Nicolas Dupont-Aignan invité de "Sanction Immédiate" sur Ecorama
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteRéponse directe
En Ile-de-France, quelques chiffres. 2000 perquisitions, 300 assignations à résidence, plus de 300 armes saisies depuis l'instauration de l'état d'urgence.
- 3:19RelanceRéponse partielle
Si ces mesures avaient été appliquées après les attentats de Charlie et de l'hyper-cachère, ça aurait permis d'éviter le 23 novembre ?
- 4:39OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on prolonge l'état d'urgence ?
- 7:05OuverteRéponse directe
Le décrochage scolaire, nous a annoncé Najat Vallaud-Belkacem, qui est en baisse de 20% sur 5 ans.
- 8:04OuverteRéponse directe
Vous avez un avis sur les propos Nicolas Sarkozy, ce matin, sur Europe 1, qu'il avait déjà dévoilé il y a quelques jours sur le fait de consulter un site djihadiste.
- 9:44OuverteRéponse directe
Une dernière proposition de Nicolas Sarkozy, ce matin, sur Europe 1. Contre-choc fiscal de 20 à 30 milliards d'euros.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:49Invité politiqueFait
« Écoutez, je l'avais demandé le 9 janvier au président de la République. On m'avait regardé de haut parce que je savais que c'était un instrument utile. »
- 1:41Invité politiqueFait
« Il manque un ou deux points, et notamment un point fondamental, c'est la saisie des ordinateurs et des téléphones portables, qui a été refusée par le Parlement. »
- 2:04Invité politiqueFait
« On perquisitionne chez des djihadistes, on regarde le portable pendant un quart d'heure, mais on n'a pas le droit de le saisir. »
- 2:19Invité politiqueFait
« Il faut mettre en place les frontières nationales avec un système de fichiers. »
- 4:10Invité politiqueFait
« Quelqu'un qui a été combattre sur le sol syrien, il a porté les armes contre nos soldats indirectement. Il a trahi la France. C'est de la haute trahison. »
- 5:41Invité politiqueChiffre
« Dans le 11e, un des commissariats les plus touchés par ce drame, 20 gilets par balle, nouvelle génération, pour 320 agents. »
- 5:54Invité politiqueChiffre
« 130 gilets par balle, c'est 1 000 euros le gilet. »
- 6:23Invité politiqueChiffre
« François Hollande, 23 000 depuis qu'il est arrivé. »
- 7:17Invité politiqueFait
« Les chiffres sont faux. Totalement. Mais oui, on a baissé la barre. »
- 7:51Invité politiqueFait
« L'orthographe n'est même pas comptée au bac. »
- 8:26Invité politiqueFait
« Il a raison là-dessus, bien sûr. En tout cas, ça doit être un indice très fort. »
- 11:33Invité politiqueChiffre
« Pourquoi ils ne parlent pas des travailleurs détachés, 500 000 emplois, qui ne payent pas les charges sociales en France ? »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan73 %
- Présentateur18 %
- ?8 %
≈ 52,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Sanctions immédiates tous les jours en direct sur Boursorama. La première interview politique 100% interactive. Nous sommes sur Internet. Nous sommes en direct midi passé de 11 minutes. Et donc, vous avez la main.
Vous
êtes un petit peu l'arbitre de cet entretien. Je vous poserai la question dans les prochaines minutes. Vous nous direz si vous êtes ou pas convaincu par les propos qui sont tenus par Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Bonjour à vous. Merci à vous d'être là, député de l'Essonne et tête de liste de Debout la France pour les régionales. En Ile-de-France, quelques chiffres. 2000 perquisitions, 300 assignations à résidence, plus de 300 armes saisies depuis l'instauration de l'état d'urgence. Tes résultats sont convaincants
?
Écoutez, je l'avais demandé le 9 janvier au président de la République. On m'avait regardé de haut parce que je savais que c'était un instrument utile. Peut-être le seul.
Je
vous interromps, pardon,
mais c
'était
le seul. C'est intéressant parce que Jean-Christophe Camadélis...
Oui, il a menti.
Il a menti.
Il a dit à droite, j'ai entendu personne.
C
'était
sur RTL ce dimanche en
disant, j'ai entendu personne à droite
après Charlie. Et je suis heureux de
voir qu'il
y a
des bons journalistes
qui
le remarquent. On rétablit la vérité.
Oui. Jean-Christophe
Camadélis, premier secrétaire
du Parti Socialiste, qui dit quoi ? J'ai entendu personne à droite demander l
'état d'urgence
juste après l'attentat entre Charlie et
l
'hypercachère. Une seule personne en France l'a demandé. C'est vous.
C
'était le 9
janvier.
