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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 18 septembre 2025 26 min

Vincent Capo-Canellas : « La taxe Zucman porterait atteinte à la propriété des entreprises »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et Sébastien LCU qui a écrit une lettre au maire dans laquelle il promet une plus juste reconnaissance aux élus. Le chef du gouvernement qui a lui-même été maire de Verdon dans l'heure réitère sa volonté d'aboutir prochainement à la création d'un statut d'élu local avant les élections municipales de 2026. Il veut aussi inscrire dans le budget une plus juste reconnaissance de l'engagement des maires comme agent de l'État.

Cela pourrait passer Oriane par une meilleure rémunération notamment. La loi du plomb est de retour au Parlement. En effet, la commission des affaires économiques de l'Assemblée doit examiner la fameuse pétition opposée à cette loi controversée.

Pétition qui avait recueilli, on s'en souvient, plus de 2 millions de signatures cet été, ce qui est une première. Cela ne devrait cela devrait donner lieu, pardon, à un débat dans l'hémicycle, même s'il n'y aura pas de nouveaux votes, il faut le préciser. Pour rappel, l'une des dispositions les plus contestées du texte, la réintroduction de l'assetamipride a été retoquée par le conseil constitutionnel.

Orian. Merci Audrey. On va revenir sur toutes ces actualités avec vous.

Vincent Capocanella, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous.

Vous êtes sénateur union centristenis. On va évidemment parler de la journée de mobilisation, des rencontres de Sébastien le Cornu. Mais d'abord on va regarder les unes de la presse régionale.

Derrière moi, d'abord la une de la dépêche, c'est Sébastien Lecnu face à un jeudi noir. Les syndicats unis appellent à manifester pour le premier ministre. Cette journée constitue les preuves du feu.

Et la deuxième une, c'est celle de Sud-Ouest. C'est cortèges sous haute surveillance. Le dispositif policier Audre appelé rappelé sera au rendez-vous notamment avec le concours de drone.

Et puis la dernière rune, notre autre sujet, c'est l'est républicain. Les dépenses qui pèsent lourdes sur les étudiants. Le coût du logement reste la principale charge du budget.

De quelle avez-vous envie de parler ? Oh, la première, la dépêche. Sébastien le Cornou face à un jeudi noir.

On va évidemment revenir sur cette journée de de mobilisation. les raisons, les réponses que peut apporter le le Premier ministre avec vous, Vincent Capocan est là. Mais d'abord, elle s'annonce très suivie cette journée de mobilisation et il y a des inquiétudes, des alertes de la part du ministère de l'intérieur sur la sécurité, un nombre de casseurs.

Ce matin, très tôt, Bruno Retaillot s'est exprimé, il parlait de 5 à 8000 casseurs qui pourraient potentiellement venir dans les cortèges. Vous êtes inquiet de la tournure que pourrait prendre cette ces manifestations ? Moi, je suis conscient des enjeux pour le pays.

Je pense que les Français sont en attente de solution. Il est bien que la colère sociale s'exprime, il est bien que l'inquiétude s'exprime, mais il faudra aussi qu'on se mette dans une posture maintenant globalement où chacun fasse un pas l'un vers l'autre. le mouvement social d'un côté, mais les réalités économiques sont là et il faut que le gouvernement puisse aboutir à une feuille de route qui nous remett un peu sur une trajectoire où on renoue avec la croissance et où on montre que le ciel bleu peut être retrouvé mais il y a des efforts à faire et donc ça passe par une journée de mobilisation, c'est normal, c'est constitutionnel qui doit passer dans le calme.

Et on pense aussi à ceux qui sont en galère aujourd'hui, ceux qui n'ont pas de solution de transport, ceux qui avaient des formalités à accomplir. ceux qui veulent se rendre sur les les lieux de travail ou dans les écoles. Voilà, donc c'est toujours une journée difficile mais je souhaite que ça se passe dans le calme.

