Hamon / Mélenchon : l’union, c’est non ! Les questions SMS #cdanslair
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 60 %Défensif 25 %
Questions et réponses
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- 0:02OuverteRéponse partielle
Amon est-il le fils politique de Martine Aubry, après les 35 heures, le revenu universel ?
- 1:59OuverteRéponse directe
Le PC regrette-t-il d'avoir rejoint Mélenchon ? Peut-il se raviser ?
- 3:17OuverteRéponse directe
Combien de circonscriptions les Verts peuvent-ils espérer gagner en échange de leur modeste voix ?
- 3:41RelanceRéponse directe
En cas de victoire de Marine Le Pen, pourra-t-on accuser Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon de ne pas s'être entendu ?
- 4:16FerméeRéponse directe
Séparés à la présidentielle, peuvent-ils s'unir aux législatives ?
- 4:56OuverteRéponse directe
Pourrait-il être un allié fiable ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:08InvitéFait
« Oui, on peut avoir cette filiation-là, quand il a transformé le mouvement des jeunes socialistes en véritable courant politique »
- 0:14InvitéFait
« il s'est mis un peu dans cette filiation-là, plus que dans celle de la gauche socialiste, c'est-à-dire Drey Linnemann-Mélenchon »
- 0:38InvitéFait
« Il faut se rapprocher plus de l'échéance. »
- 0:49InvitéFait
« grâce au programme commun, il ne faut pas oublier tout de même qu'avant 1981, l'actualisation du programme commun s'était traduit par un affrontement à nul autre pareil entre le Parti communiste et le Parti socialiste »
- 1:08InvitéFait
« François Mitterrand, dans sa campagne de 80, n'est pas le candidat du programme commun. Il est le candidat de son propre projet et de ses 110 propositions. »
- 1:23InvitéFait
« les archives du PC qui ont été dévoilées il y a quelques années montraient qu'entre les deux tours de 1981, l'hypothèse de faire perdre Mitterrand était assez privilégiée »
- 2:17InvitéFait
« Mélenchon a sorti quand même une arme lourde contre eux »
- 2:31InvitéFait
« Les instances intermédiaires ont refusé. Et les militants ont tranché en faveur d'un soutien à Mélenchon. »
- 2:43InvitéFait
« Rien n'arrêtera Jean-Luc Mélenchon. »
- 2:56InvitéFait
« C'est un vrai tribun, il fait de bonnes campagnes. »
- 3:29InvitéFait
« il y a le seuil de 12,5% des inscrits pour se maintenir »
- 5:47InvitéChiffre
« C'est beaucoup d'argent, quand même, on est à 173 milliards »
- 5:50InvitéChiffre
« il en espère 190 en recettes »
- 7:21InvitéFait
« À mon avis oui, il veut obtenir son objectif politique, la mort du PS. »
- 7:29InvitéFait
« Benoît Hamon a-t-il la carrure pour être président ? »
Temps de parole
- Invité28 %
- Présentateur24 %
- Invité 223 %
- Invité 318 %
- Invité 44 %
- ?2 %
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– Amon est-il le fils politique de Martine Aubry, après les 35 heures, le revenu universel ? – Oui, on peut avoir cette filiation-là, quand il a transformé le mouvement des jeunes socialistes en véritable courant politique, il s'est mis un peu dans cette filiation-là, plus que dans celle de la gauche socialiste, c'est-à-dire Drey Linnemann-Mélenchon. Donc il était déjà sur une voie un peu différente. Et en effet, là, les yeux de Chimène pour Amon, c'est évident. – Elle va le dire ou pas ? – Elle a un peu susurré déjà. – Mais elle le fera davantage ? – Elle le fera pas, pourquoi elle le fait-elle pas davantage ?
– Une présence de poids de Martine Aubry dans un meeting, ça ne se joue pas à 60 jours d'un premier tour. Il faut se rapprocher plus de l'échéance. – Il ne faut jamais oublier que François Mitterrand a gagné en 1981, grâce au programme commun de l'Union de la gauche, à méditer. Pascal Perrineau. – Oui, grâce au programme commun, il ne faut pas oublier tout de même qu'avant 1981, l'actualisation du programme commun s'était traduit par un affrontement à nul autre pareil entre le Parti communiste et le Parti socialiste et que François Mitterrand, dans sa campagne de 80, n'est pas le candidat du programme commun. Il est le candidat de son propre projet et de ses 110 propositions.