Oui. Ce n
'est
pas parce que j'ai la science infuse, mais parce que c'est un instrument utile pour mener des perquisitions,
à
la condition aussi d'avoir un état d'urgence efficace. Il y
a
des bonnes choses qui ont été faites, très bonnes choses.
On
a vu beaucoup, les perquisitions, les armes saisies et tout. Il manque un ou deux points, et notamment un point fondamental, c'est la saisie des ordinateurs et des téléphones portables, qui a été refusée par le Parlement. J'ai essayé de batailler en séance. Le gouvernement a refusé. Je n
'ai
pas compris pourquoi.
Je
ne sais pas. Atteinte aux libertés, mais
si
vous voulez, un policier de la BRI me disait récemment, en province où j'ai été cette semaine, il me disait qu'on perquisitionne chez des djihadistes,
on
regarde le portable pendant un quart d'heure, mais on n'a pas le droit de le saisir.
C
'est frustrant. C'est frustrant compte tenu des contacts. Il reste que pour une fois une mesure est prise,
on
ne
va
pas critiquer.
Donc
voilà. Donc les
premiers résultats
sont convaincants.
Mais ça ne
suffira pas.
C
'est-à-dire que parallèlement, il faut mettre en place les frontières nationales avec un système de fichiers. Il faut des
coopérations européennes. C'est un contrôle au frontière. Non,
ce n
'est
pas un vrai contrôle. C'est un contrôle folklorique. Je veux dire, quand je dis un contrôle aux frontières
nationales...
C'est-à-dire qu'il y
a
un point de frontière sur disque et surveillé, qu'il n
'y a
pas de fichier réel interconnecté. Quand vous allez à Londres, vous prenez l'Eurostar. Je ne
sais
pas si vous avez remarqué,
c
'est impressionnant. Le douanier français, il regarde votre passeport.
Il
vous regarde, il le ferme. Le douanier britannique, il le scanne. C'est interconnecté avec le fichier des personnes recherchées immédiatement. Il y
a
un vrai système de protection des frontières. Ce n
'est
pas l'alpha et l'oméga de tout. En fait, il n
'y a
pas une mesure miracle. Ce que j'essaie d'expliquer... Parce
qu
'à chaque fois que je propose une mesure, on m'avait dit l'état d'urgence, pareil. On m
'avait
dit, l'état d'urgence,
ça
ne marche pas toujours. La frontière, ça ne marche pas toujours. Bien sûr. Mais c'est l'addition
de
mesures strictes qui permet de réduire les risques. Donc
si on
va au bout de votre logique, si ces mesures avaient été appliquées après les attentats de Charlie et de l'hyper-cachère, ça aurait permis d'éviter le
23 novembre ?
Je n'aurais pas la malhonnêteté intellectuelle de vous dire cela. Parce que dire aujourd'hui sur un plateau de télévision, si on avait fait ça, ça ne serait pas arrivé. Si on fait ça, il n'y aura plus jamais d'attentats. Je pense que ce n
'est
pas honnête. En revanche,
c
'est sûr que si on avait pris des mesures, contrôle des frontières, état d'urgence et dernier point, mis à l'écart en détention des djihadistes revenus de Syrie les plus dangereux...
Vous
avez l'écart où
? Alors
j'ai proposé Cayenne. Je sais que ça fait de la peine à chaque fois aux Guyanais. Ils ont tort d'ailleurs parce que c'est une image Cayenne. C'est l'idée que la République,
quand
elle est née, savait se défendre. Quelqu'un qui a été combattre sur le sol syrien,
il
a porté les armes contre nos soldats indirectement. Il a trahi la France. C'est de la haute trahison. Ils reviennent et ils sont en liberté. Alors on a eu un vrai débat à l'Assemblée nationale là-dessus. Et le gouvernement a dit qu
'on
ne
peut
pas les mettre en détention. On ne
peut
pas mettre de manière préventive quelqu'un en détention. C'est un vrai débat. Les Américains avec le Patriot Act
se
sont donné les moyens de ça avec des excès Guantanamo. Mais entre le rien
et
le Guantanamo excessif, j'estime qu'il
y a
la place pour une mise en détention préventive de ceux qui ont été combattre nos soldats en Syrie. Qu'est
-ce
qu
'on
fait au-delà du 26 février ?
Est
-ce qu'on prolonge l'état d'urgence ? Ce matin, Dominique Philippin, ancien Premier ministre, nous a dit quoi ? Inquiète d'une dérive possible de l'état d'urgence avec
des
tentations de multiplier, dit-il, les opérations policières injustifiées. Il a parlé d'une perquisition, d'une ferme maraîchère.