On peut dire que les forces de l' sont mobilisées et c'est bien ainsi pour assurer aussi cette liberté constitutionnelle. 800 policiers déployés, audrait le rappeler, 800 policiers déployés, c'est un gros un gros dispositif, hein. Vous faites confiance à Bruno Retaillot pour encadrer sécuriser ses mobilisations ?

Oui, bien sûr. Je crois que la police euh et les forces de l'ordre sont au service de de de la République. OK.

Il y a un droit constitutionnel à euh faire grève, à manifester une colère sociale. Mais je crois que ça doit se passer dans l'ordre bien évidemment. Et puis il faut quand même penser à nos compatriotes parce que on a eu le 10, on a le 18, il y a d'autres mobilisations qui sont annoncées mais tout ça ne nous doit pas doit pardon ne doit pas nous conduire à oublier la réalité économique qui s'impose à nous.

Comme disait Michel Reocard, les faits sont étus. Moi, je crois au dialogue social mais il doit être basé sur une logique de responsabilité. Il y a des problèmes à traiter comme disait André Bergeron.

On faut du grain à moudre sans doute mais n'oublions pas quand même les difficultés que le pays rencontre et il faut les traiter tous ensemble. Et cette journée de mobilisation le disait, elle s'annonce très suivie. On va voir comment elle se prépare dans nos régions.

Nous sommes avec le le maire socialiste de Périgueux. Bonjour Émeric Lavitola. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin depuis Périgueux avant avant de parler pareil he des raisons de cette colère.

Est-ce que vous vous êtes inquiet pour la sécurité dans les manifestations et particulièrement dans votre ville ? Bah écoutez, il il n'y a pas d'habitude de phénomène de violence quand il y a des manifestations à Mais là, forcé de constater au vu des effectifs policiers notamment des forces de sécurité nationale mais même municipal, bon il y a quand même une une inquiétude qui qui est nouvelle. Euh moi ce que j'espère c'est que ces mobilisations vont se passer dans le calme.

On peut être en colère, exprimer des revendications, mais tout ça peut se faire dans le calme. Euh justement, ça donne encore plus de force aux idées qui sont défendues. Pourquoi vous avez eu une inquiétude nouvelle ?

Vous craignez que cette fois ça dégénère ? Alors moi je je crains pas spécialement que ça dégénère mais forcément j'ai j'ai un dialogue avec l'État les forces de sécurité et je sens pas une forme de fragilité qui est nouvelle parce que d'ailleurs moi j'ai interrogé plusieurs fois à Périgu on n jamais connu de phénomène de violence donc je sens qu'il y a une inquiétude quand même de ce côté-là j'espère que ce sera démenti dans la journée et puis vous le savez en tant que maire on est vigilant à ces questions là j'ai d'ailleurs même annulé un voyage au Québec d'un jumelage pour rester sur place, on dira finalement au cas où j'espère que ce sera ben finalement tout ça dans le calme. Comment on gère ce genre de journée justement quand on est mère ?

Ben écoutez, assez tranquillement hein, on va être en lien avec les forces de police pour être bien sûr que tout se passe bien notamment y compris pour ne serait-ce que le défiler des manifestants. Et puis moi en tant que maire, j'aurai à la fois cette casquette là euh d'accompagner et puis d'être sûr que tout se déroule dans le calme et puis de citoyens parce que je participerai moi-même aux mobilisations au côté des citoyens et des citoyennes qui se mobilisent aujourd'hui. Qu'est-ce que vous attendez de de cette journée ?

Qu'est-ce que vous attendez de de Sébastien le Cornu ? C'est une manière de mettre la pression sur lui ? Alors la pression, je crois qu'il l'a il a pas besoin de des manifestations, mais c'est surtout faire entendre le mécontentement et les maires et les élus aussi en font partie les difficultés que nous pouvons vivre, les collectivités mais aussi et surtout une forme d'injustice sociale et fiscale.

