Emmanuel Macron à l'ONU : ce qu'il faut retenir de son discours ? • FRANCE 24
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« Et un discours qu'Emmanuel Macron a donc clos de manière assez inhabituelle par ce vivent les Nations Unies que vous venez d'entendre et qui a été applaudie dans l'enceinte de cette assemblée générale car il faut bien le dire le discours du président français a été tout entier consacré au multilatéralisme »
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« il a même cité la question des océans, il a rappelé l'importance du forum de Paris sur la paix. Il a rappelé les initiatives prises aussi du côté européen pour réguler l'intelligence artificielle. »
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« ce coup de colère, ce coup de gueule presque hein sur Gaza. Oui, voilà un coup de colère sur Gaza là, on sentait que en tout cas une une forme de sincérité. »
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« Vive les Nations- Unies aussi c'était clairement une critique de ce que fait Don Trump et de ce qu'il pense »
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« il a rappelé sans arrêt qu'il fallait se battre pour le respect des droits, pour le respect des institutions et je crois que dans ce monde qu'il dit barbare ou les grandes qui est dirigé par deux ou trois puissants »
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« En difficulté aussi sur la scène internationale, il n'a pas été question du couple franco-allemand dont se prévalait dans le passé à la France. On a l'impression que désormais, il œuvre un peu en solitaire. »
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« Aucune en réalité de ces initiatives ne s'est traduite par des succès qui pourraient faire de la France une nation phare en matière de relation internationale. »
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« le crépuscule de l'ONU, de toute façon, l'ONU, ça a toujours été compliqué quand même. »
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Et un discours qu'Emmanuel Macron a donc clos de manière assez inhabituelle par ce vivent les Nations Unies que vous venez d'entendre et qui a été applaudie dans l'enceinte de cette assemblée générale car il faut bien le dire le discours du président français a été tout entier consacré au multilatéralisme d'abord par une attaque en règle contre ce qu'il décrit comme la loi de la jungle dans une allion à peine masquée au discours qui a prononcé plus tôt dans la journée Donald Trump. D'ailleurs, on peut voir dans ces mots he du président français euh un discours qui dans l'ensemble he s'inscrit en creux comme l'opposé de celui du président américain.
Emmanuel Macron qui appelle aussi à ne pas céder à la tentation permanente du double standard, ne pas laisser s'installer la division du monde nord-sud, ne pas céder à la fatalité en matière de climat. Et enfin, il a promu un modèle frontière open source pour l'intelligence artificielle s'opposant donc au modèle fermé américain. Voilà résumé hein en quelques mots cette allocution du président français Patricia Léemonnière. Beaucoup de choses comme souvent hein dans les prises de parole d'Emmanuel Macron. Que faut-il en retenir ? Qu'en retiendra-t-on d'après vous ?
Bah Emmanuel Macron s'est encore présenté là devant les Nations Unies et pas que devant le peuple français comme un chef de guerre en quelque sorte. Il endosse son costume qu'il aime le plus. C'est-à-dire moi je vais relever les défis, les défis qui se posent à ce monde multilatéral latéral où le droit est battu en brèche où c'est la puissance des fort. Moi Emmanuel, je peux relever ce défi et en vous entraînant avec moi. Ce qui m'a le plus intéressé l'amir, c'est à la fin quand il dit ben on va bientôt avoir plus de de secrétaire général des Nations- Unies. Et ça c'est la vraie question qui se pose aujourd'hui.
Qu'est-ce que c'est cette instance multilatérale euh qui veut soi-disant lutter contre l'absence de droit, l'absence de justice, le climat, enfin tout ce que Emmanuel nous a va euh nommer et qui va être élu comme futur secrétaire général. C'est la vraie question qui se pose parce que par exemple par rapport à tous les conflits et j'en finirai par là auxquels nous avons été effectivement affecté he par par lesquels nous avons été affectés ces derniers temps et bien le secrétaire général des Nations- Unies n'a pas du tout mis sa marque. Il s'est complètement mis en dehors des conflit pour déplorer la situation. Non pas tant pour déplorer la situation.
Je crois que c'est une position qui lui est propre. Un autre secrétaire général aura peut-être agi d'une autre façon. On l'a vu dans d'autres temps et par contre le secrétaire général était très en avance sur la question de Lia. Quel sera son successeur ? C'est toute la question que pose Emmanuel Macron face à un Donald Trump.
