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DébatPublic Sénat (sur YouTube)· 19 janvier 2026 44 minContradictoireActualité / polémiqueBudget & impôtsÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Budget : la non-censure, à quel prix ?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le duo exécutif a hésité jusqu'au dernier moment avant de choisir cette voie du 49.3 ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le Premier ministre a-t-il renoncé à sa promesse faite aux socialistes début octobre ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Qu'ont obtenu les socialistes pour choisir finalement un accord de non censure ?

  • 12:00OuverteRéponse partielle

    Que vont faire les parlementaires de la droite et du centre ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce budget est une forme de renoncement pour Emmanuel Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 19:00Sébastien LecornuFait
    « Je prends sur moi ce texte de compromis puisque plus personne ne veut complètement l'endosser. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Bonsoir, bonsoir à toutes et à tous. Heureux de vous retrouver pour une nouvelle semaine de sens public, débat chronique, reportage et expertise de nos invités. C'est ce que l'on vous propose, vous le savez, tous les jours du lundi au jeudi à 18h [musique] et 22h sur Public Sénat.

Et voici le sommaire de ce 19 janvier. Sébastien Lecornu a tranché. Il va utiliser dès demain l'article 493 de la Constitution pour doter la France d'un budget en 2026.

La décision a été validée par Emmanuel Macron lors d'un conseil des ministres ce lundi après-midi. Quelles sont [musique] les prochaines étapes ? Pourquoi le Premier ministre a-t-il renoncé à sa promesse faite aux socialistes début octobre ?

Qu'a obtenu le PS pour choisir finalement un accord de non censure ? Et que vont faire les parlementaires de la droite et du centre ? On en débat dans une minute.

Et puis dans la seconde partie de ce sens public, direction la Chine qui fait profil bas face aux attaques de Donald Trump qui vise ses partenaires économiques. La Chine a des partenaires essentiellement commerciaux aussi stratégiques. Elle n'a pas vraiment d'amis ou d'aliés et elle n'affirme pas un soutien vraiment extrêmement fort en temps en cas d'attaque et on le constate très souvent dans les déclarations officielles de de la Chine.

On défend le principe de non ingérance et puis on va pas tellement plus loin. Donald Trump s'en prend au Venezuela et à l'Iran. Deux gros fournisseurs de pétrole de la Chine.

Le pays est-il pour autant affaibli ? La hausse des droits de douane pourrait-elle finalement lui bénéficier le mépris de l'ONU et du droit international affiché par le président US pourrait-il inciter Pékin à attaquer Taïwan ? On répond à toutes ces questions.

Ce sera dans 3 qu4 d'heure et vous pouvez comme tous les jours participer à l'émission en flashant ce QR code. Par exemple sur ce nouvel épisode du feuilleton budget 2026 le retour du 493. Mais est-ce vraiment l'épilogue ?

Jérôme Rabier. Après des semaines de tergiversation et la certitude qu'un budget de compromis ne serait jamais voté à l'assemblée, Sébastien Lecnu a fini par trancher. Le Premier ministre utilisera bien l'article 49 aligné à 3 de la Constitution pour faire adopter le budget 2026 sans vote. nous avons décidé, je dois le dire à titre personnel avec une certaine forme de regret et d'un peu d'amertume, mais d'engager la responsabilité du gouvernement, ce que je ferai demain sur la partie recette du projet de loi de finance.

Il avait pourtant promis en octobre de ne pas utiliser cette arme à la demande des socialistes pour laisser toutes ses chances au débat parlementaire. Mais désormais même le PS se satisfait du compromis trouvé avec le gouvernement. Le budget corrigé, modifié, amendé et je peux le dire pour les socialistes amélioré puisque beaucoup de nos demandes de nos revendications visant à protéger les Français les plus modestes ont été intégrés.

Nous voyons là quand même qu'il y a un effort demander aux situations les plus aisées, les plus faciles et notamment ces grandes entreprises, je crois, sont totalement capable de supporter cet effort. Pour être adopté, ce budget doit désormais passer l'obstacle des motions de censure que le RN et LFI ont déjà promis de déposer à l'Assemblée, mais sans le vote du PS et avec une droite qui veut tourner la page des débats budgétaires, elles ont peu de chance d'être adoptées. Et on se projette dans les prochaines heures, les prochains jours.

La noncensure à quel prix ? C'est le thème de notre débat avec Hurore Malval, grand reporteur à Marianne. Bonsoir.

Bonsoir. Bienvenue euh sur ce plateau. Tho Mulier, bonsoir.

Vous êtes constitutionnaliste, maître de conférence en droit public à l'université euh Paris- Nanta. Brisocol, bonsoir. Bienvenue à vous aussi, politologue essayiste co-auteur avec Frédéric Dabre L'écharpes et les tempêtes aux éditions de l'aube et Anne Charlin Bezina.

Bonsoir Char comme tous les lundis constitutionnalistes éditorialiste pour sens public Aurore Malval un petit une question coulisse pour pour commencer est-ce que le duo exécutif a hésité jusqu'au dernier moment avant de choisir cette voie du 493 puisqueon y a consacré l'un de nos débats jeudi, il y avait la question de des ordonnances qui est une voix beaucoup plus brutale on va dire. Bah effectivement il y a eu des échos qui je pense ont d'ailleurs été un petit peu soigneusement distylé à la presse à dessin par l'entourage d'Emmanuel Macron. euh qui consistait à dire que le président était agacé, qu'il en avait marre, qu'il poussait Sébastien Lecornu à trouver une solution, que que même le fait que Sébastien Lecnu continue à persister dans dans ce dans ces débats parlementaires qui s'enlis avait le don de de d'énerver prodigieusement le président euh et et que le président poussait pour les ordonnances.

Je pense en tout cas mon analyse c'est justement qu'on a qu' on a essayé avec cela de rendre finalement le 493 plus acceptable de recentrer finalement le 493 qui apparaissait au début à la rentrée de septembre he comme le l'illustration vraiment de la brutalisation du parlement qui avait été utilisée d'ailleurs pendant tous les mandats enfin tout le premier et surtout le deuxème mandat d'Emmanuel Macron par Ellisabeth Borne à répétition alors qu'il y avait une majorité en tout cas qui était qui était beaucoup plus beaucoup plus clair et beaucoup plus solide que celle qu'il est actuellement. Et donc le 493 paraissait inacceptable. Le fait de pousser comme ça dans la dernière ligne droite pour les ordonnances et bien finalement on dit bah oui le 493 c'est moins façon c'était une façon de préparer l'opinion au retour du 49.