Je crois que c'est ça qui est réclamé avant tout et il faut que monsieur le Cornu puisse donner des signes importants qui répondent au mauvais budget qui avait été présenté par monsieur Beirou. Moi, je suis pas un partisan de l'instabilité, hein. Je crois qu'il faut une stabilité.

J'ai entendu euh euh monsieur le sénateur dire qu'il fallait des efforts. C'est à monsieur le Corn désormais de les faire. notamment moi ce que je crois je relais l'idée de la taxe zu faire en sorte qu'on prenne aux plus riches de ce pays ceux qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine qui l'ont vu doubler depuis 8 ans.

Mais là je crois qu'il y a aussi de l'argent et je crois que les gens entendront mieux les efforts qu'on sentit si on demande à celles et ceux qui gagnent le plus dans notre pays. Je vais laisser Vincent Capocanella vous répondre. Vous entendez ce que dit le maire de Périgueux ?

Qu'est-ce que vous avez envie de lui dire ? Alors moi je crois que d'abord il faut que les manifestations se passent bien. C'est c'est normal, c'est la République, c'est le dialogue social.

Mais après, il faudra se mettre autour de la table. Il y a un certain nombre de propositions qui avaient été faites par le précédent gouvernement. Je savais à personne que François Baou est parti, que ce plan-là est virtuel.

Monsieur le Cornier a dit qu'il réouvrait la discussion. Il a commencé à bouger, il a bougé sur les deux jours. Euh il y a d'autres points de discussion qui sont en cours.

Moi, je souhaite qu'on avance maintenant. Voilà. Alors, je crois pas du tout à la taxe Zukman parce que ça serait euh enfin porté atteinte euh au enfin finalement à la propriété des entreprises euh et ça ne fonctionne pas.

Il faut trouver des solutions qui soient robustes économiquement. Il y avait un point qu'il fallait améliorer dans la proposition Bairou euh qui était l'équité. Voilà.

Et donc là-dessus, il y a il y a des éléments qui sont en discussion aujourd'hui. Moi, je fais confiance au Premier ministre pour proposer une voie, c'est difficile mais si on se met pas tous autour d'une table, on n'y arrivera pas. Le pays doit faire des efforts, il faut qu'il soit bien réparti.

Mais attention, c'est pas en fiscalisant outrance qu'on y arrivera non plus. Euh voilà, donc autour de tout ça, on doit pouvoir maintenant euh se mettre dans une logique de construction. Euh si la France, ça vous paraît possible de trouver des accords avec les les socialistes ?

Mais bien sûr qu'il faut en trouver. Moi, j'étais membre de la commission mix paritaire qui a voté ou trouver en tout cas trouvé le compromis sur le sur le budget euh de cette année. Et donc, je souhaite que on soit capable à nouveau de se remettre autour d'une table et de permettre qu'il n'y ait pas de censure sur une proposition qui aura été présentée et qui soit quand même réaliste pour le pays.

Voilà, il y a il y a quand même des sujets financiers. Les intérêts de la dette augmentent, ça devient exponentiel. Donc il y a des efforts à faire, il faut les répartir de manière équitable.

Mais attention, on ne peut pas nier cette réalité financière qui est qui est présente. Et au fond, si le pays se bloque au moment où les circonstances sont terribles du point de vue géopolitique, au moment où les les marchés financiers peuvent à tout moment quand même nous attaquer sur la dette, on aura un vrai une vraie difficulté. Voilà.

Donc regardons les choses en face. euh il faut se retourser les manches. Euh on est au pied du mur.

Euh on est à un moment historique finalement. OK. Il y a beaucoup de euh transitions euh difficile à à financer.

Il y a une inquiétude dans le pays. Euh il y a une volonté aussi euh de se rapprocher du niveau territorial euh parce que les vraies solutions, elles sont elles sont à ce niveau-là. Le premier ministre a commencé à bouger, ça peut aller dans le bon sens mais chacun doit être responsable et faire un pas l'un vers l'autre.

