Il y a 5 minutes : Mélenchon A DÉTRUIT Raphaël Glucksmann EN DIRECT !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:08Invité politiqueFait
« Nous allons l'emporter car nos idées sont merveilleuses et les siennes détestables. Non, plier. Ce qu'il veut c'est me plier. »
- 7:27Invité politiqueFait
« La violence, c'est eux. Et la vérité c'est que la dernière fois qu'il y a eu une confrontation avec la France insoumise dans une élection nationale, nous les avons pliés et nous les plierons à nouveau. »
- 11:16Invité politiqueFait
« Agent de la CIA, sarcosiste, macroniste, conseiller de dictateur géorgien pur produit marketing. »
- 15:16Invité politiqueFait
« Un député de la République doit être exemplaire au service de la République. Il ne doit pas être lié à des organisations violentes. »
Temps de parole
- Jean-Luc Mélenchon100 %
≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Mélenchon au soir au lendemain de cette primaire, c'est le signe que pour lui c'est une mauvaise nouvelle ou pas du tout ? Comment faut l'interpréter ce silence ? Normalement, Jean-Luc Mélencho a toujours un mot aimable pour ses anciens camarades socialistes dont il a coutume de dire en regardant cette ménagerie que le parti socialiste est le seul zoau de France où les animaux se garde eux-mêmes. Donc normalement, il est plus dans ce dans ce type de sarcasme. Mais je pense que si Jean-Luc Mchon ne réagit pas, ce n'est pas parce que il se satisfait du fait que au fond Raphaël Luxman lui libère le champ gauche et que il se tourne vers le centre. Il fait la gueule encore Gluxman.
Bah non, mais je sais pas, il gagne un score soviétique, il revient avec de la farine, du riz, c'est super quoi. Un peu de sauce tomate et il peut faire des arôes chin le mec. Mais oui attends, il rentre avec le repas et la victoire. Léa, il doit être ravi. Les pieds sous la table, arrêter de se plaindre tout le temps.
[musique]
Ça mar ni espérance, ni rêve, ni fantasme. On fait partie enfin vraiment pour celles et ceux qui l'ont écouté hier, voir ce matin la radio, c'est vraiment la pensée du vide. Alors ne parlons pas du charisme. Le charisme vraiment n'importe qui pourrait faire mieux à sa place. N'importe quel étudiant en L1 à Science Po pourrait faire mieux à sa place. Non mais réellement le charisme et quand je parle de pensée du vide où on disait au moins c'est clair avec lui je ne sais pas [musique] ce qu'il propose. Une étape a donc été franchie hier pour Raphael Raphael Gluxman mais enfin c'est pas gagné pour 2027 quand même Charles.
Ah oui dans le dernier sondage Toluna Haris interactif publié ce matin, Raphaël Gluxman est crédité de 10 à 11 % d'intention de vote en 2027 selon les scénarios. loin derrière Jean-Luc Mélenchon autour de 18 % ou bien Édouard Philippe autour de 17 % [musique] mais ce sondage a été réalisé avant les résultats de la primaire qui sont tombés hier soir. On verra si sa victoire dès le premier tour lui permet d'enclencher une dynamique. Pour cela, il va falloir rassembler à commencer par ses concurrents à la primaire. Ça ne semble pas vraiment gagner. Nous les avons pliés et nous les plierons à nouveau.
Une phrase [musique] lancée en pleine primaire socialiste par Raphaël Gluxman et voilà toute une rivalité résumée en une image, celle d'un homme compli qu'on soumet, [musique] qu'on efface. Elle vise directement Jean-Luc Mélenchon, l'homme qui domine la gauche française depuis plus de 10 ans, celui que tous ses adversaires [musique] tentent de dépasser sans jamais vraiment y parvenir. Et la réponse qui va suivre va surprendre tout le monde parce qu'au lieu de la colère qu'on attendait, c'est l'aisance d'un homme habitué au combat qui s'exprime. Le gars, il vient de dire à l'instant que son but c'est de me plier. Il pourrait me dire de le battre.
