Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewRTL — L'invité de 7h40 (sur Podcast)· 30 septembre 2026 9 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéTravail & emploi

"Il faut arrêter" : le ministre de l'Éducation invite les lycéens à user des instances démocratiques et rappelle que "la violence n'est pas légitime"

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous êtes inquiet ce matin ?

  • 1:53OuverteRéponse partielle

    Qu'est-ce que vous voulez lui dire à Enriad Rani ce matin ?

  • 3:51RelanceRéponse directe

    Vous êtes en train de dénoncer une instrumentalisation politique ?

  • 4:00RelanceRéponse directe

    Et vous accusez la France Insoumise d'attiser ces tensions aujourd'hui ?

  • 4:26FerméeRéponse directe

    Le maire de Saint-Denis, vous reprendriez ces propos ?

  • 5:04ComplaisanteRéponse partielle

    Ces violences, elles ont provoqué des dégâts matériels, notamment Valérie Pécresse...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:09PrésentateurFait
    « Plus de 400 établissements touchés hier, des policiers déployés, 440 interpellations et une trentaine de blessés, élèves ou personnels de l'éducation nationale, selon le ministre de l'éducation nationale qui est avec nous ce matin. »
  • 1:10Invité politiqueChiffre
    « Depuis le début de la mobilisation, nous en sommes à 76 personnes qui ont été blessées dans l'établissement. Soit des élèves, soit des personnels. 18 personnels ont été blessés. »
  • 1:23Invité politiqueFait
    « On a un jeune qui a perdu l'usage d'une partie de la main parce qu'il a tiré un mortier, évidemment, qui ne savait pas s'en servir. »
  • 3:29Invité politiqueFait
    « On y travaille. Et ça va plus tard, la semaine dernière, que sur les lycéens, c'est Jupiter et Créteil. »
  • 3:39Invité politiqueFait
    « Il y a des lycéens qui vous disent qu'il y a des problèmes de locaux, de cantines, etc. »
  • 4:03Invité politiqueFait
    « Vous avez des élus de la France Insoumise qui font le tour des lycées concernés. »
  • 5:10PrésentateurChiffre
    « Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, a chiffré à Saint-Denis, dans l'établissement dont vous parliez, le lycée Paul-Éloire, à plus de 100 000 euros la facture. »
  • 6:54PrésentateurChiffre
    « Il pointe le non remplacement de 20 millions d'heures de cours dans les collèges et lycées sur l'année scolaire 2024-2025. »
  • 7:07Invité politiqueChiffre
    « On a presque 10% des heures de cours, tout compris dans l'année, qui ne sont pas assurées pour une raison ou pour une autre. Inclut les examens du baccalauréat et du brevet. »
  • 7:38Invité politiqueChiffre
    « On a réussi dans le second degré, donc pour les collèges et les lycées, à baisser de 57% le nombre de postes qui étaient vacants à la rentrée. »

Temps de parole

  • Édouard Geffray70 %
  • Présentateur26 %
  • ?5 %

≈ 32,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:02
Présentateur

RTL Matin, Céline Landreau est l'invité d'RTL à 7h44. La mobilisation se poursuit dans les lycées. Plus de 400 établissements touchés hier, des policiers déployés, 440 interpellations et une trentaine de blessés, élèves ou personnels de l'éducation nationale, selon le ministre de l'éducation nationale qui est avec nous ce matin. Bonjour Edouard Geffray. L'union syndicale lycéenne appelle à poursuivre la mobilisation aujourd'hui encore. Est-ce que vous êtes inquiet ce matin

0:27
Locuteur

?

0:28
Édouard Geffray

Moi ce qui m'inquiète, ce n

0:29
Locuteur

'est

0:29
Édouard Geffray

pas une fois encore qu'il y ait des mobilisations ou que des lycéens puissent avoir des revendications.

