Macron et Trump, deux styles face à la catastrophe
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« En fait, il ne s'est pas rendu immédiatement sur les lieux de la catastrophe »
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« il s'est adressé d'abord aux sauveteurs, pour les remercier, avant de s'adresser aux victimes »
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« Ce qui d'ailleurs lui a été reproché »
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« Le président "pombalien", ça vient de Pombal, le principal ministre de Joseph II après le tremblement de terre de Lisbonne »
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« Je suis ici avec les ministres pour porter plusieurs messages. D'abord un message de retour à la vie normale, c'est notre priorité absolue »
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« s'il y a des gens qui ne sont pas contents, c'est normal »
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« dire aussi qu'une partie de la catastrophe était imprévisible »
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« imaginer aller sur les lieux et dire à des victimes elles-mêmes : "On va reconstruire votre maison mais vous ne serez plus face à la mer." »
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« Saint Martin renaîtra. Vous savez, notre pays a connu parfois bien pire. On l'a oublié »
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C'est une catastrophe qui a touché à la fois la France le 7 septembre... - Pour être aux côtés de celles et ceux qui ont vécu dans la peur, l'angoisse.
Et les Etats-Unis, au Texas, dix jours avant. Irma, Harvey, deux ouragans similaires et pourtant Emmanuel Macron et Donald Trump ont réagi de manière très différente. Dans le cas de Trump, c'est le chef de guerre.
C'est à dire qu'en fait, il ne s'est pas rendu immédiatement sur les lieux de la catastrophe, ensuite quand il est allé au Texas, pour Harvey, il s'est adressé d'abord aux sauveteurs, pour les remercier, avant de s'adresser aux victimes. Ce qui d'ailleurs lui a été reproché. C'est le chef de la nation qui est venu pour dire : "On a vaincu, on a résisté.
Nous, Américains, on a été les plus forts." En fait, c'était aussi pour éviter tous les reproches qui peuvent naître de ses décisions environnementales et de son climato-scepticisme. Du côté d'Emmanuel Macron, c'est assez différent.
On pouvait s'attendre à la deuxième figure la plus habituelle, c'est-à-dire le voyage compassionnel. Le président, le souverain, qui vient réconforter les victimes, montrer qu'il comprend leurs souffrances. Et on a eu autre chose.
Le président "pombalien", ça vient de Pombal, le principal ministre de Joseph II après le tremblement de terre de Lisbonne, c'est à dire rétablir l'ordre. Et ça a été le maître mot de sa conférence de presse, lorsqu'il est arrivé en Guadeloupe. - Je suis ici avec les ministres pour porter plusieurs messages.
D'abord un message de retour à la vie normale, c'est notre priorité absolue. Il n'a pas hésité à dire sur place que s'il y a des gens qui ne sont pas contents, c'est normal, dire aussi qu'une partie de la catastrophe était imprévisible. Quand même, imaginer aller sur les lieux et dire à des victimes elles-mêmes : "On va reconstruire votre maison mais vous ne serez plus face à la mer." On peut supposer que c'est quelque chose qui n'a pas forcément été très bien reçu et c'est normal. - Dans six mois, si c'est construit, je vais vous appeler "Monsieur le président".
Aujourd'hui, non. - Je le ferai. - Vous avez tout intérêt parce que je suis une chieuse aussi. - Est-ce que je puis me permettre de vous dire que ça se voit un peu ?
Quelque chose de fort de son discours c'est de dire, ce qui est important c'est de montrer que Saint Martin et Saint Barthélemy, où la difficulté se posait moins, Saint Martin fait partie du territoire national. Et je me suis déplacé pour le réintégrer dans ce territoire national et dans ce cas-là s'il y a compassion c'est parce qu'il y a solidarité de l'ensemble de la nation. - Saint Martin renaîtra.
Vous savez, notre pays a connu parfois bien pire. On l'a oublié. La très grande différence par rapport à la figure compassionnelle, c'est que le chef de l'état vient comme individu rencontrant d'autres individus.
Là c'est la nation qui retisse des solidarités autour des victimes. Ça va les jeunes ? Maintenant on peut se demander : est-ce que la même attitude pourrait être faite en métropole ?
Arriver sur une catastrophe, mettons Xynthia, et dire aux victimes de Xynthia que c'est aussi de votre faute, votre maison, on ne va pas la reconstruire au même endroit, on fera le maximum mais on ne pouvait pas prévoir. Et c'est peut-être une des limites, mais c'est un point d'interrogation. C'est à dire, est-ce que c'est un discours de la périphérie ou est-ce qu'il peut être introduit au coeur du territoire national ?
Emmanuel Macron