C'est finalement une façon de dire aussi le parlement est pas totalement hor jeu. Ouais d'accord. avec cette déclaration, on va écouter évidemment les déclarations du du premier ministre tout au long de de ce débat qui qui a qui a déclarer il y a quelques minutes tout le monde en arrive à la conclusion qu'on va dans une impasse.

Thbo Mulier, on moi la ma première réflexion ça a été de me dire bon finalement le 493 il aurait pu Sébastien le Cornu l'utiliser au mois de décembre. C'est je suis entièrement d'accord avec vous êtes d'accord avec ça pour une fois que je dis pas une bêtise de la chance. C'est c'est assez remarquable.

Alors, c'est sans doute, il a parlé de semi succès et semiéchec, mais c'est sans doute l'une des illustrations de ce semi-échec, c'est que il y a un gros mois, il le gouvernement avait deux outils constitutionnels à sa disposition pour essayer d'avancer. l'ordonnance budgétaire, bon, elle est de plus en plus écartée et le recours au 49 aliné à 3. Et finalement, on a utilisé un procédé dont la légalité me paraît très douteuse, mais je suis pas le seul, la loi spéciale en donnant une chance au débat, peut-être au compromis.

Mais ça aboutit à quelque chose qui est tout à fait remarquable puisque finalement le 49 alinéa 3 est pensé pour un usage assez rare à destination des textes importants. C'est le cas pour un budget, mais pour discipliner une majorité. Euh est-ce que là on peut parler d'une discipline de la majorité ?

J'en doute, je pense que c'est un mot qui a disparu du vocal c'était les usages ont évolué pour contourner les oppositions, l'obstruction et pour l'autodéfense. C'était la thèse de Denis Barangier avec Ellisabeth Born. est là une on a une sorte de 49 alinés à 3 de compromis ou de bienveillance réciproque du group minoritaire mais pivot quand même le les socialistes ou et on reviendra évidemment sur le le gain politique ou pas d'ailleurs he on pourra en débattre pour le le parti socialiste.

Souvenons-nous c'était il y a pas si longtemps 3 octobre dernier Sébastien Lecnu renonçait à ce fameux article 493. J'ai décidé de renoncer à l'article 49 à l'INA3 de la Constitution puisque cet article au fond permet au gouvernement d'interrompre les débats, d'engager la responsabilité du gouvernement et au gouvernement d'écrire la copie. Et on le sait très bien, je défends la 5e République et sa constitution.

C'est un outil utile mais c'est un outil qui a plutôt imaginé par Michel Debré pour contraindre sa propre majorité. Or, dans un parlement qui fonctionne, dans un parlement en plus qui a été renouvelé il y a plus d'un an, qui ressemble au français avec ses divisions, euh on ne peut pas passer en force et on ne peut pas contraindre son opposition. Et donc 3 mois plus tard, il y revient à ce fameux article 493 euh Brisocol.

Est-ce que c'est une illustration alors positif ou en négatif, je ne sais pas, de la méthode le corps nu. Moi je trouve que la méthode est intéressante. Vous vous souvenez de Michel Barnier Michel Barnier est arrivé avec plutôt un bon état d'esprit et peut-être avec un logiciel penser justement voilà 5e République 1958 le fait majoritaire et puis il a fait un gouvernement quand même très à droite et puis il a cherché à négocier vous vous souvenez avec le le Rassemblement national qu'il a fait un peu monter à l'échelle des perroquets pour finalement le sanctionner.

On a eu François Beou alors qui a passé sa vie quand même à à parler de voilà de je suis on discute avec la droite avec la gauche, je suis un homme de compromis. Il il a cherché au début lorsqu'il est arrivé avec le conclave à trouver un accord un accord de non censure avec le Parti socialiste. Il y est arrivé et puis puis ça s'est mal passé et puis François Beou à la surprise générale a un peu jeté l'éponge.

Il s'est fait un peu et puis Sébastien le cornu est arrivé donc ça l'obligeait à inventer autre chose avec une nouvelle méthode. Il fallait il fallait vraiment qu'il qu'il essaie de de de penser sa relation gouvernement. Je parle devant des constitutionnalistes parlement euh gouvernement de manière un peu différente.

Il a décidé de renoncer au 493. Il a dit "Je suis d'ailleurs le premier ministre le plus faible de la de la 5e République. Euh il a dit une traversion de crise parlementaire.

Je redonne le pouvoir voilà je donne le pouvoir au parlement qui peut s'en saisir. Il est arrivé à un compromis sur le projet de loi PLFSS de la sécurité sociale tout juste mais il y est arrivé. Et puis là, on voyait bien que la situation était complexe.

C'est l'impasse dont il parle. C'est l'impasse dont il parle. Il était donc fallait que ça mature.

C'est ça ce que je veux dire. Pos la question pourquoi pas descendre. Fallait fallait que l'idée mature dans l'opinion et au sein des partis politiques.

Absolument. Dans l'opinion, au sein des partis politiques. Et je pense que la négociation avec le Parti socialiste au mois de décembre n'était pas aboutie.

Voilà, je pense qu'elle a abouti tout récemment hier ou avant-hier. Euh juste avant, on entend l'argument, mais on se demande quand même pourquoi pourquoi c'était pas possible. en décembre, je reste un peu sur mon idée de départ, mais je pense que chacun est tenté encore de d'essayer de négocier voilà quelque quelque chose supplémentaire.

On va parler alors il y a plein de chapitres he évidemment ça promet d'être passionnant. Il y a le gain éventuel encore une fois politique pour le PS, il y a les prochaines étapes, vous nous raconterz ça en détail dans un instant parce que il y a plusieurs 493 en fait qui se profilent à l'horizon. Mais vous vouliez déjà dire un mot à Anne Charlè alors peut-être de un mot de coulisse mais cette fois-ci de coulisse de la Constitution en 58.