Oui, enfin, écoutez, moi je pense qu'il faudrait un état d'urgence plus complet, plus ferme encore,
et
moins long.
Ce
que je crains...
Donc on
ne le prolonge pas
au 26 février ? Je
pense qu
'on
sera obligé de le prolonger, vu qu'il n'est pas complet, les fouilles de véhicules et les saisies d'ordinateurs. Je pense que compte tenu de l'état de nos effectifs de police, de leurs moyens, de la faiblesse qu'on a, structurelle, parce qu'on a déconstruit l'état depuis 20 ans, tous les gouvernements, je pense qu'on sera obligé de le maintenir. C'est dommage, mais c'est comme ça. Alors, maintenant, est-ce qu'on peut prendre les problèmes à la cause ?
J
'ai proposé, par exemple, d'équiper mieux nos forces de police, il y a des réformes du renseignement à mettre en place. C'est-à-dire équiper mieux ? J'ai été dans les commissariats, ils ont hier, dans le 11e, un des commissariats les plus touchés par ce drame, 20 gilets par
balle,
nouvelle génération, pour 320 agents.
Et
encore, quand ils montent dans la voiture, ils ne peuvent pas le mettre parce qu'il n
'est
pas adapté. Enfin, attendez. Donc j'ai proposé que chaque parlementaire donne sa réserve parlementaire. Bon, c'est-à-dire 130 gilets
par
balle, c'est 1 000 euros le gilet. Vous n'imaginez pas le tas d'élabrement
de
la sécurité publique en France. C'est incroyable. Donc, ce que je demande, c'est qu'on reconstruise l'État. Et d'ailleurs, je remarque que ceux qui le critiquent le plus, j'écoutais Nicolas Sarkozy ce matin, il a quand même supprimé 55 000 postes entre l'armée, 40 000, et un peu plus, 45 000, plus les policiers gendarmes, on atteint 55 000. Et François Hollande, 23 000 depuis qu'il est arrivé. Donc il y
a
un moment, si vous
voulez,
moi j'aimerais que les gens soient cohérents.
On
a cassé
l'État légalier. Il n'y avait pas eu d
'attentat non
plus en 2010.
J'étais à la commission de la défense, on a alerté, ré-alerté, ré-alerté, en disant qu'un État qui se prive d'une capacité militaire et de sécurité publique est un État qui devient faible. On a alerté, c'est comme l'assurance. Si vous
réglez les frais d'assurance... Donc les
dépenses de défense sur PIB, je crois que c'est 1,5%.
On n'est pas loin des deux, ça dépend si on prend les retraites ou pas, mais il faudrait monter à
2%. Voilà, passer de 1,5 à 2. Manuel Valls annonce que le gouvernement va soutenir une proposition de loi permettant aux agents de sécurité de la SNCF et de
la
RATP de fouiller les
bagages dans le
train.
Très bien, bien sûr.
On y va ? Autre sujet, Nicolas Dupont-Aignan, le décrochage scolaire, nous a annoncé Najat Vallaud-Belkacem, qui est en baisse de 20% sur 5 ans. Totalement faux. Ce sont ces chiffres. Oui, ben oui.
Totalement faux. On aurait 110 000 jeunes qui décrochent du
système
scolaire. Tout va bien. Au lieu de 136 000.
C
'est... Les chiffres sont faux. Totalement. Mais oui, on a baissé la barre. Vous savez, bientôt, il n
'y
aura plus de décrocheur, puisque la barre sera tellement basse qu'il n
'y aura
plus de décrocheur. C'est l'exemple type de la novlangue. C'est très soviétique. Pourquoi c'est faux ?
Mais
parce que si vous baissez les critères,
les
critères ont été baissés de tous les programmes. C
'est
-à
-dire
? C'est-à-dire les programmes, les exigences. Au fil des années, on a baissé toutes les exigences.
L'orthographe n'est même pas comptée. Il y a un nivellement.
L'orthographe n'est même pas comptée au bac. Enfin, tout ça est grotesque. Donc, c'est un système qui est mort
et
qui, pour survivre, casse le thermomètre. Donc, voilà. Donc, je n'attache aucune importance aux déclarations de la ministre de l'Éducation nationale.
Est
-ce que vous écoutez attentivement, et vous avez un avis, j'imagine, sur les propos Nicolas Sarkozy, ce matin, sur Europe 1,
qu
'il avait déjà dévoilé il y
a
quelques jours sur le fait de consulter un site djihadiste. Il en a reparlé pour lui. Quand on consulte un site djihadiste sur Internet, on est un djihadiste. Dit autrement, il veut mettre en œuvre une espèce de délit de consultation
du site djihadiste. Oui, mais il a raison là-dessus. Il a
raison ou pas ? Il a raison là-dessus, bien sûr. En tout cas, ça doit être un indice très fort.