Nous allons l'emporter car nos idées sont merveilleuses et les siennes détestables. Non, plier. Ce qu'il veut c'est me plier. Votre candidature c'est donc un classique et pourtant elle fait réagir à chaque fois encore plus j'ai l'impression cette fois-ci. B on va écouter la réplique du jour. C'est Raphaël Gluxman. La vérité c'est que la dernière fois qu'il y a eu une confrontation avec la France insoumise dans une élection nationale nous les avons plié et nous les plierons à nouveau parce qu'une écrasante majorité des électrices et des électeurs de gauche ne veulent pas de cette fracturation [musique] permanente de la société. Est-ce que Raphaël Luxman il va vous plier ou pas ?
Bah il va essayer, c'est bien, je l'encourage à essayer de le faire et surtout à répéter cette formule parce que elle stimule le débat intellectuel dans notre pays et vous êtes iron. Non, pas du tout. Et je trouve que en faisant ça, il aide les insoumis qui hésitent ou qui encore bah à y aller. Si vous voulez pas que je sois plié comme il dit, bah faut venir aider hein, faut pas se contenter de regarder en attendant si oui ou non le jour du vote vous irez. Donc la campagne électorale, c'est le début de l'exercice du pouvoir. C'est-à-dire vous avez tous les amis à convaincre autour de vous. Vous avez entendu son [musique] but, il veut nous plier. Bon voilà.
Après, il est et en plus c'est bien qu'il faut qu'il continue comme ça parce que mais oui, je vais vous dire pareil tous ces gens répètent des éléments de langage. Alors Mélenchon est le plus détesté alors il y a aucun sondage qui a dit ça et les maintenant quand on regarde les sondages ils disent le contraire mais peu importe continuez à dire ça parce que tout le monde sait que vous mentez. Ensuite tous ils disent oui il faut avoir le sens de la nuance cet homme est brutal. Alors vous en avez plusieurs dans le même registre le sens de la nuance et le refus de la brutalisation du débat. Le gars, il vient me dire à l'instant que son but c'est de me plier. Il pourrait me dire de le battre.
Nous allons l'emporter [musique] car nos idées sont merveilleuses et les siennes détestables. Non, plier. Ce qu'il veut c'est me plier. [musique] Alors la violence c'est eux. C'est lui qui dit ça. C'est l'autre qui dit que deux mots sont incompatibles avec moi. Dignité et crédibilité. Euh c'est l'autre encore lui-même, Lukeman qui me traite d'agent de l'extrême droite. Ça c'est la nuance et c'est la douceur. Pour comprendre cette phrase, il faut revenir à ce qui la précède et à ce qu'elle révèle de la stratégie de Gluxman. [musique] Il ne s'est pas présenté comme un candidat de plus parmi d'autres.
Lors de la primaire socialiste, il pose une condition qui va structurer [musique] toute sa campagne presque jusqu'à l'obsession. Si je gagne cette primaire, dit-il,
[musique]
il n'y aura plus jamais d'accord avec la France insoumise. Une ligne rouge absolue posée avant même le premier débat. Il justifie cette rupture par des accusations précises, presque une liste de charges. La gauche française, selon [musique] lui ne doit pas plier devant des dictateurs, ne doit pas faire de blagues sur les nonjuifs en meeting et doit surtout arrêter d'avoir peur de Jean-Luc Mélenchon.
Si je gagne cette primaire et bien il n'y aura plus jamais d'accord avec Mais le Parti socialiste ne vous a donné aucun aucun engagement pour l'instant aucun semble pas être d'accord au sein du Parti socialiste sur cette ligne mais moi je vous le dis la seule manière pour la gauche de revenir au pouvoir c'est d'être absolument clair. La gauche française et bien elle ne se prosterne pas devant les dictateurs. Elle ne fait pas des jeux sur les nonjuifs dans les meetings. Elle ne fracture pas en permanence la société en surfant sur les fièvres identitaires. Et je vais vous le dire, il faut arrêter d'avoir peur de Jean-Luc Mélenchon.