0:35
Locuteur

Pour

0:35
Édouard Geffray

une simple raison d'ailleurs, c'est qu'il y

0:36
Locuteur

a

0:36
Édouard Geffray

des cadres pour ça. C'est-à

0:37
Locuteur

-dire

0:37
Édouard Geffray

qu

0:38
Locuteur

'il

0:38
Édouard Geffray

y

0:38
Locuteur

a

0:38
Édouard Geffray

des instances de dialogue social dans tous les lycées, qu'on appelle les conseils de vie lycéenne,

0:42
Locuteur

où

0:42
Édouard Geffray

les lycéens peuvent discuter avec les adultes de l'établissement, chez l'établissement, etc. pour répondre éventuellement à leurs demandes.

0:49
Présentateur

Visiblement,

0:50
Locuteur

en ce moment les

0:50
Présentateur

discussions sont compliquées parce qu

0:51
Locuteur

'elles

0:51
Présentateur

ne se font pas dans ces cadres-là.

0:52
Édouard Geffray

Précisément parce qu'il y

0:53
Locuteur

a

0:53
Édouard Geffray

des personnes qui entretiennent l'idée qu'il ne faut pas respecter la démocratie, mais qu'il faut avoir au cours des actions violentes. Le droit de manifester, c'est une liberté fondamentale. Les instances démocratiques doivent être respectées. La violence, c'est non. Et donc, pour répondre à notre question, ce qui m'inquiète par contre, c'est la violence. Depuis le début de la mobilisation, nous en sommes à 76 personnes qui ont été blessées dans l'établissement. Soit des élèves, soit des personnels. 18 personnels ont été blessés. Hier, on a vu des scènes invraisemblables.

On a un jeune qui a perdu l'usage d'une partie de la main parce qu'il a tiré un mortier, évidemment, qui ne savait pas s'en servir. Un élève. On a des proviseurs qui ont été agressés avec des tirs tendus de mortier. On a des professeurs qui ont été frappés et pour certains, pourchassés par des voyous. Donc, on est quand même loin

1:37
Locuteur

dans

1:38
Édouard Geffray

ces cas-là. Dans ces cas-là, on est quand même loin, évidemment, d'une mobilisation sereine. Et puis, évidemment, les endroits où les choses sont très bien passées et où des lycéens ont fait part de leurs demandes ou de leurs revendications. Et dans ce cas-là,

1:49
Locuteur

évidemment, il

1:49
Édouard Geffray

faut que... D'abord, il doit être écouté, entendu. Et puis, le dialogue, évidemment, a lieu.

1:53
Présentateur

Votre collègue au gouvernement,

1:54
Locuteur

le

1:54
Présentateur

ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, a prévenu que les forces de l'ordre seraient à nouveau envoyés aujourd'hui dans les lycées bloqués. Il y avait encore 45 blocages totaux hier soir. Le but, c'est qu

2:04
Locuteur

'il

2:04
Présentateur

n'y

2:04
Locuteur

en

2:04
Présentateur

ait plus aucun ce soir

2:04
Locuteur

?

2:05
Édouard Geffray

Le but, surtout, c'est de permettre aux élèves d'aller en cours. Parce qu'il faut voir ce qu'on appelle un blocage total. Un blocage total, c'est parfois quelques dizaines d'élèves qui empêchent tous les autres d'aller en cours.

2:15
Locuteur

Et

2:15
Édouard Geffray

la priorité dans un pays comme le nôtre, c

2:17
Locuteur

'est

2:17
Édouard Geffray

dans un pays démocratique, c'est de permettre aux élèves d'aller en cours. On n

2:21
Locuteur

'a

2:21
Édouard Geffray

pas besoin de protéger les élèves de l'école, on a besoin de protéger des violences qui ont lieu à l'extérieur. Donc, il faut pouvoir leur permettre de rentrer,

2:27
Locuteur

de

2:27
Édouard Geffray

se mettre à l'abri, d'abord, quand on a des heures à l'extérieur, et puis, évidemment, de pouvoir aller en cours. Et puis, éventuellement, dans ce cadre-là, une fois encore, de discuter avec leur professeur.

2:34
Présentateur

Le président de

2:35
Locuteur

l

2:35
Présentateur

'Union syndicale lycée, Enriad Rani, qui appelle à la mobilisation, sera face à Marc-Olivier Fogel dans ce studio dans quelques minutes. Qu'est

2:40
Locuteur

-ce

2:40
Présentateur

que vous voulez lui dire, ce matin

2:41
Locuteur

?

