Mobilisation des lycéens : "Les casseurs doivent payer", affirme Andréa Kotarac, porte-parole du RN
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 64 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:18OuverteÉludée
Le président de votre parti est-il en train d'être rattrapé par les écrits antisémites qui lui sont attribués depuis les révélations de Mediapart ?
- 0:53RelanceRéponse partielle
Andréa Cotarac, est-ce qu'on est toujours à 1000% ce matin ?
- 1:10RelanceÉludée
Machination, manipulation, de qui à ce moment-là ?
- 3:09OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous, ces coïncidences vous troublent ?
- 4:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous, ce matin, vous commencez à vous poser des questions ?
- 5:39OuverteRéponse partielle
Comment les électeurs vont percevoir ces dernières informations ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:48Locuteur 3Fait
« Je suis absolument certaine que nous sommes confrontés à une manœuvre infâme de la part de Mediapart et je maintiens totalement à 1000% ma confiance en Jordan Bardella. »
- 1:28Invité politiqueFait
« Vous avez vu qu'ils ont présenté des témoins, Mediapart, un témoin en l'occurrence, qui ensuite a expliqué l'inverse en expliquant que Mediapart l'avait manipulé. »
- 2:42Invité politiqueFait
« Les accusations initiales étaient grotesques. C'était des accusations de propos antisémites de la part de Jordan Bardella, de propos racistes, complotistes, que sais-je encore. »
- 4:36Invité politiqueChiffre
« Si mes calculs sont bons, vous avez, depuis le début de l'affaire, rédigé 85 articles. »
- 5:00Invité politiqueFait
« Je vous rappelle qu'il y a deux ans, Mediapart a fait un article, à mon propos pour le coup, expliquant que j'aurais, grosso modo, détourné de l'argent du Parlement européen. »
- 5:19Invité politiqueFait
« Il n'y a pas l'ombre du commencement d'une enquête préliminaire de la part du Parlement européen. »
- 10:19Invité politiqueChiffre
« On a 6 millions de mètres carrés de bureaux vacants rien qu'en Ile-de-France. »
- 10:23Invité politiqueChiffre
« On sait qu'on a 4,6 millions de mal logés. »
- 17:25Invité politiqueChiffre
« Marine Le Pen proposait une hausse de 3% par an, c'est-à-dire de 15% sur l'ensemble du quinquennat. »
Temps de parole
- Invité politique57 %
- Présentateur20 %
- Présentateur 27 %
- ?7 %
- Locuteur 17 %
≈ 23,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour
Camille. Bonjour Benjamin. Bonjour Andréa Cotarac. Bonjour. Porte-parole de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. On va évoquer avec vous le mouvement lycéen toujours en cours, votre contre-budget pour la France aussi présenté cette semaine. Mais d'abord les suites de ce qu'on appelle désormais l'affaire Bardella. Le président de votre parti est-il en train d'être rattrapé par les écrits antisémites qui lui sont attribués depuis les révélations de Mediapart ? Plusieurs articles de presse datant d'hier apportent de nouvelles preuves, mettent à mal la défense de Jordan Bardella qui conteste toujours avoir tenu ses propos.
Cette semaine avant ces nouvelles informations, Marine Le Pen lui avait renouvelé son soutien lors d'un déplacement en Auvergne.
Je
suis absolument certaine que nous sommes confrontés à une manœuvre infâme de la part de Mediapart et je maintiens totalement à 1000% ma confiance en Jordan Bardella.
Andréa Cotarac, est-ce qu'on est toujours à 1000% ce matin ? Mais c'est évident.
Marine Le Pen a parlé de machination, d'infamie et effectivement force est de constater que Mediapart fait une guerre au Rassemblement National en général et en l'espèce à Jordan Bardella. J
'ai toujours dit que c'était grotesque. Mais pardon
Andréa Cotarac, machination, manipulation, de qui à ce moment-là ?
Mais il faut poser la question à Mediapart. Il n
'y a
pas
Mediapart
aujourd'hui qui fait
des révélations.