Donc c'est la primaire qui décidera si c'est avec ou sans Jean-Luc Mélenchon. Nous verrons quel sera le débat. Mais je vais vous dire une chose, il ne faut pas [musique] avoir peur et j'aimerais m'adresser à vos téléspectateurs ce soir, en particulier à ceux qui se sentent trahi ou abandonnés par la gauche, adhérer à ce processus de primaire. Et ce n'est pas un moment isolé, un dérapage de meeting qu'on pourrait vite oublier. Dans une autre version de ce même discours, Gluxman répète presque mot pour mot cette ligne devant un public différent, preuve qu'il en a fait l'argument central, répété volontairement, [musique] martelé de toute sa candidature.
Ce n'est pas une improvisation, c'est une stratégie de communication [musique] construite pour qu'une seule phrase domine toute la couverture médiatique de sa campagne. Notre condition, c'est toujours aucune alliance avec la France insoumise. Est-ce que le Parti socialiste a pris très clairement, fermement un engagement à ce sujet ? Moi, je suis extrêmement clair. Si je gagne cette primaire, et bien il n'y aura plus jamais d'accord avec Mais le Parti socialiste ne vous a donné aucun aucun engagement pour l'instant. ne semble pas être d'accord au sein du Parti socialiste sur cette ligne.
Mais moi je vous le dis, [musique] la seule manière pour la gauche de revenir au pouvoir, c'est d'être absolument clair. La gauche française et bien elle ne se prosterne pas devant les dictateurs. Qu'il ne faut pas se prosterner devant les dictateurs. Mais lui, qu'est-ce qu'il a fait au Georgie déjà [musique] ? J'ai un trou de mémoire. Quelqu'un peut me rappeler ? Zéro programme comme le reste de la gauche. Il ne se rend même pas compte qu'en faisant ça, il dégoûte juste les électeurs de LFI à voter pour lui-même en cas de présence miracle au second tour. Gluxman est loin d'être de gauche comme on l'a répété à de nombreuses reprises. Petite pause.
Si vous voulez comprendre jusqu'où va cette rivalité, abonnez-vous maintenant, ça prend une seconde. On continue parce que la réplique de Mélenchon, elle ne s'est pas fait attendre et elle change complètement le ton de l'affrontement. Interrogé directement sur cette déclaration, dans l'émission personnage principale sur Radio Nova, Mélenchon choisi un ton presque joueur, presque paternaliste. "Il va essayer, c'est bien", répond-t-il, je l'encourage à essayer de le faire. Puis il ajoute, avec cette ironie qui est devenue sa marque de fabrique depuis des années, que cette formule stimule au moins le débat intellectuel dans le pays.
Une façon de désarmer l'attaque sans jamais paraître sur la défensive. Mais derrière l'ironie, le ton change rapidement et l'offensive devient frontale. Il reproche à Gluxman de se présenter comme l'homme de la nuance, de la mesure, du débat apaisé, tout en employant dans la même respiration un vocabulaire qui parle de plier l'adversaire. Pour Mélenchon, la contradiction est totale. Presque une faute politique et il la résume en une formule qui va circuler largement. La violence, c'est eux. Et la vérité c'est que la dernière fois qu'il y a eu une confrontation avec la France insoumise dans une élection nationale, nous les avons pliés et nous les plierons à nouveau.
Jean-Luc Mélenchant est devenu une sorte d'agent électoral de l'extrême Luxman veut plier Mélenchon. Est-ce que Raphaël Luxman, il va vous plier ou pas ? Bah il va essayer, c'est bien. Je l'encourage à essayer de le faire et surtout à répéter cette formule parce que elle stimule le débat intellectuel dans notre pays. [musique] Spoiler, c'est pas lui qui plie. Le gars, il vient de dire à l'instant que son but, c'est de me plier. Il pourrait me dire "De le battre, nous allons l'emporter car nos idées sont merveilleuses et les siennes détestables." Non, plié ce qu'il veut, c'est me plier. Alors, la violence c'est eux. La violence c'est eux. Il le dit lui-même, hein.
