Municipales : le grand test pour le RN ? | Chaque voix compte - 11/03/2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 22 %Défensif 68 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:23OuverteRéponse directe
Focus sur le RN à l'assaut des mairies : 763 listes déposées, quelle stratégie ?
- 3:37OuverteRéponse directe
Que vous inspire l'archive de Jean-Marie Le Pen en 2001 sur les municipales ?
- 7:20OuverteRéponse directe
Quelles villes sont objectivement prenables par le RN ?
- 16:41OuverteRéponse directe
Reportage à Ayange : comment le maire RN gère-t-il la ville ?
- 23:57OuverteRéponse directe
Quelles villes faut-il particulièrement surveiller pour le RN ?
- 28:49OuverteRéponse directe
Inquiétude au RN : une fin de campagne trop calme ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 39:03Olivier AvanelloFait
« La lumière est transmise à la lumière. »
- 1:04:24Chiffre
« En 2020, 72 % des 18-34 ans ne s'étaient pas déplacés au premier tour des municipales. »
Temps de parole
- ?100 %
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[musique]
Bonsoir à tous et bienvenue dans chaque voix compte sur LCP. Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débats en direct de l'Assemblée nationale avec pour [musique] m'accompagner ce soir Loup Fritel journaliste à Paris Match. Bonsoir Loup. Bonsoir et bonsoir Olivier Vanello. Bonsoir. Vous allez bien [musique] tous les deux ? Très bien. C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir dans chaque voix compte les élections municipales dans 4 jours. Focus ce soir sur le RN à l'assaut [musique] de l'hôtel de ville. Le Rassemblement national revendique 763 listes déposées pour le scrutin de dimanche.
Le parti fait désormais de l'implantation locale une étape clé de sa marche vers l'Élysée. Et nous décryptons [musique] cette stratégie ce soir avec vous Jules Pecnard. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes journaliste. Vous suivez le Rassemblement national pour la tribune dimanche. Merci d'être là au côté de Lebreton. Bonsoir. Experte en communication. Vous êtes la présidente de Coriolink. [musique] Merci. Et à vos côtés ce soir, Jean-Ive DOGIN. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes politologue et président fondateur [musique] de l'Institut de sondage Cluster 17. Vous nous direz ce que disent les toutes dernières enquêtes. Merci à tous les trois d'être là. Qu'y a-t-il dans les offs de Loufitel ce soir ?
On va aller faire un petit tour dans l'ambiance de campagne URL. C'est calme et justement, on dirait qu'il y a un loup. Olivier Avanello, quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir ? Une histoire qui est en train de se passer en Iran où ça nous a pas échappé, il y a eu en 79 une révolution islamique [musique] et là on a l'impression que c'est le retour d'une dynastie quand même un comble. Vous nous raconterez tout ça tout à l'heure et justement dans la deuxième partie de chaque voie compte, nous irons au Liban qui se retrouve au cœur de cette guerre au Moyen-Orient. Israël bombarde sans relâche la banlieu sud de Beyouth ainsi que le sud du Liban Bastion du Hzbola.
Le nombre de déplacés approche ce soir les 800000 et nous en parlerons tout à l'heure avec le sociologue franco-irakien Adel Bakawan qui est directeur de l'ESMENA, l'Institut européen d'études du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord avec Bilal Tarabé également qui est journaliste à France 24 et avec ADA Guyot de l'ONG KFance. Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions. Vous flashz le petit QR code qui apparaît ici et c'est Olivier Avanello qui se charge de nous transmettre tous vos messages avec sa [musique] sa tablette magique et puis bien sûr les municipales dans 4 jours et journal de campagne tout à [musique] l'heure avec Marco Pomier.
Voilà, vous savez tout du menu de ce soir. Installez-vous confortablement, chaque voix compte. C'est parti. D'abord, si vous le voulez bien, ouvrons la boîte à archive avec un petit saut dans le temps. Il y a tout juste 25 ans, en mars 2001, voici ce que disait Jean-Marie Le Pen à l'issue du second tour des élections municipales, le FN avait alors aligné 200 listes et perdait la seule ville qu'il dirigeait tout long sans en gagner une nouvelle. Écoutez, il faut bien reconnaître que ces élections sont des élections locales. Ceci nous a été suffisamment répété pendant toute la campagne électorale.
Nous y avons démontré en particulier au Cantonal que le Front National était vivant et bien vivant. Il donne rendez-vous lui aux électeurs aux véritables consultations politiques qui vont avoir lieu l'année prochaine, les présidentiel et les législatives. Un quart de siècles plus tard, nous voilà dans la même configuration avec une présidentielle dans un an. Que vous inspire cette archive où Jean-Marie Le Pen dit en gros que les municipales, on s'en fiche un peu, ce qui compte les vraies élections, c'est l'année prochaine. Euh, elles l'archive, elle inspire alors plusieurs choses. D'abord, c'est c'est ce qui est amusant.
C'est vrai que on sait que un an plus tard, un an après ces élections municipales de 2001, Jean-Marie Le Pen accédait au second tour face à Jacques Chira qui a éliminé Lionel Jospince qui a bassourdi tout le monde. Ça inspire effectivement à ce à la prudence dans la mesure où la dynamique nationale du RN est extrêmement forte.
est 2000 2001 nous paraît quand même très loin quand on voit les sondages euh les les intentions de vote dont sont crédité Jordan Bardella et encore Marine Le Pen aujourd'hui si elle venait à être candidate en 2027 et que effectivement le RN a déposé quand même pas mal de listes plus de 700 on va détailler tout cela plus tard dans l'émission et que il y a quelques victoires qui pourraient être clé et dénoter une dynamique très forte localement du RN mais qu'il ne faudra pas non plus en tirer trop d'interprétation par rapport à ce qui va se passer dans un an.
Donc je pense que ça incite à la prudence même si le niveau par rapport auquel se situait le Front National en 2001 n'est plus du tout le même évidemment. Ah mais les breton ah ben moi ce que je relève toujours dans les soirées électorales, c'est que quand on perd, on a toujours de bons arguments pour amoindrir son échec. C'était le cas avec Jean-Marie Le Pen ici et euh ça me fait penser il y a un cadre du parti qui a dit il y a pas très longtemps pour ces élections municipales de 2026 pile on gagne face on gagne.
C'est-à-dire que peu importe le score, ils auront matière à dire que c'est une victoire parce qu'ils ont déposé autant de liste parce que ils sont parce que ils savent que il y a les têtes de liste mais pas que. aussi les conseillers municipaux avec d'autres objectifs. Donc finalement, on trouve toujours de quoi de quoi se satisfaire et puis ça nous montre aussi qu'on n plus dans la même ère. Quelques années, il y a 25 ans, il y avait ce nombre de enfin ce résultat là. On peut quand même s'attendre à ce que la confirmation de la prise enfin politique de du Rassemblement national se confirme avec ces élections. Quand dit le sondeur que vous êtes Jean-Ive Dormagin ?
Oui, effectivement les soirs d'élection tout le monde a gagné. Ça risque d'être même un peu plus le cas que d'habitude parce que je pense que ces élections vont être plus difficiles à lire que d'habitude. C'est des municipales qui sont moins nationalisés. Il y a pas vraiment un parti qui gouverne aujourd'hui. Enfin, c'est pas très clair. Donc qui on sanctionne ? Et puis je pense que tous les partis vont gagner des villes sans doute ou presque tous. Beaucoup vont en perdre aussi. Donc ce sera les élections qui seront dures à lire. Mais ce qui est amusant aussi enfin d'une certaine manière, c'est que Jean-Marie Le Pen est au second de l'élection présidentielle un an plus tard.
Donc mais avec un score qui est deux fois plus faible que les intentions de vote qui sont attribuées aujourd'hui à Jordane Bardella ou à Marine Le Pen. Donc tout ça montre effectivement un changement d'époque. Je pense que le le Rassemblement national gagnera, conservera des villes, on en parlera peut-être tout à l'heure, on gagnera peut-être aussi quelques-unes, voir des villes très importantes. Donc ce sera sans doute une soirée assez différente de celle de 2001. En tout cas, 25 ans plus tard, le RN va donc présenter un nombre record de listes à ses municipales dont le premier tour a lieu dimanche.
763 listes dont 601 investit sous ses propres couleurs mais 162 où il sera en fait en en soutien. Jordan Bardella rêve de s'offrir des victoires ton truantes dans des villes comme Toulon, Nice ou Marseille. 2 minutes pour comprendre avec Clément Perot.
[musique]
Sur cette carte, les 139 circonscriptions détenues par le RN et ses alliés de l'UDR. Une belle implantation territoriale, particulièrement dans le nord, le sud et la France rurale. En comparaison, la carte des mairies détenues par le parti fait pas figure. Seules neuf communes de plus de 10000 habitants ont un meren ou apparenté. Une seule de ces villes dépasse les 100000 habitants. Il s'agit de Perpignan avec Louis Aliot. La marge de progression paraît énorme mais le RN n'affiche pas d'ambition démesurée à la veille de ces municipales. Les cadres du parti devant les caméras comme en coulisse refusent de donner des objectifs chiffrés.