Si on commence à se révolter contre les réalités, on y arrivera pas non plus. Emric Lavitola, qu'est-ce que qu'est-ce que vous dites ? Est-ce que il faut tenir compte des réalités économiques et du mur de la dette ?

Mais ça enfin moi je je suis convaincu qu'effectivement il faut quelque chose d'équilibré. On doit être capable de réduire la dette et dans même temps donner et accéder à cette volonté de justice sociale et fiscale. Quand je dis justice sociale, les socialistes par exemple propose une quelque chose.

Ils disent que pour les revenus de moins de 2000 € on baisse la CG pour rendre du pouvoir d'achat. Euh ils disent aussi que sur la question des retraites qui avait eu de nombreuses mobilisations, on devrait la suspendre. J'ai bien vu que monsieur le cornueu balayait ça rapidement.

Je dis quand même attention, à force de balayer des euh questions qui sont pour nous fondamentales, euh ça risque de tendre le dialogue et en particulier avec les parlementaires socialistes qui sont quand même euh volontaires. Vous l'avez vu, nous avons présenté un contrebudget. Nous considérons que dans la période, nous pouvons être utile au français.

Bien entendu, on a bien compris que tout ce que nous disons ne sera pas repris. Mais si euh tout est balayé, à à un moment donné, le risque c'est que les mêmes causes provoquent les mêmes effets et que vous ayez monsieur le cornu qui sera censuré. Et je le dis moi aussi euh tranquillement, c'est pas euh comment dire une victoire en soi.

Moi, je ne me lève pas tous les matins en me disant vivement que le premier ministre tombe et queil y ait une solution parce que je crois que pour notre pays c'est de l'instabilité et je le vois. Les habitants de Périgueux me le disent, ils sont inquiets, ils voient que le pays quand même est en grande difficulté. Donc ils attendent des responsables politiques qu'on se mette à la hauteur.

Mais se mettre à la hauteur, c'est pas se dire à chaque fois les uns et les autres on a raison. Moi, je porte des propositions, vous les avez entendu. J'aimerais que on les balaye pas trop rapidement en disant ça c'est impossible mais ça on peut quand même pas le financer puisqu'à un moment donné on trouvera aucun consensus.

Et je sais que l'attaque Zukman est en tout cas une forme fondamentale de dire est-ce que des gens qui ont 100 millions d'euros de patrimoine, c'est ça dont on parle hein, c'est pas vous et moi je crois qu'autour du plateau, personne n'a ce type de patrimoine. Est-ce que de manière temporaire il ne pourrait pas contribuer au fait que notre pays puisse se redresser ? Moi, je le crois.

Alors, j'entends très vite qu'on me met des éléments anticonstitutionnels. C'est souvent le cas quand on veut mettre en place une nouvelle mesure plus progressiste, plus juste. Alors, faisons en sorte déjà de la discuter jusqu'au bout et puis si c'est pas cette forme là, peut-être une autre.

Mais accorder quand même le fait que si on veut aussi que notre pays se redresse, ben oui, il est plus riche et oui, les grandes entreprises peuvent contribuer bien entendu en maintenant un équilibre puisque le but c'est pas qu'à un moment donné on prenne tellement à ceux qui ont euh beaucoup euh que soit ils s'en vendent, soit ils arrêtent leur activité. Je crois qu'on peut être juste. D'autres pays l'ont déjà fait, hein.

Regardons de l'autre côté de l'Atlantique, les États-Unis quand il y avait eu la crise des subpram ne s'était pas empêché de de faire ce type d'évolution fiscale. Et une dernière réponse, Vincent Capocan. Crois qu'il y a une place pour une négociation à partir du moment où chacun a de bonne volonté.