Et
cela doit permettre de... Mais vous savez, le problème avec Nicolas Sarkozy, c'est qu'il a souvent raison. D'ailleurs, il reprend souvent des idées que j'ai eues quand il était président et qu'il avait refusé. Le problème, c'est la crédibilité. Pourquoi quelqu'un qui n'a jamais fait ce qu'il avait dit
pourrait
le faire à nouveau ? C'est tout. C'est la seule question que se posent les Français. Et ils ont raison. D'ailleurs, on est le seul pays au monde où des chefs d'État qui ont échoué se représentent et bloquent le jeu politique. Il n
'y a
pas un pays au monde qui
fait ça. C'est une maladie française, ça ?
Oui, c'est une maladie française. D'ailleurs, il n
'y a
pas que dans la politique.
Je
ne
veux
pas faire de commentaires. Enfin, aux États-Unis, on a quand même des dynasties aussi. On a les Clintons
qui reviennent. Oui, oui, il y a des dynasties.
Oui, enfin, au moins, il n
'y a
pas la même personne. C'est déjà pas mal. Encore quand même, parfois, de pire en pire. Non, mais il
y
a un problème de gérontocratie dans notre vie politico-financiaro-médiatico et tout ce que vous voulez.
C
'est-à-dire que, vous savez, c'est très intéressant et tragique. Un pays qui ne
fait
pas confiance à sa jeunesse, qui s'expatrie, qu'il soit pauvre ou riche. Un pays qui est à l'arrêt et qui est kidnappé par les mêmes. Moi, c'est ce que j'essaye de faire au régional. On a les élections régionales dimanche.
J'ai mis
des jeunes, des nouveaux, des personnalités de la société civile. Mais il faut oxygéner ce monde politique. Sinon, le tremblement de terre, on sait d'où il va venir.
On
va en parler juste. Une dernière proposition de Nicolas Sarkozy, ce matin, sur Europe 1. Contre-choc fiscal de 20 à 30 milliards d'euros. Vous faites sourire. Sur les ménages, la France en a-t-elle
les moyens
?
Mais c'est extravagant. C'est le même président qui a... Vous savez que le choc fiscal de 65 milliards d'euros qu'on a eu... Moitié-moitié. Moite-moite, en gros. Bon,
voilà.
Entre la droite et la gauche. Voilà. Donc, le problème de fond, c'est qu'il faut peut-être traiter la cause. Quelle est la cause de la politique économique ? Pourquoi on suit Bruxelles ? Pourquoi on ne baisse pas les charges des PME ? Pour relancer l'activité, comment on fait confiance à la jeunesse ? Donc, c'est un ensemble. Et moi, j'ai un autre projet qui me paraît beaucoup plus sérieux. Mais il ressort les vieilles ficelles. En fait, vous savez, c'est Hibernatus. Il n
'est
pas sorti de la GAS de 2007. Comme il ne sait plus ce qu'il faut faire, il reprend les vieux réflexes. Mais c'est pathétique. Et ça me fait de la peine, je vais vous dire, parce que la droite ne mérite pas ça. Voilà. La droite ne mérite pas ça. Et d'ailleurs, la gauche adore Sarkozy. C'est parfait pour eux.
Ce qui attendait. Est-ce que Pierre Gattaz, le patron du MEDEF, a eu raison ou pas, avec sa sortie comme ça, de critiquer le programme économique du FN ? Est-ce qu'il est dans son rôle quand il dit pas économiquement responsable, l'inverse de ce qu'il faudrait faire
? Écoutez,
moi, je crois qu'il n
'est
pas
dans son rôle, en tout cas la veille des élections. Que le MEDEF joue un rôle de débat, il
y a
les universités du MEDEF.
D
'ailleurs, moi, je ne
suis
jamais invité, par exemple, parce que je n
'ai
sans doute pas la position qu'ils veulent. Que le MEDEF
porte
un débat économique sur la place publique, oui, c'est son rôle. Que le MEDEF, in extremis, fasse ce genre d'avertissement, c'est choquant sur le plan moral, parce qu'il l'aurait fait sur un autre, je dirais la même chose.