Et un autre commentateur, en relayant ce même échange, résume la scène d'une formule encore plus légère, presque moqueuse. Il suffirait, dit-il avec ironie, de plier le bulletin de vote avant de le glisser dans l'enveloppe. Une manière par l'humour [musique] de retourner complètement le mot employé par Gluxman de le vider de sa charge menaçante pour n'en garder que le sens le plus littéral, le plus inoffensif. [musique] C'est exactement le genre de retournement qui profite à Mélenchon transformer une attaque sérieuse en sujet de plaisanterie collective.
Raphaël Luxman qui dit "Moi, je plierai la France insoumise." La dernière fois qu'il y a eu une confrontation avec la France insoumise, nous les avons plié et nous les plierons à nouveau. Il a raison, il faut faire une chose très simple. Prenez le bulletin de vote Jean-Lucchon, vous le pliez avant de le mettre dans l'Un. C'est comme ça que vous l'entendez ? Bah oui, il faut plier le bulletin avant de le mettre dans l'enveloppe, sinon il rentre pas. [rires] Mélenchon, de son côté ne découvre évidemment pas cette bataille d'image. Cela fait des années qu'il l'amène et il semble même par moment s'en amuser ouvertement.
Face à la caméra, il énumère lui-même les étiquettes qu'on lui colle depuis des années comme s'il récitait une liste qu'il connaît par cœur, agent de la SIA, sarcosiste, macroniste, conseiller de dictateur georgien. Et il conclut avec un sourire presque provocateur qu'aucune ne le blesse vraiment, ajoutant qu'au moins personne ne doute de sa sincérité contrairement sous entend il à d'autres. Et du coup ça gauche à lui c'est quoi ? Non mais quand je le regarde comme ça, je me dis quel gâi ! Parce que tant de talent oratoire mis au service de la fracturation de la société française. J'ai pas la réponse à ma question sur sa gauche.
Bah c'est une gauche qui fracture, qui euh et brise qui fracture. Face à Zemour si c'était à refaire. Ben, je l'aurais interrompu Est-ce que vous trouvez là après avoir vu toutes les images de vous, est-ce que vous vous trouvez bon ? Alors, je vous sincèrement pas toujours. Agent de la CIA, sarcosiste, macroniste, conseiller de dictateur georgien pur produit marketing. Qu'est-ce que j'oublie ? En fait, il y a rien qui me blesse dans ces attaques. Agent de la CIA, c'est le plus louf. Vous voulez interdire TikTok ? Mais je veux bannir TikTok parce que je suis à chaque fois par contre, c'est sincère.
Alors, on peut ne pas être d'accord avec ce que je dis mais par contre, il y a pas de doute sur le fait que chaque chose que je dis, je la crois. J'ai trop envie quoi. C'est la chanson de Johnny quoi. Donner envie d'avoir envie. Si cette confrontation vous intéresse, likez la vidéo et abonnez-vous. Chaque clic aide de cette chaîne à faire connaître cette bataille. On n' pas fini parce que derrière les mots, il y a un calcul électoral beaucoup plus froid qu'il n'y paraît à première vue. Car cette rivalité ne se joue pas seulement sur les plateaux de télévision dans des pics qui font le tour des réseaux sociaux.
Elle se joue aussi et peut-être surtout dans les chiffres, dans la mécanique silencieuse des sondages et des reports de voie. Selon plusieurs analyses politiques, Mélenchon a objectivement besoin de Bluxman non pas comme allié bien sûr, mais comme concurrent utile pour diviser le bloc centriste et postmacroniste. Sa cible documentée depuis l'été, c'est d'abord Gabriel Atal puis Édouard Philippe dont il prévoit d'aller contester directement le fief électoral au Havre dès le mois de décembre. L'objectif est limpide, garder Philippe suffisamment haut dans les sondages pour espérer, lui, Mélenchon, atteindre le second tour face à lui plutôt que face à un adversaire plus rassembleur.
