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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 22 octobre 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueSécuritéInstitutions & électionsTravail & emploi

"Il faut reprendre l’autorité dans ce pays" (Joseph Segura, maire de Saint-Laurent-du-Var)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Défensif 90 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 88 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:15OuverteRéponse directe

    Réaction à la déclaration d'Emmanuel Macron sur l'autorisation des manifestations syndicales samedi ?

  • 7:57OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir instauré un couvre-feu pour les mineurs à Saint-Laurent-du-Var ?

  • 9:17OuverteRéponse partielle

    Êtes-vous rassuré par le dispositif massif annoncé pour samedi ?

  • 9:53OuverteRéponse directe

    Que dites-vous à vos habitants et commerçants inquiets ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:53Joseph SeguraFait
    « interdire une manifestation par définition en terme de démocratie, c'est anticonstitutionnel. »
  • 7:18Joseph SeguraChiffre
    « nous avons eu samedi 40 à peu près 40 allez j'allais dire des des des jeunes qui sont venus auprès du centre commercial. »
  • 8:33Joseph SeguraFait
    « on a des effectifs qui se réduisent comme peau de chagrin. »
  • 9:17Joseph SeguraFait
    « on sait très bien qu'on va avoir de la casse. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Chaque œil sur ce plateau, Ariana m'a dit "Bonjour." Merci d'être avec nous cet après-midi, experte en communication politique, présidente du cabinet Karman Consulting. Quel message ça envoie euh cette manifestation qui devait être interdite, qui a été autorisée au tout dernier moment, sachant qu'Emmanuel Macron a pris la parole à l'issue du conseil de sécurité euh il y a il y a ? 2 3 heures en disant "Seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront autorisées euh samedi." Euh et là, comme le disait euh Noémie, voilà, il y a un doute sur sur les les référés, les recours qui pourront avoir lieu euh pour ce weekend. Quel message ça envoie en terme de communication, en terme ? Alors, au-delà de la la technicité dans laquelle je vais pas rentrer, euh ce qui

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est important, c'est que si cette manifestation se déroule correctement, ça va pouvoir ouvrir une petite brèche qui jusque-là est refermée, qui dit "Aujourd'hui, manifester, c'est être dans la violence." Donc, des images que je vois en direct en même temps que vous toutes et tous, on a quand même l'impression ou le sentiment en tout cas que ça se déroule plutôt normalement. Donc, c'est vrai que après qu'Emmanuel Macron ait dit "On interdit, on interdit.", ça offre un contrepoint dont on a besoin, une sorte de petite bouffée d'air qui se qui nous dit que peut-être et euh vous avez vu euh tout à l'heure que j'étais pas en plateau, mais je vous ai vu euh décrire le fait que il y avait euh une considération sur le fait que les manifestations organisées par des

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syndicats euh pourraient être autorisées, je tiens quand même à rappeler que il fut un temps où je n'étais pas encore née mais que j'ai étudié où la violence, vous savez, entre les cocos et les fachos, comme on les appelait, c'était euh vraiment euh quelque chose de terrible, d'absolument terrible. Et les services d'ordre des syndicats sont en réalité des outils de régulation de la violence extrêmement forts. Donc, qu'est-ce que ça ? Si votre question, c'est de savoir "Est-ce que ça envoie une image un peu contradictoire sur ce que vient dire Emmanuel ?" Est-ce que ça fragilise la la parole ? Moi, je pense présidentielle. Moi moi, je pense pas que ça la fragilise dans le sens où je pense qu'on est arrivé à un tel stade de violence que les gens veulent quand même quelque

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chose de répressif. On a perdu la bataille à mon avis pour dire "Non, mais autorisons les manifestations." Donc je pense pas que ça le décrédibilise tant que ça. En revanche, si jamais ça pouvait se dérouler correctement, ce serait peut-être ouvrir une brèche pour que samedi le 5 novembre d'autres manifestations puissent se dérouler correctement. Et si ça se déroule mal, les autorités pourront dire "Nous, on avait interdit la manifestation, mais le juge administratif Exactement, donc en fait qui qui juge en droit hein, qui qui doit regarder si effectivement les les les critères sont remplis pour interdire une manifestation, c'est le juge qui a décidé, nous on voulait que ce soit interdit." Exactement, vous avez tout à fait raison. Euh je rebondis sur Donc là en fait ce qu'on assiste là,

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c'est ce ce rassemblement qui a lieu euh en ce moment là d'Interfac, c'est pas le politique. un test en fait de part et d'autre. c'est ce que vous et ce que vous venez de dire aussi est important. C'est le juge, pas le politique. Donc en termes de responsabilités, c'est pas la même quand même. C'est pas du tout pareil. Le le politique a dit "On interdit." Si le juge dit "On n'interdit pas." et ben dans ce cas-là, si ça se passe mal, on pourra se se retourner vers la justice qui est déjà euh assez euh malmenée en ce moment et euh sur un fond quand même un peu euh on va dire euh négatif. Serge Mimoun, oui. Oui, c'est pas le président de la République qui interdit une manifestation ou qui l'autorise, ça c'est clair. [raclement de gorge] Mais euh il y a un double effet possible avec