Euh en restant encore dans un cadre économique qui soit euh réaliste aujourd'hui. Euh la France n'est pas coupée du monde. Euh voilà, on pourra pas distribuer de l'argent qu'on a' pas et ça fait longtemps qu'on on a tendance à à le faire.

Voilà, donc le premier ministre n'a pas encore abattu ses cartes. Je souhaite que euh ça permette euh à chacun de se positionner de manière responsable. Juste un point, quand on fait une négociation, il faut savoir si on l'amène dans l'idée d'aboutir ou dans l'idée simplement de prouver que c'est l'autre qui a tort.

Voilà. et je souhaite qu'on se mette en situation d'aboutir. Merci Émerric Lavitola.

Merci beaucoup d'avoir été avec nous depuis votre ville de Périgueux. Donc vous êtes le maire. Merci beaucoup.

Les perturbations on l'a dit sont fortes dans les transports. Un TGV sur 10 annulé en intercité sur 2DR. Des métros perturbés en région parisienne à l'occasion de cette journée de mobilisation.

Et voilà qui remet au cœur de l'actualité des travaux du Sénat sur lesquels vous allez nous éclairer Audrey. C'est l'encadrement du droit de greffe dans les transports. Une idée qui ne date pas d'hier Oriane, elle est portée par la majorité sénatoriale de droite et du centre depuis au moins 2020.

D'abord avec la proposition de loi d'un certain Bruno Retaillot, plus récemment celle du LR Stéphane le Rudulier. Et puis en 2024, Hervé Marseille, le chef du groupe union centriste au Sénat avait déposé une proposition qui a été adoptée au Sénat donc en avril 2024 mais qui n'a pas encore été étudiée à l'Assemblée. Voici comment il justifiait à l'époque sa proposition.

L'écoute. Trop, c'est trop. Nos concitoyens n'en peuvent plus.

À chaque mouvement social, ils sont des millions à faire les frais de ces débrayages, à devoir s'entasser sur des quai ou dans des rames bondés. Dans ces conditions, la défense corporatiste des intérêts des uns se fait au détriment de la liberté des autres. Son idée, c'est de s'inspirer de ce qui se fait déjà en Italie et de donner la possibilité au gouvernement de définir par décret 30 jours par an durant lesquels les agents des services de transport n'ont pas la possibilité de faire grève.

En Italie, ces jours font l'objet de négociation avec les syndicats. Ça se passe à l'automne. Pour la version française, cette interdiction serait limitée à 7 jours glissants et vise plus particulièrement les vacances scolaires, les jours fériers, les élections et les référendums, ainsi que les événements d'importance majeure.

Une mesure fustigée en 2024 par la gauche lors de l'examen au Sénat. On écoute. Pouvons-nous engager de telles restrictions d'un droit fondamental renverser ainsi les conditions d'encadrement légal du rapport de force des conflits sociaux à ces questions si nous étions raisonnables, il faudrait aujourd'hui répondre non.

Monsieur le sénateur, la gauche estime que cette proposition, même si elle était étudiée à l'Assemblée, serait inconstitutionnelle car le droit de grève en France est un droit à valeur constitutionnelle. Et là, il s'agit d'une interdiction, même si c'est pour quelques jours et même si c'est négocié en amont. Vous qui êtes centriste, j'imagine que vous soutenez la proposition de votre président de groupe.

Alors, comment on fait pour que ce soit constitutionnel ? Alors, d'abord, on peut encadrer le droit de grève euh par la loi. Euh je l'ai fait s'agissant euh du transport aérien et des contrôleurs du ciel en instaurant une obligation de se déclarer gréviste à l'avance, ce qui permet aujourd'hui d'ailleurs d'établir qu'il y a une centaine de contrôleurs grévistes et on a des retards qui sont annoncés mais pas ou quasiment pas de suppression de vol parce que on sait à l'avance le nombre réel de grévist.