Raphaël Luxman vainqueur de la primaire socialiste. En voilà, une bonne nouvelle pour Jean-Luc Mélenchon. Je vous explique [musique] pourquoi. Avez-vous entendu les insoumis parler ces dernières semaines de Raphaël Luxman et des socialistes ? Non. Pourtant, celui qui vient d'être désigné candidat des socialistes à la présidentielle est une cible de choix pour Jean-Luc Mélenchon et les insoumis. Mais là, pas de tweet, peu de commentaires. On a quand même retenu une petite phrase prononcée ce samedi 10 octobre à Gergoville. J'attends que ça se passe. Tout ça est très flou quoi. On attend que ça se stabilise, que les gens disent des choses claires, qu'on comprennent ce qu'ils veulent.
Alors, pourquoi une telle clémence ? Oui, c'est un paradoxe. Les deux hommes [musique] ont beau être irréconciliables, Jean-Luc Mélenchon a besoin de Raphaël Luxman pour faire baisser dans les sondages son principal concurrent, uncertain Édouard Philippe. Car la stratégie du candidat social-démocrate est d'abord de consolider son socle au centre gauche, récupérer l'électorat qui a voté en 2017 et en 2022 Emmanuel Macron.
L'objectif est clair, empêcher que ces derniers ne se tournent dès le premier [musique] tour vers le candidat horizon contre Édouard Philippe, Jean-Luc Mélenchon qui ont donc répété la même stratégie mise en œuvre avec Gabriel Atal depuis cet été et encore ce dimanche à Clermontferant. L'inventeur à la base, c'est-à-dire monsieur Atal. Alors celui-là, je c'est pas pour dire, je n'ai rien contre lui. Je attaquer à Tal, c'est aussi le faire exister avec encore et toujours le même objectif. entretenir la division dans l'après Macron et maintenir Édouard Philippe à sa portée dans les sondages pour accéder au second tour.
L'insoumis a d'ailleurs prévu de livrer bataille sur les terres de l'ancien Premier ministre. Son prochain meeting en région aura lieu au Havre début décembre. Mais attention, cette stratégie comporte aussi sa part de risque car si Gluxman comme il espère arrive à convaincre un maximum d'électeur qu'il est capable d'empêcher un second tour [musique] Mélenchon Le Pen, alors c'est lui qui pourrait bénéficier du vote utile. Le même qui avait en 2017 et en [musique] 2022 favoriser le candidat insou. Mais cette stratégie comporte un risque symétrique et c'est peut-être le point le plus sous-estimé de toute cette rivalité.
Si Gluxman parvient à convaincre une partie de l'électorat qu'il peut lui aussi empêcher un second tour opposant Mélenchon à Marine Le Pen, alors c'est lui qui pourrait récupérer ce qu'on appelle le vote utile. Celui qui avait justement profité à Mélenchon en 2017 et en 2022. L'arme qui a fait sa force, autrement dit, pourrait un jour se retourner contre lui. Ce qui est fascinant dans la position de Jean-Luc Mélenchon, pour être honnête et directe, c'est que il assume jusqu'au bout ce lien avec ces gens violents. Et donc non seulement non seulement un député de la République, c'est une fuite en avant, c'est quoi notam ? Enfin, c'est une fuite en avant, c'est une continuité dans la dérive.
Mais un député de la République doit être exemplaire au service de la République. Il ne doit pas être lié à des organisations violentes. Il ne doit pas cautionner la violence. Vous savez, la République c'est l'autorité de la loi. De la loi, pas l'autorité des points. Parce que quand on commence à accepter l'autorité des points, et bien on finit par accepter ensuite l'autorité des lames, puis ensuite l'autorité des armes. Et là, la démocratie qui est notre trésor commun se retrouve complètement miné, ruiné, ébranlé. Et moi, j'ai connu des pays dans [raclement de gorge] lesquels l'état de droit avait disparu, dans lesquels le monopole de la violence n'appartenait plus à l'État.
C'est ça qui constitue une République. Ces accusations restent fermement contestées. Mélenchon et son mouvement rejettent tout lien avec la violence politique, exactement comme il rejettent les accusations d'antisémitisme qui ont ressurgie après un incident très commenté lors d'un meeting à Perpignan. incident que Mélenchon a lui-même qualifié d'erreurs de prononciation avant de présenter ses excuses. Il existe pourtant un autre mélangchon plus rarement montré, plus inattendu, celui qui raconte une rencontre fortuite avec Gluxman dans un train au retour d'une usine en fermeture.