On a dans les débats un parlementaire qui dit "Mais que se passera-t-il si l'Assemblée nationale rejette le budget ? On n'est pas vraiment dans une hypothèse d'ordonnance et on n'est pas vraiment dans une hypothèse de loi spéciale." Et là, on lui répond et bien le gouvernement aura tout lieu d'engager sa responsabilité.

Donc au fond, on est peut-être dans l'ADN de ce qui avait été prévu puisque c'est une manière pour lui de récupérer la noblesse, de se dire bah de toute façon, je joue aussi ma tête puisque c'est quand même la réalité de l'article 49 aligné 3. Et le deuxième point, c'est vous dire à quel point moi je suis heureuse ce soir parce que au moins nous n'avons pas enterré cet outil. On n'est pas rentré dans la constitution gréville.

Il pourra à nouveau être utilisé dans d'autres configurations et il me semble que le 493 de janvier est pas tout à fait le 493 de décembre parce que précisément si vous l'annoncez trop tôt plus personne ne vient discuter alors que là au moins il y a un peu ce sentiment que chacun a pu participer au pot commun. Et puis euh il y a aussi cette idée de se dire que c'est un peu une forme de 493 provoquée par l'Assemblée nationale puisque les groupes ont dit on ne censurera pas et bien le premier ministre peut dire quelque part on me supplie j'actionne donc effectivement fallait fallait surtout pas être trop tôt à l'origine de de l'utilisation du 493. Alors le Paris le Parti socialiste évidemment liste les avancées obtenues.

Ce matin, c'était chez nos confrères d' RTL, le préant du groupe socialiste à l'Assemblée, Boris Vallot, parle clairement de non censure. Écoutez, compte tenu d'un certain nombre d'avancées mais sur lequel j'aimerais qu'on puisse être précis pour dire de quoi il s'agit. On va y venir mais nous allons dans le bon sens et nous pouvons envisager en effet une une noncensure.

Mais de de quoi parlons ? Ça veut dire pardon, ça veut dire que vous libérez le premier ministre de la demande solennelle que vous lui avez faite de ne pas utiliser de 493. Ce qui serait hypocrite, c'est de ne pas considérer que entre la copie initiale et ce que nous avons obtenu aujourd'hui pour les Françaises et les Français, nous n'avons pas fait œuvre utile.

Alors qu'ont gagné les socialistes Malval ? Ouais. Alors, il cette fameuse liste de courses, hein.

Euh vous avez euh effectivement liste le le repas à 1 € pour les étudiants. Euh, il y a euh aussi euh des aides sur le logement, des aides sur le logement, le le maintien et même la hausse de la prime d'activité. Ça, je pense que c'est un un item assez important.

D'ailleurs, Sébastien Lecornu est revenu dessus en disant c'était une erreur de de d'avoir envisagé de la baisser. Je pense que ce que ce qu'on gagnait en tout cas le le PS pour eux c'est cette stabilité. C'est aussi ce qu'il vendent à au moins une partie de leurs électeurs parce que quand on se replonge dans le film, quand on revoit ce qui se passait en septembre, vous aviez le PS sur tous les plateaux qui disait "Écoutez, il ne faut nous pour qu'il n'y ait pas de motion de censure, il faut qu'il y ait pas de 493, il faut qu'il a Tax Zukman.

Tag Zukman qui est devenu Tag Zukman Light qui est devenu euh un geste sur la fiscalité pour les plus riches. Aujourd'hui, on a rien de tout ça, en tout cas rien dans les proportion qui était souhaité par le PS et pourtant le PS ne censure pas. Donc ce qu'ils ont gagné c'est en tout cas cette position là de pivot et de garant finalement de la stabilité, que ce ne soit pas enfin qui qu'il n'y ait pas ce désordre généralisé et que finalement on arrive à avoir un budget. pour les ça plutôt vers le centre gauche le PS et ça l'a définitivement détaché justement de la France insoumise.

Mais alors Bristocol, on peut aussi se placer alors là du point de vue de peut-être du chef de l'État à quel point ce budget là s'il est voté avec les les avancées obtenues par le PS est une forme de renoncement ou je sais pas de coup d'œuvre à avaler pour pour Macron ? C'est un nouveau renoncement. C'estàd que la politique de l'offre d'Emmanuel Macron, elle apprend elle en prend un coup.

Il y a eu la la réforme de retraite qui était la réforme structurelle du quinquena ou des quinquena, je sais pas comment on peut dire, d'Emmanuel Macron qui a qui a été supprimé. Ça a été l'acte 1 de l'accord avec le Parti socialiste. L'acte 2 aujourd'hui en gros, c'est de faire payer les dépenses, allez, on va dire sociales par les entreprises.

C'est à peu près 8 milliards 8 milliards d'euros que les entreprises, alors on dit pas toutes les entreprises, les 300 plus importantes entreprises du pays. Mais ces 300 plus grandes entreprises du pays, elles font vivre d'autres entreprises sur nos territoires. Donc ça pourrait éventuellement aussi avoir des conséquences mais c'est le prêt à payer de la stabilité comme vous le disiez justement.

Après, il y a il y a le sujet du budget de la stabilité. politique et puis il a le sujet de l'électorat du Parti socialiste. On est à un mois et demi des élections municipales, on est à quelques mois des élections présidentielles.

Pour l'électeur socialiste, pour l'électeur de gauche, pas socialiste, pour l'électeur de gauche, est-ce que c'est Mélenchon qui représente le nouveau récit de la gauche ou est-ce que c'est la gauche social-démocrate qui représente une partie du récit de la gauche ? Donc ça va être intéressant de voir la manière dont vont se dérouler à la fois les élections municipales à gauche et ses conséquences de ce vote là, de ce compromis là, de cette négociation. On y reviendra plus tard parce que c'est peut-être la première fois que que une actualité comme celle-là a a une a un impact, on pourrait parler de l'actualité internationale qui va nous occuper dans dans la seconde partie de cette émission a potentiellement un impact sur les sur les municipales. quand même un un petit groupe, je je c'est pas péjoratif ce que je dis, mais en nombre de députés le le PS aujourd'hui à l'Assemblée, c'est alors effectivement, je suis d'accord avec vous, quand on prend le point de départ, il y avait 493 tax Zukman.

