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InterviewÉric Ciotti· 16 octobre 2025 19 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsSécuritéImmigration & asileÉconomie & entreprises

JE TENDS LA MAIN À BRUNO RETAILLEAU

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00FerméeRéponse directe

    Vous voterez les deux motions de censure ?

  • 1:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous croyez au scénario de dernière minute où la censure pourrait passer ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Vous leur dites ici à ce micro, mais est-ce que vous leur dites également aux uns et aux autres directement ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Vous avez tenté de convaincre un par un députés LR, de parler avec des députés LR, de leur dire de vous rejoindre ?

  • 7:00FerméeRéponse directe

    S'ils rejoignent l'UDR, est-ce que vous vous engagez à ce qu'il n'y ait pas de candidats RN face à eux lors d'une législative ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Vous vous rappelez que le terroriste de Mulhouse était un Algérien avec plusieurs OQTF non expulsé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Éric CiottiFait
    « Je voterai les deux motions de censure. »
  • 2:00Éric CiottiFait
    « Nous sommes dans une crise d'une violence inédite, d'une crise politique, une crise de régime quasiment depuis le début de la 5e République. »
  • 3:00Éric CiottiFait
    « Ceux qui nous gouvernent depuis 2012, monsieur Hollande et monsieur Macron ont mis 1000 pays dans cet état. »
  • 5:00Éric CiottiFait
    « Je lance un appel notamment aux députés républicains. Je leur dis d'écouter leur conscience et de ne pas être guidé par la peur. »
  • 6:00Éric CiottiFait
    « Ils ont la peur de perdre leur siège tout simplement. »
  • 7:00Éric CiottiFait
    « Moi, je souhaite que tous ceux qui ont des convictions similaires, qui croient en la nécessité de restaurer l'autorité, l'ordre dans les comptes, qui défendent la liberté économique, qui défendent une certaine identité et un héritage. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Il est 8h28. 8h28 et vous êtes bien sur RMC et BFM TV. Bonjour Éric Siotti.

Bonjour Éric Siotti, vous êtes aujourd'hui le président de l'UDR, vous êtes député des Alpes Maritimes, vous aviez été le président des Républicains, vous êtes l'ancien président des républicains. Aujourd'hui, vous êtes allié, régulier à Marine Le Pen et vous appelez à l'Union des droites. On va y revenir dans un instant puisque vous espérez entraîner au moins une poignée de députés LR.

Vous l'avez peut-être même déjà fait en coulisse. On va essayer de mieux comprendre mais c'est dans une demi-heure tout pile désormais que les censures, les motion de censure vont être examinées à l'Assemblée. Vous voterez les deux motions de censure ?

Oui, je voterai les deux motions de censure. Ce qui compte, c'est le résultat. Le résultat c'est que monsieur Macron arrête de faire des dégâts dans le pays, que ce gouvernement tombe et que les Français se prononcent.

Nous sommes dans une crise d'une violence inédite, d'une crise politique, une crise de régime quasiment depuis le début de la 5e République. Nous sommes aussi dans une crise budgétaire. Le FMI vient de le rappeler hier.

Nous sommes dans une crise sécuritaire, migratoire. Ceux qui nous gouvernent depuis 2012, monsieur Hollande et monsieur Macron ont mis 1000 pays dans cet état. Il faut qu'il s'arrête.

Ça s'appelait UMPS et désormais vous appelez ça Hollande Macron. Oui, c'est Hollande Macron. Finalement, le macronisme revient à sa source.

L'expression utilisée, c'était UMPS, mais désormais pour vous, c'est c'est une continuité. Monsieur Macron, rappelons-nous quand même, était le ministre de monsieur Hollande et aujourd'hui c'est monsieur Hollande qui reprend le pouvoir puisque les socialistes ont fait plier ce gouvernement improbable qui n'a que pour seule ligne de conduite de durer, de se maintenir, de garder des sièges des Marocains et tout ce qui va avec. C'est assez pitoyable.

Donc il faut que ça s'arrête et nous serons efficaces. Nous voterons les deux motions au moment où on se parle Éric Set d'après les derniers compte a priori la censure sera rejetée. Quand je dis à priori c'est parce que ça se joue à quelques voies près et si une poignée de députés soit socialistes soit LR finissait par voter la motion de censure alors le gouvernement tomberait.

Est-ce que vous vous croyez à ce scénario de dernière minute ? Je n'y crois pas trop mais je l'espère et je lance un appel notamment aux députés républicains. Je leur dis d'écouter leur conscience et de ne pas être guidé par la peur.

