet d'Auche, ça paraît évident puisque les procédures qui ont été engagées contre des agriculteurs pour avoir critiqué les uns ou les autres ont fait l'objet d'un traitement priorisé et et que la l'affaire euh de monsieur Barella avec ses antécédents très lourds tout de même est resté dans le tiroir. Vous voyez, il y a aussi une politique si vous voulez qui qui doit être je pense revue.

Je peux me permettre, on arrive au bout de 10 ans de gouvernement d'Emmanuel Macron avec l'intégralité des secteurs qui sont effondrés. Tout est effondré. Voilà, c'est un champ de ruine et tout va devoir être repris, reconstruit pour que à nouveau les Français puissent avoir confiance dans l'action gouvernementale.

M.