Ce
n
'est
pas la question du FN, je ne suis pas d'accord avec le programme économique du FN. Mais c'est choquant, et puis surtout, c
'est
totalement stupide. Totalement stupide et totalement contre-productif. Marine Le Pen l'avait rêvé, il l'a fait, quoi. Alors, c'est
tellement bête,
mais c'est tellement bête. Ces gens, que le MEDEF fasse un, par exemple, pourquoi ils ne parlent pas des travailleurs détachés, 500 000 emplois, qui ne payent pas les charges sociales en France ? Pourquoi ils ne parlent pas des problèmes ? Vous savez, en fait... Parce qu'ils en ont besoin
? Peut
-être, ou c'est parce qu'ils vivent enfermés, ils ne représentent pas les patrons, vous savez, les milliers de patrons, les petits patrons qui rament ne sont plus représentés par le MEDEF. En tout cas, je pense que ces déclarations sont très maladroites.
Mais
est-ce que le
programme
économique du Front National est une menace, comme l'a rappelé hier le Premier ministre ? Vous savez, moi, j'ai un programme différent économique du Front National.
Je pense qu'il
faut baisse des charges, qu'il ne
faut
pas un programme collectiviste. Je trouve que le programme du Front National est trop démago. Pour autant, je n'ai pas le programme de l'UMP et du PS qui aboutit à ce drame du chômage. Mais qu'on parle projet pour projet,
qu'on parle des mesures... Les ressources de la
retraite à 60 ans, même s'ils ont un peu
évolué, ils parlent de 40 annuités aujourd'hui. Le problème,
c
'est
que dire, rasé
gratis demain, non,
ce
n
'est
pas possible. En revanche, protectionnisme intelligent, c'est moi qui ai inventé la phrase, ils l'ont repris, je dis
bravo. Hausse du SMIC
de 200 euros.
C'est
de la folie aujourd'hui.
Taxe à l
'importation,
augmentation des
taxes à l'importation. Oui, ça, il faut le
faire.
Mais
qui
la
paye, la taxe à l'importation
? Les
importateurs. Non, c'est le client final. Oui,
mais en attendant,
il faut créer de
l
'emploi en France, il faut relocaliser un million d'emplois. On peut le faire, c'est tout mon programme économique, on peut le retrouver sur Internet, je ne
veux
pas être trop long. Mais encore une fois, on enferme les Français
dans
ce piège terrible. Soit vous continuez avec des nuls, soit vous allez à l'aventure avec le Front National.
Donc vous vous proposez une formule que j'aime bien, c
'est un changement radical.
Les sereins. Un changement
radical avec
des gens raisonnables. Voilà. C'est ça. C'est exactement ce qu'il faudrait. C'est-à
-dire
que d'un côté, on a des gens qui ne veulent rien changer, qui sont prisonniers, qui sont morts. Et de l'autre, on a la démagogie et la grosse vague. Je crois qu'on pourrait quand même, peut-être, un jour, dans notre pays, essayer de changer, se réformer
et
de protéger nos concitoyens sans passer à l'excès. Ni système ni extrême. En tout cas, nos listes sont présentes. Je sais qu'il
y a
peu de médias qui en parlent, mais elles sont très présentes dans toute la France. Et on verra si les Français saisissent une autre forme de changement.
Justement, là, on voit Marine Le Pen. Pourquoi les attentats semblent,
à
en croire les sondages, mais on est quand même à 3-4 jours du scrutin, semblent surtout profiter aux partis frontistes ? Comment
vous l'expliquez
?
Mais c'est normal, puisque les autres ont signé Schengen, qui a désarmé notre pays, ont détruit l'État. Et nous sommes peu nombreux. Il y
a
eu le Front National, il y a Debout la France. Les deux partis,
qui,
depuis des années, disent la même chose. Je l
'ai
dit avec Philippe Séguin, avec Jean-Pierre Chevènement, avec Philippe de Villiers, avec Charles Pasqua. Le Front National l'a dit aussi. Après, il
y
a des mesures différentes. Je n
'ai
pas le programme du Front, nous sommes différents.
Le constat est identifié, mais les mesures sont différentes. Exactement.
Mais c'est tellement difficile dans le système médiatique caricatural, binaire, méchant, bon, d'essayer d'exprimer une position nuancée. Je vous remercie de m'inviter. Mais je suis absolument convaincu que les Français attendent les positions que je propose. La preuve en est, c'est l'abstention.
S
'il y avait 80% de participation, je pourrais dire, bon, là, c'est Marine Le Pen, c'est fait. Mais il y
a
25 millions de Français qui ne votent plus. Sauf que c
'est très compliqué que ça,
parce que Florent Philippot, qui était là quelques semaines sur ce plateau, m'expliquait, alors il faudrait vérifier, qu'une hausse de la participation ne leur nuisait plus, bien au contraire.