Oui, on va y revenir si vous voulez, point par point, j'ai aucun problème. D'abord, dire que c'est grotesque, ces accusations contre Jordan Bardella. Deuxièmement, vous avez vu qu'ils ont présenté des témoins, Mediapart, un témoin en l'occurrence, qui ensuite a expliqué l'inverse en expliquant que Mediapart l'avait manipulé. Mediapart répond en disant mais c'est un négationniste, donc le RN se repose sur un négationniste. Pardon, c'est leur témoin, c'est leur témoin initial, cette personne prétendument négationniste. Troisièmement, j'ai vu encore hier un article, alors ce n'était pas Mediapart, je crois que c'était le canard enchaîné, qui expliquait que Jordan Bardella aurait supprimé
ces
échanges. Il a répondu là aussi, il n'a pas de compte, il n'y a donc
encore
moins accès. Et
là, Libération dit autre
chose, dit s'il a un compte, on a retrouvé une adresse mail qui correspond à son numéro de téléphone d'aujourd'hui. Et
troisièmement, si je peux terminer sur Mediapart, j'ai eu l'article hier qui faisait une sorte de comparaison entre des messages Twitter, prétendument du compte Twitter de Jordan Bardella,
et celui
de Messenger. La réalité,
c
'est que ces messages sont similaires. On dit par exemple qu'un journaliste de droite, c'est un oxymore. Mais en fait, dans toutes ces révélations ou ces phrases similaires, il n'y a rien d'antisémite, il n'y
a
rien de raciste,
il
n
'y a
rien de complotiste. Bref, Mediapart,
là aussi...
Ça
permet en revanche
de faire le lien entre le
compte Messenger
et le compte Twitter.
Oui, mais il n
'y
a aucune accusation. Les accusations initiales étaient grotesques. C'était des accusations de propos antisémites de la part de Jordan Bardella, de propos racistes, complotistes, que sais-je encore. La réalité, c'est que ça fait flop, que leurs témoins les lâchent, qu'on explique que les conversations sont supprimées. Et là, on fait des parallèles entre Twitter de Jordan et Messenger. La réalité,
c
'est que toutes les phrases qui sont citées n'ont strictement aucun rapport, ni avec le racisme, ni avec l'antisémitisme.
Alors, Andréa Cotarac,
pour
être bien clair pour nos
auditeurs... Je sais que ce n'est pas clair, mais vu qu'on a des articles... Mais justement, on
va prendre le temps pour clarifier tout ça, pour bien comprendre la situation. Ce qui est au cœur de cette affaire aujourd'hui, et au cœur de la défense de Jordan Bardella, c'est de dire que ce compte Facebook intitulé Jordan Bardella, dont sont issus les propos antisémites rapportés par Mediapart, n'appartient pas à Jordan Bardella. C'est la ligne de défense, aujourd'hui, de Jordan Bardella. Les nouvelles informations de Mediapart dont vous parlez, tracent des coïncidences pour le moins troublantes.
C
'est-à-dire que quand ce compte Facebook, avec ses messages privés, parle par exemple du conseiller économique de François Hollande, employé de la banque Rothschild, le compte Twitter officiel...
Mais est-ce que c'est vrai ou faux ? Attendez, je vais
jusqu'au
bout pour bien comprendre.
Le compte officiel de Jordan Bardella dit la même chose. Et donc, il y a ces coïncidences troublantes. Est-ce que vous, elles vous troublent ? Est-ce que vous, ce matin,
vous
commencez à vous poser des
questions
? Les phrases sont anodines. Est-ce que M. le Président de la
République... C'est pas le sujet, désormais. C'est-à-dire que ça crée un lien. Ça crée un lien entre un compte que Jordan
Bardella dit ne pas être le sien et un compte qui est
le sien. On
n'est pas les seuls, ça intéresse les Français aussi.
Si mes calculs sont bons, vous avez, depuis le début de l'affaire, rédigé 85 articles. Vous entendez ? 85 articles,
c
'est-à-dire bien plus que les
articles judiciaux. Mais parce qu'on est en train de parler de peut-être du futur Premier ministre de la
France. Mediapart n'est pas un juge, Mediapart n'est pas Dieu, Mediapart n'est pas un procureur. C'est un journal d'extrême-gauche qui, et d'ailleurs j'en suis le premier témoin, a fait des erreurs. Je vous rappelle qu'il
y
a deux ans, Mediapart a fait un article, à mon propos pour le coup, expliquant que j'aurais, grosso modo, détourné de l'argent du Parlement européen. Soit disant, j'étais porte-parole de Marine Le Pen et que je ne travaillais pas au Parlement européen tout en étant payé par lui. La réalité, c'est que tout était faux. Mais il n'y a pas que Mediapart
aujourd'hui qui enquête et
qui trouve des choses en règle
à côté à règle.