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euh cette manifestation euh de d'Interfac, c'est que euh ça va sans doute pousser un certain nombre d'organisateurs qui ont été euh euh déboutés de porter des recours et comme l'a dit Noémie, c'est du cas par cas, donc il est impossible de généraliser à la fois dans les motivations de refus, mais aussi dans les motivations qui permettent de de contrer euh une interdiction, mais euh c'est au niveau de la violence que les questions se posent au-delà des revendications d'Interfac, c'est que ça pourrait donner même si une indépendance, même si c'est pas un juge administratif de de de va pas regarder forcément ce qui se passe ce qui se passe là, euh ça peut effectivement cautionner un peu le discours politique en disant "Regardez, nous on envoie un message global, non

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pas au juge administratif, mais à la société française en disant tout ce qui ne semblerait pas légitime, ce qui est qui n'existe pas absolument pas en terme juridique ni constitutionnel, mais tout ce qui n'est pas légitime, on l'interdit, mais en revanche on fait confiance aux manifestations déclarées par les syndicats, ça va de façon ça infuse dans la société parce que au-delà de tout ce qu'on peut dire et qu'on essaye de faire sur cette antenne entre les revendications, les craintes, la sidération du weekend et on en parlera au niveau des craintes des des commerçants, il y a quand même aujourd'hui une volonté pour le gouvernement de ne pas se rater en terme sécuritaire ce weekend pour toutes les raisons qu'on a pu évoquer et qui clairement peuvent mettre en danger la stabilité de

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ce gouvernement et du président de la République. Donc c'est ça aussi qui se joue, pas simplement à travers cette manifestation, mais aussi à travers l'image que peut apporter cette manifestation, qu'elle se passe bien ou qu'elle se passe mal. Ah mais oui. Aussi, on peut aussi se dire que stratégiquement cette manifestation, si moi je suis les organisateurs, je fais tout ce qui est en mon pouvoir notamment en terme de service d'ordre pour que ça reste calme parce que on là on parle de la stratégie du gouvernement qui effectivement a à mon avis assez de façon assez efficace fait infuser dans l'opinion publique, il faudrait qu'on ait les premiers sondages, mais que il y a un lien entre violences urbaines et manifestations. qu'ils font toujours tout pour que ça se

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passe bien, c'est pas toujours de leur fait si ça se passe mal. C'est pas toujours de leur fait, mais en l'occurrence si vous briefez vos services d'ordre d'une certaine manière sur certains cas, vous pouvez quand même contenir davantage que si vous faites un un encadrement, on va dire moins spécifique. Bon alors de toute façon, là je voudrais qu'on avance et qu'on se connecte avec Joseph Segura. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous à cet après-midi. Vous êtes maire de Saint-Laurent du Var, étiquette Nouvelle Énergie, c'est le parti hein, je je rappelle de David Lisnard. Vous êtes secrétaire général adjoint de l'AMF et ancien CRS justement. Je vous fais vous fais réagir sur cette déclaration d'Emmanuel Macron ce matin qui dit "Seules les manifestations organisées à

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la demande des syndicats seront autorisées samedi." Et je rappelle que vous à Saint-Laurent-du-Var, vous avez instauré un couvre-feu pour les mineurs dès 21h. Qu'est-ce que vous pensez de cette déclaration d'Emmanuel Macron sachant que dans le même temps et on vient d'en parler à Paris une une manifestation intersyndicale de fin de de d'étudiants a été interdite, elle vient d'être autorisée. Oui, merci de me donner la parole en tant que maire de Saint-Laurent-du-Var. Je crois qu'aujourd'hui, il est important de reconnaître les difficultés des des communes et des maires sur leur pouvoir. Euh interdire une manifestation par définition en terme de démocratie, c'est anticonstitutionnel. Donc la la manifestation et on doit pouvoir faire des manifestations, mais aujourd'hui,

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c'est sont plus des manifestations euh classiques, je dirais. Elles elles sont maintenant dans une tendance de violence de plus en plus avec des violences urbaines où on voit bien que on a des difficultés aujourd'hui à à à faire face à cette autorité, face à ces casseurs, face à ces voyous, face à ces à ces personnes qui saccagent sans sans penser à ces problèmes qu'on peut rencontrer. Et je je je je concernée par les pillages et les violences le weekend dernier. Alors, ma commune est voisine de la ville de Nice, vous l'avez rappelé. Et nous avons eu samedi 40 à peu près 40 allez j'allais dire des des des jeunes qui sont venus auprès du centre commercial et on a un centre commercial qui fait à peu près 12 millions de passages par an et