Le challenge sera d'abord de conserver les villes déjà acquises, puis d'essayer de glaner une dizaine de villes de taille moyenne. Dans le nord, le RN cible lance dou et Cambray. Dans l'est, Saindisier et Forbac. Dans le sud, Carcasson, Fausse surmer, Draguignan, Caurmer et Menton. Pour ce qui est des grandes villes, les objectifs prioritaires sont Toulon avec la candidature de la députée Laur Valallette et Nice avec l'allié Eric Sioti. Le rêve ultime du RN, c'est de conquérir Marseille avec le député Franck Alisio, peu probable mais pas totalement impossible en cas de quadrangulaire au second tour. Dimanche soir, l'état-major du parti regardera donc surtout vers le sud.
Depuis de semaines, dans toutes ces villes identifiées comme gagnables, Marine Le Pen et Jordane Bardella multiplient les déplacements pour soutenir les candidats et mobiliser l'électorat. Je sillonne la France du nord au sud pour soutenir les femmes et les hommes qui portent l'espérance du changement dans nos communes. De Perpignan à NIM, de Lille à Marseille, à chaque fois je vois bien plus qu'un meeting. Je vois un peuple qui se réveille. Le parti et ses alliés ont déposé 763 listes pour ces élections contre 430 en 2020. Au-delà des [musique] mairie, l'objectif est aussi de gagner des conseillers municipaux et donc des grands électeurs.
Cela pourrait permettre au RN de progresser au Sénat où il ne compte aujourd'hui que trois élus. Oui, élections sénatoriales qui ont lieu en septembre prochain. Jules Pecnard, l'enjeu pour le RN semble de transformer une dynamique nationale qui fait que le RN a aujourd'hui 122 députés à l'Assemblée nationale en maillage territorial. Est-ce en bonne voie ? Ils sont alors il y a plusieurs choses. Ils sont en bonne voie euh parce que ils ont une dynamique effectivement qui est euh extrêmement une dynamique nationale extrêmement forte qui leur a permis à la surprise générale d'avoir 89 de députés de faire 89 députés en 2022.
C'était assez essentiel parce que Marine Le Pen était la première surprise de de que autant de députés éthique Téren puissent être élu après sa deuxème défaite au second tour du d'une élection présidentielle et puis ils ont donc transformé l'essai même si il s'attendaiit à une majorité absolue enfin à atteindre quasiment la majorité absolue au premier tour de législatif de 2024 et finalement ils l'ont pas obtenu. Mais bon il y a quand même une une vraie poussée.
Donc là, l'objectif c'est à la fois d'avoir d'essayer de de conquérir des villes moyennes comme l'a très bien dit votre sujet, mais surtout de faire élire des conseillers municipaux et que la en gros la poussée de premier tour ne soit pas totalement perdue au second parce que un candidat étiqueté RN dans une ville au-delà d'un certain nombre d'habitants, bah l'étiquette joue quand même davantage. Donc il y a plus de chance de faire le plein de voie au premier tour et puis finalement de perdre le second.
Donc, il peut y avoir des déceptions, mais il peut y avoir des conseills municipaux qui sont élus dans pas mal de villes, beaucoup plus de villes que celles dans lesquelles le RN est implanté aujourd'hui puisque c'est un parti qui est finalement en manque d'implantation locale, qui a un problème assez analogue à celui de Renaissance et de la France insoumise [grognement] et que donc ces conseillers municipaux fassellirent des des sénateurs au voilà au renouvellement prévu en septembre prochain. Donc il y a quand même un espoir de de pousser local. Jean-Ive DOmagin, une campagne, c'est une question de dynamique.
Est-ce que la dynamique, elle est du côté du RN à 4 jours du premier tour aux élections municipales ? Pour le RN, c'est un c'est un peu plus compliqué. C'est-à-dire que il faut distinguer les villes qu'il a une chance de gagner et dans lesquels il est fort et plutôt dans une dynamique positive. Et les villes où il n'a aucune chance de l'emporter et là dans les sondages qu'on voit, c'est qu'il a plutôt tendance à baisser. Si on regarde sur une assez longue durée he si on regarde sur 6 mois par exemple, l'Iséren baisse un peu. Pourquoi ?
Parce qu'elles subissent des logiques de vote utiles et que les électeurs au fur et à mesure où on se rapproche de l'élection se prononce moins sur les étiquettes politiques et un peu plus sur les candidats réels [raclement de gorge] et en particulier sur ceux qui ont une chance de gagner. Donc le RN dans les villes où il ne peut pas l'emporter a tendance un peu à baisser mais il est à un niveau qui est relativement élevé. Il y a un élément quand même qui est très important à préciser, c'est que le RN est surtout fort dans les mondes ruraux. C'estàd il est fort dans euh il a été par exle il a fait plus de 50 % dans plus de 5000 communes aux dernières législatives. Enfin c'est énorme.
C'est le seul parti hein qui a fait ça. Quasiment aucun autre parti n'a obtenu 50 % dans une ville. Le RN a obtenu 50 % dans plus de 5000 communes mais ce sont presque toujours des toutes petites communes. C'est dans les territoires ruraux. Donc dans des territoires qui où il y a souvent qu'une seule liste où l'élection n'est pas politisée où le R n'a pas réussi à constituer une liste en fait. Mais il a sans doute même pas cherché. De toute façon, il y a souvent qu'une seule liste, hein, dans les dans les petites communes. L'élection n'est pas politisée. C'estàd ça, c'est la politisation, elle commence à partir d'un certain seuil.
La polisation, c'est dans les villes moyennes et dans les grandes villes. Dans les petites villes, ce sont souvent des listes à politique. Il y en a parfois deux, trois, mais il y en a souvent qu'une seule. Et dans ces villes-là, ce c'est là où le RN est le plus fort. Mais ce sera évidemment invisibilisé sur le plan politique. C'est c'est des élections qui sont d'une manière dépolitisé. Et dans les grandes villes, celles qu'on observe, celle qu'on va commenter dimanche soir, dans les grandes villes, il est faible. il est plus faible que sur le reste du territoire.
Donc il est d'une certaine manière un peu défavorisé par la par la structure de l'élection municipale et sa force réelle se verra sans doute un peu moins lors de ces municipales qu'on l'a vu lors des législatives ou qu'on la verra probablement on dit depuis le dépôt des listes c'est un nombre record de listes que le RN a déposé 763 listes. Bon on voit qu'il y a des coins entiers de la France où il y aura pas de candidats à RN il y a je crois qu'ils seront absents. On a c'est le monde qui a fait un décomte absent dans h départements de l'hexagone, un ou deux candidats dans 35 autres départements.
Euh ça veut dire que c'est une implantation locale à laquelle ils ont fini par renoncer parce que justement euh bah pour les raisons qu'on évoquait, c'est-à-dire il y a eu des réorganisations au niveau départemental du Rassemblement national mais une implantation locale elle se construit dans la durée. Mais quand on voit quand on entend ce que disait Jean-Marie Le Pen il y a 25 ans, les fondations elles étaient pas là à ce moment-là. Bah il y avait déjà l'étiquette, elle elle a beaucoup compté pendant longtemps, c'est-à-dire d'être étiqueté RN quand on est dans une commune et que donc on est en proximité avec plein de gens. C'est un peu comme d'assumer le vote RN pendant très longtemps.
C'était pas visible. Je sais si ça a été un castet pour les sondeurs. Donc donc il y a il y a cette il y a cette phase là qui est aujourd'hui est en fait la stratégie de la cravate qu' a développé Marine Le Pen, ça a été quoi ? Ça a été de se dire j'ai besoin que les cadres soient formés, soient en capacité d'être crédible pour ensuite donner un élan parce que forcément c'est plus facile de suivre un modèle que d'être le premier à essuyer les plâtres.
Donc euh je pense que dans leur stratégie en tout cas en terme de communication, c'est de se dire je vais donner envie à quelqu'un en lui montrant que c'est assez facile parce que je lui donne tous les outils pour et parce que je lui montre que si quelqu'un a été élu tête de liste, il va il va potentiellement avoir une vie qui ne sera pas si compliquée que ça même s'il est éthiquée. Donc il y a encore il va y avoir du temps. C'est des c'est des mouvements qui sont très longs et puis les autres parties sont implantées depuis des décennies des décennies. effectivement, il y a ce il y a ce phénomène là, ce retard par rapport à des parties beaucoup plus implantées. Puis il y a aussi autre chose.
Alors, faut faut jamais oublier que le le RN ancien FN est un parti extrêmement vertical. Alors, ce qui fait que c'est la tête qui compte et donc c'est très difficile de pour les dirigeants de ce parti de déléguer, de faire confiance et donc de placer finalement des hommes ou des femmes de qualité à la tête des fédérations départementales du parti. Jordan Bardella depuis qu'il a pris la la présidence du du Rassemblement national fin 2022 a tenté de remédier au problème même si encore des beaucoup de failles. Il y a encore beaucoup de failles dans beaucoup beaucoup de départements où il y a une carence patente en terme de de ressources humaines tout simplement.