C'est une pierre dans le jardin de d'Antonio Goutér, hein, d'une certaine manière que vous venez de placer euh Niagal Bagayoko et si c'était lui Emmanuel Macron qui on le sait, il achève son mandat euh dans 6 mois maintenant, c'était placé, positionné comme un futur peut-être pas euh secrétaire général des Nations- Unies, mais à défaut peut-être futur président d'une Union européenne. Europée. Euh tout à fait. cette défense résolue du multilatéralisme et de toutes les initiatives que la France a prise pour le soutenir sur différents fronts. Il a même cité la question des océans, il a rappelé l'importance du forum de Paris sur la paix.
Il a rappelé les initiatives prises aussi du côté européen pour réguler l'intelligence artificielle. Les nécessités de la réconciliation entre le nord et le sud dans un monde désormais multipolaire selon la façon dont il l'a présenté laisse entendre que c'est en effet dans ces enceintes que Emmanuel Macron se projette et envisage son avenir. Je ne sais pas de quelle initiative il se saisira, mais il les a tellement multiplié qu'il ne manquera pas de choix.
Oui, un nombre effectivement impressionnant tout au long de cette intervention euh d'initiatives multiples avec d'autres pays plaçant la France au côté euh d'autres pays du globe avec aussi un un très grand nombre, vous l'avez noté Bruno Darou d'acronyme parfois difficile difficile à saisir mais qui place toujours la France dans cette position d'acteur multilatéral et puis ce coup de colère, ce coup de gueule presque hein sur Gaza. Oui, voilà un coup de colère sur Gaza là, on sentait que en tout cas une une forme de sincérité. Après effectivement, il a voulu respecter ce qu'il appelle d'ailleurs le rôle de la France dans le monde.
Il admet d'une certaine manière que c'est une puissance moyenne, mais c'est pas une puissance moyenne comme les autres. Et donc ça doit être une ce qu'il appelle une puissance d'équilibre. Donc ça, il a vraiment défendu ça. Moi, je trouve qu'il a quand même énormément défendu aussi au-delà du multilatéralisme l'organisation elle-même. Et en ce sens, vous l'avez souligné, c'était vraiment un discours anti Trump. C'était vraiment l'inverse de tout ce que dit Donald Trump. Donc ça euh c'était plutôt euh bien vu.
Et puis euh euh sur le côté multilatéral, à chaque fois il il citait des pays hein pour montrer concrètement sur tel ou tel euh euh problème comment la France agissait elle à la différence des États-Unis avec d'autres nations. Et puis j'ai trouvé aussi, c'est son dernier discours euh à la tribune de l'ONU, il avait un petit côté bilan alors un peu à la Emmanuel Macron, c'est-à-dire en rappelant effectivement euh le nombre de conventions, de partenariat, de forums et cetera. Bon, c'était un peu comme on dit en Provence estoufadou, [rires] un peu et un peu un peu indigeste et puis des acronymes effectivement.
[grognement] Mais la dernière phrase de son de son intervention "Vive les Nations- Unies" aussi c'était clairement une critique de ce que fait Don Trump et de ce qu'il pense avec vous l'avez vous avez raison de l'évoquer la suite le poste l'ONU post goutteresse. La question reste posée. Un héritage mais aussi peut-être vous l'avez noté une un aveau d'impuissance Patricia Lemmonère après 10 ans passé à la tête de l'État voyant ce monde ces institutions se déliter. Oui. Et et on le sent enfin on le sent on l' tous d'ailleurs très marqué par l'absence la le droit qui se délite.
Et le droit, c'est le droit effectivement du multilatéralisme, c'est le droit qui est défendu dans ces grandes instances. et il est effectivement euh il a rappelé sans arrêt qu'il fallait se battre pour le respect des droits, pour le respect des institutions et je crois que dans ce monde qu'il dit barbare ou les grandes qui est dirigé par deux ou trois puissants, mais je pense qu'il pensait essentiellement à à Donald Trump parce qu'il était là enfin dans on sentait Donald Trump dans tout le discours, j'ai envie de dire en dessous. Il était là toujours tout était renvoyé à à Donald Trump.
et avec cette sensation que euh Donald Trump se situe hors du droit et nous nous situons dans le droit et nous voulons lutter pour le respect de ce droit international où tout le monde doit être considéré comme égal. Il n'y a pas un peuple qui domine l'autre. Alors là, j'ai envie de dire, c'est une belle leçon que nous n'appliquons pas toujours en chez nous.
Oui, parce qu'on l'a vu même sur l'environnement hein, le chef de l'État qui euh appelle à ne pas céder à la fatigité en matière de climat, beaucoup ont reproché ici même euh finalement son bilan en demi-teindre par rapport aux objectifs qu'il s'était lui-même fixé avec cette convention sur le climat dont la plupart des préconisations n'ont pas été adoptées. Euh et puis le le ce qui était prévu par les accords de Paris comme étant absolument à éviter les 1 degr,5 d'après les experts, on y est on y est non, on y est déjà quoi en fait.