Donc il ne faut pas reconstruire le passé. Mais c'est vrai que l'on était dans une atmosphère unitaire, même si, comme le disaient les communistes à l'époque, l'Union est avant tout un combat. – Et les archives du PC qui ont été dévoilées il y a quelques années montraient qu'entre les deux tours de 1981, l'hypothèse de faire perdre Mitterrand était assez privilégiée.
– Mais ce qui est vrai, c'est qu'il y avait dans l'idée de Mitterrand, c'était « changer la vie », c'était quand même le grand slogan. Et vous voyez bien que tout le procès qu'on fait à François Hollande, c'est de ne pas avoir changé la vie et de ne plus faire rêver. Et ça, le problème qui va se poser aux socialistes pour les années à venir, c'est entre la culture de gouvernement qui a été acquise quand même depuis 1981 et cette volonté de rêver, comment vous faites la part des choses pour ne pas être complètement dans l'opposition ?
– C'était le pari de Benoît Hamon dans cette campagne de la primaire. – Le PC regrette-t-il d'avoir rejoint Mélenchon ? Peut-il se raviser ? Vous parliez tout à l'heure des communistes qui seraient bien inspirés de discuter avec les socialistes ? – Tout dépend des accords électoraux, à mon avis, pour les législatives. Ce qu'il y a, c'est que là, le temps passe très très vite. Et comme Mélenchon a sorti quand même une arme lourde contre eux, j'imagine mal quand même les communistes se laissaient abattre comme ça, sans combattre. – Il faut voir quel processus a été choisi. La direction du PC était pour Mélenchon. Les instances intermédiaires ont refusé.
Et les militants ont tranché en faveur d'un soutien à Mélenchon. Assez largement, aussi nettement qu'en 2011-2012. Donc c'est compliqué aujourd'hui pour un accord d'appareil de venir dire « on déjuge les militants ». Et puis rien n'arrêtera Jean-Luc Mélenchon. François Sfrestos le disait tout à l'heure, c'est son dernier tour de piste. Il ne laissera à personne le joie d'être dans un meeting. Il les aime tellement qu'il en fait deux avec son hologramme. C'est vous dire s'il a envie de faire une sortie par le haut. Et par ailleurs, c'est un vrai tribun, il fait de bonnes campagnes. – Une sortie par le haut, ce serait une sortie avec un bon résultat. – Mieux que la dernière fois.
– C'est-à-dire 11% la dernière fois, 11% des voix. – Il ne sera pas au second tour, il le sait. – Il n'y aura pas un procès à celui qui aura fait perdre son camp, qui aura été le diviseur, qui aura peut-être permis que le Front National soit… – Oui, ça lui est égal. Lui, il ne se situe pas dans cette perspective. – Combien de circonscriptions les Verts peuvent-ils espérer gagner en échange de leur modeste voix ? – Si le PS perd la présidentielle largement et se retrouve bousculé au premier tour des législatives, vous savez, il y a le seuil de 12,5% des inscrits pour se maintenir. – Je crains que les députés écologistes se comptent sur les doigts d'une demi-main.
– En cas de victoire de Marine Le Pen, pourra-t-on accuser Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon de ne pas s'être entendu ? C'est la question que je posais. Est-ce qu'à un moment donné, on fera les comptes en disant « il fallait s'entendre quand c'est encore possible ». – Oui, mais il me reste à savoir si, vous voyez, Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon seraient le meilleur rempart contre Marine Le Pen. Ça n'est pas du tout évident. – Au contraire, je pense que s'il y avait un second tour Le Pen-Hamon ou Le Pen-Mélenchon, une bonne partie de l'électorat de droite préférerait voter Le Pen. Et là, on serait en péril d'une victoire de Le Pen.
On verra si Hamon et Mélenchon jouent contre Le Pen, s'ils se reportent franchement, nettement, amplement, positivement, pour Macron ou pour Fillon. Ça ne sera pas facile. – Séparés à la présidentielle, peuvent-ils s'unir aux législatives ? – Oui ? – Oui, bien sûr. – Ça, c'est possible. – On le voit, on l'a toujours vu avec les communistes. Les communistes, en effet, peuvent dans un premier temps soutenir Mélenchon. Et puis ensuite, les choses sérieuses arrivent, les législatives, la survie des députés communistes et d'un groupe communiste à l'Assemblée nationale.