Puis je termine là-dessus, il y a beaucoup de députés donc ont été élus en 22 et en 24. Certains d'entre eux donc très logiquement s'occupent de recruter des ce qu'on appelle des délégués départementaux, ceux qui s'occupent localement des des fédérations, mais certains d'entre eux ne veulent pas voir une tête qui dépasse qui potentiellement pourrait être perçue comme de meilleure qualité que même par la direction du RN. Donc ils font en sorte de choisir quelqu'un qui ne va pas leur faire de l'ombre et cetera. Bon bah tout ça ça déteint sur la qualité du coup du personnel et donc des candidats euh sélectionnables pour une municipale.
Et il y a un tout petit une toute petite chose mais qui a son importance qu'on peut ajouter, c'est le rôle des femmes ou la place des femmes. La parité, l'obligation de parité qui s'impose là pour ce ces élections municipales, elle a aussi posé des problèmes au RN. Oui, parce que je en 2020, il y avait 78% des listes terraines qui étaient menées par des hommes. Bon bah aujourd'hui, on est à 78 % des listes terraines qui sont menées par des hommes. Or ça ça va être un vrai sujet et on le sait alors les sondeurs le savent très bien, c'est que les femmes, il y a encore une réticence, ça change mais on n'est pas dans la même dans la même typologie électorale.
Et puis on a souvent parlé à propos de du RN quand il était aux affaires dans les mairies, on parlait de laboratoire. H voilà. Euh lorsqu'on parle de mairie Eren, c'est vrai qu'on parle de de Frégus ou de Perpignan, plus rarement de Haïange, commune de Moselle dirigée depuis 2014 par un maire Ern, Fabien Angelman, qui par fa favoris du scrutin de de dimanche. Reportage sur le terrain de Dario Borgognot et Mathilde Boucher. Niché au milieu de cette vallée de Moselle, aange 15000 habitants et 12 ans de règne d'un maire er. Ça va ? Ouais. Tenez, je vous laisse le programme. Pour les aill en joie à l'approche du premier tour des municipales, c'est l'heure de faire le bilan.
Bah pour le moment oui. Moi je suis pas déçu. Aanche ça fait 57 ans que j'y habite. Et ben je peux je peux vous dire que j'ai connu aange bien mieux que ça. De ma vie j'ai connu tous les maires j'ai jamais vu un maire d'effectivité. Qu'est-ce qu' nous fait que même pas les communistes, ils ont fait ça à élu en 2014 sous l'étiquette FN, son premier mandat a été remarqué pour ses mesure choc, voire même plusieurs controverses comme l'instauration chaque année de la fête du cochon considérée par certains comme une stigmatisation des musulmans de la commune. Une polémique qui l'a plutôt servi au niveau local. Que vous restez là au moins 50 ans. Oh là là. Oui.
50 ans tous les ans la fête du cochon. Réélu en 2020, il brigue un 3è mandat fier de son héritage. Je ne suis pas là pour renier mon parti politique ou gommer sur mes tractes le Rassemblement national. Je ne suis pas comme mes opposants qui se planquent derrière un sans étiquettes. Je présente une liste d'ouverture avec des adhérents du RN sur ma liste, d'autres qui ne le sont pas. Pour beaucoup aujourd'hui, son étiquette politique n'est plus un sujet. Ça me dérange pas qu'il soit RN. principal, c'est la commune. Si je vote, c'est la personne, c'est pas le parti. Donc au départ, moi j'ai voter la personne, j'ai vu ce qu'elle a fait et tout ça.
Donc on a revoté une deuxième fois et bientôt une troisième fois. Ça je m'en cache pas. Malgré ce départ en grand favori, d'autres convoient la mairie. Pas d'argent pour la guerre, l'argent pour les écoles, pour les hôpitaux, pas pour la guerre. Avec l'idée de tourner la pageéren de la ville. Ça a installé quand même une division parmi la population. Dans tous les cas, ça n'a pas fait vraiment grand-chose au niveau de la ville parce que il y a rien qui a bougé dans la ville depuis 12 ans. Le RN fait comme tous les autres, il applique l'austérité dans les dans les communes. Avis partagé aussi par cette opposante de gauche.
Voilà la liste à cœur, une liste pour faire bouger aange pour faire avancer la ville. Elle espère gagner en s'appuyant sur la réputation clivante du maire Eren. Il a fait son petit bal hier. La cherûte. Oui, comme par hasard. Et comme par hasard, il il inaugure aujourd'hui enfin il a été hier ou je sais pas quand la maison la maison la maison médicale. Il y a eu trop de polémiques. Voilà, à un moment donné ce ce climat de doit cesser quand on est mère. On doit être alors on doit être proche de la population mais de toute sa population, de toutes ses associations. Il doit pas y avoir de différence de fête. On a déjà perdu 12 ans à Ayange et je pense que maintenant il faut qu'on avance.
Mais la victoire risque d'être difficile face à l'implantation et la popularité du Mire sortant. La dernière fois, les deal a été réélu dès le premier tour avec 63 % des voix. Un score obtenu aussi par une abstention record lors des dernières élections. Votre commentaire Jules Pecnard sur ce reportage à Aange ?
bah que qu'une majorité de de la population dans euh beaucoup de villes et ça vaut pour le les villes dirigées par le RN comme par les villes dirigées par la droite, bah quand une majorité d'électeurs est satisfait euh de faire la prime au sortant prime au sortant et puis bon bah il y a certaines promesses euh en gros les les la plupart des des maires des candidats RN et ceux qui ont été élus dans le passé qui comment brigue leur leur réélection promettent quoi ? promett une baisse des impôts, plus de sécurité, baisse des subventions aux associations promigrants et cetera. Ça c'est ça les marqueurs du RN dans cette campagne municipal. C'est c'est souvent cela.
Oui, c'est voilà, c'est du c'est de la droite dure mais en essayant de faire un peu moins de bruit, moins de scandale que dans le reportage à Aange, on voit cette fête du cochon où se retrouve la population locale mais aussi les membres du RN et les militants. On pourrait aussi comparer avec la fête de la Sainte Barbe ou la grande braderie de Hin Baumont qui sert de rentrée politique à Marine Le Pen en général. Est-ce que c'est c'est ces fêtes cette façon en fait de gérer une mairie et d'organiser la vie locale, de créer un folklore ? en fait qui rappelle aussi quand même l'idéologie. Ah bah complètement.
Mais mais en même temps à un moment s'il y a s'il y a une s'il y a un électorat majoritaire qui soit se reconnaît h dans ce folklore nationaliste ou euh cocardier ou on l'appellera comme on veut euh d'extrême droite comme vous voulez. Bon bah il y a une s'il y a une majorité soit de de personnes qui s'y reconnaissent, soit que ça ne dérange pas parce qu'il y a aussi beaucoup ça hein. C'est bon OK pas de problème, on remet un bulletin et puis à partir du moment où les impôts locaux ils augmentent pas trop, que l'endettement de la ville, bon on a vu en moyenne c'est pas c'est pas très satisfaisant mais c'est globalement OK sur l'ensemble des villes gouvernées par le RN aujourd'hui.
Bon bah les les maires ils sont ils sont rééléus, c'est pas c'est pas très compliqué. Il y a je voudrais juste faire un petit petite un petite parenthèse sur cette fête du cochon. Alors pas celle-ci en particulier mais de ce que ça dit aussi de la nécessité de retrouver des moments de de partage ou de cohésion. Alors on pourrait se dire bah non ça c'est pas un moment de partage parce qu'on exclut ou on veut exclure une partie de la population. Mais effectivement si vous avez, je vais pas prendre la fête du cochon mais je vais prendre la foire aux artiud ou si vous avez d'autres fête en fait c'est le moment où en fait il y a un peu de gaié qui se retrouve.
On n'est pas juste dans quelque chose de fonctionnel mais on rassemble les gens pour quelque chose qui célèbre la ville, qui célèbre le fait d'être ensemble. Et euh je me dis que euh ça a été malin de la part de ce maire-là euh et que peut-être les autres maires des autres obédiences politiques devraient envisager ça parce que euh finalement c'est aussi demandé par les citoyens. Il y a une il y a une sorte de contradiction où on est de plus en plus individualiste, mais les lieux de partage peuvent permettre de rassembler et donc derrière de se dire qui est à l'initiative le maire. Donc il est le porteur de cette réunion.
Vous me faites penser à cette enquête qui montrait que là où les PMU ferment, le vote RN. On a on y avait consacré une émission il y a il y a quelques semaines. Euh Jean-Ive dans ma quelles sont là à 4 jours du premier tour les villes objectivement prenables par le RN ? Quelle commune il faudra particulièrement regarder pour pouvoir en tirer les bons enseignements ? Bah c'est celle que vous avez présenté dans le dans le document qu'on a vu en début d'émission. Alors, dans les dans les grandes villes, parce que c'est celle qu'on regarde le plus et je répète, c'est un espace de jeu qui est défavorable au Rassemblement national.