Ils savent ce que veulent leurs électeurs. Ils savent où est l'intérêt des Français. L'intérêt des Français, c'est d'arrêter avec le macronisme et encore plus d'éviter tomber dans le socialisme, ce qui est le cas aujourd'hui.

Mais il a peur de quoi alors ? Ils auraient pas Ils ont la peur de perdre leur siège tout simplement. Ils ont la peur de l'élection.

Euh je peux je peux l'entendre mais c'est pas un on n'est pas guidé par la peur quand on fait c'est uniquement pour ça aujourd'hui d'après vous que les que les députés euh LR regardez l'attitude de Laurent Voquier quand même. Euh il y a une semaine il invitait euh Bruno Retaillot et tous les ministres LR à sortir du gouvernement disant "Vous n'avez rien à faire dans ce gouvernement compte tenu de sa politique compte tenu de ses résultats, compte tenu de ses lâchetés." Puis quelques jours plus tard, il invite les mêmes à rester au gouvernement parce que Bruno Rotaillot est sorti.

On est dans l'incohérence totale. Donc je dis à mes collègues députés républicain ça attendez on va s'arrêter un instant sur ce que vous venez de dire sur Laurent Voquier et Bruno Rotaillot. D'abord je n'oublie pas quand même qu'il y a 1 an étiez le bras droit de leur invoquier.

Vous étiez inséparable tous les deux. Vous le défendiez. Je me souviens même de vous avoir plusieurs fois interrogé en vous disant quand même c'est étrange cette attitude de le renvoquer euh qui restait dans sa région qui ne répondait pas aux interview pendant plusieurs années et à chaque fois vous disiez mais non c'est une bonne technique c'est une bonne façon de faire et aujourd'hui vous nous dites exactement l'inverse.

Vous êtes fait avoir par sa personnalité par ses sa stratégie. sûrement je me suis trompé. On se trompe sur des gens, sur leur personnalité, sur leur courage, sur la stature dans cette crise comme dans d'autres que j'ai connu notamment au moment des retraites.

Euh Laurent Vaquier ne s'est pas montré un homme d'état. Il il a une posture politicienne donc ses convictions sont variables en fonction de ses intérêts et pas des intérêts de la France. Je ne mets pas Bruno Rotaillot dans la même catégorie.

Donc aujourd'hui euh j'ai une affection, j'ai une euh un lien particulier avec euh les héritiers de la famille gauliste. Euh mon parti, celui que j'ai créé, celui que j'ai créé l'année dernière porte le nom du dernier parti du général de donc je dirais mais je regarde les républicains avec tristesse et et aussi avec l'envie de de dire sauvez-vous de ce naufrage, venez avec nous, bâtissez cette grande alliance. euh pour sauver la France.

Ce qui nous ressemble, ce qui nous réunit est tellement plus fort que ce qui nous sépare. Vous leur dites ici à ce micro, mais est-ce que vous leur dites également aux uns et aux autres directement ? Mais j'ai pu échanger, j'échange avec beaucoup à l'Assemblée nationale depuis longtemps.

J'ai conservé avec nos nombreux députés des liens de proximité amicaux notamment dans mon département. Euh je je vois je vois leur malaise et leur mal-être dans cette posture aujourd'hui. Ils ne sont pas macronistes pour la plupart mais ils sont prisonniers d'un système. celui qui m'a l'année dernière qui s'est opposé à moi quand j'ai franchi cette cette rive, quand j'ai cassé ce mur du politiquement correct, quand j'ai coupé ce cordon sanitaire érigé par monsieur Mitteran il y a 40 ans pour diviser, fracturer la droite et l'empêcher de gagner alors que la gauche s'autorise toutes les alliances avec LFI, avec le avec le Parti communiste, la droite ne peut pas se réunir.

Moi, je souhaite que tous ceux qui ont des convictions similaires, qui croient en la nécessité de restaurer l'autorité, l'ordre dans les comptes, qui défendent la liberté économique, qui défendent une certaine identité et un héritage, ça veut dire quand même Ericoti que vous prenez presque exemple, vous prenez presque modèle sur la gauche qui est capable de se réunir entre PS et LFI. C'est ça le modèle. Le modèle, c'est que on sauve le pays.

Aujourd'hui, objectivement, regardons l'État de la France. On est une risée euh on est la risée internationale. On a perdu de la crédibilité euh partout.