Donc voyez, on peut trouver des voies et des moyens qui permettent de concilier le droit de grève et le respect du droit aussi de se déplacer. Voilà. Mais nos concitoyens ont quand même le sentiment d'être souvent pris en notage.

Regardez, il y a eu en juillet une grève d'une partie des contrôleurs du ciel, des syndicats minoritaires. Il y a eu le mouvement du 10. Il y a ce mouvement aujourd'hui les contrôleurs du ciel majoritaires cette fois annoncent un nouveau nouveau mouvement du 7 au 9 octobre.

Donc voilà, il y a un moment où il faut se poser la question, permettre cette liberté fondamentale, mais aussi éviter par exemple ce qu'on appelle les préavis d'ormand ce qui permet à tout moment de déclencher une grève parce qu'il y a des préavis de grève déposés toute l'année. Ça par exemple, il faut l'encadrer. Après Herv Marseille a fait une proposition de mon groupe, évidemment, je la soutiens qui doit permettre aussi de réfléchir à des périodes clés, les périodes de vacances quand les Français finalement veulent souffler un peu.

À ce moment-là, est-ce qu'on peut pas aussi se dire qu'il y a des zones où on évite d'avoir des conflits sociaux ? et il faut permettre cette liberté à d'autres moments. Voilà, donc c'est un débat qui peut exister mais surtout au-delà de la grève, la question c'est que en France, il faut arrêter cette logique de dialogue social par la confrontation et la grève.

Il faut savoir se mettre autour de la table. En Allemagne par exemple, les syndicats sont forts ils négocient et ça c'est la voie qui devrait marcher. Alors justement en ce qui concerne les contrôleurs aériens, vous avez apporté un texte, vous l'avez dit pour limiter l'annulation des vols.

Ça a déjà des résultats, ça permet aux compagnies de s'organiser. Et vous avez même dit résultat, on voit moins les effets de la grève, mais est-ce que c'est pas le principe justement d'une grève de de d'être visible et et de peser dans les négociations ? Avant, c'était paradoxal parce que comme on ne savait pas combien il y avait de contrôleurs grévistes, on faisait ce qu'on appelle des abattements, c'est qu'on supprimait des vols à l'avance et finalement il y avait 10 grvistes euh au niveau national.

Donc c'était un système qui était totalement pervers. Là, c'est la vérité euh des prix, si j'ose dire. C'est en fonction du nombre de grévistes, il y a des suppressions de vol euh et ça permet aussi aux voyageurs de ne pas se rendre dans les aéroports pour au dernier moment se rendre compte que le vol est annulé.

Ça permet de un peu mieux organiser les choses et les petits mouvements se voient moins, c'est normal. Mais les gros mouvements là, le SNCTA qui est le syndicat majoritaire a annoncé un prévu de grève. On sait quand quand le SNCTA fait grève, il y a 60 à 80 % d'annulation des vols.

Voilà, donc là, ça oblige à négocier en fonction euh de la proportionnalité du nombre de grvistes. Voilà, ça me paraît logique, mais en tout cas dans transport aérien comme partout, moi je j'appelle le dialogue social en respectant les réalités économiques. Il faut assurer la performance.

La France est regardée aussi et on doit sortir de cette fatalité finalement qui est un pays qui est éternellement bloqué, qui ne voit pas les réalités économiques et qui ne sait pas se moderniser. Voilà, la France a un talent formidable, on a des atouts formidables mais regardons de l'avant. Il y a un blocage politique aujourd'hui, notamment à l'Assemblée nationale.

Il y a un sentiment de ne pas être assez entendu. Il faut aussi qu'on réfléchisse sur la façon de faire de la politique, de s'adresser à nos concitoyens, de leur permettre de participer plus. OK.

Mais il faut aussi se dire que si on sait regarder les réalités financières, on pourra les traiter. Il y a des économies à faire, ça ne règle pas tout. Il faut retrouver la croissance aussi.

