L'édito de Thomas Bonnet : «Emmanuel Macron, commentateur impuissant du chaos»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 80 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Hier au terme d'un weekend marqué par des scènes de chaos partout en France, le président de la République a pris la parole Thomas Bonnet, c'était 9 minutes et 9 minutes pour rien. »
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« Même le diagnostic est incomplet. Emmanuel Macron nous parle des factieux d'ultra-gauche et des délinquants sans décrire précisément les sociologies à l'œuvre. »
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« On sera intraitable avec ceux qui ont été attrapés, on ne veut plus voir ça fini. On en a ras-le-bol. »
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« Emmanuel Macron est un président apeuré sûrement traumatisé par l'épisode des gilets jaunes un président qui a peur et qui ne connaît pas suffisamment son pays. »
Temps de parole
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Hier au terme d'un weekend marqué par des scènes de chaos partout en France, le président de la République a pris la parole Thomas Bonnet, c'était 9 minutes et 9 minutes pour rien. Ouais, mine des mauvais jours, tenue d'enterrement, ton emprunté, Emmanuel Macron a sorti toute la panoplie de l'acteur président, le rôle qu'il incarne depuis 10 ans. Malheureusement, le texte lui commence à devenir répétitif. On sera intraitable, promet le chef de l'État comme il nous l'a déjà tant promis sans que jamais jamais cela ne soit suivi d'effet. Pire, au moment où il ne parlait pour ne rien dire, des pillages et des violences avaient lieu à quelques encablures de son palais. Le président ne trouve plus les mots, il annonce rien sinon les sempiternelles réunions qui ne servent à rien, aucune
démission des responsables, pas d'état pas d'état d'urgence, rien. Le président parle mais il ne dit rien comme s'il était commentateur d'une situation qu'il ne contrôle plus. Débiter des poncifs devant des millions de Français inquiets, ce n'est pas une méthode, c'est un aveu d'impuissance. Au fond, il nous dit "Débrouillez-vous et soyez sympa, laissez-moi finir tranquillement mon mandat." Le président a mieux à faire que de brainwasher sur des faits divers, il veut sauver le monde. Il part aujourd'hui pour le Moyen-Orient. Mais avant de prétendre défendre le détroit d'Ormuz, il s'agirait peut-être de défendre les commerces pillés en plein cœur de la capitale et dans de nombreuses villes de France. Ça veut dire qu'Emmanuel Macron n'a pas mesuré la la gravité de la ?
qu'on a effectivement après cette allocution. Même le diagnostic est incomplet. Emmanuel Macron nous parle des factieux d'ultra-gauche et des délinquants sans décrire précisément les sociologies à l'œuvre et surtout en oubliant l'élément fondamental de tout cela, ces gens détestent la France. C'est avec ce prisme-là qu'il aurait fallu construire une réponse politique dès les premiers symptômes. Mais en 2023, après les émeutes suite à la mort de Nahel, comme en 2026 après la victoire du PSG en Ligue des Champions, à chaque fois, les mêmes mots creux du chef de l'État. Écoutez. Nous aurons à apporter les réponses profondes aux émeutes que le pays a vécu début du mois de juillet. Le risque de de fragmentation, de division profonde de la nation est là. Merci à nos policiers, à nos gendarmes.
On sera intraitable avec ceux qui ont été attrapés, on ne veut plus voir ça fini. On en a ras-le-bol. Terminé ça. Oui, on en a ras-le-bol mais malheureusement ça continue la suite on la connaît à part l'interdiction des réseaux sociaux pour les mineurs pas grand-chose du côté du gouvernement. Emmanuel Macron a une part de responsabilité dans le climat de de chaos. Oui, pas seulement parce qu'il n'a pas répondu politiquement mais parce qu'il a participé à affaiblir l'autorité de l'État en jetant le policier auteur du tir contre Nahel à la vindicte en qualifiant son geste son geste d'inexcusable avant toute enquête en ménageant l'extrême gauche et une partie de la jeunesse en reprenant à son compte le terme de violence policière. La semaine dernière encore en demandant
selon des propos rapportés aux policiers et aux gendarmes de faire preuve d'empathie. Emmanuel Macron est un président apeuré sûrement traumatisé par l'épisode des gilets jaunes un président qui a peur et qui ne connaît pas suffisamment son pays pour trouver le moindre remède par amateurisme ou par idéologie. Emmanuel Macron va laisser un pays dans un état déplorable, dette abyssale, émeutes à répétition, voilà le véritable bilan d'un président qui se présentait comme un rempart face au chaos alors qu'il en aura été l'artisan pendant quasiment une décennie. Il reste 6 mois avant l'élection présidentielle, ça va être long très long voire même un peu périlleux.
Emmanuel Macron