Le chef de l'État ne compte plus. Euh il s'agite, il fait des moulinets, euh il brasse du vent. Mais qui l'écoute ?

Et et qu'est-ce qui se passe dans notre pays ? On est fixé par la tête, les impôts, nos services publics ne marchent plus. Il y a de la violence dans la rue.

Un homme a été jeté dans la scène parce qu'il a été agressé il y a 2 jours. C'est le lotien de notre pays et on continue comme si rien ne se passait. On a accueilli euh 5300 étrangers légaux l'année dernière et tout ça ne trouve aucune réponse.

On va prendre les choses une par une. D'abord, vous avez dit euh j'ai j'invite j'appelle solennellement les les républicains à à faire en gros le même geste que moi j'ai fait. Pour l'instant, on est bien d'accord, c'est non.

Ils vous répondent tous non. Verons, vous avez même écrit à Bruno Rotaillot, vous a-t-il répondu ? Non, il ne m'a pas répondu.

Nous verrons donc Mais j'ai j'ai lu son communiqué. Euh Bruno Rotaillot, il a bougé les derniers jours. D'abord, il y a eu une législative partielle dans le Negaron qui a vu euh d'un député de l'UDER avec bien sûr le soutien du rassemblement national de Jordan Bardella de Marine Le Pen.

Euh et c'est notre alliance qui a gagné. Mais il y a eu un message que je salue de Bruno Rotaillot qui était pas alors il a pas il a pas appelé à voter pour votre candidat. Il a dit en creux puisqu'il il a dit en creux puisqu'il a dit pas une voix pour en l'occurrence la candidate socialiste.

On peut prendre la bouteille à moitié vide ou à moitié pleine. Une partie du chemin a été fait donc je l'invite une partie du chemin a été fait je l'invite à faire l'autre partie de dire maintenant on est plus proche ensemble que tu n'es proche des macronistes. Voilà Bruno Retaillot il sort de Bova avec un bilan qui n'est pas glorieux. les visas algériens qui ont augmenté alors qu'il avait montré de un discours de fermeté après la prise à notage de Boem sans sal, l'immigration qui a continué à augmenter les homicides, les tentatives d'homicile, le narcotrafic, son bilan à Bovau, il est allez on va dire il est extrêmement négatif.

Pourquoi ? parce que il était il était il était au tage, il a eu un discours qui a plu quelque part au français mais il a été enfermé dans le système je l'invite à casser les chaînes, à se libérer et je dis ce matin de l'autre côté je dis ce matin au députés soit l soit il censure soit demain ils seront censurés par le peuple français ça vous le dites en votre nom mais vous l'avez bien vu. Vous l'avez bien vu.

Bruno Rota. Il a été la cible d'attaque voire même d'injure. Le mot salot a été quand même prononcé dans la bouche d'un d'un des piliers du du RN qui l'ont qui ont quand même ciblé toutes leurs attaques sur Bruno Rotaillot.

Vous pensez sincèrement ce qui a été dénoncé que cela peut-être dépassé. Ce qui a été dénoncé c'est le bil. Le bilan, il est pas positif, je le dis.

Mais aujourd'hui, regardons l'avenir. Regardons attendez. Non non non non.

L'avenir l'avenir vous ne l'écrivez pas tout seul. Vous ne l'écrivez pas tout seul. Vous l'écrivez aussi avec Marine Le Pen.

Est-ce que Marine Le Pen a envie de cette alliance ? Marine Le Pen a envie de redresser la France. Elle est candidate à l'élection présidentielle.

Parce que vous dites il faut que je que j'arrive à convaincre LR. Mais arriverez-vous à convaincre le RN ? Il parle à tous les Français.

Jordan Bardella a lancé le même appel. Il a dit "Ma main est tendue." Il a encore dit il a encore dit hier soir.

Donc nous nous sommes clairs. Nous nous voulons nous adresser à tous ceux qui veulent euh qui partagent globalement les mêmes valeurs, allez des valeurs d'attachement à la France, de redressement national, euh de liberté, de sécurité, d'autorité, d'ordre, de restauration du pouvoir d'achat, de baisse des impôts. Tout cela nous le partageons.

Alors après, la réponse, elle ne m'appartient pas. Moi, j'ai fait un choix personnel que je considère comme courageux l'année dernière. J'ai ouvert ce chemin.