2:43
Édouard Geffray

Moi, je n'ai pas encore eu l'occasion de rencontrer M. Rani.

2:47
Locuteur

Et

2:47
Édouard Geffray

donc, on verra d'ailleurs...

2:48
Locuteur

Vous allez pouvoir

2:48
Présentateur

le croiser à

2:49
Locuteur

la sortie du studio et dans les locaux.

2:50
Édouard Geffray

Je ne sais pas d

2:50
Locuteur

'ailleurs

2:50
Édouard Geffray

à quel titre il s'exprimera, puisque je crois qu'il est également candidat à la France insoumise aux dernières élections municipales, sur une liste. Et

2:57
Locuteur

ça, c'est

2:57
Présentateur

un problème ?

2:58
Édouard Geffray

Non, pas du tout. Mais c'est juste qu

2:59
Locuteur

'on

2:59
Édouard Geffray

voit bien qu'il

3:00
Locuteur

y a

3:00
Édouard Geffray

une forme de superposition entre des considérations politiques, dans certains cas, et puis des considérations lycéennes, qui, une fois encore, sont entendues et légitimes. Et moi, ce que je crois surtout, c'est que le président de l'Union syndicale lycéenne, par définition, sait qu'il

3:16
Locuteur

y a

3:16
Édouard Geffray

des instances démocratiques. Et compte tenu de la diversité des revendications, on voit bien qu'en réalité, ce sont des choses qui ont vocation à être éteux au niveau local. Quand vous regardez la diversité des revendications, il y

3:26
Locuteur

a

3:26
Édouard Geffray

des élèves qui, à juste titre, disent qu

3:27
Locuteur

'on

3:27
Édouard Geffray

a besoin que nos professeurs soient remplacés quand ils sont absents. Et on y travaille. Et ça va plus tard, la semaine dernière, que sur les lycéens,

3:33
Locuteur

c'est

3:33
Édouard Geffray

Jupiter et Créteil. Il y

3:34
Locuteur

a

3:34
Édouard Geffray

des lycéens qui vous disent qu'il y a des problèmes de locaux, de cantines, etc. Et donc, on y travaille avec les collectivités territoriales, évidemment, parce que ce sont les régions qui sont responsables du bâti des lycées.

3:44
Locuteur

Tout

3:44
Édouard Geffray

cela

3:45
Locuteur

se

3:46
Édouard Geffray

traite dans un cadre organisé qu'on appelle les conseils d'administration et d'établissement, qui permettent de répondre à leur demande.

3:51
Présentateur

Donc, vous êtes en train, en creux, de dénoncer une instrumentalisation politique

3:54
Locuteur

?

3:55
Édouard Geffray

Une récupération, en tout cas, ça, je crois que c'est quand même assez manifeste, si j'en crois le nombre...

3:59
Présentateur

Et vous

4:00
Locuteur

accusez la France Insoumise

4:01
Présentateur

d'attiser ces tensions aujourd'hui

4:02
Locuteur

?

4:03
Édouard Geffray

Vous avez des élus de la France Insoumise

4:06
Locuteur

qui

4:07
Édouard Geffray

font le tour des lycées concernés.

4:10
Locuteur

Et

4:10
Édouard Geffray

vous avez hier un élu, en l'occurrence le maire de Saint-Denis, qui a expliqué que la violence était légitime, pouvait être légitime, mais que, bien sûr, on cherchait à l'éviter. Parce que, comme toujours, vous avez toujours le côté on pousse le moins de bouchons, et puis après ça, on dit, mais c'est pas moi.

4:23
Locuteur

Bruno Retailleau la qualifie de

4:25
Présentateur

factieux. Le maire de Saint-Denis,

4:26
Locuteur

vous

4:26
Présentateur

reprendriez

4:27
Locuteur

ces propos

4:27
Édouard Geffray

? Non,

4:28
Locuteur

moi

4:28
Édouard Geffray

je ne qualifie pas les gens, parce que ce n

4:30
Locuteur

'est

4:30
Édouard Geffray

pas dans ma nature de qualifier les autres. J'observe simplement que dire que la violence est légitime, un crime moins délit, c'est jamais légitime. Par définition, en démocratie. On est dans un état de droit. Donc, la violence, elle n'est pas légitime.