On en est on en est loin aujourd'hui mais il y a quand même une forme de victoire politique pour vous Thbao Mulier ou pas forcément avec aussi peu de députés peser autant sur le sur le choix d'un les choix d'un budget. Alors moi je déjà de manière générale, c'est quand même une défaite pour le droit de la Constitution puisque on est au mois de janvier, on aura un budget si tout se passe bien au mois de février et donc on a manqué aux principes d'annualité et aux outils constitutionnels à disposition au mois de décembre. Mais quand même, ils sont ils sont 62, ils sont ils sont pivots.

Donc là, on peut voir soit à moitié plein le vert, le vert à moitié plein ou à moitié vide. Bah c'est ce que dit le premier ministre semi-cès ou semiècement. Il bah c'est d'une sorte de en même temps finalement.

Euh ou il est pivot parce qu'il a quand même réussi à faire avancer un certain nombre de dispositions. Il y a aussi un élément communicationnel hein. Le repas 1 € c'est quand même quelque chose qui est financé par le programme vie étudiante 231 de la mission recherche enseignement et en fait au global c'est un programme qui baisse en crédit.

Donc il faut relativiser mais il y a il y a il y a clairement un pivot. C'est c'est c'est ce groupe là qui en se détachant du bloc NFP pour avec lequel il a été élu et bien et bien réussi et bien à faire avancer un certain nombre de pions. Mais le verre à moitié vide, c'est que quand même je maintiens mon interprétation, j'ai on a entendu beaucoup hein le discours selon lequel le renoncement au mois d'octobre au 49 anin à 3 était une erreur.

Moi je pense pas que c'était une erreur. Je pense que tout simplement c'était pas un problème de légalité mais de légitimité. Il n'était pas en position politique, d'ailleurs je suis le premier ministre le plus faible pour y recourir.

Et euh paradoxalement celui qui a euh euh capitalisé sur je ne veux pas de 49 aliné à 3 et qui avait réussi le Parti socialiste, enfin le groupe socialiste, et bien est celui qui va finalement contribuer à davantage légitimer le gouvernement et notamment le premier ministre le cornu en acceptant finalement le recours au 49 aliné à 3. Alors, c'est pas un gouvernement qui va d'un coup devenir très légitime, mais sur un texte aussi politique, on va finalement avoir un gouvernement qui va réussir à survivre sur le budget alors que 3 mois auparavant, on voulait le censurer. Alors, allez-y, juste un petit mot pour rebondir.

Ce qui est intéressant, c'est qu'en utilisant le 493, on va avoir un budget plus dépensier avec le même premier ministre. Alors que si on à 5 %, si on avait utilisé les ordonnances, on aurait eu le budget initial à 46. dire qu'on aurait un budget plus économe mais on aurait certainement changé de premier ministre.

C'est un choix cornélien. C'était le thème de c'est le titre de l'autre débat. Je dis Emmanuel Macron va-t-il sacrifier Sébastien Lecnu ?

Alors Sébastien Lecnu, il est toujours en place, il est toujours à Matignon et puis donc après ce conseil des ministres qui actait l'utilisation des demains de l'article 493 de la Constitution, conférence de presse avec la la porte-parole du gouvernement, il a notamment dit qu'il fallait arrêter de se donner en spectacle. Dans 15 jours qu'on saura si tout cela euh est un échec complet ou pas. parce qu'au fond quand même la première mission du gouvernement de la République, c'est de donner un budget à la nation.

Je je prends sur moi ce texte de compromis puisque plus personne ne veut complètement l'endosser. Je le donne au Parlement et j'age la responsabilité du gouvernement pour se faire parce qu'une fois de plus, on est la France et donc je pense qu'on va arrêter de se donner en spectacle devant le monde entier pendant de nombreuses semaines et nous permettre de donner un budget à la nation. Pour un Charlen, le spectacle, il va encore continuer un petit peu parce qu'on dit le on devrait dire les 493.

Et oui, on devrait dire les 493 parce que en effet, bon déjà, on va faire un petit rappel de où on en est de la procédure budgétaire parce que tout le monde a un peu oublié. rejet par l'Assemblée nationale, adoption d'un autre texte par le Sénat, donc impossibilité de conciliation aux commissions mixtes parires, puis nouvelle lecture par l'Assemblée nationale et le Sénat avant d'en arriver au dernier mots de l'Assemblée nationale. Alors à l'instanté, on en est justement dans cette deuxème lecture de l'Assemblée nationale, mais vendredi, le Premier ministre signe la fin de partie.

Donc ce qu'on comprend des déclarations de ce soir, c'est que dès demain, Sébastien Lecornu proposera une alternative à l'Assemblée nationale. C'est-à-dire soit vous adoptez mon texte nouvelle version un new generation, soit euh vous tranchez la tête de mon euh gouvernement. Alors attention parce que il y aura deux articles 49 alinés à 3 à l'Assemblée nationale dans les semaines qui viennent.

Un sur le volet recette et un autre sur le volet dépenses confèt évidemment l'exemple de Ellisabeth Born en 2022. Donc deux chances déjà de perdre parce qu' Allez-y, allez-y compris. Non, de perdre le deal.

Là, c'était à l'Assemblée nationale, c'était tout à fait fini de perdre la tête. Mais qu'est-ce qui se passe demain ? Donc, il y a un délai après le dépôt de Alors, oui, ce fameux délai de réflexion 135e République qu'on avait pas auparavant qui un délai de 48 he de réflexion.

Donc, il faudra de fois 48 he donc ça nous amène, on va dire grosso modo à la fin de semaine prochaine à l'Assemblée. D'accord. Donc pour les 2493, qu'est-ce qui se passe ensuite ?

Et bien ce qui se passe ensuite c'est qu'une fois sauvé à l'Assemblée nationale, le Premier ministre devra encore ramener son texte au Sénat qui pourra évidemment le changer alors certes marginalement mais voilà faire durer même un petit peu le délai. Retour après la discussion au Sénat à l'Assemblée nationale pour son dernier mot. Cette fois-ci, je vous rassure, il n'y a qu'un seul 493, mais ça en fait quand même un 3è avec quand même une autre version du texte aussi puisque si la version du Sénat déplaît au gouvernement, il pourra encore donner le sentiment de piocher un peu dans la version sénatoriale.