Donc dans ces grandes villes, parce que globalement ces grandes villes ont une sociologie plutôt de gauche, voir très à gauche. C'est les territoires où dans lesquels la gauche progresse, même si elle diminue au niveau national, elle progresse dans ces territoires là d'élection en élection. Donc c'est c'est globalement des villes qui lui sont défables, sauf certaines villes Toulon, on le sait hein, qui peut vous l'avez cité qui peut être effectivement gagné par le RN. Nice ou Eric Sioti est pas tout à fait Eren, c'était quand même le président des LR il y a encore quelques mois mais enfin c'est [rires] l'idé c'est un all c'est le faet du R.
Oui, mais non, mais ça joue, ça joue parce que c'est pas tout à fait la même chose pour un électeur de droite. C'est pas tout à fait la même chose pour un électeur de droite qui s'est droitisé, qui est plus en plus conservateur de voter pour l'ancien président DLR qui est un figure politique locale ou de voter pour un candidat qui serait labellisé uniquement et purement Eren. Donc, mais eroti gagner à Nice. Alors, c'est une étion qui est extrêmement ouverte. Nous, on a publié un sondage avec Politico sur Nice où Eric Sioti a 41 % des vau au premier tour, sauf qu'il a pas énormément de réserve.
Et selon la configuration du second tour, selon que c'est un duel, une triangulaire, pourquoi pas même une quadrangulaire, c'est possible en en théorie. Euh ce n'est pas le même le même scénario en duel. En tous les cas, ce serait une élection serrée. Ça resterait une élection assez serrée, mais Eric Sioti pourra peut devenir le le prochain maire de Nice. Euh Marseille, c'est plus compliqué dans les les grandes villes. C'est-à-dire que alors vous l'avez d'ailleurs évoqué, je crois, en quadrangulaire, c'est qui sont ouvertes euh en en triangulaire aussi.
Je peux pardon je juste si si Sébastien Delogu le candidat à LI se maintenait euh donc atteignait le seuil des 10 % et se maintenait au second tour face à Benoît Pa Franck Alisio euh et que Martine Vassal se trouverait éliminé, il y aura c'est plus probable que ce soit l'inverse Martine Vassal au second tour et je je on en sait rien mais je les les deux on a des indications peut-être le la dynamique dans vos dernières enquêtes Martine Vassal est dans une dynamique baissière. Le problème c'est jusqu'où ?
Mais pour l'instant en tous les cas dans les études qui ont été publiées, elle était assez largement au-dessus des 10 % donc normalement qualifié pour le potentiellement pour le pour le second tour. La France insoumise pourrait aussi être au second tour. Donc il pourrait y avoir une quadrangulaire. S'il y a une triangulaire euh avec la France insoumise, le maire Benoît Paï et euh face à eux uniquement le Rassemblement national, là le Rassemblement national devient clairement le favori de l'élection. Et c'est quand même un scénario assez assez peu probable. Il est possible hein, mais peu probable. Et en duel, le maire sortant reste quand même favori aujourd'hui.
Mais c'est une étion serrée, c'est une étion difficile dans laquelle pourquoi ? Parce que l'électorat de droite traditionnel aujourd'hui, mais comme dans le reste du pays, hein, tend de plus en plus à voter pour le Rassemblement national et c'est la droitisation et le vote RN d'une partie de l'électorat LR de Marseille qui explique la la la poussée du rassemblement national en plus incarné par un ancien euh lui aussi membre de la droite traditionnelle. Donc là aussi, on est et dans les bougerones, il y a beaucoup de candidats qui viennent de la droite traditionnelle. Donc il y a beaucoup de passerelles et pour les électeurs, ces votes sont sans doute aussi facilités par par cela.
Très très rapidement juste sur Toulon, il y a quand même un gros enjeu sur sur cette ville parce que donc Laur Valallette qui est la candidate Erenne députée du coin du Var [grognement] qui est on va dire très implanté qui est un des visages du connu du Rassemblement national il y a quand même un gros enjeu parce que dans la plupart des sondages qui ont été dans tous les sondages les derniers sondages qui ont été faits sur Toulon en cas de duel avec la mère sortante José Massie elle est donnée lors la valette est donnée perdante 47 53 je crois si si ma mémoire est bonne. Il y a donc il y a un gros enjeu dans la mesure où elle a été donnée gagnante très tôt.
Euh si la configuration lui est favorable, s'il y a une une triangulaire, bon voilà, l'affaire peut être close. En revanche, si il y a une fusion qui se passe bien entre la sortante José Massie et le sénateur LR Michel Bonus et que Laur la Valallette se trouve seul face à José Massie, c'est une autre histoire et ce serait compliqué à encaisser qui plutôt annoncé d'ailleurs, il y a déjà eu une annonce que Massie et Bonus ferait cause commune on va parler de l'Union des droites dans un instant mais avant cela, on va essayer de prendre la température de cette campagne parce que semble-t-il il y a un peu d'inquiétude au Rassemblement national en ce moment. C'est les offres de loup.
tout de suite. Inquiétude, je sais pas. En tout cas, pour le RN, c'est une fin de campagne calme, disons. Calme, effectivement, un peu calme, trop calme. Un peu comme le dirait de cette façon le philosophe Javel de W qu'on va écouter. Calme. J'aime pas trop beaucoup ça. Je préfère quand c'est un peu trop moins calme. Il y a un truc qui chiffonne. C'est quoi qui chiffonne ? Et ben en fait, c'est que cette campagne elle a jamais pris. Ah bon ? Et c'est pas moi qui le dit pour le coup. C'est à peu près toutes les personnes avec qui j'ai parlé. Alors effectivement, c'est plutôt une campagne bien menée, bien ordonnée, mais il y a une forme d'apathie générale.
C'est pas seulement Eren d'ailleurs, c'est aussi dans d'autres parties. Ça donne une sensation étrange sur le terrain, une campagne bizarre, c'est des mots qui reviennent et vous ajoutez à cela une actualité internationale qui là est pour le coup moins calme et qui semble occulter, bouffer pour reprendre les mots d'une mes sources, la séquence. Et ben vous obtenez ce genre de citation. C'est dégueulasse. Ça me fait penser à 2022. Il s'énerve comme ça parce qu'en 2022, rappelez-vous, Emmanuel Macron, il avait été largement éélu face au RN, plutôt facile, mais aussi à la faveur de l'effet drapeau sur fond de guerre en Ukraine. Ouais. Que craint aujourd'hui le RN ?
Bah, il y a des échos contradictoires. En l'occurrence, il y a vraiment un élément qu'il faut avoir en tête, c'est que au Rassemblement national, le traumatisme de 2021, des régionales de 2021 est toujours très présent. Donc la peur, c'est que une actualité trop importante puisse faire que ces électeurs n'aillent pas voter parce que au régional, il avait été donné la région PACA au RN, ça a pas du tout été le cas. Il y a d'autres échos qui sont complètement inverses. En l'occurrence, certains observent au contraire plutôt une envie de RN, en tout cas chez leurs électeurs.
Mais les les désordres mondiaux, il pourrai bien provoquer une surmobilisation et on en parlera sans doute tout à l'heure, une surmobilisation des centristes à la défaur du Rassemblement national. L'un des partisans de cette thèse, lui l'observe et il me disait ce matin, dans les sondages, nous reculons un peu partout ou presque. Le presque, c'est Marseille ou Nice par exemple. Et d'ailleurs, on disait il y a 6 mois des villes déjà gagnées, on vient de parler de Toulon, mais aussi Nim, Avignon, Carcasson. Aujourd'hui, c'est pas aussi évident, c'est même assez chaud.
Mais au premier tour, dans des villes communistes, on vient d'en parler, le RN et ses alliés sont annoncés parfois avec 10 points d'avance. Donc faut faut pas non plus exagérer, c'est pas très chaud partout. Mais vous connaissez mon naturel sceptique et en l'occurrence le RN parti qui est pas tout à fait comme les autres non plus, même s'ils le voudrai bien. Il y a un truc qui s'appelle le cordon sanitaire. Ce qu'on observe durant chaque élection, sinon aux européennes où il y a pas de tour où il y en a qu'un, c'est que si le vent a tendance à souffler dans le dos au premier tour, il a tendance à tourner au second. Oui, j'envein.
Est-ce que comme le dit Loup et comme le disent certaines de ses sources, les désordres mondiaux peuvent surmobiliser l'électorat centriste ? Je je voudrais pas contredire trop frontalement loup. Je suis un peu sceptique sur la sur la thèse de la surmobilisation de l'électorat centriste. En revanche, qui est vraiment effectivement un enjeu, c'est le les reports de voie de second tour qu'on ne peut pas vraiment mesurer avant le second tour. C'està-dire que ce qu'il faut savoir, c'est que j'invite les gens à regarder les intentions de vote de premier tour. Celles-là, elles ont vocation à être prédictive.