Euh si on avait un taux d'emploi égal à celui de la malle, on aurait aucune difficulté Végétaire. Ça, c'est l'essentiel. Moi, je voudrais qu'il y ait une grande conférence sociale sur ce genre de questionlà.

Un mot, Vincent Capocanela puisqu'on l'a vu dans le journal, Sébastien Lecornu hier a écrit une lettre aux maires aux 35000 maires du pays. Il leur promet une reconnaissance plus juste de leur engagement comme agent de l'État. notamment dans le budget 2026.

Ça doit se traduire comment selon vous ? D'abord Sébastien le connu a une un parcours d'élus local qui le qualifie particulièrement pour essayer de résoudre cette contradiction entre un état fort un peu omnipotent qui se croit omniscient et qui a tendance à asphixier les initiatives locales. Donc voilà.

Donc c'est en partant du terrain qu'on va y arriver. Il y a une vraie question qui est comment on refait l'équilibre entre l'État et les collectivités locales ? donne plus de liberté au territoire pour s'organiser et pour trouver des solutions localement.

Il y a des questions de plus d'autonomie des collectivités locales. Donc moi, je trouve que c'est de bonne loi cette lettre du premier ministre. Voilà.

Après, le Sénat va s'en saisir, le président de l'archer l'a l'a indiqué. Il y aura un travail important qui va être men dans cette maison là-dessus pour un nouvel acte de décentralisation. Ce que je souhaite simplement, c'est que ça ne soit pas que de la posture politique et que on ait une majorité pour le voter.

En fait, mais que que promet dans cette lettre aussi Sébastien Lecnu, hein, ce grand tacte de décentralisation. Sauf que ça va faire 8 ans maintenant qu'Emmanuel Macron promet un grand acte de décentralisation. Est-ce que vous pensez que cette fois c'est la bonne ?

Je je crois que l'intention est très bonne. Mon mon petit doute, c'est juste que en l'absence de majorité claire à l'Assemblée et juste avant les grandes échéance, ça risque d'être difficile. Mais je crois que c'est un des sujets consensuels et que la démarche est bonne.

Je souhaite qu'elle réussisse. Le sénat fera tout pour qu'elle réussissent. Mais je dis simplement qu'il y a deux assemblées et il faut que dans l'autre assemblée on cesse un peu les jeux politiques sur au moins ce sujet-là qui est un sujet d'intérêt général, c'est comment on prend les décisions au bon niveau et comment on donne aux élus locaux la liberté d'agir au bénéfice de nos concitoyens.

Allez pour terminer, on va voir l'actualité dans votre département. Va Monreuil, on retrouve Charles Henri. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous, journaliste à citoyen.com et vous vouliez interroger Vincent Capocanella sur le dossier brûlant du projet d'extension de l'aéroport Roici Charles de Gaulle.

Oui. Euh, bonjour, merci pour l'invitation. Euh donc en effet, Aéroport de Paris a présenté donc au printemps un nouveau plan d'aménagement euh de l'aéroport de Roy Charles de Gaulle.

Ce projet, il arrive 4 ans après l'abandon de la construction d'un 4e terminal. Il est adossé à toute une stratégie pour en fait absorber la hausse attendue du trafic aérien dans les prochaines années. Euh dans la foulée donc de l'annonce de ce nouveau projet, ADP a organisé une consultation préalable euh avec le avec le public hein sous l'égide de la Commission nationale du débat public.

Le bilan sera présenté le 9 octobre mais euh déjà donc dérivera hein. Parfois des élus, des associations ont fait connaître leurs inquiétude quant à la pertinence même du projet et euh plus particulièrement donc sur les nuisances sonores qu'il engendrerait. Des associations d'ailleurs réclament dès maintenant la mise en place d'un couvre-feu à Roie comme c'est le cas à Orlie.