Non, mais c'est pas ça que j'ai dit. Il expliquait qu'une hausse de la participation
favorisait aussi
le Front National. Ça, c'est nouveau, si c'est vrai. Si je n
'ai
pas dit ça, j'ai dit simplement qu'il y a 25 millions de Français, 22 millions d'électeurs, plus ceux qui ne
sont
pas inscrits sur les listes,
qui
ne se satisfont pas
du
spectacle médiatique, politique, d'un côté toujours les mêmes, de l'autre le Front National. C'est usant, parce que les gens sentent bien confusément qu'on ne
peut
pas continuer avec ceux qui nous gouvernent, et sentent bien quand même que le programme du Front National et les personnalités du Front National sont un peu légères pour gouverner le pays. Donc, ce que je propose, c'est justement un changement radical et sérieux. C'est plus difficile. Vous ne pourrez jamais travailler avec le Front National. Mais je n'ai pas à répondre là-dessus, parce que nous sommes aujourd'hui à la veille, oui, mais il n
'y a
pas les mêmes solutions. Il faut résoudre les problèmes sans en créer d'autres. Moi,
je
rêve de résoudre
les
problèmes sans en créer d'autres. Mais vous ne fermez pas la porte
à travailler. Quand on pose la question
à des gens,
des Républicains, ils vous
disent c'est non,
on
a dit quoi
ça, il a dit c'est non. Ils
sont content du diagnostic. Moi, je pense que dans les années à venir, il faudra rassembler les patriotes qui veulent régler les problèmes sans en créer d'autres et sur une ligne républicaine parfaite.
Il
n'y a pas que le Front National. Arrêtons de parler que du Front. Mais il y en a plein. Les guénaux,
d'autres. Là,
vous parlez de personnalité. Moi, je parle de partis politiques. Mais les partis politiques, ils sont finis. Vous allez voir les tremblements de terre qui va y arriver.
C'est
le début de la secousse sismique. Mais il faut en arriver là puisqu'ils
ne sont pas capables de se réformer. Donc pour vous, c'est
plié les deux régions ? Mais je n'en sais rien.
Ce n'est pas la question. Lors-Pas-de-Calais ?
Mais pourquoi ?
Il
y a un premier
tour avant le second.
Vous parlez d'un secousse sismique. Oui, mais les secousses sismiques, je peux y participer aussi. Je l'espère. En Ile-de-France, nous pourrons dépasser les 10. Je pense qu'il est très important
que
les Français
aient
le choix. Moi, j'offre un choix différent. Je dis souvent, ça va peut-être vous faire sourire, mais il y a deux restaurants qui empoisonnent les gens. Quand vous avez une intoxication alimentaire, vous ne retournez pas dans le même restaurant. Non. Et vous n'allez pas voir le même cuisinier. Eh bien là, en politique, c'est curieux. Les Français revotent toujours pour les deux mêmes. Enfin,
il
y
a
le choix. Il y a le Front National. Oui, ils n
'ont
pas de mémoire. Ou plutôt, ils sont victimes d'une pensée unique qui leur fait croire qu'il n
'y a
que ça. Il y a le Front National qui est un nouveau choix.
Moi,
je pense que c
'est
un restaurant qui peut aussi être indigeste. Et puis, nous, on est le petit bistrot de quartier avec des produits du terroir. On est moins connus, mais je suis certain qu'on a la meilleure cuisine.
Bon, on revient sur les régionales. On va parler de l'Ile-de-France, mais juste avant, juste sur ces deux régions qui pourraient basculer à l'extrême droite. Juste une question. Est-ce que, selon vous, la gauche devrait se désister si elle
arrive en
troisième position
? En tout cas, j'espère qu
'ils
ne feront pas cette bêtise pour la démocratie. De l'alliance. Parce que ça
serait la preuve
évidente qu'il n
'y
a plus rien à attendre des deux.
C
'est du suicide collectif. C'est une catastrophe si ces deux régions sont dirigées par le Front National ? Je suis au premier tour. Je parlerai au lendemain du premier tour. En attendant, moi, je n'ai jamais jugé les électeurs. Je défends des idées. En tout cas, ce que je dis, c'est que si le paralytique et l'aveugle s'unissent ensemble, ça ne fera pas quelqu'un de bien portant.
On passe au sondage. Un autre sondage sur Boursorama. Êtes-vous pas convaincu par les propos qui sont tenus par Nicolas Dupont-Rignon ? Vous pouvez voter en direct. Je vous donne les résultats dans quelques instants. Puisqu'on parle de sondage Nicolas Dupont-Rignon, vous étiez crédité en Ile-de-France jusqu'à 8% d'intention de vote. C'était à l'époque où vous vous êtes satisfait. Il y avait de quoi, vous avez même l'ambition, je me rappelle, d'aller tutoyer les 10% ou maintenir au second tour. Quand on regarde le sondage de Figaro, paru il
y
a deux jours,
en début
de semaine, vous
êtes fatigant, vous, les politiques, parce que vous êtes comme les autres. Quand les sondages vous arrangent, vous leur dites, je suis à 8%, je vais monter à 10%,
et là,
maintenant, 5-6%.