En revanche, vous savez ce qui se passe au second tour, on l'a vu avec les dernières législatives, c'est une toute autre élection qui commence. les électeurs se prononcent en fonction des résultats du premier. Il y a des mobilisations qui se mettent en place. Il y a un nouveau contexte qui émerge. Et donc ça c'est effectivement une incertitude pour le Rassemblement national parce que c'est son problème historique, sa difficulté à réunir 50 plus un électeur et et gagner des élections scrutin majoritaire. Alors là quand même cette élection, elle a un un un un élément très particulier, c'est que le seuil de qualification est très bas. Faut toujours le rappeler, c'est 10 % des exprimés.
Ce qui c'est la seule élection où le seuil de qualification est aussi bas. C'est relativement facile d'atteindre 10 % des exprimés pour beaucoup de listes. He il y a de nombreuses villes où on pourrait avoir quatre quincangulaires. Ouais. Des même des pentagulaires, je sais pas comment il faut les appeler. Quincangulaires pintangulairirees. Pour même avoir des villes où il y en a six. Il y a même des villes où potentiellement il y en a sep. Et donc ça ça crée et ça ça crée Oui. Et ça ça crée si jamais euh les partis politiques n'arrivent pas à s'allier.
Et on est quand même très loin de de l'époque ancienne du de la discipline républicaine où où en jusqu'en gros au macronisme jusqu'à la fin des années 2010 le premier tour on se comptait au second tour les deux camps la gauche et la droite s'unissaient derrière la liste qui était arrivée en tête avit la discipline républicaine. Ça n'existe plus du tout.
On voit bien qu'aujourd'hui les enjeux d'alliance sont devenus extrêmement compliqués don lieu à des polémiques très fortes que là on entendu parler du nini Gabriel Atal notamment qui dit Nini ni LFI ni Ern second tour l'entre deux tours Jules Pecnard ça va être un moment de clarification de tout ça alors oui faut rester très prudent parce que va falloir il faudra voir le le contexte et puis chaque ville aura sa configuration propre mais ce qui est sûr c'est qu'il va y avoir une pression très forte sur certains candidats LR qui devront ou non se retirer pour permettre ou non la victoire d'un candidat RN. En même temps, le désistement, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire pas avoir d'élu, ça veut dire être totalement effacé d'un conseil municipal.
Donc est-ce que certains seront tentés de ne pas respecter la consigne nationale en sachant plus que la consigne nationale cette fois-ci est beaucoup moins claire vu comme c'est le c'estf qui est désormais très vilipandé par la droite je parle de celle dirigée par Bonota et ce qui appelle un cordon sanitaire autour de LFI aussi donc ça va être va y avoir beaucoup de pression sur la droite localement ça c'est sûr amé le breton et on a un scrutin qui est assez bizarre parce qu'on a eu des années où la politisation par rapport au national était beaucoup plus forte 8324 avec des la gauche qui a une défaite parce que c'est lié justement à une volonté de de de retournement de l'électorat vis-à-vis de du président de la République et puis à droite 1997 et 2008.
Là, on n' pas cette volonté de donner une leçon à celui qui est en place puisque Renaissance n'a pas une assise dans les collectivités aussi forte pour donc c'est une une étrange élection. Et pour autant, un dernier mot, Jean-Ive Dormagin, est-ce que on pourra tirer des enseignements nationaux ? Est-ce que au soir du second tour, on se dira que on a le ton qui est donné pour la présidentielle dans un an ? Non, non, non, mais ça veut mieux en le disant. Objectivement, non, mais tout le monde va le faire et tout le monde essayera de de présenter cette élection, je disais tout à l'heure, comme un succès ou comme et certains partis vont avoir des états major des partis.
Oui, certains certains partis politiques vont avoir des succès apparents très forts. Euh ce seront ce n'est pas forcément les partis qui auront le candidat euh le le mieux préparé ou le plus apprécié ou le plus performant pour la prochaine présidentielle et réciproquement. Donc, je pense que ces municipales seront assez peu prédictives euh de la séquence qui va suivre. Et bien, retrouvons-nous après le second tour pour en parler. 15 et 22 mars les élections municipales. Merci infiniment à tous les trois d'être venus ce soir en parler ce soir dans dans chaque voix compte.
Dans un instant, on va parler de la guerre au Moyen-Orient avec cette nouvelle réunion des dirigeants du G7 présidée par Emmanuel Macron qui s'est tenu cet après-midi. "Nous sommes au côté du Liban, dit le président français alors que Beou a une nouvelle fois été bombardé par l'armée israélienne. On va en parler avec nos trois prochains invités. Mais avant cela, c'est quelle histoire ?" Olivier Avanello !
[musique]
Olivier, ce soir en quelque sorte suivez le guide le guide Ramene, le nouveau guide suprême iranien. Oui, il s'appelle Mftada et euh c'est le nouveau guide. Enfin, il paraît que c'est le nouveau guide. Je dis il paraît parce qu'en fait on l'a pas vu quand même depuis très longtemps euh suite au bombardement qui a coûté la vie à son père, à sa mère et à son épouse. La première version a été qu'il était mort. Les Iraniens ont répondu pas du tout. Il était même pas até.
Et puis là, on a une version ce matin différente, celle du fils du président iranien qui dit "En fait, il était bien dans le bombardement, il a été blessé aux gens mais il a pu être soigné et là il est dans un endroit sûr, parfaitement secret mais il peut pas trop communiquer." Tantez si bien que beaucoup até se demandent s'il est encore vivant. Et imaginez, ce serait quand même la ruse absolue de nommer un mort, c'est fantastique parce que les ennemis évidemment vont se focaliser sur l'idée d'aller le traquer sans y parvenir. Et pendant ce temps-là, la résistance de la révolution iranienne continue. Une chose est vraie, le mythe, la fabrication du mythe est lancée.
Un peu partout, les imprimeries tournent à fond. On utilise même l'ego. Regardez cette vidéo euh réalisée avec sans doute de l'intelligence artificiel ou avec les petits personnages legaux. Et bien on on raconte version iranienne ce qui s'est passé depuis quelques jours diffusé sur la télévision d'État où on voit l'Assemblée des experts désigner ce nouveau Moftadar Amen. Les imprimeries tournent aussi à fond pour fabriquer des portraits. Chaque portrait est accompagné de slogans. Alors, on les trouve dans les rues du bazar. Voyez cette imprimerie et puis ces photos-là, mais elles sont reprises dans toutes les manifestations et on est en train de créer comme ça une mythologie.
Parmi ce qu'on peut lire bien sur cette photo qui est tenue par une sympathisante du régime, la grâce de Dieu se révèle raméeille rajunit. Et puis il y a cette autre photo beaucoup plus politique, celle-là où on voit tout à fait à gauche la Yatola Roménie, le fondateur de la révolution islamique. Devant lui, successeur Ramée le père qui est aujourd'hui mort qui donne le drapeau de la révolution à son fils pour pour prendre la suite. Ça commence à être un peu problématique et ça devient carrément problématique de mon point de vue sur cette photo qu'on trouve dans les rues du Liban où vous voyez le père et le fils, le fils derrière avec cette phrase "La lumière est transmise à la lumière".
Et ça de plus en plus ça commence à ressembler à quelque chose qui n'a rien à voir avec la République d'Iran. Pourquoi vous dites que ça pose problème ? Parce que ça c'est une image d'une dynastie, c'est une image d'une succession héréditaire. Alors que la République iranienne, souvenez-vous, en 79, se bâtit contre une dynastie, contre la dynastie des Palaves, contre ces privilèges donnés de père en fils, contre cette confiscation du pouvoir. Roménie quand il est à Neuf le château en France lit beaucoup d'ouvrages sur la révolution française. Il essaie de s'en inspirer. Comment est-ce qu'on renverse une monarchie ?
Comment on fait pour éviter qu'il y ait une contreévolution, que ceux qui ont été écartés reviennent au pouvoir ? C'est sans doute ce qui l'inspire pour créer les gardiens de la révolution. Un corps militaire qui va empêcher qu'on revienne en arrière. Des institutions aussi où on essaie d'être plus collégial pour désigner le guide suprême. Guide suprême qui est au passage doit avoir certaines caractéristiques comme être Ayatola. Bon, il se trouve que ramené, celui qui vient d'être tué n'était pas Ayatola. Ça veut dire quoi être Ayatola ? Pardonnez-moi. Ayatola, c'est à la fois une une autorité religieuse, spirituelle et universitaire.
En fait, c'est un c'est quelqu'un qui a réfléchi à la doctrine de la foi et qui a une vision extrêmement étayée, approfondie, vraiment une univers une dimension universitaire dans le domaine religieux. Et donc bah c'est à laat ramené qui était pas Yatola qui avait pas fait des études suffisamment poussées. Bon il a pondu une thèse en une en une soirée ce qui lui a permis de En fait on s'arrange beaucoup dans la famille Ramy avec avec les institutions et là on est en train de se de s'arranger beaucoup aussi dans cette succession avec encore une fois une dynastie ramenée qui s'impose ce qui n'a rien à voir avec l'esprit de la révolution islamique. Et bien merci Olivier.
