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Conférence de presseC dans l'air (sur YouTube)· 11 octobre 2025 10 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsBudget & impôtsEurope & internationalÉconomie & entreprises

Emmanuel Macron peut-il éviter la dissolution ? - Reportage #cdanslair 10.10.25

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Comment vous lisez ce coup de pression des macronistes ?

  • 8:00RelanceRéponse partielle

    G.Attal s'oppose à Macron comme un forcené de l'Elysée ?

  • 9:00ComplaisanteRéponse partielle

    On va écouter les protagonistes, puis vous pourrez parler.

  • 10:00RelanceRéponse partielle

    Comment la dissolution ne pourrait pas être sur la table dans ce blocage ?

  • 12:00OuverteRéponse directe

    M.Le Pen dit que la réunion est un contournement démocratique.

  • 13:00OuverteRéponse partielle

    Est-ce qu'E.Macron lui a fait un cadeau en ne la recevant pas ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00F.RousselFait
    « Ca fait 8 ans qu'on voit les mêmes, qui tournent dans les ministères, avec la même politique. »
  • 5:00G.AttalFait
    « Il faut partager le pouvoir, ne pas donner le sentiment de vouloir garder la main sur tout. »
  • 6:00F.Villeroy de GalhauFait
    « Il est temps de faire des compromis. J'en ai assez de ce grand gâchis. La France est traditionnellement la locomotive de l'Europe. Aujourd'hui, c'est le wagon de queue. »
  • 7:00J.-L.MélenchonFait
    « Une élection présidentielle anticipée est le seul moyen de respecter la dignité de notre peuple et de notre pays. »
  • 8:00M.Le PenFait
    « Qu'est-ce que c'est que ça, des partis politiques qui cherchent à échapper à l'élection ? Ils ont peur de l'élection. »
  • 9:00E.PhilippeFait
    « Aujourd'hui, l'Etat n'est plus tenu. En France, sous la Ve République, le garant des institutions, c'est le président de la République. »
  • 10:00G.AttalFait
    « Il faut partager le pouvoir et ne pas donner le sentiment de s'acharner à vouloir garder la main sur tout. »
  • 11:00B.JeudyFait
    « Cette semaine, c'est G.Attal qui ne comprend plus les décisions du président. »
  • 12:00M.Le PenFait
    « Est-ce qu'il est vraiment du rôle du président de la République d'organiser ainsi une réunion de marchands de tapis ? »

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

sur l'hypothèse de la dissolution. - Dans la cour de l'Elysée cet après-midi, les participants d'une rencontre de la dernière chance pour trouver un nouveau Premier ministre. Des chefs de parti convoqués par le président, avec une invitation reçue au milieu de la nuit.

Des représentants de la gauche sont arrivés côte à côte pour une image d'unité, voulant se montrer prêts à gouverner. Ils sont ressortis 3 heures plus tard, en colère. - M.Tondelier: Nous sortons de cette réunion sidérés.

Sidérés parce que, si, comme d'habitude, un tour de table a pu être fait pour que chacun pose ses préoccupations, nous estimons que nous ressortons avec aucune réponse sur rien, si ce n'est que le prochain Premier ministre qui devrait être nommé dans les heures qui viennent, nous dit E.Macron, ne sera pas dans notre camp politique. On a l'impression que plus il est seul, plus il se rigidifie sur sa position initiale.

Si je vous dis que je suis très inquiète, c'est que j'estime que tout ça va très mal se terminer. - F.Roussel: Nous sommes venus dire au président qu'il faut un changement de politique.

Ca passe par un changement de Premier ministre et par des nouveaux ministres, qu'on n'a pas encore vus. Ca fait 8 ans qu'on voit les mêmes, qui tournent dans les ministères, avec la même politique. - Dans sa requête, la gauche bénéficiait pourtant du soutien inattendu de lieutenants macronistes qui se relayaient ce matin encore sur les plateaux de télévision pour mettre un coup de pression sur le président de la République. - Ce que les Français attendent, c'est une rupture.

Il faut que ce Premier ministre soit en rupture avec les gouvernements précédents. - G.Attal: Il faut partager le pouvoir, ne pas donner le sentiment de vouloir garder la main sur tout. - Pourtant, en coulisses, l'hypothèse d'une reconduction à Matignon de S.Lecornu est bien sur la table.

Un choix motivé par la course contre la montre pour présenter un budget dans les clous pour lundi. Avec un tel délai, difficile de modifier le texte, selon le président de la Cour des comptes, qui alerte ce matin dans "Le Parisien". ...

Une urgence budgétaire telle que même le nom du gouverneur de la Banque de France a circulé pour le poste. Réponse de l'intéressé... - F.Villeroy de Galhau: A chacun sa mission pour servir son pays.

La mienne est à la Banque de France. - F.Villeroy de Galhau, agacé par l'instabilité politique et son coût astronomique. - F.Villeroy de Galhau: Il est temps de faire des compromis.

J'en ai assez de ce grand gâchis. La France est traditionnellement la locomotive de l'Europe. Aujourd'hui, c'est le wagon de queue. - Ecartée des réunions à l'Elysée aujourd'hui, LFI convoque une conférence de presse et envoie un message clair à ses anciens alliés. - J.-L.Mélenchon: Nous appelons les partis et les députés signataires du programme du NFP à se ressaisir et à renoncer aux exclusives contre les Insoumis.

Pas de nouveaux bricolages politiciens! Une élection présidentielle anticipée est le seul moyen de respecter la dignité de notre peuple et de notre pays. - M.Le Pen, elle non plus, n'a pas reçu son carton d'invitation pour l'Elysée.