Bref, on aura totalement terminé. Sauf que il y a un dernier acteur qui va rentrer en jeu qui est le Conseil constitutionnel. Alors pour la blague sûrement immanquablement saisi par des députés LR RN LFI qui le critiquent à longueur de journée mais qui devra sûrement retirer des choses ou sûrement tabler aussi sur le caractère très exceptionnel de la situation pour fermer les yeux sur un peu de manipulation de la Constitution.

Qu'est-ce que vous en retenez ? Ce que j'en retiens, c'est que l'impression de tripatouillage budgétaire va prédominer dans l'opinion, ce qui ne fera que renforcer la défiance envers la classe politique, mais aussi que tous les acteurs politiques seront affaiblis. Vous savez, les Américains parlent de l'accord winwin.

Là, c'est un accord louselo hein en fait en quelque sorte puisque la première chose qu'on aura bon un conseil constitutionnel qui donne l'impression de réécrire la loi après le parlement ça c'est assez classique le gouvernement qui va être très affaibli puisque rappelons que 3 49 aligné à 3 ça donne autant de temps groupe par groupe minute par minute hein aux oppositions d'égrainer toutes les erreurs du gouvernement et puis le parlement incapable de se mettre d'accord autrement que sur un accord négatif avec en plus l'occasion de tester la solidité quand même de l'accord de non censure par trois fois sur deux versions en 3 semaines. Donc ça sera carrément une épreuve du feu. Je rappelle cette on va dire cette mythologie avec Promété qui était condamné à mourir chaque jour et à ressusciter chaque nuit.

Et bien le parallèle avec Sébastien Lecnu, je vous laisse le faire. On va le surnommer Prometé pour les prochaines pour les prochaines semaines avec évidemment on le comprend bien une part de d'incertitude. On va ressortir les calcul immobilier. il prend quand même le risque politique d'être censuré.

On le comprend faut bien faut bien l'expliquer même si le Parti socialiste dit aujourd'hui euh accord de non censure euh les promesses n'engagent que ceux qui croient et donc par voix de conséquence avec au moins 349 alignées à 3, oui, vous prenez le risque. D'autant plus que euh la partielle sera la semaine prochaine. 2è tour 2è tour donc ce sera peut-être enfin ce sera peut-être dans son intérêt de le déclencher enfin de de déclencher le 2è 49 aliné à 3 après ce délai comme ça il faudra récup enfin ça voudra dire que l'adoption à la majorité absolue de la possible motion de censure déposée qui ne fait aucun doute et bien sera à 289 mais là pour le premier ce sera 288 et donc une élection partielle qui a lieu qui a lieu une élection partielle qui et donc il va falloir compter les voies. la le le recours à la motion de censure est est très 5e République, c'est-à-dire que son adoption est assez difficile puisque c'est uniquement les votes en faveur de la motion de censure qui seront retenu et donc il faudra atteindre d'abord 288 ensuite 289 euh vote positif sur cela et les socialistes pourront dire dans leur communication nous nous abstenons ou nous ne censurons pas dans le calcul c'est ça peut être compris et ça peut être aussi vendu par celles et ceux qui sont de leur intergroupe commun et bien ça peut être vendu comme ils sont plutôt d'accord avec le budget puisque ils n'ont pas censuré voter positivement la motion de censure ou les motions de censure qui soit et euh Aurore Malval, on va on va compter les députés qui sont présents en fait c'est ça va se jouer par il y a l'abstention, il y a la non présence notamment dans le bloc dans dans le feu bloc central parce que je je pense pas qu'on puisse encore l'appeler bloc central c'està dire du côté des centristes du côté des de ce qui reste de macroniste.

On va voir s'ils sont effectivement derrière ce budget eux aussi. Oui. Alors ça ça ne fait ça ne fait pas plaisir à grand monde quand même ce budget, même si effectivement le Parti socialiste doit brandir une victoire quand même pour justifier euh du fait qu'ils ne vont pas censurer.

Mais c'est vrai que dans le bloc central et même chez les LR euh bon les LR ont dit nous allons réfléchir et réserver notre réponse. J'ai pas senti quand même ces derniers jours les républicains particulièrement virulents non plus contre ce budget. Je pense que quand même ça il peut y avoir quelques voies aussi he ça peut ne pas être unanime.

Tout à fait. les les d'ailleurs le groupe LR a une tradition en tout cas d'être un petit peu des députés entrepreneurs de de leur propre circonscription de défenseur de leurs intérêt et du coup de de jouer en or dispersé. On va voir effectivement la solidité du bloc central mais enfin on n pas elle s'est quand même beaucoup beaucoup abîmée ces derniers mois.

Et ce qui va être intéressant aussi de voir dans ce vote, c'est le comportement des autres groupes du NFP parce que finalement si le Parti socialiste était aussi remonté, je dirais en octobre, c'est qu'il était peut-être pas dans la même posture vis-à-vis de ses alliés notamment écologistes dans la perspective des élections municipales. On était justement un petit peu dans le moment de composition des listes, de savoir comment tout cela allait se jouer. Aujourd'hui, les écologistes ont quand même eu des très mauvais sondages dans la plupart des villes justement où ils sont en tête.

Peut-être que le rapport de force aussi que le PS se sent un petit peu plus conforté, la dissolution apparaît quand même beaucoup plus lointaine, même si euh on joue un petit peu à faire peur aux députés avec cette cette cet argument, mais on a quand même un petit peu de mal à imaginer une dissolution en même temps que les élections municipales. Donc ça ça a peut-être aussi renforcé les véléités du PS de faire cavalier seul sur cette sur cette non censure. Ouais.

Alors vous parliez de la de la droite et du centre. On va on va lire ce que Bruno Rotaillot a dit réaction sur le réseau social X. Le budget proposé par le gouvernement reprend tous les ingrédients socialistes qui ont conduit au déclin de la France.

Plus de dépenses, plus d'impôts qui pèsent et découragent ceux qui produisent. Le résultat est connu de la dette en plus, des emplois en moins. Ce budget enterine le fait qu'il faudra attendre l'élection présidentielle pour mener les réformes dont le pays a besoin.