On va continuer de parler de de la guerre au Moyen-Orient tout de suite avec le le Liban.
[musique]
Et j'accueille sur le plateau de chaque voix compte Adelle Bakawan. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes sociologue franco-irakien. Vous dirigez l'esmena, Institut européen d'études du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord. Merci d'être là au côté d'ADA Guuyau, bonsoir de l'ONG KFance. Merci d'être là avec Bilal Tarabe également. Bonsoir Bilal. Vous êtes journaliste à France 24 et je précise que vous êtes également franco libanais. Merci à tous les trois d'être là pour parler du Liban. Nous sommes au côté du Liban a dit tout à l'heure Emmanuel Macron tandis que à l'ONU, une trentaine d'États exprimaient leur profonde inquiétude face à l'escalade des hostilités à Beyrout.
Officiellement, l'objectif est de frapper les positions du Esbola. Mais les destructions s'accumulent et la population civile paye un très lourd tribut. Les toutes dernières informations du jour avec Katia Guilder. Les frappes s'intensifient sur Beyouth à l'aube, ce bombardement qui a touché un immeuble en plein centre-ville. La capitale libanaise est prise en ét dans les combats entre Israël et le Hzbola. Le Liban, entraîné dans la guerre le 2 mars dernier lorsque la milice proiranne a lancé des missiles sur l'État hébreu. Depuis, l'armée israélienne mène une vaste campagne de frappes aériennes. Dans le sud du Liban, les chars israéliens pilonnent les bastions du Esbola.
Les opérations visent aussi le nord et l'est du pays. Une frappe sur une maison a fait sep morts dans ce village proche de la frontière avec la Syrie. Le président libanais Joseph Aoun a demandé l'aide de la France pour obtenir un cessé le feu. Dès le 5 mars, Emmanuel Macron a plaidé auprès de Benjamin Netaniaou pour arrêter la guerre au Liban en vain. Je vais ici rapporte rappeler toute l'importance que nous attachons à la sécurité de nos forces sur le terrain et redire donc combien nous sommes au côté de nos partenaires. Le Liban, premier chef qui veut lutter pour sa sécurité et sa souveraineté a eu des messages extrêmement clairs à l'égard dubola. La population paye un lourd tribut.
Les évacuations succèdent au bombardement. Déjà plus de 7800 personnes déplacées hébergé dans ces centres d'accueil provisoire. Nous avons fui notre quartier au sud de Beyrout. Je poussais mon bébé dans la poussette. Nous sommes partis à pied à 2h du matin et avons passé la nuit dehors. Devant l'urgence, la France a annoncé une augmentation de son aide humanitaire. Ce que nous avons décidé, c'est de tripler le volume de l'aide qui arrivera cette semaine. Cette aide, elle atteindra 20 tonnes, pardon 60 tonnes. Donc 20 x 3 60 tonnes d'aide humanitaire à destination des Libanais avec des kits sanitaires, des kits d'hygiène, des matelas, des lampes, mais aussi un poste sanitaire mobile.
Paris apportera aussi un soutien militaire. Plusieurs dizaines de véhicules blindés seront mis à disposition de l'armée libanaise. Une armée qui tentait jusque-là de surveiller le fragile cesser le feu signé le 24 novembre 2024 entre le Liban et Israël avec l'appui des casques bleus de l'ONU présents au Liban depuis 1978. Alors la question qui fâche ce soir : la communauté internationale est-elle impuissante à protéger le Liban ? Bilal Tarabeille d'abord que sais-ton précisément ce soir des frappes sur Beou ces dernières heures ? Ben écoutez, comme ça a été dit euh dans le reportage, on a euh donc cette frappe sur un immeuble de Aisha Bakar.
Donc alors c'est dans la partie musulmane sunnite de Beou, c'est pour différencier. Donc ce n'est pas dans la banlieue sud chiite, là où se trouve le esbola. Selon les Israéliens, ce serait un appartement dans lequel un responsable du Hamas euh aurait été le localisé. Euh selon le voisinage et donc le mortal, ce qu'on appelle un mortal, c'est le maire du quartier. Selon le maire du quartier là-bas, évidemment lui il va dire qu'il a jamais entendu parler d'un quelconque membre du Ramas.
Et ça c'est euh alors parmi toutes les frappes qu'il y a eu, donc ça a été dit dans le sud et dans l'est, c'est celle qui a qui a marqué parce que on est pour le coup dans un endroit géographiquement et symboliquement qui n'a strictement rien à voir avec le Esbola. ADA Guuya près de 800000 déplacés. Dans quelles conditions sont parties ces personnes et comment vivent-elles aujourd'hui ? Ces personnes sont parties en quelques minutes de leur maison il y a maintenant quelques jours. Elles ont toutes reçu ce fameux SMS des autorités et désormais traditionnel SMS des autorités israéliennes qui invitent les gens à partirin en essence. Partez ou mourz hein. C'est ça le choix qui leur est donné.
Et donc ces personnes partent sans rien. Donc ce que nous voyons nous dans la rue avec K mais avec l'ensemble des organisations non gouvernemental qui sont aujourd'hui au travail au Liban et bien ce sont des gens pieds nus en pyjama qui sont partis réellement sans rien donc sans vêtements sans nourriture sans eaux sans sans rien du tout et donc tout le travail aujourd'hui c'est d'abord d'essayer de les loger. Ça c'est ce que le gouvernement libanais essaie de coordonner en mettant en place des abris d'urgence. Mais ces abris sont pris d'assaut, ils ne sont pas assez nombreux.
Et aujourd'hui, nous sommes au chevé d'une population dans la rue, dans les voitures, dans des abris de fortune à qui nous devons tout donner. De la nourriture, de l'eau, des matelas, des couvertures, des couches pour berbé, des couch, des serviettes hygiéniques de des brosses à dents, du savon, des du shampoing, tout. Et le c'est et la grande vous arrivez à travailler les humanités. Oui, bien sûr. Vous savez K on est présent au Liban depuis 20 ans et on est présent je pense dans 120 pays dans le monde dont dans tous les coins les plus chauds du monde y compris à Gaza hein qui vit aussi quelque chose d'effroyable. Comment on apporte une aide aussi rapide à autant de personnes à la fois ?
Ben la question va réellement se poser dans les jours qui viennent. Les premiers jours, on s'organise, on fait avec ce qu'on a déjà en stock. Vous savez le bruit des bottes, on l'entend depuis un certain temps, nous les humanitaires. Et de toute façon, on est dans l'ensemble de la région. Donc autant dire que on s'est préparé, on a des stocks prépositionnés comme on dit. Donc on fait avec ces stocks aujourd'hui mais réellement on a besoin aujourd'hui d'un sursaut international d'un sursaut de générosité. Alors la générosité ça passe par la générosité de vous, moi le grand public et ça c'est les appels à don que nous ONG posons.
K fait un appel à don mais l'ensemble des ONG tout chacun peut vous aider aujourd'hui bien sûr chacun peut vraiment aller sur notre site internet sur le site des ONG faire un don. Vous savez, chaque euro compte hein dans ce type de crise, 1 € plus 1 € plus 1 € on arrive à quelque chose de conséquent. Mais à côté de la générosité citoyenne et de peuple à peuple, en réalité, il faut aussi que les États se mobilisent et se mobilisent en libérant immédiatement la France comme les autres des vraies lignes budgétaires vers les ONG qui sont qui sommes sur le temps. Les 60 tonnes annoncé ce matin par la France, 60 tonnes d'aide humanitaire. C'est un début.
Oui, c'est un début et c'est bienvenu encore une fois. Véritablement tout est bon à prendre dans une situation comme celle-ci mais c'est un début. Il faudra soutenir l'effort. Pour rappel, l'année dernière, la crise qui avait eu lieu, la guerre qui a eu lieu déjà l'année dernière au Liban avait engendré plus de 10 milliards d'euros de dommage pour penser une reconstruction. Cet argent n'est jamais arrivé au Liban. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ? Que toutes les infrastructures notamment civiles qui avaient déjà été détruites l'an dernier n'ont jamais été réparé.
Donc les bombardements que l'on voit dans vos images, ces bombardements traumatisants pour tous les Libanais, que ce soit ceux qui fuent ou ceux qui accueillent, ces bombardements aujourd'hui détruisent de nouveau des infrastructures civiles. Donc l'effort va être long, il va demander beaucoup d'efforts financiers et il va demander aussi que les États euh fassent ce à quoi ils doivent se enfin ce que les États doivent faire, c'est-à-dire demander incesser le feu et demander le respect de la vie civile dans cette région. Adel Bakawan, est-ce que vous arrivez à qualifier ce qui se passe aujourd'hui pour le Liban ? Écoutez, euh oui, absolument.