4:42
Locuteur

Ce

4:42
Édouard Geffray

qui est légitime, ce sont les revendications, un certain nombre de revendications, quand elles portent, en l'occurrence, sur la vie scolaire, ce qui n

4:48
Locuteur

'est

4:48
Édouard Geffray

pas le cas de beaucoup de revendications, au passage. Mais lorsque leurs revendications portent sur le fonctionnement de l'institution scolaire, elles sont légitimes, elles doivent être entendues et écoutées. Moi,

4:56
Locuteur

je

4:56
Édouard Geffray

vois des lycéens chaque semaine depuis mon arrivée. Elles doivent être entendues et écoutées, elles doivent être travaillées avec eux. Ça, c'est légitime. Et une fois encore, ça se résout dans un cadre organisé.

5:04
Présentateur

Ces violences, elles ont provoqué des dégâts matériels, notamment Valérie Pécresse, la présidente de la région Île-de-France, a chiffré à Saint-Denis, dans l'établissement dont vous parliez, le lycée Paul-Éloire, à plus de 100 000 euros la facture. Elle assure qu'elle va l'envoyer au maire de la ville, justement parce qu'il a considéré que cette violence était légitime. Elle a raison, c'est à la ville de payer les dégâts quand un maire tient de tels propos ?

5:25
Édouard Geffray

Je vais dire, ça pour le coup, c'est quelque chose qui regarde à la fois la région et la ville, puis on verra bien. Mais en tout cas, juste parce qu'il faut quand même prendre un peu de recul.

5:33
Locuteur

Où

5:33
Édouard Geffray

est l'intérêt général

5:34
Locuteur

? Quand

5:35
Édouard Geffray

on est élu de la République, ou quand on a des responsabilités politiques, ou syndicales, ou autres, la seule question qui doit nous obséder tous les jours, c'est où est l'intérêt général ?

5:43
Locuteur

Est

5:43
Édouard Geffray

-ce que l'intérêt général aujourd'hui, c'est de défoncer des grilles d'établissements qui sont censés protéger nos élèves contre d'éventuelles intrusions extérieures

5:50
Locuteur

? Est

5:51
Édouard Geffray

-ce que l'intérêt général, c'est les 40 jeunes cagoulés qui sont rentrés dans un établissement de Lyon et qui ont détruit toutes les fenêtres d'un établissement, ce qui fait qu

5:58
Locuteur

'on

5:58
Édouard Geffray

ne pourra pas rescolariser les élèves dans des conditions de sécurité normales et de confort minimal en termes de circulation de l'air

6:05
Présentateur

?

6:05
Locuteur

Vous

6:05
Présentateur

parlez des dégâts matériels, le chiffrage c'est 100 000 euros rien que pour cet établissement de Saint-Denis, près d'un million en Ile-de-France, est-ce que vous avez déjà une vision nationale du coût ?

6:13
Locuteur

Non, on

6:14
Édouard Geffray

n'a pas de vision nationale, d'autant plus que ce sont les régions qui sont propriétaires, une fois encore, des locaux, des lycées qui les entretiennent, donc on n'a pas de vision nationale. Mais il n

6:22
Locuteur

'y a

6:22
Édouard Geffray

pas que le matériel, une fois encore, je reviens là-dessus, il

6:23
Locuteur

y

6:23
Édouard Geffray

a l'humain. Moi j'ai 18 personnels qui ont été blessés, et un certain nombre d'entre eux, d'ailleurs, en cherchant à mettre à l'abri les élèves par rapport aux tirs de mortier qu'il y

6:30
Locuteur

avait

6:30
Édouard Geffray

de l'extérieur. On a 55 élèves qui ont été blessés, une fois encore, et pas plus tard qu'hier, moi j'ai un jeune de 15 ou 16 ans qui a perdu définitivement les âges de

6:37
Locuteur

sa

6:37
Édouard Geffray

main parce qu'il a tiré un mortier qui lui avait été passé par des voyous. Donc il faut arrêter, honnêtement il faut arrêter.