Beaucoup de militants LR m'ont suivi. Les chapeaux à plumes, les cadres. Il y a ce sondage commandé par par valeurs actuelles auprès de l'Institut de sondage IFOP qui dit que 52 % des Français seraient pour une coalition des droites et que 82 % des sympathisants LR, j'imagine que c'est làdus que vous vous appu donc les électeurs ils nous le demandent.

Moi dans dans mes rues nis électeurs c'est ce qu'on le dit mais les électeurs que dit Marine Le Pen elle affirme qu'elle n'est pas de droite. Marine Le Pen, elle est candidate à l'élection présidentielle, elle a une posture golienne. C'est quand même assez étonnant aujourd'hui que ceux qui défendent les institutions de la 5e République, ce sont pas ceux qui gouvernent, ceux qui sont aux manettes, c'est l'opposition, c'est le Rassemblement national, c'est l'UDER.

Nous, elle a la posture qui est légitime de dire "Je suis candidate à l'élection présidentielle, je m'adresse à tous les Français et je veux les rassembler. Vous az lu la la motion de censurefi que vous vous apprêtez à signer ?" Non, je l'ai pas lu.

Vous auriez peut-être dû parce que dedans il y a par exemple euh marqué noir sur blanc que cette motion de censure dénonce la remise en cause de l'AME par exemple. Moi, vous allez voter ça. La fin aujourd'hui justifie les moyens.

La fin, c'est quoi ? C'est l'arrêt du macronisme, c'est la dissolution, c'est l'élection législative. Le gouvernement et monsieur Macron lui-même, je crois qu'il a dit au conseil des ministres, il a dit voter la motion de censure, c'est voter une motion de dissolution.

Ça veut dire que ce matin, si la motion de censure est votée, il y aura dans 3 semaines ou un mois des élections législatives. Et c'est ce que je souhaite. C'est ce que je souhaite du fond du cœur parce que on ne sortira de ce chaos que par l'élection.

Il et je comprends pas que des démocrates et peur de la démocratie et peur de l'élection. Comment continuer pendant presque 2 ans dans ce scénario du pire où euh ce qui va être fait sera catastrophique où désormais on va être sous la dictée de monsieur Hollande qui va à nouveau gouverner le pays. Là, je reviens dans le message à mes amis LR.

Est-ce qu'ils peuvent accepter ? Ils ont déjà accepté, ce qui pour moi est une humiliation et une faute, d'être dans une coalition macroniste. Désormais, cette coalition, elle s'élargit au Parti socialiste.

Mais ce n'est pas possible. Vous avez tenté de convaincre un par un députés, de parler avec des députés LR, de leur dire de vous rejoindre. J'ai pas fait du débauchage ou du débage.

C'est pas forcément du débauchage, mais vous parlez avec les uns et les autres même le disent quand je croise des des collègues, on parle, il me parle. Est-ce qu'il y en a qui vous laisse entendre qu'effectivement s'il y avait dissolutions et à nouveau élection lors d'une campagne, il pourrait s'associer à vous ? Oui.

Combien ? J'ai pas de chiffre à donner. Vous savez, l'année dernière, il y en avait beaucoup qui ont voulu s'associer, puis au final le conservatisme a dominé.

Donc je me hasarderai pas donz à quoi ? 3 Je me hasarderai pas donner des chiffres mais ça dépend le contexte. En tout cas, moi je leur dis ma il y en a ma main est tendue, ils ont un choix décisif à question très concrète pour la France.

Éric Set Sie, s'il vous rejoignent, est-ce que vous vous engagez à ce qu'il n'est pas Est-ce que vous leur dites et est-ce que ça fait partie évidemment de vos arguments pour les convaincre qu'il n'aurait pas de candidats RN face à eux lors d'une législative ? S'ils rejoignent l'UDR ? Naturellement.

Naturellement puisque nous sommes dans une coalition et que euh d'ailleurs cette alliance, elle est solide, elle est forte, elle est loyale et moi je le dis parce que tout à l'heure vous avez dit vous avez rejoint l'N. Non, j'ai bâti une alliance. J'ai bâti une alliance et je suis fier de cette alliance et je suis très heureux de la qualité de cette alliance parce que il y a un respect de la parole donnée et c'est de bonne augure sur la capacité demain à gouverner le pays dans le respect de la parole donné parce qu'il y a tellement de trahisons aujourd'hui de revirement qui dégoûtent les français.

Je j'avoue que c'est assez cocasse de vous entendre vous dénoncer les revirements et les trahisons, vous dont on se souvient bien de ce moment où vous avez donné à tous vos amis de LR le sentiment que vous étiez le traître en chef. Je ne crois pas. Vous en étiez le vous en étiez le président du parti et vous êtes parti quasiment seul.