Il n'y a pas l'ombre
du commencement d'une enquête préliminaire de la part du Parlement européen. Il n'y a pas d'information, des informations de Mediapart de la part du Parlement européen. Mediapart est un journal d'extrême-gauche qui nous accuse et parfois se trompe. J'en suis le premier témoin. Andréa Cotara, qu
'on
vous a bien
entendu,
mais les nouvelles informations de presse d'hier sont de
Mediapart, mais
également de Libération et du Canard enchaîné, pas uniquement d'un même média. La question aussi qui se pose, ça va être celle de l'impact sur la campagne. Comment les électeurs vont percevoir ces dernières informations ? Il
y a
un début d'indice, j'imagine que vous l'avez regardé, que vous le regardez d'assez près. C'est ce paramètre sur la popularité des personnalités politiques. Jordan Bardella et Marine Le Pen marquent un être recul, une chute de 5 points ou de 4 points. Alors, il reste très haut. Il reste
trop bien, quoi.
30% ou 34% ? Oui, mais quand
même, il
y a cette chute.
Elle l'a dit. Je le signifie. Je le
signifie.
Vous avez dit qu
'il
reste à la même place, mais je vous en prie.
J'ai dit qu'il chute de 5 points et qu'il reste très haut à 30, 34% pour être extrêmement précis, Andréa Cotara. Est-ce que, ma question, le risque pour vous, c'est d'avoir une difficulté peut-être à aller chercher d'autres électeurs aujourd'hui qui ne croient peut-être pas autant que vous dans les dénégations de Jordan Bardella ?
Écoutez, d'abord, un, il n'y a aucun impact pour la simple et bonne raison. C'est que Jordan Bardella, comme Marine Le Pen, reste en tête et très loin devant les autres. C'est un baromètre popularité. Mais c'est la même chose.
Il y a une
chute de 4 ou 5
points. Je veux bien qu'on ne
regarde plus la réalité
au Rassemblement National. Peut-être que les gens
lisent beaucoup France Info, puisque vous avez fait 85 articles. On parle d
'énormément de choses. C'est un procès
d'intention.
C'est peut-être un échec de
votre part. Mais deuxièmement, j'étais avec vos confrères, notamment de France Info, au Sommet de l'Élevage avec Marine Le Pen, à Cournon, mercredi dernier.
Et
de leur propre aveu,
ils
m'ont dit, effectivement, tout le monde s'en fout, puisque une seule personne, sur l'ensemble du Sommet International de l'Élevage, nous a parlé de Mediapart.
Tout le monde s'en voulait
dire les électeurs ?
Les gens qui étaient là, des éleveurs, des personnes qui venaient en famille rencontrer Marine Le Pen, rencontrer les éleveurs, rencontrer les syndicats agricoles, rencontrer Limagrin et d'autres grandes entreprises
françaises. C'est un non
-sujet, selon vous, Andréa Cotarra
?
C
'est les propos de vos propres confrères. Donc, pour le coup, ce ne
sont
pas les miens.
Je n'étais pas
là, je n'étais
pas
présente. Moi, j'y étais et
je peux vous dire que je confirme ce que disent vos confrères. Tout le monde s'en fout. Donc, ça ne
vous inquiète pas. Et je crois que
les Français sont un peuple hautement politisé. Les Français sont hautement politisés. Ils connaissent, ils ont identifié les problèmes budgétaires, de pauvreté, économiques, sociaux, dans notre pays. Et ils veulent tourner la page du macronisme. Ils ont bien compris que lorsqu'un média d'extrême-gauche, de gauche pour libération, ou du canard enchaîné, nous attaque tous les deux jours ou tous les quatre matins, ils ont peut-être compris, parce qu'ils ne sont pas idiots, que vous avez, en tout cas eux, le simple objectif de faire freiner l'arrivée ORN au pouvoir.
Mais rapidement, l'effet sur vos alliés à droite. Est-ce
que vous craignez l'effet sur vos alliés, en revanche, à droite, si ça
n'influence pas vos électeurs ? Si ça n'influence pas les Français, ça n'a aucune raison d'influencer des alliés.
