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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 24 septembre 2026 2 minAutoproduitActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Le pays est à bout.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Invité politiqueFait
    « Les gilets jaunes, c'est presque gentil à côté de ce qui vous attend parce que au moment des gilets jaunes, on dépassait les 2 € une fois de temps en temps et ça montait vers 2 € le litre et là on est dans certains endroits ça à 3 €. »
  • 0:00Invité politiqueFait
    « on a affaire à un gouvernement capable d'éborgner plus de 32 personnes et d'en faire condamner à de la prison ferme plus de 800. »
  • 1:22Invité politiqueFait
    « Il a dit "Je vous appelle à faire la révolution." »
  • 1:22Invité politiqueFait
    « Notre objectif est d'incarner, d'être récupéré, non pas de récupérer. »
  • 2:03Invité politiqueChiffre
    « Total et les autres se débrouillent entre la compression de leur marge parce que l'idée c'est ça, leur marge a été multipliée par 7 et demi sur la raffinerie, hein. »

Temps de parole

  • Jean-Luc Mélenchon100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Jean-Luc Mélenchon

Les gilets jaunes, c'est presque gentil à côté de ce qui vous attend parce que au moment des gilets jaunes, on dépassait les 2 € une fois de temps en temps et ça montait vers 2 € le litre et là on est dans certains endroits ça à 3 €. Les gens se privent de manger. Les gens ne peuvent pas ne pas utiliser leurs véhicules, que ce soit dans la ruralité parce que le pays a été reconstruit de cette manière-là, hein. Et en ville, pareil. Donc, les gens se privent de manger ou se privent de déplacement. Et vous croyez quoi ? Que ça va se passer comme ça tranquillement ? Non.

Alors, les Français sont patients et surtout il y a un paramètre qui perturbe leur réaction, c'est que ils reportent sur l'élection présidentielle le règlement du problème. Pourquoi ? Parce qu'aujourd'hui faire grève, avoir une action, c'est dangereux. Tout le monde se rappelle qu'on a affaire à un gouvernement capable d'éborgner plus de 32 personnes et d'en faire condamner à de la prison ferme plus de 800. Par conséquent, oui, il y a aussi une certaine peur qui existe, mais vous savez bien que plus on met de quoi contenir, plus on augmente évidemment la force de pression. Il y a rien besoin de faire puisque vous me situez comme un agitateur.

Euh, il y a rien besoin de faire parce que d'abord c'est pas notre rôle dans la conception que nous avons. Vous avez une gauche traditionnelle. Alors bon, la gauche super traditionnelle, elle fait rien. Elle attend les élections. Puis aux élections, elle vient deux trois slogans, une bonne tête et en avant. Et puis vous avez eu pendant longtemps quelqu'un comme monsieur Roussell qui reprend le rôle aujourd'hui, hein. Il vous avez fait attention. Il a dit "Je vous appelle à faire la révolution." Ben, j'appelle à rien de tout ça. Moi, j'appelle à gagner une élection, à avoir de l'action sociale, à ne pas se laisser faire.

Mais encore une fois, notre objectif est d'incarner, d'être récupéré, non pas de récupérer. Donc ce que je préconise, c'est d'abord qu'on bloque les prix, qu'on les ramène à 1,70 et que Total et les autres se débrouillent entre la compression de leur marge parce que l'idée c'est ça, leur marge a été multipliée par 7 et demi sur la raffinerie, hein. C'est c'est pas le moment d'aller s'en prendre au petit distributeurs, c'est pas le sujet. Et puis il y a aussi sur l'extraction et les autres opérations qui sont le propre d'une compagnie pétrolière. Ils ont fait des bénéfices considérables. Bon, ça fait toujours mal de se délester un peu d'argent mais ça va pas les tuer.

Donc le premier objectif c'est de ramener le le prix à 1,70 en bloquant les prix.