Donc pour limiter le trafic aérien de nuit. Euh et j'ajouterai qu'en fait ce sujet fait aussi écho à un autre projet d'actualité en scène Saint-Deni qui est la liaison du CDG Express sur la ligne B du RER. Donc monsieur Vincent Capocan est là, pouvez-vous nous apporter votre éclairage euh sur les enjeux du projet d'extension de l'aéroport de Roassie et sur l'équilibre à trouver pour mieux prendre en considération les impacts sanitaires et environnementaux de l'activité aéroportuaire.

Et enfin, est-ce que vous êtes favorable ou non à un couvre-feu donc sur l'aéroport de Roy Charles Debou ? Alors, il y a en fait deux procédures en cours. Il y en a une dite approche équilibrée qui est menée dans l'Union européenne et c'est le préfet du Valdoest qui fait une proposition à titre là qui vise à réglementer les questions que vous évoquez de de nuisance sonore, de quel type d'appareil peut atterrir, à quelle heure et cetera.

Voilà. Donc ça c'est le préfet du Valdoise qui va faire une proposition, il a déjà commencé une concertation là-dessus sur tout l'aspect réglementaire euh de suivi euh des nuisances sonore et je fais confiance dans le représentant de l'État pour euh faire la meilleure proposition là-dessus. Ça sera mis en débat euh dans les semaines euh qui qui viennent.

C'est un sujet particulièrement important. C'est vrai. Ensuite, Aéroport de Paris, un programme d'investissement.

Il est normal que cet aéroport se modernise pour mieux accueillir les passagers, pour faire que aussi l'outil de travail des salariés s'améliore et pour qu'on organise mieux la mobilité, c'est dans un cadre de décarbonation et c'est très important. Ça n'est pas le projet d'avance, ça n'est pas le T4. C'est un projet qui vise à mieux relier les terminaux et au fur et à mesure sans grande cathédrale, si j'ose dire, à permettre de bien accueillir, d'améliorer la qualité de service.

Il y a une concertation volontaire qui a été menée par l'aéroport de Paris. Je pense que c'était une démarche utile. Il n'y était pas obligé.

Euh, ils vont en tirer le le bilan. Je vais participer à un certain nombre de réunions là-dessus. Je pense que cette démarche est positive.

Voilà, on a un outil d'emploi, on a un outil de mobilité euh mais il faut qu'il prenne en compte évidemment l'environnement euh aussi. Voilà, je ne suis pas sur l'idée du couvre-feu. Je pense que ça ne marche pas.

En tout cas, il y a un couvre-feu à Orle. euh si on peut pas avoir un couvre-feu d'ailleurs dans les dans les deux aéroports euh parce que finalement euh il y a des avions qui euh euh doivent aussi euh décoller la nuit, on a un sujet euh fret en particulier, il faut réglementer tout ça. Euh mais là-dessus, voilà, voyons euh la proposition qui va être euh au départ euh proposée par le préfet du Valdoise et qui ensuite sera discuté et puis à la fin, le ministre tranchera sur ces différents points là-dessus.

Voilà. Mais je crois qu'il y a il faut avoir un développement concerté et euh laissons le dialogue se dérouler là-dessus. Merci.

Merci Charles Henry euh d'avoir été avec nous journaliste à citoyen.com. Merci beaucoup d'avoir été euh avec nous.

Merci Vincent Capocanela d'avoir été notre invité pendant cette première demi-heure et Audrey nous on se retrouve dans 20 minutes pour la revue de presse régionale. Oui et c'est évidemment la grande journée de mobilisation qui fait la une de l'actualité ce matin. Mais je vous parlerai aussi d'une frayeur qui a eu lieu en plein vol dans le ciel cors.

On voit ça tout à l'heure. C'est à ce sera dans 20 minutes dans la revue de presse. Mais d'abord c'est l'heure de notre entretien et c'est la députée européenne qui nous rejoint. [Musique]

Vincent Capo-Canellas : « La taxe Zucman porterait atteinte à la propriété des entreprises » — Vincent Capo-canellas · Pourquijevote