Andréa Kotarek, on va continuer d'avancer avec l'actualité, et notamment la mobilisation lycéenne. On va parler des revendications juste après, mais tout d'abord la question policière. Il y a 24 enquêtes de l'IGPN. Est-ce que, dans ces conditions-là, vous considérez qu'on fait face à des violences policières
? L
'IGPN, c'est la police des polices. Oui,
oui,
mais je sais très bien. Non, la réalité aujourd'hui, c'est qu'il
y a
deux choses. Premier point, je comprends la colère des lycéens. Je comprends la colère du monde de l'éducation nationale. Je comprends la colère des étudiants, voire des jeunes travailleurs plus largement. Vous soutenez le mouvement
?
Oui, parce que je comprends leur colère. Vous avez aujourd'hui, dans les lycées par exemple, des thématiques qui peuvent paraître anodines, mais qui nous remontent, puisque je suis conseiller régional, justement en charge des lycées. Sur les moyens, sur la propreté dans les toilettes, sur le manque de papier WC par exemple. Mais dites-moi quel est le rapport entre un rouleau de papier WC et des camions de pompiers qui brûlent ? Je n'en vois pas. Dites-moi, il y a des thématiques de fond aussi. L'orientation par exemple. Avant même de parler de l'échec de Parcoursup, qui est un échec, on va se le dire. Mais c'est sur l'orientation.
En Allemagne par exemple, les jeunes rentrent en moyenne sur le marché du travail à 24 ans. En France, c'est à 27 ans. Et on a eu récemment une étude qui explique que près d'un quart des titulaires de master, bac plus 5, on a une jeunesse très diplômée, ne trouvent pas un emploi adéquat. On a aujourd'hui des docteurs en sociologie, des personnes intelligentes, qui vendent des sandwiches dans des fast-foods. Ce n'est pas acceptable. Donc il
y a
un problème d'orientation. Et troisième point, et là on souhaite y répondre, on a proposé dans le contre-budget de nouveaux droits pour les jeunes. Des droits, notamment la gratuité du permis de conduire pour les jeunes qui n
'ont
pas de casier judiciaire. On a proposé pour les étudiants des solutions notamment en matière de logement. On a proposé que les bureaux vacants soient transformés en logements étudiants. On a 6 millions de mètres carrés de bureaux vacants rien qu'en Ile-de-France. On peut aujourd'hui, quand on sait qu'on a 4,6 millions de mal logés, quand on sait qu'on a un taux de pauvreté record, permettre à notre jeunesse de respirer, de s'orienter, d'avoir confiance dans l'avenir.
Pour en revenir à ma question qui était celle à propos de la réponse policière. Il y a donc 24 enquêtes de la police, des polices. Il y a des images qui choquent. Par exemple, ce coup de genou d'un policier,
un
manifestant à Paris. Les polices des polices saisissent cette voiture de police à Dunkerque qui font sur des jeunes manifestants. Est-ce que ce sont selon vous des incidents isolés ou est-ce qu'il y a un problème de fond dans le maintien de l'ordre face à ces mobilisations lycéennes
? Je vais vous dire que
je
suis parfaitement légaliste et je respecte les institutions. S'il y a eu des débordements de la part des fonctionnaires de police, je suis comme vous l'enquête de la police des polices.
Est-ce qu'elles vous ont choqué
ces images ?
En revanche, pardonnez-moi, j'ai beaucoup de choses qui m'ont choqué. Quand des camions de pompiers brûlent, quand une fonctionnaire de police est tabassée au sol, quand un officier
de police a
été tabassé... Ah, merci de le préciser quand
même. Il n'y a plus 800 personnes de force de l'ordre qui ont été blessées.
Moi, je n'accepte pas que des camions de pompiers soient brûlés alors même qu'il
y
a quelques semaines, c'était les héros de notre nation
qui bloquaient des
incendies.
Je n'accepte pas non
plus qu'on attaque la profession des policiers. Je n'accepte pas non plus qu'on s'attaque à des professeurs, à des proviseurs, des gens qui ont déjà des salaires, des traitements bien en deçà de la moyenne de l'OCDE. On a des proviseurs qui sont attaqués, il
y a
un problème de sécurité.
On l'entend bien, Andréa. Personne ne l
'accepte. Nous, merci de le préciser parce qu'on parle souvent des policiers.
On n'a jamais dit l'inverse.