Bris Sol, quand quand je lis la dernière phrase, est-ce que ça veut dire que finalement bon en même temps le problème de Bruno Rota c'est qu'il tient peut-être pas forcément les députés les députés LR [rires] dont le chef s'appelle Laurent Voquier. Mais bref, est-ce que ça veut dire qu'ils vont attendre la présidentielle pour pour peser vraiment sur Je pense que tout le monde est en train d'attendre un petit peu la présidentielle. C'est un peu la réalité et d'ailleurs sur ce vote là, le premier ministre l'a dit, vient de le dire, personne ne veut l'endosser ce budget.

Personne ne veut l'endosser. Est- que est-ce que pour autant veut faire tomber le corn ? Non, je pense que les parlementaires, je reste au niveau des parlementaires, il peut y avoir quelques dissidences, mais je pense que personne ne veut endosser ce budget.

En même temps, personne ne veut une dissolution dans ce grand bloc central qui peut aller aujourd'hui aller des socialistes socio-démocrates au républicains. Donc euh finalement 493, ça arrange tout le monde parce que c'est le premier ministre qui prend ses responsabilités et ce ne sont pas les parlementaires. Donc finalement c'est peut-être c'est cela peut-être la voie institutionnelle de compromis.

Exactement. Ouais. Donc sans surprise hein, la France insoumise, le Rassemblement national ont annoncé leur intention de déposer chacun de leur côté une motion de censure contre Sébastien Lecnu en réponse à l'utilisation du 493 pour faire passer le budget de l'État sans vote mardi.

Est-ce que ça veut dire euh Thomier qu'on vote à chaque pour chaque motion de censure ? Oui. Oui, c'est ça hein.

Donc à chaque fois on on compte ceux qui sont là, ceux qui s'abstiennent, si le si l'accord de non censure tient ou pas. Sauf si la première motion de censure était discutée et adoptée. Alors là, il pas besoin de discuter la suite.

Mais oui. Vous y croyez à ce à ce cas de figure ? Euh non non non. au regarde de la communication, elle est quand même bien rodée.

D'ailleurs, elle est assez semblable entre le gouvernement et le et le Parti socialiste. Et le le discours du sabotage. Alors, pour un ancien ministre des armées, je je j'étais étonné du terme, mais venant de lui, ça m'étonne un peu moins.

Et les socialistes, par la voix de Jérôme Gage, on parlait de "On est finalement contra un, on avait réussi à éviter le 49 aliné à 3 pour le projet de loi de financement de la sécurité sociale et là, on y est contraint". et ça rejoint ce qui a été dit, personne ne veut l'endosser. Et donc finalement le 49 aliné à 3, c'est euh c'est la solution qui nous permet d'avancer tout en permettant de dire finalement on n'en voulait pas.

Même le gouver le gouvernement il engage sa responsabilité le premier ministre et celle de son gouvernement. Mais on y va comme c'est la faute des autres. Mais mais ça se joue à combien de à combien de voix en Maleval ?

Est-ce que est-ce que les les 60 et quel 61 députés socialistes vont forcément tous suivre comme un seul homme ? Boris Vallot, Olivier Fort ? Je pense je pense que oui.

Je pense que les dissensions qu'il a pu avoir au début lors justement de de la du vote pardon de la première motion de censure il me semble et où il y a certains socialistes qui avaient voté justement le le groupe avenir socialiste qui sont un peu plus à à gauche en tout cas de ce de de du groupe parlementaire enfin plutôt l'aile gauche pardon euh il avait montré un petit peu des des véléités de d'affirmer en tout cas leur positionnement et de refuser ce ce compromis un petit peu au rabé. Je pense que l'adoption déjà le vote quand même du PLFS a marqué le début de quelque chose. Pour le Parti socialiste, c'est quand même très difficile de claquer la porte de ces négociations et vous l'avez dit, on voit bien que ça a été vraiment réfléchi, pensé ensemble avec le gouvernement.

C'est no nos nos confrères de la tribune dimanche qui notaient ce weekend d'ailleurs que dans son premier tweet, Olivier Fort annonçait les mesures enfin d'économie de de de recettes qui allaient permettre de financer les gains. Il a ensuite euh justement modifié son tweet parce que Sébastien Lecnu n'avait pas parlé dans son discours de la façon dont on dont on financerait les mesures annoncées. Donc on voit bien qu'il y a quelque chose qui a été fait en concertation.

Je pense que le groupe, je peux me tromper, mais je pense que le groupe socialiste euh aura une une certaine cohérence et qu'il y aura pas euh des députés qui voterait la censure du gouvernement. C'est quand même plus que de ne pas être là euh pour le pour le vote. Certains pour tout toute façon quand pour une motion de censure, on ne compte que euh les votes en faveur de la motion de censure.

Ça engage beaucoup moins que de voter un budget justement ou un vote de confiance. Mais est-ce que Oui, Anne Charlen, allez-y. Moi, il y a quelqu'un dont j'attends la prise de parole.

Alors, on l'a dit hein, de toute façon, ça nous mène pas avant le 15 février, mais c'est le président de la République parce que est-ce qu'il va vraiment pouvoir utiliser l'hypothèse qui était lacienne, c'est-à-dire le dépassement en même temps, on arrive à avoir le Parti socialiste et les LR dans une forme de grande coalition négative. Ça peut se tenter même si au fond finalement c'est un grand échec puisque la seule coalition qui existe, c'est sur le fait de ne rien voter puisque justement on le dit le 49 alinéa 3, c'est cette idée de dire on n'a pas adopté le texte. Et puis il y a autre chose qui me paraît un petit peu gênant, c'est cette idée finalement que la fiscalité est totalement en faveur de la gauche.

Alors vous l'avez dit, concession sur Zucman, Zukman Light, mais la fiscalité est quand même une fiscalité sur les entreprises, ce que le Sénat et le groupe LR avaient absolument souhaité ne pas voir dans ce budget. Donc on le voit bien, les concissions sont plutôt faites dans une lecture sociale en tout cas de cette fiscalité, ce qui va complètement contredire sa politique de l'offre. Donc Emmanuel Macron est en train de voir son bilan des cous de voir son vœux de dépassement à peine abouti.

Donc il me semble que l'échec pourrait tout à fait lui remonter à la figure aussi. Alors vous parliez de la politique de l'offre effectivement hein dans il faut il faut financer les mesures dont on parlait tout à l'heure. La ministre du budget a confirmé c'était ce matin chez nos confrères de RMC BFM TV que la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, elle sera maintenue en 2026.