Alors elle continue de faire campagne sur le terrain, en appelant encore et toujours à une dissolution. - M.Le Pen: Qu'est-ce que c'est que ça, des partis politiques qui cherchent à échapper à l'élection?

Ils ont peur de l'élection, ils sont prêts à toutes les compromissions, à tous les abandons pour surtout ne pas être obligés de subir la sanction des électeurs. - E.Macron s'était Donné 48 heures pour annoncer le nom de son nouveau Premier ministre.

Bientôt la fin du temps imparti. - A.Casse: B.Jeudy, comment vous lisez ce coup de pression des macronistes?

Quand G.Attal s'adresse à E.Macron en disant qu'il faut partager le pouvoir, on a l'impression qu'il lui parle comme s'il était le forcené de l'Elysée, qui refusait d'entendre... - B.Jeudy: C'est une situation rarissime que le chef du principal parti macroniste s'oppose comme ça, de manière aussi virulente au président de la République.

On l'avait connu un peu avec N.Sarkozy et J.Chirac.

Ce n'est pas une première. Mais dans la situation où est E.Macron, c'est-à-dire sans majorité absolue, même pas de majorité relative, sans Premier ministre, sans budget...

Dans une situation aussi compliquée, avec la révolte de ses propres troupes, ça devient inouï. Cette semaine, c'est G.Attal qui ne comprend plus les décisions du président et qui, dans une 2e salve, lui demande... - A.Casse: On va l'écouter.

C'est mieux de les entendre. Mais après, vous pourrez parler, promis. Il y a eu plusieurs coups de poignard. - E.Philippe: Aujourd'hui, l'Etat n'est plus tenu.

En France, sous la Ve République, le garant des institutions, c'est le président de la République. - G.Attal: Il faut partager le pouvoir et ne pas donner le sentiment de s'acharner à vouloir garder la main sur tout. - A.Casse: Je vous laisse continuer... - B.Jeudy: C'est des coups de poignard terribles et qui serrent un peu plus le noeud coulant autour d'E.Macron, qui doit se débattre, qui veut éviter à tout prix la démission et la dissolution.

Comment la dissolution ne pourrait pas être sur la table, alors que c'est l'usage dans une situation de blocage politique? Autant, la dissolution de 2024 était une dissolution sans raison, que personne n'a comprise, ni les Français ni ses propres partisans...

D'ailleurs, le 31 décembre, il a fait un mea culpa en disant qu'on n'avait pas gagné en sérénité. On ne peut pas dire que ça se soit amélioré depuis. La dissolution serait la solution la plus évidente dans cette situation.

Mais E.Macron ne le veut pas et il lutte contre cette dissolution. Il faut dire que beaucoup de chefs de parti n'en veulent pas non plus.

La plupart savent bien qu'ils vont revenir avec moins de troupes qu'ils n'en ont aujourd'hui, à commencer par G.Attal. Il sait qu'une dissolution serait définitive et décimerait totalement ce groupe, qui a déjà perdu plus de la moitié de ses troupes la dernière fois. - A.Casse: M.Le Pen était aujourd'hui en boucle sur les chaînes d'info, en campagne, avec les pompiers au Mans.

Elle dit que ce qui se passe dans cette réunion où elle n'est pas invitée, c'est un contournement démocratique. - B.Jeudy: Elle enchaîne les punchlines, elle se fait plaisir.

Elle a improvisé ce déplacement chez les sapeurs-pompiers. Tout sourit à M.Le Pen, sauf qu'elle ne peut pas se présenter à une éventuelle présidentielle et qu'elle défend l'idée de la dissolution.

Ca aussi, c'est un problème pour elle. La logique pour elle serait plutôt une présidentielle. Là, elle réclame une dissolution en espérant pouvoir se présenter ensuite.

Sur cette idée de dissolution, il faut bien voir qu'il y a aussi le monde économique qui veut l'éviter, qui veut que les politiques et les parlementaires s'entendent pour trouver un budget. Après, la campagne présidentielle aura le temps de se faire. Beaucoup estiment aussi que précipiter la présidentielle n'est pas forcément la bonne solution.

Une présidentielle en 40 jours ne permettrait pas de régler tous les problèmes. On voit que ça divise aussi le monde politique. Les Français, eux, ont fait leur choix.

Il faut régler cette situation d'instabilité et c'est aux politiques de le faire. - A.Casse: On écoute M.Le Pen. - M.Le Pen: Je m'interroge sur la fonction présidentielle.

Est-ce qu'il est vraiment du rôle du président de la République d'organiser ainsi une réunion de marchands de tapis, parce que c'est ça, dans l'unique objectif d'essayer d'éviter des élections qui sont pourtant la voie prévue par la Constitution lorsqu'il existe un blocage tel que celui que nous connaissons? - A.Casse: Est-ce qu'E.Macron lui a fait un cadeau en ne la recevant pas aujourd'hui à l'Elysée? - C.Cornudet: En tout cas, elle a bien exploité cette faille.

Le vrai clivage aujourd'hui, on a l'impression que c'est ceux qui veulent la dissolution contre ceux qui en ont peur. A l'Elysée, c'est tous ceux qui ont peur de la dissolution. Elle a bien vu ça.

Elle, elle dit qu'elle veut ce que veut le peuple, donc la dissolution. Ce clivage est quand même très embêtant. Aujourd'hui, c'est le seul ciment entre toutes les personnes qui étaient à l'Elysée, avoir peur d'une dissolution.

Ca explique beaucoup des attitudes qu'il y a eu cette semaine. Si G.Attal fait ça, c'est parce qu'il pense