Et dernier point, je suis pour, et avec le RN, le principe de casseur-payeur. Je n'accepte bien pas que nos biens communs, comme les lycéens,
brûlent. Marine Le Pen l'a rappelé cette semaine. On brûle
à Nantes, brûle ailleurs. Je ne l'accepte pas. Et je pense que les personnes qui cassent, les personnes qui brûlent, d'abord, un, nuisent au mouvement des lycéens. Ce sont les idiots utiles du gouvernement. Et deux, je n'accepte pas que ce soit les Français qui payent par l'augmentation du tarif des assurances ou par nos impôts avec l'État. Je ne l'accepte pas. Les
casseurs doivent
payer.
On va parler de la suite de cette mobilisation lycéenne, des réponses du gouvernement, également avec vous, Andréa Cotara, qui est porte-parole du Rassemblement National, dans quelques instants. Après le rappel de l'actualité avec Diane Ferschit sur France Info à 8h47.
Elle dit avoir traversé tout le spectre des émotions au cours de ses huit mois dans l'espace.
L
'astronaute française Sophie Adnaud a atterri à Cologne, en Allemagne, ce matin, pour rejoindre le Centre Spatial Européen. Dans sa combinaison bleue, elle a été soutenue par deux de ses collègues. Il va falloir à présent qu'elle se réhabitue à la pesanteur. L'IGPN, la police des polices, s'est vue confier 24 enquêtes depuis le début du mouvement lycéen. Dernière en date, elle concerne le coup de genou d'un policier dans le visage d'un manifestant. C'était jeudi à Paris. Selon la chancellerie, plus de 6800 personnes, dont 86% de mineurs, ont été placés en garde à vue depuis que cette contestation a commencé. Nouvelle mobilisation ce week-end contre la 69. L'autoroute reliant Castra-Toulouse.
Des militants sont déjà sur place dans une zone agricole privée à 1 km de la future autoroute. Elle sera mise en service la première semaine de novembre. C'est ce qu'annonce le concessionnaire à Tosca. Les travaux doivent prendre fin la semaine prochaine. La France appelle les Etats-Unis à retirer leurs sanctions à l'encontre de la Cour pénale internationale. Paris réaffirme son soutien sans faille à la CPI et à ses personnels et rappelle son rôle essentiel alors que Washington justifie sa décision en comparant la Cour pénale internationale à une menace pour sa souveraineté et ses citoyens.
Andréa Cotarac, porte-parole de la campagne présidentielle de Marine Le Pen. Vous êtes notre invitée ce matin du 8.30 France Info. On parlait donc de la mobilisation lycéenne. Il a ce nouvel appel à se mobiliser mardi et un soutien est venu des Etats-Unis. Victor Wenbanyama, la star française du basket américain NBA, soutient les lycéens.
En
vérité,
je
suis content que
les
lycéens et les jeunes en général se fassent entendre
parce
que moi je les entends et je les soutiens. Et j'espère que les gens qui sont là-haut ou là-haut en feront d'eux-mêmes.
Est
-ce qu'il est dans son rôle, Victor Wenbanyama ?
C'est un citoyen, grand bien lui face. Moi, si vous voulez, chez un homme politique, et ce qui me choque le plus, c'est que quand j'entends, par exemple, d'autres soutiens de cette mobilisation comme la France Insoumise, là, je ne les comprends pas vraiment parce qu'ils accusent le gouvernement d'Emmanuel Macron de réprimer, d'avoir des violences post-cliciaires systémiques. Ils avaient dit la même chose pendant les Gilets jaunes. Et on se souvient quand même que les ordres de M. Castaner étaient discutables.
Qui étaient les ministres de l
'Intérieur.
Les ministres de l'Intérieur, pardon, étaient parfaitement discutables. Ça n'a pas empêché la France Insoumise de réélire les macronistes en 2022. Et puis, en 2022, on a eu la réforme Borne avec des grèves, avec des blocages. Là aussi, l'extrême gauche et la gauche en général accusaient le gouvernement de répression et d'avoir des violences policières systémiques à l'encontre du mouvement social. Ça ne les a pas empêchés, en 2024, de réélire Mme Borne.
Puisque je vous rappelle
que Mme Borne, le candidat Insoumise,
s
'était retiré pour faire réélire Mme Borne.
Vous voulez dire que
la France Insoumise est un
mauvais soutien
de la contestation sociale ? Pour
comprendre
où vous voulez en venir.