Les deux hommes y discutent d'humanisme pendant des heures et Mélenchon raconte avoir découvert ce jour-là un adversaire sérieux et cultivé, intéressant, même si ajoute-til, pris dans les anciens moules de son éducation.
des formules comme la TikTokisation de moi je suis pas aussi méchant que j'en ai l'air Gluxman je l'ai je le connaissais pas je savais pas qui c'était j'ai appris ce qu'il faisait donc j'ai compris que c'était un adversaire et un adversaire sérieux et profond puisqu'il a servi un dictateur en geéorgie qui avait tout un ensemble de caractéristiqu hein mais bon par ailleurs bon nous sommes les hommes et les femmes de nos idées et puis on y est quand même des hommes et des femmes. Bon donc je rencontre ce type dans un train. On revenait d'une usine qui était en train de fermer Luxfer et nous l'a à bavarder dans le train. C'est un philosophe donc et intéressant.
Moi j'ai vu une discussion avec lui qui m'a passionné. On parlait de l'humanisme et tous les deux ont déploré le fait que maintenant tout le monde se dit humaniste et qu'on font humanisme et humanitaire. Enfin que c'est la cata. Euh bon l'idée humaniste est une idée absolument clivante, c'est pas un truc gentil, c'est un truc qui dit l'être humain est son propre auteur, donc euh sans cesse, il doit pousser à sa liberté. C'est ce qui vous explique pourquoi des gens comme moi a priorient par ma culture, il y a pas de l'âge et mon âge et tout.
Par exemple, je suis pour la liberté du genre, ce qui scandalise un paquet de mes de mes vieux potes, hein, qui me dit "Mais qu'est-ce qu'est-ce que tu vas faire là-dedans Bah pour moi, c'est l'humanisme sous sa forme la plus une des formes les plus achevées. C'està dire tu décides de quel genre tu es. C'est pas rien. Ça va contre la la ta complexion, ton corps, contre tout ça. Donc c'est un principe philosophique est hyper clivant. C'est pas un truc de gentil. Bon et quand j'entends Guxman parler comme ça, je rejoins je sais pas qui d'entre vous a parlé de réflexe de classe quelqu'un. Pas c'est toi ? Ouais, c'est vous.
Ouais ben je crois que c'est ça parce que c'est un philosophe, il est cultivé, il il est agréable dans le débat de pensée de penser, je dis pas la propagande à la noix là que qui nous sert là euh le dans et il est pris dans les anciens moules parce que l'éducation vient avec un moule. Il y a ce qui est bien, il y a ce qui est noble, il y a ce qui est la bonne littérature euh et la pas bonne littérature, donc la ttisation de la pensée.
Un instant presque intime, presque désarmant, qui contraste violemment avec la dureté des échanges publics qui ont suivi et qui rappelle malgré tout que cette rivalité, aussi frontale soit-elle aujourd'hui, n'a pas toujours été aussi hostile qu'elle ne le paraît maintenant. Alors, que reste-t-il de cette guerre de la gauche ? D'un côté, un homme qui construit toute sa campagne sur le refus d'une alliance sur une ligne rouge répétée inlassablement. De l'autre, un homme qui refuse avec autant de constance de se laisser définir par ses adversaires qui transforment chaque attaque en occasion de les désarmer par l'ironie.
Et entre les deux, des accusations qui ne sont pas de simples pics de campagne, mais des lignes de fracture qui pourraient bien décider en 2027 laquelle de ces deux gauches ira au bout et laquelle restera sur le bord de la route. Alors, qui porte vraiment la gauche en 2027 ? L'homme qui promet de la plier ou l'homme qui l'encourage avec un sourire à essayer ? Dites-le en commentaire et abonnez-vous pour ne rien manquer de la suite. Merci d'avoir regardé. M.
Jean-Luc Mélenchon