Je crois avoir été un précurseur de ce mouvement qui prend de plus en plus de force. Je crois que j'ai eu raison avant tous les autres. Euh cette alliance, elle est indispensable et cette alliance, elle va gagner et elle est au cœur du débat.

Vous me posez cette question, vous la posez à tout le monde, vous la posez à Bruno Rotaillot. S'il m'avait écouté l'année dernière, euh le groupe LR aujourd'hui aurait 120 députés, nous gouvernerions la France et surtout et surtout avec le RN, on aurait engagé la remise en ordre dans les comptes, dans la rue, on aurait arrêté l'immigration. On a perdu euh aujourd'hui on a perdu un temps extrêmement précieux par ceux qui m'ont empêché euh de réaliser de consolid ces questionsl par exemple sur les questions d'immigration, il était hier soir sur BFM TV, il a dit "Je serai intraitable avec tous ceux qui ne respectent pas les valeurs de la République.

Il s'est dit favorable à l'armement des polices municipales. Enfin bref, sur tous ces dossiers de sécurité ou d'immigration, il est globalement sur une ligne qui est pas extrêmement éloignée de la vôtre. J'ai entendu qu'il réécusait le terme de submersion migratoire.

Tout à fait, il dit on ne peut pas utiliser le terme de submersion migratoire. La seule question qui va c'est le respect des valeurs de la République. Oui, voilà.

Tout ça, ça veut rien dire. Quand on voit pas les vrais problèmes, quand on voit pas les vrais problèmes, quand on refuse de les nommer, quand on refuse de nommer le mal, c'est qu'on aura quelque part une difficulté à le combattre. C'est quoi le problème pour vous ?

Quand on commence par la frilosité sémantique, on ne peut pas avoir de l'efficacité programmatique. Naturellement la difficulté c'est aujourd'hui qu'il y ait 530000 personnes en situation. Quand l'importance c'est le respect des valeurs de la République, vous ne signez pas.

Mais bien sûr. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? Ça fait des années qu'on nous dit le respect des valeurs de la République.

Bien sûr, mais est-ce que violer les lois de la République en franchissant des frontières illégalement ? respecter les valeurs de la République. Est-ce que commettre des délits et des crimes quand on est étranger, c'est respecter les valeurs de la République.

Donc une fois qu'on a dit ça, qu'est-ce qu'on fait ? On expulse ou onxulse pas les délinquants ? On les renvoie chez eux.

On arrête, on arrête de donner des Moi, si j'étais aujourd' Bruno Rillot qui était dans le même état d'esprit que vous là-dessus, quand il parle de ce qu'il s'est passé par exemple à Mulous et qu'il dit au fond nous n'avions pas les laissé passer donné par les pays d'origine, vous pourriez pas faire mieux. Vous vous rappelez que le terroriste de Mulous était un Algérien qui avait bénéficié de plusieurs OQTF et qui n'avait pas été expulsé parce que l'Algérie a refusé de le récupérer ne l'aurait pas accepté pour vous alors qu'elle ne l'a pas accepté pour lui. Mais bien sûr, nous ce que nous ferions si nous étions au pouvoir avec Jordan Bardella, c'est que si l'Algérie ne reprend pas ses délinquents, ses criminels et ses étrangers illégaux, nous coupons immédiatement tous les visas.

Regardez ce qui s'est passé là. Il y a il y a 15 jours, c'était ahurissant. Le ministère des affaires étrangères, monsieur Barreot, qui est toujours ministre, se réjouit qu'on ait donner 1000 visas étudiants de plus à l'Algérie. 8941 et ils disent "coucou Rico, on en a donné 1000 de plus que l'année dernière." Mais on croit rêver.

C'est ça la fermeté. Et bien nous si on était au pouvoir, je peux vous le garantir, les yeux dans les yeux, il y aurait plus de visa si on n' pas de réciprocité et il faut le faire partout pareil. Regardez ce que fait Trump quand on le défie.

Et bien c'est un rapport de force. La diplomatie c'est pas de la soumission et c'est comme ça qu'il faut gouverner le pays. Merci Éric Set Sie, président donc de l'UDR et député des Alpes Maritime d'avoir répondu à mes questions.

On l'a bien compris. Vous voterez la censure et vous espérez convaincre une partie des républicains de vous rejoindre. Il est 8h47 sur MC BFM