C'est assez simple. Je comprends la colère de fond de notre jeunesse, la précarité des jeunes, la précarité des jeunes travailleurs, les problèmes d'orientation chez les lycéens. En revanche, je comprends moins bien la colère de la France Insoumise lorsqu'ils s'attaquent au gouvernement ou à la police puisqu'ils sont comptables de ce bilan-là. Ils ont réélu la ministre de l'Éducation nationale, Mme Borne.
Ils ont réélu M. Emmanuel Macron. Pour en revenir à la
mobilisation lycéenne, Andréa Cotterac, on vous a bien compris sur ce point-là et sur la réponse apportée par le gouvernement. Le ministre de l'Éducation, Edouard Geoffrey, propose 3000 professeurs remplaçants devant les élèves d'ici la
semaine prochaine.
D'ici mardi, est-ce que c'est une bonne réponse et un début de sortie
de
crise ?
Non,
mais je
n
'y crois
pas vraiment parce qu'en réalité, on sait déjà actuellement qu'il y a très peu de candidats de présentation au concours de professeurs. Il
y a ce
vivier qui est là, en tout cas. La profession n'attire plus. La profession est mal payée. Je vous rappelle quand même, ça reste dans l'esprit français un drame national. La mort et l'assassinat et la décapitation de deux professeurs. Samuel Paty et Dominique Bernard. Bref, on a une profession qui est aujourd'hui malade. Ça,
c'est du plus long terme, mais
sur ces 3000 professeurs,
la réponse vous semble appropriée. Ça fait
10 ans, en fait, qu'il fallait une réponse à long terme. et M. le ministre de l'éducation nationale claque des dos en disant j'ai 3000 viviers de personnes qui peuvent aller donner des cours.
Ça
vous surprend
d'ailleurs. Mais la réalité,
c
'est que
si vous avez un prof de SVT qui est absent, ce sera très compliqué par un 1000 et 3000 de le remplacer par un prof de SVT. Ce sera un prof de français qui va faire de la biologie. Pardonnez-moi, mais vu le classement PISA et vu les résultats du macronisme, ça ne me satisfait absolument pas.
Andrea Cotara, ce que vous dites, c'est Marine Le Pen au pouvoir. Elle rend de nouveau attractif le métier d'enseignant. Vous les augmentez ?
Plusieurs candidats à la
présidentielle font
cette proposition. Bien sûr,
on les augmente.
D
'ailleurs, en 2022, Marine Le Pen proposait une hausse de 3% par an, c'est
-à
-dire de 15% sur l'ensemble du quinquennat. Ça n'a pas empêché la gauche, encore une fois, à voter Emmanuel Macron plutôt que Marine Le Pen. On parle à gauche d'une vocation...
La gauche dont
vous venez,
Vous avez milité
auparavant. Je
suis bien
placé pour les critiquer. Il parle de démocratie, d'oxygène démocratique. Vous avez vu que les policiers ont manifesté, les pompiers, les infirmières libérales, aujourd'hui les lycéens, les étudiants. Mais l'oxygène démocratique, c'est Marine Le Pen qui le proposait pour redonner le pouvoir au peuple, ou gouverner par référendum.
Elle
proposait en 2022 le référendum d'initiative populaire. Là encore, toute la gauche s'était
mobilisée
pour réélire M. Macron qui proposait l'inverse. Ça
veut dire que
dans votre contre-budget, vous avez proposé des suppressions dans les services publics de fonctionnaires, l'éducation nationale, vous n'y toucherez pas. On ne touchera pas aux
fonctionnaires d'État qui occupent des fonctions et des missions régaliennes.
Et vous augmenterez le budget de l'éducation nationale
? On
augmentera les budgets régaliens, ça c'est une évidence. Mais la réalité aujourd'hui,
c
'est que, concernant les professeurs, la gauche claque des doigts en voulant plus de professeurs. Monsieur le ministre de l'éducation nationale, lui, claque des doigts, il trouve 3000 viviers, on ne sait pas d'où il est sort.
Mais
la réalité aujourd'hui, c'est qu'on a un problème démographique, on a des fermetures de classes. Et donc, là encore, c'est une vision à long terme qu'il faut avoir, tout ce que les macronistes
n
'ont pas eu depuis 10 ans.
Merci Andréa Cotarac pour la parole du RN d'avoir été avec nous. Merci Camille. Bonne journée. L'info continue sur France Info.