Je connais
tellement la manipulation à chaque fois.
A
chaque fois. Aux européennes, on a commencé à avoir des bons sondages, et puis comme par hasard, la semaine d'avant, souvent dans le Figaro d'ailleurs, on nous sort un sondage catastrophique, et on dit, et la dernière semaine où il faut parler des débats, des propositions, on parle du sondage.
Et
comme par hasard, quand les gens votent, c'est 4 fois plus élevé.
1
% aux européennes, on a fait près de 5, 4-5. Donc, je suis à 6, ça veut dire que j'ai tous les espoirs. Ces sondages sur 800 personnes, avec des marges d'erreur de 5 points, il y a eu pire, il y a eu un sondage en Franche-Comté, là, couverture de l'Est républicain. 400 personnes. 400. J'ai porté plainte. On me dit, ah ben oui, c'est vrai, 400 personnes,
il
y
a
une marge d'erreur de 10%. Mais on se moque de qui ? Et les journaux les reprennent en boucle. Mais tout ça,
c
'est fait exprès. C'est pour enfermer les Français, Front National, PS, UMP.
Il
y a
une collusion, vous écoutez, entre les médias et les
partis de leur gouvernement ? Mais pas volontaire. C'est un cercle vicieux.
Mais c'est un cercle vicieux. Les sondeurs savent très bien que leurs sondages ont une marge d'erreur considérable. Les médias savent très bien que s'il
y
a des sondages, ça fait vendre parce que ça donne un peu d'épices à la campagne. Mais c'est le mélange des deux qui est étonnant. J'en veux pas aux responsables de journaux de vouloir vendre leurs journaux et j'en veux pas aux sondeurs de faire des sondages. Mais si vous pouvez mettre la marge d'erreur, ça relativiserait. 400 personnes en franche comptaient un sondage. Il faut vraiment pas se foutre de la tête du monde.
Je vous souhaite d
'être au second tour.
Mais si d'aventure,
vous ne l'êtes pas, vous pourriez être un peu faiseur de roi
par rapport à Valérie Pécresse. Mais c'est les
électeurs qui sont faiseurs de roi.
La prétention des hommes politiques
qui croient qu'ils sont propriétaires des voix, qui se gonflent d'orgueil. Mais chaque électeur est libre. Et vous croyez que si je donne une consigne, elle sera respectée ? Jamais personne n'a respecté les consignes.
Donc pas de consigne au
second tour ?
Mais on
verra
où on sera au premier tour. Vous dites un
truc à son contraire. Non. Je dis qu'on surestime les consignes et que les hommes politiques assez vantards croient encore qu'ils ont de l'influence
sur les
consciences des gens. Je n'en savais rien. Et on verra au soir du premier tour où on en est. En tout cas, les électeurs sont libres. Nous sommes dans un pays où on n'a plus le droit de penser. On n'a plus le droit de s'exprimer. Et maintenant, on ne
va
plus avoir le droit de voter. Alors, laisser les gens voter, c'est leur seule liberté qui reste. Le secret de l'isoloir. La seule liberté qui reste dans notre pays. Ben, exerçons-la. Voilà. 60% des internautes sont convaincus. Ben,
ils ont raison. D'ailleurs, ce
sera un bon score pour le premier tour des régionales. Mais je
vous le
souhaite, je
vous le
souhaite. Ce sont les mesures que vous préconisez économiques et de sécurité en Ile-de-France.
Une
mesure. Je vais vous dire. Vous êtes des gens sérieux ici.
Le
Grand Paris, le métro du Grand Paris, super métro là. 30 milliards d'euros. Aucune étude économique sérieuse. Un gâchis incroyable et une hausse d'impôts incroyable dans les 10 prochaines années. Je suis le seul à dire à M. Bartholone et Mme Pécresse qui ont le même programme, qu'il faut redéployer ses crédits,
qu
'il faut entretenir l'existant, réparer l'existant, développer certains points, développement des lignes de métro, les aéroports, etc. Mais de grâce
qu
'on étudie avant d'investir des sommes pareilles. Ça, c'est mon combat. Je veux redéployer cet argent vers des choses plus utiles. Il y a eu le cercle des transports, des experts des transports. Personne n'a écouté. Le rapport a été mis par terre. Deuxième point, la sécurité. On peut faire des choses parallèles à l'État, complémentaires. Police des transports, système vidéo intelligent, comme à Londres. Ils
le
proposent déjà, ça
? Tout
le monde le
propose, mais
personne ne le fait. Ils ont gouverné. J'ajoute qu'il serait temps aussi d'aller voir à
l
'État. C'est curieux, vous savez, on me prend souvent pour un souverainiste un peu ringard. Ça vous dérange qu'on vous affuble de ce...