On écoute à Médine Monchala. C'est dit deux choses et on l'a dit à tous les acteurs politiques. Puisque tout le monde semble n'être d'accord sur rien, nous gouvernement, on vous propose la chose suivante 1.

Nous allons préférer la stabilité au saut dans l'inconnu. Donc on va garder ce qu'on connaît. La fiscalité des ménages, on ne change rien.

La fiscalité des TPE PME, on ne change rien. La fiscalité des grandes entreprises en 2026, elles payeront. Et j'en suis désolé parce que je ne souhaitais pas ça, mais c'est le choix de stabilité.

Elles payeront en 2026 comme en 2025, sauf pour les entreprises de taille intermédiaire industrielle. Steve Jourdin, bonsoir. Les grandes entreprises font donc la grimace.

Oui, la grimace parce que ce sont elles Thomas qui vont payer. L'année dernière, le gouvernement jurait he que la contribution exceptionnelle sur les bénéfices ne serait que temporaire. Résultat, elle ne l'est plus du tout temporaire cette contribution.

Sébastien Lecornu a annoncé hier la reconduction du dispositif en 2026. C'est un c'est un impôt qui rapporte gros he 8 milliards d'euros dans les caisses de l'État. 300 grands groupes se concernaient contre 400 l'an dernier.

À noter que les entreprises de taille intermédiaire ont été exclus du dispositif. Tom évidemment ça alimente la colère du patronat. Sébastien le cornu a écrit au patron d'ailleurs hier.

C'est une lettre d'amour un peu contrariée. Quatre pages pour rassurer. Pas de hausse du coup du travail, pas de nouvelles normes et un crédit d'impôt recherche qui est préservé.

Mais il y a un angle mort. Thomas, le gouvernement renonce à baisser la CVAE, la cotisation sur la valeur ajoutée, cet impôt qui pèse lourd sur l'industrie et que le patronat réclame de voir diminuer depuis plusieurs mois. Ça ne sera pas le cas.

Il a donc été renoncé à toute économie sur les allègements de charge au détriment. Malheureusement de la baisse de la CVAE, écrit Sébastien Lecnu. Malheureusement, dit le Premier ministre, un renoncement qui est assumé pour éviter une censure donc des socialistes.

Sebasti le Cornu qui a également annoncé un durcissement de la lutte contre la fraude fiscale, notamment sur la transmission des entreprises. Grâce au pact du trait, il est possible de transmettre une entreprise avec de forts avantages fiscaux, Thomas, mais certains l'utilisent aussi pour transmettre des biens personnels. Le gouvernement veut partiellement y mettre fin.

Sébastien Lecornus souhaite exclure de ces transmissions les biens somptuaires qui n'ont rien à y faire selon ces mots. On pense par exemple aux toiles de maître ou au villa à la montagne. Thomas, malgré ce courrier du premier ministre, ça ne devrait pas calmer la la fronde des chefs d'entreprise.

Non, clairement parce qu'il y a il y a un ralbol fiscal he qui monte. En décembre, une centaine de chefs d'entreprise lancent un mouvement baptisé trop, c'est trop. Un mois plus tard, ils sont plus de 2000 à pester contre la stratégie du gouvernement.

Leur message est clair. Ils refusent d'être les bouqumissaires de la crise politique après les agriculteurs. On assiste peut-être à la naissance d'un nouveau front social.

Thomas, merci beaucoup Sibon. Je suis pas tout à fait sûr de voir la France bloquée par manifestation des mais il y a eu des manifes effectivement et et puis il y a surtout ce thème quand même brisso ce thème de la dette. Je trouve que c'est intéressant je veux bien qu'on y consacre un peu de temps les uns et les autres.

Est-ce qu'il commence à peser de plus en plus dans les préoccupations des Français ? Absolument. C'est un thème.

Nous, on l'a identifié avec Frédéric DBI dans nos dans nos différentes études d'opinion à l'échelle nationale comme à l'échelle locale dans la perspective des municipales. Alors, vous avez le thème des services publics, santé. Ouais.

Vous avez le thème évidemment de de la sécurité ou de l'insécurité. Euh et puis en en 3e position se hisse progressivement depuis d'ailleurs le passage de François Beou à à Matignon qui a vraiment sensibilisé l'opinion publique, ce thème de la dette parce que les Français se disent "Mais finalement, il va bien falloir payer, ça va avoir une conséquence euh sur euh sur mon ménage, sur moi-même, mais aussi savoir avoir des conséquences sur l'investissement public à l'échelle nationale, mais également à l'échelle de ma collectivité. Si ma collectivité euh ne peut plus euh s'endetter comme elle devrait le pouvoir le faire, si les dotations générales euh dotation de général de l'État, si les subventions n'arrivent plus dans ma collectivité, bah je je vais plus avoir de lycée, je vais plus avoir de collèges, les routes vont pas être réparées.

En gros, ça il est fait aujourd'hui est fait par les Français et c'est pour ça que ce budget certes politiquement nous allons avoir un budget, nous allons avoir une stabilité politique institutionnelle a priori et budgétaire. Néanmoins, les conséquences enfin de ce psychodrame qui dure depuis 6 mois euh auprès de l'opinion publique française, cette défiance à l'égard de la classe politique nationale peut avoir des conséquences sur les votes aux élections municipales et demain aux élections présidentielles. Donc la politique nationale parce que le budget va se terminer quoi mi-février si si tout va bien.

On est d'accord. les élections municipales, c'est c'est c'est mi-mars premier tour 15 mars. Oui.

Donc si vous voulez la la j'allais dire cette pathologie politique nationale sera encore prignante au moment où nous allons voter pour les élections municipal et et ça il faut vraiment être très vigilant sur ce sujet-là parce que les deux grands récits nationaux aujourd'hui les les récits des extrémistes des extrêmes le récit de la Nouvelle-France ou le récit national et identitaire où je imprègne une majorité de nos concitoyens quand on voit les les sondages d'opinion aujourd'hui. Et c'est vrai qu'une séquence comme celle-ci que que subit le Premier ministre puisqu'il est arrivé depuis depuis la dissolution ratée de d'Emmanuel Macron, ça a des conséquences et ça aura des conséquences sur le vote de nos consoyens. Sauf que j'ai pas l'impression que que ce soit LFI d'un côté ou le RN de l'autre queils fassent de la dette leur leur axe de campagne prioritaire.