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et qui est un des plus grands centres de la région. Euh nous avons une quarantaine de personnes qui sont arrivées en bande. Lundi, c'était une centaine et je vais pas attendre qu'il y en ait 400 ou 1000 pour prendre des dispositions concernant cet arrêté de couvre-feu. J'ai été moi-même lundi exposé face à ces bandes avec ma police municipale avec des des prérogatives que vous connaissez très limitées. Et c'est C'est que tout s'est bien passé. Nous étions dans un climat serein mais pour autant je vais pas attendre que qui casse pour prendre des dispositions. Voilà, donc c'est de la prévention. Moi j'ai un devoir, une responsabilité de tranquillité publique sur ma commune, je le fais avec le peu de pouvoir que j'ai en tant que maire mais il faut agir, il faut que reprendre

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l'autorité dans ce pays et vous savez c'est c'est compliqué. Vous avez parlé que j'étais CRS. Oui. Oui. Oui, oui, oui, allez-y. J'étais CRS et j'ai fait pendant plusieurs années, j'étais dans la police nationale. On voit bien la situation qui se dégrade au niveau des effectifs. Vous savez, nous sur la commune de Salon-de-Provence et dans les Alpes-Maritimes, on a des effectifs qui se réduisent comme peau de chagrin. On en réclame depuis plusieurs années et c'est pas avec nos polices municipales ou avec le peu d'effectifs malheureusement de ces policiers, de ces hommes, de ces femmes engagés au quotidien pour assurer notre sécurité où on va apporter des solutions. En face, on a des voyous, on a des casseurs, on a des gens qui reculent de en rien et donc il faut apporter une

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réponse très ferme, d'autorité dans ce pays. Alors justement en tant que maire et puis vous êtes vous le disiez hein ancien CRS par rapport au dispositif massif hein selon le le terme de l'exécutif qui va être déployé samedi, le ministre délégué auprès du ministre de l'Intérieur annonce 20 % d'effectifs supplémentaires, on en a parlé depuis depuis plusieurs jours hein sur le RAID, la BRI. Est-ce que vous êtes plutôt rassuré, plutôt serein vis-à-vis du du déroulé de la journée de samedi ou vous êtes ? Non, enfin je vais pas alarmer euh mes concitoyens. Donc je préfère dire d'être serein mais est-ce que vous pensez que depuis des années on connaît ces black blocks, on sait d'où ils viennent, on sait comment ils agissent, on sait qu'ils traversent nos frontières et on a

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toujours les mêmes problématiques lors des manifestations. Donc la sérénité, je peux l'avoir parce que je dois donner une tranquillité à mes concitoyens. Pour autant, je suis inquiet par rapport à la situation qu'on va connaître. Annoncer déjà une manifestation qui risque d'avoir des violences urbaines, ça veut dire aussi qu'on va on sait très bien qu'on va avoir de la casse et la réponse à tout ça, c'est ? Elle est pénale, on voit bien que aujourd'hui, il y a la fermeté aussi de certains parquets qui condamnent ces casseurs, mais on voit bien aussi la difficulté d'apporter une réponse à ces à ces jeunes à ces jeunes parce que il y a tout âge et de plus en plus jeunes dans dans le dans l'âge de la minorité. D'où la problématique que nous pouvons connaître.

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Vous vous parliez évidemment de de votre objectif de sécuriser votre ville. On va venir dans quelques instants à la problématique des des commerçants. Que dites-vous à vos habitants, à vos administrés, aux commerçants et qu'est-ce que eux vous font vous font ? Est-ce qu'ils sont inquiets ? Et comment vous vous préparez pour ? Alors, nous samedi, vous avez vous l'avez souligné, nous sommes une une une commune où nous sommes plus ou moins tranquille, donc on n'a pas eu de violence urbaine, je le rappelle hein quand même par rapport à Limoges avec une telle de vitres qui a brûlé, d'autres communes qui ont qui ont eu ces violences urbaines. Nous, ça nous rend du Var, nous avons été épargnés. Pour autant, il y a quand même une inquiétude au niveau de la population, des

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commerces autour de ces centres de ce centre commercial. J'ai un port de plus de 1000 anneaux. J'ai je suis sur une ville littorale et c'est vrai qu'il y a des inquiétudes. Et les et tout le monde est excédé de voir ces images de violence. Tout le monde me dit "Mais monsieur le maire, qu'est-ce qu'on ? Pourquoi on en est ? Quelle est la réponse ? Quelles sont vos ?" Et parfois, on se demande nous les maires quelles sont véritablement nos moyens face à cette situation. Et les nos prérogatives sont limitées, nos polices municipales et vous savez que j'ai participé au Beauvau de la police des polices municipales pour leur donner plus de prérogatives et c'est un projet de loi que nous attendons à l'Assemblée nationale parce qu'il faut permettre aux communes de développer leur sécurité

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tout en respectant la la liberté des uns et des autres et bien sûr en travaillant avec l'État et les préfets dans nos départements. Merci beaucoup. Merci Joseph Ségura d'avoir été avec nous cet après-midi sur France 3.