On a déjà intégré ce qui se passe aujourd'hui au Liban, même en Iran dans notre grille de lecture notamment lorsque à la fin de 2025 on se projetait sur les différents scénarios en cours parce qu'on venait sortir de la guerre des des 12 jours avant avant la guerre des 12 jours le 7 octobre est passé par là. Tout ce qui se passe aujourd'hui en Iran, en Syrie, au Liban, ce sont les conséquences du 7 octobre. Le point de rupture, c'est le 7 octobre. Il faut toujours garder ça en tête. Qu'est-ce qui se passe aujourd'hui à au Liban ? Il y avait la guerre des 12 jours avant il y avait la guerre entre le Hizbouah et Israël.
Israël a lourdement frappé le Hizbouah selon les données factuelles qu'on dispose dans notre observatoire Liban à peu près 80 % des infrastructures militaires de Hizbouah détruites. On a 95 % des cadres dirigeants du premier niveau Hizboula décapité. Il reste ce qu'il reste c'est vraiment la la 3e la 4e génération de Hizbouah qui est en guerre et les moyens militair déployé. Ce sont les 20 % qui restent. Pendant 1 an, le gouvernement libanais, l'État libanais a déployé tous les moyens pour convaincre le Hizbouah à se normaliser, à se libaniser et à se désolidariser avec les Pass d'Aan, avec les gardiens de la République islamique d'Iran. Le Hizbou a joué avec le temps.
Le Hizbouah n'a jamais accepté cela. C'est pourquoi aujourd'hui et même pendant cette guerre-là, la totalité des Libanais, des autres partis libanais maronites, sunnites, drus et cetera, ils ont déployé des moyens énormes pour convaincre le Hizbouah à ne pas entrer dans cette guerre-là, à ne pas entraîner le Liban dans cette guerre-là parce que le Liban est déjà en état en situation de faille. J'étais à Beou, vous avez un ministre avec deux ou trois collaborateurs dans dans le ministère, il y a rien. Aujourd'hui, on a 1 million de déplacé en cours. Cet état ne peut pas prendre cette population en charge. Donc, ils avaient ils savaient déjà que l'État était structurellement à terre.
Alors, malgré ça, ils ont obéi à l'ordre d'un autre état qui n'est pas arabe et qui vient de l'extérieur. Je voyais la une semaine de l'Orient le jour, je sais pas si on peut la voir. Le esbola suicide le Liban. Oui. Oui, absolument. Et donc pour moi, il n'y a on va vers deux scénarios. Le hizbah n'a plus le choix. Là c'est la fin d'un cycle. Le premier scénario, c'est que le hizbou accepte sa normalisation, sa libanisation, son intégration comme n'importe quel parti politique au champ du champ politique libanais.
il a déjà ministèr deux ministres, il a des députés à l'Assemblée nationale et donc dans ce cas-là, il y aura plus un parti contre l'État et contre la société et qui entraîne le pays dans des guerres de suicide ou bien la la le deuxème scénario, ce qui est pire et je pense que ce scénario est beaucoup plus probable que le premier, c'est que le Hizbouah se transforme en une organisation terroriste de type Dâ et Al-Qaïda. Désormais, on n'aura plus on n'ura plus une un Hizbouah qui a le territoire, la population, des institutions, mais un terrorisme de type Al-Qaïda qui se diffuse un peu partout à l'échelle planétaire. Ça pose la question de ce que doit faire le gouvernement libanais.
Ça fait depuis les années 80 que l'Iran soutient militairement la branche armée du Esbola et alimente cette guerre et alimente aussi cette cette situation. Jamais l'Iran n'a été aussi déstabilisé militairement. Est-ce que ça n'est pas là l'occasion inédite pour le gouvernement libanais de militairement désarmer la branche militaire du Esbola ? C'est une question très importante pour trois raisons. La première raison, l'autoroute est coupée entre Teran et Beirou. Auparavant, on passait par Teran pour arriver à Bagdad, passer par Damas pour arriver à Beirou. Désormais, la Syrie est euh est sifée si vous voulez dans les mains d'un gouvernement procidental, pro-américain.
Donc ils peuvent passer leurs armes pour arriver à Hizboullah. 1 2 la République islamique d'Iran qui est qui a une économie déjà à terre ne peut plus financer le Hizboullah. 3 vous avez un gouvernement libanais pour la première fois qui a interdit officiellement les activités militaires de Hizboullah. C'est c'est sans précédent. Et donc et et donc je pense que le moment est venu, c'est le moment idéal, c'est maintenant ou jamais pour que ce gouvernement-là avec l'aide de la communauté internationale donc il ne demande pas à cesser le feu mais qu'il fasse la guerre ce gouvernement. Alors donc c'est ça votre raisonnement. Alors moi mon raisonnement c'est quoi ?
C'est que cette occupation israélienne nous tient pas. Israël ne peut pas aller jusqu'à Beirou. Israël n'est pas permis, n'a pas la permission, n'a pas le l'autorisation, n'a pas le droit à aller occuper Beirou. maintenant avec la pression, je dis bien la pression sérieuse parce que franchement franchement on parle de de la communauté internationale. Je ne souhaite pas nommer un état euh de on avait un envoyé spécial américain, un envoyé spécialen, un envoyé spécial saoudien, un envoyé spécial français. Les quatre étaient en même temps à Beirou. Ils n'ont jamais mis suffisamment en place des moyens pour que le gouvernement libanais puisse désarmer le Hizbou.
Adel Bakawan, vous vouliez intervenir ? Oui. Non. Euh c'est c'està-dire que sur cette idée que pourquoi le gouvernement ne désarme pas lebola ? Pourquoi l'armée n'y va pas ? Il faut quand même recontextualiser un tout petit peu ça. D'abord, je rappelle qu'on était dans un processus de cesser le feu après déjà une guerre. Et dans ce processus de cesser le feu euh duquel par ailleurs la France était euh un pays observateur, il y avait le désarmement du Esbola et que le désarmement du Esbola et bien il avait commencé parce que là figurez-vous que dans l'histoire, il faut remonter peut-être jusqu'à Rafikari et encore le contexte était pas le même puisqu'il y avait l'occupation de la Syrie.
Pour trouver un gouvernement autant antibola que le gouvernement qui est en place au Liban depuis un certain temps. Le désarmement, il avait lieu simplement on aimerait tous vivre dans un monde parfait mais ça n'est pas le cas. Le Liban est compliqué et que moi, vous savez, j'ai des sources dans l'armée libanaise. Qu'est-ce qu'elles m'ont dit ? Et m' dit "nous on arrive, on sait où sont les armes." Alors quand on dit les armes du Esbola on parle des armes lourdes parce que au Liban les tout ce qui est armes légère entre guillemets, type Kalashnikov est plus petit, c'est un petit peu répandu. Juste pour vous donner cet exemple pour que vous compreniez vraiment concrètement ce qui se passe.
Ces gens-là dans l'armée nous disent "Non, on arrive dans un centre où on sait qu'il y a par exemple des lances-roquettes et des mines du Esbola." Et là, d'un seul coup, il y a les femmes et les enfants d'un village qui font barrage. Qu'est-ce qu'on fait ? Mais voilà, c'est la question que j'allais vous poser, c'est est-ce que l'armée libanaise, elle est bien au clair aussi face au désars de Esbola ? Mais je vous pose la question parce que le commandant en chef des armées lui-même a dit il y a quelques jours qu'il refuserait d'employer la manière forte pour désarmer le esbola. La question induite, c'est aussi est-ce qu'il y a un risque de guerre civile aujourd'hui ?
Je crois que le Premier ministre Sébastien Lecnu a prononcé l'expression cet après-midi lors de la réunion avec les dirigeants des partis en France dans la tête de tous les Libanais et de tous les Libanais qui soient même d'ailleurs partisan dubola également il y a le risque de la guerre civile. C'estd que là si vous voulez depuis la fin de la ce qu'on appelle la fin de la guerre civile au Liban, on est dans un état de paix armée. H [grognement] c'est une paix de facto mais qui n'attend qu'une demi-étincelle pour reprendre. Et c'est pour ça qu'il faut négocier. Alors oui, c'est long. Ça veut dire qu'il faut négocier avec chaque famille qui a des gens qui font partie du Esbola.
Avec chaque village qui abrite un entrepôt d'armes avec et c'est très long. Ça a commencé avec la frontière sud. Le chef de l'armée, donc le même Rodolphe Haikal dont vous parlez a déclaré tout à l'heure qu'il s'engageait à assurer la sécurité militaire via l'armée libanaise de tout le sud du Liban. Donc cette fameuse zone he dont on parle au sud du fleuve litanie. Pour nous, peut-être que vue de France ou vue d'Occident ou allons-y, même vu d'Israël, ça apparaît pas grand-chose. Mais du point de vue libanais, ce sont des choses qui font partie de l'établissement de l'autorité de l'État et ce sont des pas qui sont historiques euh depuis depuis ces dernières années.
Et là, moi, je voudrais juste finir là-dessus parce que c'est une question ouverte à laquelle figurez-vous que moi-même je n'ai pas la réponse. Quel est le but de déclarer ? Washington déclare aujourd'hui qu'elle souhaite la démission de Rodolphe Aal, par exemple, du chef de l'armée parce qu'elle trouve qu'il n'en fait pas assez. Alors moi, je veux bien mais mais quel est quel est le but ? En fait, le but c'est une très très bonne question. Le but c'est que est-ce que on souhaite un état ou pas au Liban ? Est-ce queon souhaite est-ce que on souhaite avoir une société ou pas ?