Donc on est très loin un président en difficulté sur la scène intérieure, on le sait depuis qu'il a perdu la majorité à la faveur d'une dissolution qu'il a lui-même provoqué. En difficulté aussi sur la scène internationale, il n'a pas été question du couple franco-allemand dont se prévalait dans le passé à la France. On a l'impression que désormais, il œuvre un peu en solitaire. Bagayoko, c'est ce ce qui apparaît, c'est le contraste entre le volontarisme qui est affiché et les piètres résultats en réalité sur la plupart des dossiers diplomatiques. La France n'a pas réussi à peser sur la plupart d'entre eux. Il a notamment, comme vous l'avez rappelé, mentionné Gaza, la 6 Jordanie.
Il a rappelé la coalition des volontaires pour l'Ukraine, l'initiative maritime également pour favoriser la circulation dans le des trit d'Ormouse. Aucune en réalité de ces initiatives ne s'est traduite par des succès qui pourraient faire de la France une nation phare en matière de relation internationale. P quand locataire mais s'appelle Donald Trumpossible nul n'est que ce constat d'échec est valable aussi pour Donald Trump d'ailleurs aujourd'hui cette le pro de cette assemblée générale des Nations Unies est qu'elle pose les États face à leur incapacité d'agir désormais sur les conflits que ce soit à titre bilatéral ou à titre multilatéral.
Emmanuel Macron a parlé notamment de l'importance des opérations de paix. Euh c'est un instrument qui est en échec aujourd'hui très largement. Alors où la finule s'apprête à quitter le Liban Exactement. Faut-il souhaiter euh la leur renaissance euh véritablement alors qu'elles ont elles aussi échoué sur de nombreux théâtres. Donc pour moi, ce discours euh est euh complètement paradoxal face aux faibles performances de la diplomatie euh française telle qu'elle a été décrite sur de nombreux dossiers euh par le président. Un un mot de chacun euh de vous, euh Bruno Darou Patric ce discours finalement comme celui de Trump, même s'il se veut, son opposé sonne le crépuscule de l'ONU.
Oh, écoutez, le crépuscule de l'ONU, de toute façon, l'ONU, ça a toujours été compliqué quand même. Faut pas non plus idéaliser le passé. En parlant d'un âge d'or de l'ONU, il y a eu peut-être un âge d'or entre la chute de l'URSS et l'intervention de George Bouche en Irak en 2003 à peu près où ça fonctionnait pas trop mal. Mais enfin bon, les les opérations de maintien de la paix, ça a été très critiqué. rappelez-vous ce qui s'est passé dans les Balans dans les années 90 au Liban aussi avec des mandats pas clairs qui font que le casque bleu se retrouvent dans des positions impossibles.
Bon, c'est ça a jamais été simple, c'est pour ça que crépuscule, ça me paraît un peu excessif mais oui et puis c'est comme comme on dit, vous savez pour la démocratie hein, c'est le pire des systèmes à l'exception de tous les autres. Bah l'ONU c'est le pire des systèmes mais on en a pas trouvé d'autres. le conseil de la paix de Donald Trump franchement pour le moment comme Chiracite. On retrouve aux accents churchiliens d'ancien correspondant à Londres. Bruno Darou autre ancienne correspondent à Londres. D'ailleurs, Patricia Lesmonnière alors sur ce bilan général de de l'ONU.
Alors je dirais que ce discours et qui est un discours presque bilan hein de ce que tout ce qu'on peut faire sur un plan international est un beau discours mais qui n'est plus adapté à notre époque. J'avion on passe dans une autre époque dans un monde qui est complètement fractionné, divisé. Alors, est-ce que c'est la fin de l'histoire, le retour de l'histoire ? Tout ça est compliqué, mais euh il n'y a pas de d'invention par rapport au monde auquel on est aujourd'hui confronté. On est toujours dans des des structures anciennes. On pense comme dans les structures anciennes et le discours n'invente pas autre chose ou en tout cas n'appelle pas à inventer autre chose.
La seule réflexion à demain, c'est Lia. Mais ma fois Lia présenté comme elle est présentée euh ne nous ne invente pas un monde nouveau. Bon espérons que le salut vienne des puissances dynamiques, hein, du nouveau monde qui vient. Merci euh en tout cas et on pense évidemment à à l'Inde et à et et à tant d'autres pays du continent africain également. Merci d'avoir été euh avec nous. Patricia Lesmoner, Nalé Bagayoko, Bruno Darou
Emmanuel Macron