Non, il y aura pas que la date, il y a tas d'autres sujets, mais si vous voulez, c'est ce cette cacophonie nationale qui va impacter le vote local. C'est c'est vrai que le temps fila à tellement vite que c'était François Baou était encore premier ministre il y a il y a quoi ? Il y a 4 mois début septembre si je ne me trompe malv, on cherche les uns et les autres hein.

Et donc on en était à débattre ici de d'un budget à 40 milliards d'économie. Ça ça il y a plus personne qui porte cette thématique là au sein des partis politiques dans même dans les interventions publiques. On cherchait, je vais très honnête un peu de coulisse de ce sens public.

On cherchait dans les matinales des personnalités politiques qui ont on ont engagé le débat autour de la dette. Il y en a pas en ce moment. Oui, en fait là on est un petit peu dans une urgence.

Vous parliez du psychodrame qui dure depuis 6 mois. Moi, je dirais qu'il dure depuis un an et demi parce que on a c'est vraiment on est dans un jour sans fin et effectivement la question de la dette, moi je trouvais que de la part de François Baou alors je me suis toujours demandé pourquoi il vient avec ce sujet effectivement qu'il l'a porté pendant toute sa carrière politique mais je me disais c'est forcément dans l'espoir peut-être de cranter quelque chose comme on dit dans le langage de la communication politique pour l'apprès parce que sinon il n'a pas les moyens savait qu'il pourrait pas faire passer un budget à 40 milliard C'est non, c'était pas possible. Et en fait aujourd'hui ce autant le le budget de la sécurité sociale a pu être voté parce que aussi c'est davantage un budget qui se prête au compromis.

Il y avait surtout cette grande ce grand sacrifice qui a été fait par le gouvernement qui est un renoncement total sur le un des marqueurs un des piliers de de des mandats d'Emmanuel Macron qui était la réforme des retraites mais sur le budget de l'État. Enfin personne n'a les moyens de sa politique si je puis dire et donc ni le gouvernement ni François Baou avec la dette. Et donc peut-être que ça reviendra justement à la faveur de la campagne présidentielle.

Je pense que ce thème sera porté par au moins un candidat et que ce sera quelque chose. De toute façon aujourd'hui tout le monde parle quand même de de la question de la dette. C'est même si aucun aucun parti ne dit oui, on peut continuer comme ça.

Alors personne n'a les mêmes remèdes effectivement à gauche et à droite. Mais en tout cas, je pense que cette question elle traverse quand même les l'éclivage politique. Mais effectivement les réponses qui ont été apportées donnent l'impression d' sorte de glou boulga au centre pour se maintenir en place.

Le seul tirant euh leur épingle du jeu sont ceux qui depuis le début restent campés sur leur position euh radicale, qu'elle soit à gauche ou à droite. C'est c'est pardon, c'est un sujet aussi qu'on peut retrouver la dette à travers la thématique de la réforme de l'État ou à travers la thématique de la décentralisation. H donc ça peut-être porté par un ou des candidats aussi à l'élection présidentielle sous une autre forme.

Alors vous parliez de d'une attente de prise de parole du du président de la République. Pour l'instant, on sait ce qu'il a dit en conseil des ministres et c'est la porte-parole du gouvernement de Brégon qui se fait voilà qui reprend les termes du chef de l'État. La feuille de route est remplie et nous devons toutes et tous la défendre en défendre le résultat. il parlait là des membres du gouvernement parce qu'il y a dedans de véritables éléments de relance et il faisait notamment référence au crédit et aux mesures relatives au logement parce qu'il y a une consolidation d'éléments de défense et notamment sur le régalien et le président de la République a conclu en saluant l'engagement du premier ministre et des ministres concernés notamment ma collègue Amélie de Monchalin travail qui a permis d'avancer je cite sur ce chemin de crête.

Voilà. Et Sébastien Lecornu promet lui aussi une année de stabilité notamment au chef d'entreprise. Sauf que les les mêmes causes produisant les mêmes effets, Thba Mulier, l'Assemblée nationale, elle va rester tout aussi éruptive et et incapable de faire émerger une majorité.

Donc pas de grande réforme a priori non. En tout cas, on le voyait depuis le poste dissolution, en tout cas à partir du moment où le gouvernement de Michel Barni a été censuré, c'est que finalement le discours est de gérer gérer les affaires du pays. Alors, ça passe quand même par un budget, donc ça peut être douloureux, mais gérer les affaires du pays en en ayant le sentiment que la présidentielle réglera enfin sera le grand moment pour pour et bien proposer les grandes réformes, les grands programmes parce que finalement tout ce qui se passe alors il y a pas de je suis pas assez connaisseur des sondages mais sur la dette, il y a quand même un discours sur le déficit.

Alors, il faut le maîtriser mais le dérapage est moins incontrôlé que que il n'est pas incontrôlé. Mais mais je veux dire il y a il y a pas de débat sur par exemple là les 8 milliards en plus ou la CVAE c'est enfin les 8 milliards par exemple c'est ça pèse sur l'outil productif mais c'est quelque chose qui reste ponctuel c'est pas quelque chose de structurel il y a pas de de non mais des impôts qui devaient durer un an et qui touour la CRDS et la CG mais je veux dire c'est quelque chose qui est reporté à dans un an et demi pour le grand débat de la présidentielle mais si on se retrouve parce que la situation internationale est ce qu'elle pasid alors ce sera pas une nouvelle candidature duant je pense qu'il y aura un vrai débat en tout cas on n pas à l'abri de de de ne pas avoir un débat ou d'avoir un débat tronqué du fait de la la situation internationale ou autre chose je ne sais pas et surtout est-ce que c'est vendeur de dire on va on va commencer à faire des économies on verra bien ce sera l'une des grandes thématiques de de l'année présidentielle merci à tous d'avoir participé à ce débat brissole votre livre coécrit avec Fré d'abord L'écharpes et les tempêtes. Publié aux éditions de l'aube Aurore Malval.

On vous lit évidemment dans Marianne à bientôt sur sur Public Sénat.