Dans les années 80 75 jusqu'à 89 90, on pouvait parler d'une guerre civile parce que tout le monde était engagé, toutes les communautés sunnites, maronites, chiites et cetera. Mais aujourd'hui, la totalité des partis politiques ont accepté grâce aux accas de Taif de s'intégrer dans le champ politique. Ils ont rendu tous leurs armes sauf sauf le Hizboullah. Le Hizbouah est face à une question existentielle. Vous voulez le Liban ou les passes d'A ? Vous voulez la République libanaise ou la République islamique d'Iran ? D'accord. On sait tous qu'en 1982, ce sont les Pass d'Aran qui ont créé deux organisations miliciennes.
Une en Irak qui s'appelle Badr, l'autre au Liban qui s'appelle le Hizbouah. Mais le monde a changé. La République islamique elle-même a changé. J'ai discuté récemment avec beaucoup de de de diplomates iraniens qui nous disaient "Mais c'est fini pour nous l'axe de la résistance. Nous sommes désormais dans le nationalisme iranien. On se concentre sur les Iran." Vous vous souvenez des slogans des manifestants ni Gaza ni Liban John Fida Iran, je me sacrifie pour l'Iran. Il discours, même au sein du régime, on l'attend. Donc maintenant le Hzbou doit répondre à cette question le Liban ou l'Iran ? Un tout dernier mot à Guuyau.
Euh juste je vous je reprends des éléments de ce que je viens d'entendre. Nous, ce qu'on observe en tant qu'humanitaire aujourd'hui, c'est d'abord une solidarité hein, au sein de ce peuple. Ce que l'on voit nous, c'est que toute communauté confondue, les Libanais vivent la même chose hein. Il y a ceux qui fuient, ceux qui accueillent, mais il y a bien ceux qui accueillent et ceux qui sont dans la rue aujourd'hui en train de donner à manger à ceux qui ont fuit. Euh donc toutes ces considérations sont évidemment graves et sérieuses et doivent être évoquées. Mais rappelons quand même, il y a une solidarité au sein de ce peuple réel.
Aujourd'hui, ce que l'on observe nous, c'est que tous les Libanais ont peur. Tous les Libanais ne dorment pas. Tous les Libanais entendent les bombes. Tous les Libanais vivent la la vie dictée par ces drones qui survolent leur ciel et cherchent d'abord à céder les uns les autres. Hm. Merci en tout cas à tous les trois d'être venus en parler ce soir sur le plateau de de Chaque Voicondte. Tout de suite, c'est journal de campagne parce que nous sommes à 4 jours du premier tour des municipales et c'est Marco Pomier qui arrive. Bonsoir Marco. Marco, qu'est-ce que vous me faites ? Vous transformez le plateau en isoloir. Pourquoi c'est pourquoi ces deux urnes ?
Bah parce que j'avais bien envie de vous expliquer ce soir comment allait se dérouler le scrutin de dimanche à Paris, Lyon et Marseille. PLM ça va être particulier. Oui, parce que avant en fait les Parisiens, les Lyonnais, les Marseillais n'avaient pas le sentiment de vraiment choisir leur maire. Aujourd'hui, ça change l'adoption d'une réforme du code électoral. Dimanche, vous voterez plusieurs fois dans le même bureau de vote dans ces trois villes. À Paris et Marseille, il y aura deux votes. Un premier euh pour élire les conseillers de votre arrondissement ou de votre secteur, ça ne change pas.
Euh vous irez en fait dans l'isoloir, vous glisserez le bulletin que vous souhaitez dans cette enveloppe bleue et puis ensuite bah vous le mettrez dans l'urne. Ça c'est premier vote à voter. Ce qui change en revanche, c'est qu'ensuite vous irez voter une deuxième fois dans un autre isoloir pour choisir directement les conseillers municipaux de toute la ville, ceux qui vont élireir le maire infiné comme dans les autres communes en France. Finalement, cette fois l'enveloppe que vous mettrez dans l'urne, elle sera beige. Mais il faudra changer d'isoloir. Il faut aller prendre d'autres bulletins et là vous me parlez de Paris et Marseille mais il y a Lyon aussi, c'est c'est pas la même chose.
Non, il y aura trois votes à Lyon. Un pour la ville, un pour votre arrondissement et le troisième pour la métropole de Lyon qui gère là-bas les transports, les grands projets. Trois isoloirs, trois votes distincts, trois urnes, mais j'ai pas emmené la troisème parce qu'il y aurait plus de place sur ce bureau. Sinon ou et je l'enlève, je l'enlève bien sûr. Bon, vous vouliez nous parler aussi de l'élection municipale à à à Montpellier parce qu'il y a un candidat qui brige pour la deuxième fois la la mairie. Bon, on le connaît un peu. Oui. Si je vous dis c'est en faisant n'importe quoi qu'on devient n'importe qui. Jérémie Gaillard. Oui, bien joué.
C'est c'est la devise de cet humoriste, un légende du web dans les années 2000, connu pour ces canulars. Souvenez-vous [cri] Ry Gaillard donc candidat pour devenir maire à Montpellier à la tête d'une liste qui s'appelle Yes clown. Euh sauf que le clown Gaillard, ben il a rien hein parce que la préfecture a refusé de distribuer ses professions de foi, celles que vous voyez hein sur votre écran en l'occurrence la raison invoquer un risque de confusion avec les couleurs du drapeau tricolore. Sauf qu'il avait attaqué la décision en justice. Et ça a donné quoi alors ? Et bien c'est c'était hier ça et et le tribunal administratif lui a donné raison, pas de confusion avec l'emblème national.
Euh je cite "Le tribunal ordonne même que les électeurs de Montpellier reçoivent les documents de campagne du candidat Rémy Gaillard qui se présente hein comme un farouche opposant au maire socialiste sortant Michael de la fosse candidat à sa réélection. 11 autres candidats se sont déclarés au municipal de Montpellier. Vous les voyez sur votre télé. Voilà. C'est très important d'aller voter dimanche. Tellement important que pour mobiliser l'électorat le gouvernement n'hésite pas à à trouver des partenaires particuliers.
Vous connaissez sûrement peut-être Tinder, Apple, ces applications de rencontre où l'on rencontre et bien l'amour ou l'âeur qui sait, mais aussi l'envie d'aller voter ses applis et bien de campagne. Ces applis, elles lancent des campagnes plutôt de sensibilisation intégré directement dans les plateformes pour inciter les jeunes à se rendre aux urnes dimanche prochain. Alors, vous allez voir une pub de Tinder, elle va s'afficher, vous la voyez, weekend avec ton crush, le 15 ou le 22 mars. vite le goumin post-lection. Allons voter. Alors le goumin pour ceux qui ne connaissent pas, c'est le chagrin d'amour, une façon de dire bah évite les regret. Apple lui va droite au but.
Vous allez la voir cette pub. Tu cherches un plan proc référence à la procuration. Bien sûr. Merci, j'ai eu peur. Ces campagnes, c'est le fruit d'un partenariat donc entre le gouvernement et ses sites. He c'est c'est officiel. Oui oui hein. Il n'y a pas que Tinder ou Apple d'ailleurs. Il y a aussi Blablacar, le Boncoin, Bolt ou encore l'application Weward. Alors bien sûr, on a demandé aux jeunes ce qu' ce qu'ils en pensaient. Certains la connaissaient, certains connaissaient les pubs, d'autres d'autres pas. Petit rappel quand même. En 2020, 72 % des 18 34 ans ne s'étaient pas déplacés au premier tour des municipales.
Alors, il y avait un contexte, c'était le Covid, le début de la pandémie, le gouvernement qui s'adresse aux jeunes, mais pas que. Regarder cette communication sur les réseaux sociaux. Chaque voix contrat. Tiens, ça me dit quelque chose. Chaque voix contre, c'est un peu le nom notre émission. Bah oui, c'est un peu le nom de notre émission. Merci infiniment Marco. Merci à tous les trois d'avoir été ce soir sur le plateau de chaque voix compte. Merci Olivier et merci Loup. On vous lit demain dans Paris Match. Tout à fait. Avec quoi la une demain de Paris Match ? Adriana Carambeu avec sa mère et sa fille et sa nouvelle coupe. Ce sera demain dans dans Paris Match.
Puis puisquon parle des élections municipales, je vous rappelle que la soirée électorale sera à suivre sur la 8. public Sénat et LCP s'associent pour vous faire vivre les résultats de ces de ce premier tour d'abord hein, on va commencer par le premier tour, le second tour le 22 mars. [musique] Merci infiniment de nous avoir suivi. Cette émission est rediffusée tout à l'heure à 23h30. Vous la retrouvez aussi sur lcp.fr et sur les plateformes de podcast. Dans un instant, c'est des B doc et Jean-Pierre Gracien. Passez une excellente soirée sur la 8. À demain 19h30.