6:42
Locuteur

Vous

6:42
Présentateur

parliez des revendications parfois légitimes des lycéens sur les heures de cours non remplacées. Un rapport d'information sur les heures d'enseignement perdues dans l'éducation nationale était examiné hier en commission des finances à l'Assemblée. Il est réalisé par le député RN Antony Boulogne. Il pointe le non remplacement de 20 millions d'heures de cours dans les collèges et lycées sur l'année scolaire 2024-2025. Ces chiffres d'abord,

7:02
Locuteur

est

7:02
Présentateur

-ce que vous les contestez ? Et si ce n

7:03
Locuteur

'est

7:03
Présentateur

pas le cas, comment vous comptez améliorer ça ? Ce n

7:05
Locuteur

'est

7:05
Présentateur

pas acceptable en l'état ?

7:06
Édouard Geffray

Alors, on a une très grande difficulté qui est qu'effectivement aujourd'hui, on a presque 10% des heures de cours, tout compris dans l'année, qui ne sont pas assurées pour une raison ou pour une autre. Inclut les examens du baccalauréat et du brevet.

7:18
Présentateur

Oui, c'est un peu plus

7:19
Locuteur

de

7:19
Présentateur

7% si vous enlevez les examens.

7:21
Locuteur

On a 7% des

7:21
Édouard Geffray

heures... Non, mais attendez, ce n

7:22
Locuteur

'est

7:22
Édouard Geffray

pas pour relativiser, mais c

7:23
Locuteur

'est

7:23
Édouard Geffray

pour savoir ce qu

7:23
Locuteur

'on

7:23
Édouard Geffray

traite. On a 7% des heures qui aujourd'hui ne sont pas remplacées. Évidemment, comme d'ailleurs mes prédécesseurs, je m'y suis attelé, on a quelques évolutions assez importantes.

7:33
Locuteur

C

7:33
Édouard Geffray

'est que vous voyez, par exemple, à la rentrée, on a réussi dans le second degré, donc pour les collèges et les lycées, à baisser de 57% le nombre de postes qui étaient vacants à la rentrée.

7:41
Présentateur

Mais

7:41
Locuteur

il y a des annonces, on les voit sur

7:43
Présentateur

votre site,

7:43
Locuteur

un

7:43
Présentateur

millier d'annonces de postes à pourvoir, mais comment vous faites pour trouver les candidats

7:46
Locuteur

qui ont par exemple à

7:47
Présentateur

7 heures de cours pour un prof d'espagnol en

7:50
Locuteur

Lyon ?

7:51
Édouard Geffray

Vous avez tout dit. La très grande difficulté, c'est qu'on peut être parfois sur des questions très dispersées, sur des groupes d'heures très dispersées, 3 heures ici, 4 heures là, etc.

7:58
Présentateur

Donc c'est insoluble, c'est ça que vous dites

7:59
Locuteur

? Je

8:00
Édouard Geffray

ne dis pas que c'est insoluble, je dis que c'est beaucoup plus compliqué que ne le laisse penser à un tableur Excel. L'école, ce n

8:06
Locuteur

'est

8:06
Édouard Geffray

pas un tableur Excel. C'est 60 000 implantations en France, c'est un Français sur 5. C'est un Français sur 5 qui est dans les murs de l'école tous les jours. Et donc, on a évidemment une difficulté d'un Français sur 5. Et là aussi, on y travaille, on s'y attelle. On fait plus que s'y atteler, je veux

8:19
Locuteur

dire,

8:19
Édouard Geffray

on y travaille tous les jours. Mais je confirme qu'en tout cas, ces chiffres ne sont pas acceptables et qu'il faut évidemment tout faire pour les réduire. Après, le 100% de remplacement, c'est quelque chose qui est statistiquement quasiment impossible. Il ne

8:33
Locuteur

faut

8:33
Édouard Geffray

pas se mentir non plus. On peut réduire, mais pas autant qu'on voudrait.

8:36
Présentateur

Merci Edouard. Restez avec nous, s'il vous plaît, dans un instant. Un homme qui n'a pas fréquenté l'école française, qui n'aura donc pas

8:42
Locuteur

de vie. Ça s'entend, c'est ça que vous

8:43
Édouard Geffray

voulez dire ?

8:43
Locuteur

Merci.