Et à ce moment-là, voilà, les attachements d'hier sont reniés au profit de nouveaux attachements tout à fait pragmatiques entre le Parti socialiste et le Parti communiste. – Et le Parti communiste. Le nom de la France insoumise montre que Mélenchon veut se placer hors de toute contrainte. Pourrait-il être un allié fiable ?
– Il a été, alors, il a été un très bon ministre de Lionel Jospin et où il s'occupait des lycées professionnels. Il a créé, il a tout réorganisé la filière professionnelle. Il avait d'ailleurs des discussions avec Jospin, qui lui était ministre de l'Éducation. Il ne s'entendait pas toujours très bien, mais il a fait un gros boulot. Autrement dit, quand vous arrivez à le tenir et quand il a décidé de faire quelque chose, et il dit d'ailleurs, ça a été ma période la meilleure en politique parce que j'ai été utile à mon pays.
Donc, s'il décidait de se mettre dans la roue et qu'il décidait, effectivement, d'aller dans une coalition, je pense qu'il respecterait le contrat, mais il n'est pas dans cet état d'esprit aujourd'hui, je pense.
– La relance par l'investissement, c'est bien, mais le chiffrage du programme de Mélenchon est-il convaincant ? – C'est beaucoup d'argent, quand même, on est à 173 milliards, il en espère 190 en recettes. C'est énormément d'argent et franchement, ça n'a marché nulle part. – Il n'y a pas d'exemple où cette recette a fonctionné ? – Comparable, en termes de structure sociale, où on se dit, mettre autant d'argent dans l'état où nous sommes déjà de déficit permet d'échapper aux vengeances des marchés, d'échapper aux sanctions de l'Europe et de créer de la relance.
Les marchés financiers s'inquiètent presque autant en ce moment d'une présence de Mélenchon ou de Hamon au second tour que d'une victoire de Le Pen, en termes de pression à exercer sur la dette française. Quand un pays emprunte, on lui prête plus ou moins facilement. Et si on ne lui prête pas facilement, les taux d'intérêt montent. Et c'est ça que risquerait la France si Mélenchon était en mesure d'appliquer son programme.
– Alors il justifie le fait d'emprunter en disant finalement on s'est un peu trompé pour éponger les dettes, il faut d'abord relancer l'activité. Et il y a ce débat effectivement dans les instances internationales et il y a le débat européen aussi. La difficulté c'est de faire ça dans un seul pays. On l'a vu avec Mitterrand d'une certaine façon en 1981 où il a fait la relance tout seul. Et puis tout d'un coup il s'est aperçu qu'il était à contre-courant. Et après le sommet de Versailles, ça a été la rigueur. Donc c'est extrêmement compliqué. Et puis après derrière il y a l'histoire de qu'est-ce qu'on fait de la dette.
Et il y a quand même dans leur idée, c'est de dire on ne la remboursera jamais cette dette, on va l'effacer, on la laissera s'effacer, on fera de l'inflation pour l'effacer. Et on a vu ce que ça donne aussi l'inflation pour effacer une dette. Donc c'est quand même très très très très aléatoire.
– Mélenchon n'est-il pas plus intéressé par un revers catastrophique du PS est-ce que par une victoire de la gauche à la présidentielle ? – À mon avis oui, il veut obtenir son objectif politique, la mort du PS. – Une dernière question peut-être, Benoît Hamon a-t-il la carrure pour être président ? C'est important tout à l'heure, vous nous disiez, il faut être un chef pour accéder au second tour de la présidentielle. – Tout à fait, il ne l'a pas de manière évidente. D'ailleurs comme beaucoup, on parle beaucoup de cette élection présidentielle comme étant celle du renouvellement des générations. et là il y a aussi une lutte entre Hamon et Mélenchon sur le terrain des générations.
– Merci à vous, c'est la fin de cette émission qui sera rediffusée ce soir à 22h25. On se retrouve demain pour un nouveau C'est dans l'air tout de suite. C'est à vous, belle soirée sur France 5.
– Sous-titrage ST' 501