Non, je préfère gaulliste
parce que souverainiste, on ne
veut
pas dire grand-chose. En revanche, moi, j'aime beaucoup les comparaisons. Et j'aime bien voir ce qui se passe dans les grandes villes européennes. Et je trouve qu'on n'aurait beaucoup à apprendre de la manière dont Londres a géré la sécurité. Et on peut le faire. C'est-à-dire ? Qu'est
-ce
que
tu
aurais à apprendre
?
C'est-à-dire système de vidéoprotection concerté, très bon suivi, ça ne sert à rien de mettre des caméras s
'il
n
'y a
personne derrière.
Bon.
Chaque maire met ses caméras, j'en ai mis. Il faut penser le système, il faut réfléchir, il faut travailler. Voilà. Mais si il y
a
une mesure intéressante, je propose que les élus soient payés en fonction de leur travail. Ça, c'est une révolution.
C
'est-à-dire les élus payés en fonction de leur
travail ?
À
la
région, si je suis élu président, eh bien, ça ne sera pas simplement de venir signer en début de séance. Ça sera la totalité de la séance, ça sera les travaux qu'on rédige, ça sera les missions qu'on fait, un travail. C'est la seule profession
où
on n'est pas payé en fonction de son travail. C'est assez rare. Est-ce qu'on veut être respecté ou pas ? La vraie question, vous savez, de notre vie politique, les hommes politiques sont malheureux, on est malheureux tous parfois, parce qu
'il
y
a
des gens très bien dans la politique, parce qu'on n'est pas respecté et que les gens ne nous aiment plus. Mais si on veut être aimé, il faut peut-être qu
'on
change notre comportement.
Il
faut résoudre les problèmes des gens. Oui, résoudre, s'en occuper, les comprendre, les écouter. Et tenir ses promesses. Et donc en faire moins. C'est pour ça que j'en fais beaucoup moins. Ça, c'est l'expérience. Vous en ferez moins en
2017 ? Oh,
on verra. La façon de me piéger, non ? Bon, certains
pourraient
vous
confondre ou penser que vous êtes proche, encore une fois, du Front National, on finira là-dessus. Il y
a
beaucoup de
différence. Mais c'est parce que pensent
les gens. Vous savez, dans la rue, il n'y
a
jamais une personne qui est venue me voir en me disant « Ah, vous êtes Front National ». Et nos électeurs sont très différents. Pour autant,
je
ne
vois
pas pourquoi, quand le Front National dit quelque chose de juste, je dirais « Ah, c'est horrible ».
Je
ne
vois
pas pourquoi. J'essaye d'être honnête dans mon comportement politique. Intellectuellement, du moins.
C'est la semaine de la COP 21. On
va
finir là-dessus. Oui, c'est important. On pose la question à tous nos invités politiques. Que faites-vous, Nicolas Dupont-Aignan, au quotidien pour sauver la planète et limiter les gaz à effet de serre ?
J'achète français.
Très
bien, ok. Voilà. Il faut acheter français quand on peut et quand ce
n
'est pas trop chaud. Sa voiture ? À chaque fois que
je
vais en province et que
je
vois un de mes militants et qu'il
n'y a
pas une voiture française, d'ailleurs, ça ne
veut
rien dire parce qu'il
y
en a qui
sont fabriqués à l'étranger.
Oui, ça pollue.
Hybride
ou pas hybride
?
J'aimerais avoir des voitures françaises hybrides. Bon. Et si c
'est
un manque de moyens
?
Non, parce que j'estime que si chaque Français a un comportement civique dans ses achats, sans tomber dans l'excès inverse, on pourrait relocaliser ce million d'emplois qui nous manque et l'ensemble du système social fonctionnerait. Donc, il y a un vrai défi de patriotisme économique.
Voilà. Merci à vous, Nicolas Dupont-Aignan, député de l'Essonne, tête de liste de Boula France, pour les régionales en Ile-de-France. Merci de votre
invitation. Dans
trois jours de dimanche. C'est
ma
fête, donc ça sera bien. J'espère que ce sera ma fête au bon sens du terme. C'est
ce
que nous verrons.
Je
vous
le souhaite. Merci à vous. 60% des internautes sont convaincus par les propos de Nicolas Dupont-Aignan.
Bonne journée. Merci à vous. Au revoir.
Nicolas Dupont-Aignan